L’exécution globale des dépenses publiques s’est située à 9. 016,9 milliards de CDF à fin novembre 2021

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Le rapport mensuel des états de suivi budgétaire note que les dépenses provisoires du gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) à fin novembre 2021 se sont chiffrées à 9. 016,9 milliards de Francs congolais (CDF), soit un équivalent de 4,525 milliards de dollars américains.

Les prévisions budgétaires des dépenses publiques au cours de cette période ont été fixées à hauteur de 12. 425,5 milliards de CDF soit 6,236 milliards de dollars américains, précise la source.

D’après le même le document des états de suivi budgétaire de la direction générale des politiques et programmation budgétaire du ministère du Budget, il se dégage un taux d’exécution budgétaire de 72,6% au cours de cette période, souligne le rapport.

Ce dernier relève qu’en ce qui concerne les ressources internes, les dépenses effectuées par le trésor public congolais s’élèvent à hauteur de 8. 327,9 milliards de CDF, soit 4,179 milliards de dollars américains contre les prévisions linéaires de plus de 9. 990,0 milliards de CDF soit près de 5 milliards de dollars américains. Cette somme représente un taux d’exécution budgétaire en ressources internes de 79,8%.

S’agissant des dépenses en ressources extérieures, ce document du ministère du Budget renseigne qu’elles sont chiffrées à hauteur de 688,9 milliards de CDF, soit 343,9 millions de dollars américains contre les prévisions budgétaires pour ces dépenses fixées à hauteur de 2. 435,5 milliards de CDF. Ce résultat affiche un taux d’exécution budgétaire de l’ordre de 28,3% du montant total attendu.

Outre les dépenses de rémunération qui consomment la majeure partie de l’enveloppe et celles liées à la rétrocession aux administrations financières ainsi qu’au service de la dette, l’essentiel des dépenses du mois novembre 2021 ont porté sur la participation de la République démocratique du Congo à la 26ème Conférence annuelle des Nations-Unies sur le climat (COP26).

ACP/

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12 thoughts on “L’exécution globale des dépenses publiques s’est située à 9. 016,9 milliards de CDF à fin novembre 2021

  1. L’analyse exhaustive des données reprises ci-haut demontre que la mobilisation de recettes a été maximale. Maintenant, il reste à présenter la ventilation au niveau des agrégats budgétaires qui peut orienter un certain nombre des réformes fiscales. D’ailleurs pour des raisons d’équité, il faut introduire un taux d’imposition marginale sur les hauts revenus en plus de l’élargissement de l’assiette fiscale. Avec la confiance retrouvée, le pays est sur la bonne voie. Vivement la rigueur et la constance dans la gouvernance.

  2. UNE RÉFLEXION ÉCONOMIQUE DE PROFANE MAIS PEUT-ÊTRE DE BON SENS !?
    1° L’autre jour notre ami Armand citait en exemple de fonds extérieurs qui peuvent aider un pays à repartir le plan Marshal au crédit de l’Allemagne et de l’Europe au sortir de la guerre. Savez combien il a coûté ? L’équivalent d »au moins 180 milliards de dollars d’aujourd’hui mais sans doute beaucoup beaucoup plus….
    2° Au vu du catalogue ci-dessus, vous ne savez pas comment j’ai été frappé non par la relative amélioration de la rigueur dans les dépenses publiques mais d’abord par la pauvreté de fonds que nous brassons en interne et celle des sommes qu’on nous prête. Le FMI n’a daigné nous accorder au titre de la facilité élargie de crédit qu’un pauvre 1,52 milliard USD comme à la plus pauvre des nations alors que notre pays est potentiellement très riche et géo-stratégiquement bien situé au cœur de l’Afrique, capable donc de challenges plus ambitieux Savez-vous combien le FMI a prêté à l’Argentine sinistrée économiquement comme nous ? Près de 60 milliards USD !
    3° Un Congo bien géré vaut annuellement des dizaines des milliards USD, ses mines en sont témoins. Un Congo à (re)construire a besoin d’une aide de pas loin de 100 milliards et non des miettes d’1,52 milliard qui ne lui serviront à rien. Pourquoi le FMI qui prétend nous aider se limite-t-il à de si petites sommes, pourquoi les autorités Congolaises s’en contentent-elles comme des pauvres mendiants ? Il est temps que les Congolais, les Africains, s’attellent à changer ce rapport de forces financier, économique. Si les institutions de Britten Woods veulent vraiment nous assister à reconstruire notre pays, c’est des sommes plus importantes qu’elles doit nous prêter. Noël Tshiani ancien de la BM a proposé lors de sa candidature un ambitieux plan Marshal de 100 milliards USD sur 15 ans – aux grands maux, les grands remèdes. Voilà les niveaux où un plan de construction de notre pays devient crédible. Qu’en disent nos économistes ?

