Échec et mat pour les confessions religieuses

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« Il y a un temps pour tout, un temps pour toute chose sous les cieux (Ecclésiaste 3.1) :

Un temps pour déchirer, et un temps pour coudre ; un temps pour se taire, et un temps pour parler (Ecclésiaste 3.7)

Polydor-Edgar Kabeya

Un temps pour aimer, et un temps pour haïr ; un temps pour la guerre, et un temps pour la paix (Ecclésiaste 3.8) »

Mardi 23 novembre, dans la soirée, une délégation de principaux responsables des institutions politiques congolaises a rencontré l’archevêque de Kinshasa, le cardinal Fridolin Ambogo. Composée des présidents de l’Assemblée nationale, Mboso Nkodia, et du Sénat, Modeste Bahati, du Premier ministre Sama Lukonde ainsi que du conseiller spécial du chef de l’État en matière de Sécurité, François Beya, la même délégation a rencontré deux jours plus tard, le 25 novembre, André-Gédéon Bokundoa, président et représentant légal de l’Église du Christ au Congo (ECC). Le 26 novembre, une délégation de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco), forte de dix-huit évêques accompagnés du nonce apostolique, a également eu un entretien avec le président Félix Tshisekedi. Concernant le processus électoral en cours, le président de la Cenco, Mgr Marcel Utembi, a indiqué  « que ce processus est une dynamique, il y a une étape déjà franchie. Il y a un temps pour tout, un temps pour se quereller, un temps pour se concerter, un temps pour être réaliste et prendre des décisions. Le plus important est de marcher ensemble et d’aller de l’avant, », a-t-il confié à la presse présidentielle après l’entrevue avec le chef de l’État.

Tout ça, pour ça ?

Toutes ces rencontres visaient à apaiser les « tensions » et « contradictions » nées entre les institutions de la République – dont le Président de la République, le Parlement et le Gouvernement – d’une part, et l’Église catholique et l’Église du Christ au Congo d’autre part, à la suite de la mise en place du bureau de la Commission électorale nationale indépendante (Céni). Les « divergences » entre ces deux Églises et les institutions de la République sont-elles pour autant aplanies ? La réponse relève de l’anecdotique, car ces « tensions », « contradictions » ou « divergences » auraient pu ne jamais voir le jour avec un zeste de bonne volonté et du sens des responsabilités. Toutes ces sorties médiatiques enflammées et un ballet diplomatique Cenco-ECC pour, in fine, constater que « le plus important est de marcher ensemble » ?

Une affirmation qui cache à peine un malaise ambiant et une confiance mutuelle balafrée. Lors de son 58e comité exécutif national tenu à la fin du mois d’octobre, l’Église protestante a rompu avec les six autres confessions religieuses qui ont porté et soumis la candidature de Denis Kadima à la tête de la Céni. Et malgré les rencontres d’apaisement avec les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat, le Premier ministre ainsi que le chef de l’État, Jeune Afrique titrait dans sa version en ligne du 29 novembre : « La Cenco reste ferme face au pouvoir de Félix Tshisekedi ». L’hebdomadaire apprenait à ses lecteurs abonnés que « les puissants représentants de l’Église catholique réitèrent leur inquiétude face au processus électoral en cours » et « annoncent quitter la plateforme religieuse chargée de désigner le président de la Céni ».

Pardon et point de presse de l’abbé Nshole

Par contre, prenant la parole le 27 novembre au cours de la cérémonie de célébration du centenaire de l’ascension d’Abdu’l-Baha, l’une des grandes figures de la foi Baha’ie, le porte-parole de la Cenco, l’abbé Donatien Nshole, prêchant la « paix »,  avait soutenu que les tensions qui ont caractérisé les relations entre les prélats catholiques et le pouvoir en place, au sujet de la désignation de Denis Kadima comme président de la Céni, « appartiennent déjà au passé ». Il termina son intervention par un mea-culpa : « Je demande pardon pour le spectacle de désolation que nous avons offert dans le cadre d’une certaine plateforme des confessions religieuses ».