    1. Cher frère Nono,
      Les fonds consécutifs au Plan Marshall furent repartis entre 18 pays d’Europe y compris la Turquie déclarée pourtant stratégiquement neutre. Il en fut de même de l’ancienne Yougoslavie quoique dépendant géostratégiquement de l’ancienne URSS. Ce financement fut le facteur de trente glorieuses et du baby boom européen. Il y a lieu d’indiquer également que les Usa ( grands financiers de Bretton Wood) abusaient parfois de la planche à billet (financement monétaire) à des fins hégémoniques. A cet effet,
      la Suisse reputée neutre, eût aussi part au magot à rembourser.
      Les critères des volumes monétaires à allouer furent ceux généralement admis en risque financier à savoir : la probabilité de défaut (faillite) de ces différents pays dont la plupart disposaient des capitaux humains assez bien formatés au processus de développement économique et social. Il y a également l’exposition des actifs engagés en cas de faillite(en anglais : exposure at defaut) et enfin les actifs à récupérer en cas des pertes ( en anglais : loss given at defaut)
      Au final, face aux français qui réussirent à bien gérer ces fonds tout en exigeant des Usa la convertibilité de leurs réserves de dollars en or sous la gouvernancede De Gaules, Nixon decreta en 1971 l’inconvertibilité de dollars détenus par les européens en or prétendument stocké dans les coffres de la banque centrale étasunienne. (Fed)
      Conclusion : les institutions de Bretton Woods ne sont donc pas Caritas. Elles dépendent de la politique anglo-saxonne consistant à prêter en considération des critères relatifs aux probabilités de défaut, « exposure at defaut  » et  » loss given at defaut ». Ainsi, pour mériter une augmentation d’allocation des lignes de crédits , les congolais doivent démontrer de grandes compétences en matière de mobilisation transparente de toutes nos ressources humaines, minières, énergétiques, agricoles, rurales…Sinon, il faudrait y renoncer et se contenter de nos ressources en interne étant entendu la déstructuration de nos mentalités depuis plusieurs décennies.

      1. @Armand,
        Pourquoi nous est-il si difficile de démontrer de grandes compétences en matière de mobilisation transparente de toutes nos ressources humaines, minières, énergétiques, agricoles, rurales ? Alors que des resources humaines, bien formées dans les plus grandes écoles du monde existent. Je ne suis pas convaincu que  » la déstructuration de nos mentalités  » depuis plusieurs décennies soit la cause principale. Je vois déjà mon mpangi Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo vous rétorquer : comment restructurer ces mentalités, des pères et des mères, déstructurées ?
        Et s’il s’agissait simplement ( en langage footballistique) d’un mauvais  » système de jeu  » à changer ?

      2. Cher Armand,
        Impossible donc pour les Africains de négocier des meilleurs rapports de force avec les puissants prêteurs de Bretton Woods, je ne peux que me résigner à ne pas faire le difficile et ainsi laisser notre pays se contenter des miettes que lui jettent les puissants de Bretton Woods, nos lignes de crédit resteront maigrelettes impuissantes à changer des évolutions notables chez nous. Soit…
        Vous me rejoignez au moins sur un élément : aujourd’hui comme hier le pouvoirs Congolais n’ont jamais été capables de démontrer leurs compétences en matière de mobilisation transparente de toutes nos ressources humaines, minières, énergétiques, agricoles, rurales… Trop souvent vous semblez vous limiter à louer des prouesses du pouvoir en cours quand on vous dit la même chose. Voilà notre petite différence : il reste encore beaucoup beaucoup à faire, à changer même chez Tshisekedi…

  3. PS
    J’ai omis exprès d’évoquer un point essentiel mais qui me semblait secondaire vu la ligne que j’ai adoptée : au vu des chiffres retenus dans cet article il faut s’enquérir aussi de la destination,de l’ampleur et de la bonne utilisation des crédits ! Quels secteurs le méritaient et lesquels non, où les a-t-on utilisés à bon escient, sans gaspillages et sans détournements où non ?

  4. Le dernier paragraphe de ce rapport mensuel traduit très fidèlement le caractère anti-social de cette gouvernance d’amateurs et des RAMistes. En effet, on nous apprend qu’outre les dépenses de rémunération, l’essentiel des dépenses du mois novembre 2021 ont porté sur la participation de la République démocratique du Congo à la 26ème Conférence annuelle des Nations-Unies sur le climat (COP26). On imagine des frais imaginaires en per-diem en faveur de la troupe accompagnant leur chef à cette conférence. A des fins touristiques. Essentiellement. Le peuple après !

  5. Depuis quand les RAMistes ont eu pitie du peuple? Un chekuleur a-t-il pitie de toi quand il vole ton chequier ou ta carte bancaire? Ces gens ont deja vendu leurs ames a Satan. N’etaient-ils pas tous des chekuleurs en Europe? Ils detournent maintenant a ciel ouvert meme quand des millions des congolais sont mecontents. Peut-on vraiment accorder un nouveau mandat au capitaine des chekuleurs?

  6. @Bongos,
    Les mentalités destructurées sont non seulement systémiques mais aussi séculaires en Afrique en général et au Congo en particulier.
    Aussi , depuis les scandales bancaires révélés par l’expert
    allemand Blumenthal sur la gouvernance chaotique du système Mobutu, les institutions de Bretton Wood aiment travailler en Afrique avec les experts « maison » d’origine africaine. C’est le cas de résultats macro-économiques positifs d’Allasane Ouattara sous Houphouet Boigny.
    Ce fut pareil au Congo avec le professeur Matungulu en 2001. Rigoureux , il finit par énerver le système Kabila. Sa démission puis son remplacement par Matata et Mozito peuvent en mon sens éclairer nos lanternes sur le système de pillage mis en exergue in  » Congo Hold up ».
    A ce jour, le FMI et la BIRD accordent leur satisfecit à la gouvernance économico-financière congolaise actuelle sous les empreintes des compétences telles que Mme Mulanga ( économiste, spécialiste en économétrie de l’ULB et fonctionnaire du FMI) puis Monsieur Kazadi ( ancien de l’ENA française et fonctionnaire international). En réalité, nous sommes revenus sur les bases mises en oeuvre par le professeur Matungulu en 2001 sans oublier les professeurs Kalonji Ntalanja , Kabuya Kalala , Tshunza Mbiyé, Mabi Mulumba (tous inspirateurs du Dsrp intérimaire datant de 2001). Voilà pour la mobilisation des ressources humaines depuis une vingtaine d’années. Quid de mentalités destructurées parce que la plupart des compétences citées et connues du FMI sont accidentellement Luba ? Felix Antoine Tshisekedi n’était même pas encore au pouvoir!

    1. @Nono,
      La différence d’appréciation est que depuis l’Etat indépendant du Congo , c’est la première fois que le Congo présente une enveloppe budgétaire de +/_ 11 milliards de dollars.
      C’est certes maigre mais un exploit. Il reste encore à faire comme notamment l’entrée en fonction sous la gouvernance de Felix Tshisekedi de 50 magistrats de la Cour de Comptes nommés pourtant depuis 2013. Le questionnement est de savoir pourquoi des magistrats nommés depuis 2013 ont pu être bloqués pendant près d’une décennie ? N’est-ce pas la fameuse problématique de déstructuration des mentalités dans un contexte où les espaces réservés aux business sont débordés des conflits d’intérêt et incompatibilités à divers niveau de responsabilité même politique depuis l’époque de Mobutu ?
      Je m’en vais vous rappeler que quoique créées depuis 1987, c’est sous la gouvernance actuelle qu’on entend parler de l’IGF et seulement présentement de la Cour des Comptes. (Soient trois décennies)
      Conclusion: il y a certes à faire mais les progrès même mitigés sont honnêtement en voie d’accomplissement. Let’s wait and see!

    2. « Quid de mentalités destructurées parce que la plupart des compétences citées et connues du FMI sont accidentellement Luba ? »
      J’avoue, cher Armand, n’avoir pas tout compris de votre pirouette : mentalités destructrices vs compétences. Les mentalités sont une seconde nature qui a existé et risquer de continuer a exister malgré les compétences a moins que celles-ci arrivent à recadrer celles-la. Mais qui a mission et compétence à influer sur les mentalités, quel est le rôle des élites intellectuelles et politiques luba ou que sais-je, n’est-ce pas aussi d’instaurer un système institutionnel, politique, social, intellectuel… qui ait un jour un impact positif sur nos mentalités ? Le moins que l’on puisse dire au vu de nos échecs endémiquess est qu’il soient luba ou que sais-je, nos elites ont plutôt échoué. J’aime autant l’interrogation de Jo Bongos : s’il s’agissait pour avancer un tant soit peu simplement d’un mauvais » système de jeu » à changer, il pourra nous en dire davantage….

  7. Le jour ou j’avais entendu que dans ma petite ville de Botswana (serowe), un homme avait ramasse le diamant dans la brousse et la premiere chose qu’il avait faite etait d’aller deposer la pierre au commissariat de police, j’avais compris qu’il ne suffisait pas d’aller a l’ecole pour avoir le Ubuntu, Bomutu, Kibinaadamu pour construire un pays solide.

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