Le 29 novembre, l’abbé anime un point de presse pour expliquer la position de la Cenco après la rencontre des dix-huit évêques avec le chef de l’État. Un militant de l’ECIDé (Engagement pour la citoyenneté et le développement, parti de Martin Fayulu), bien connu pour ses outrances verbales, l’interrompt et l’interpelle : « Que veut dire Mgr Utembi par une étape est franchie ? Qu’il vienne s’expliquer ». Resté imperturbable, l’abbé Nshole poursuit son point de presse par ces mots : « Les partis d’opposition doivent s’assumer et ne pas se cacher derrière l’Église. Il faudrait que les opposants prennent leurs responsabilités en tant qu’opposants ; ce ne sont pas des évêques membres de la conférence épiscopale nationale du Congo qui vont s’aligner derrière un parti politique. Ce qui arrive souvent c’est quoi ? Quand la prise de position de la Cenco arrange les intérêts d’un parti politique, en ce moment-là, la Cenco est applaudie ; quand cela n’arrange pas leurs points de vue, ils crachent sur la Cenco ; et quand ils prennent le pouvoir, ils se retournent contre la Cenco. Plus jamais ». La messe est-elle, pour autant, finie ?

Disons-le sans ambages. Chargées de désigner (pour le meilleur ou pour le pire ?) le président de la Commission électorale, les huit « confessions religieuses » – les catholiques à travers la Conférence épiscopale nationale du Congo, les protestants à travers l’Église du Christ au Congo, les Kimbaguistes de l’Église de Jésus-Christ sur la terre par son envoyé spécial Simon Kimbagu, les évangéliques des Églises de réveil au Congo, l’Église orthodoxe du Congo, l’Union des Églises indépendantes, la Communauté islamique du Congo et l’Armée du salut – se sont fourvoyées à l’instar de la classe politique congolaise qu’elles stigmatisent, depuis des lustres, de privilégier les intérêts partisans éloignés du développement du pays et du bien-être de la population.

Prouesse lamentable

Seule et lamentable prouesse : les « hommes de Dieu » ont réussi à étaler au grand jour leur accord sur leur désaccord. Plongeant ainsi la Céni dans une léthargie qui a impacté la mise en place de sa nouvelle équipe, son fonctionnement et la préparation de la plus proche des échéances électorales, celle de 2023 ! Les « confessions religieuses » seraient-elles – bon gré, mal gré –  les alliées objectives d’un « glissement » du calendrier de ce scrutin qui serait dès lors, à tort plus qu’à raison, imputé au président de la République et à sa majorité de l’« Union sacrée de la nation » née des cendres encore fumantes de l’ancienne coalition ?

Pourquoi s’en remettre à l’arbitrage du chef de l’État qui devrait rester dans son rôle de garant du bon fonctionnement des institutions et non endosser celui de les orienter ou de les influencer ? Les débats entre les confessions religieuses se sont focalisés sur la désignation du président de la fameuse Commission électorale nationale « indépendante ». A croire, finalement, que les suffrages des électeurs ne valent pas le moindre kopeck ; que cette Commission électorale est une institution superfétatoire et budgétivore, car c’est son président qui disposerait, « seul », du pouvoir discrétionnaire de désigner le vainqueur des élections !

Des confessions religieuses plus égales que d’autres ?

Faute de consensus – et les « hommes de Dieu » n’ont pas été inspirés de prier en communion avec l’« Esprit Saint » pour trouver ce consensus – la charte de la plateforme des confessons religieuses, signée le 20 janvier 2020, prévoit de recourir au vote ! Six confessions religieuses, à savoir les évangéliques, les kimbaguistes, les orthodoxes, les musulmans, les salutistes, les indépendantistes ont désigné, le 27 juillet 2021, Denis Kadima comme président de la Céni. Vote que les huit confessions religieuses réunies en conclave le 31 août, sous l’égide de Mgr Marcel Utembi, n’ont pu avaliser par consensus. L’Église catholique et l’Église du Christ au Congo arguant, notamment, de leur « poids » dans la société congolaise ! Existerait-il, donc, des confessions religieuses plus égales que d’autres pour s’octroyer, de manière unilatérale et autoritaire, un droit de veto alors que leur propre charte stipule de manière claire : « une confession religieuse, une voix » ? Voilà le principe démocratique –  « un citoyen, une voix » – dilué dans l’eau du baptême ! Le même principe – « un pays, une voix » – qui s’applique à l’Assemblée générale de l’ONU. Sans considération aucune – qu’il s’agisse, par exemple des États-Unis ou du Burundi – de sa superficie, de sa population ou de son « poids » géopolitique.

Quant à Denis Kadima, présenté par l’Église kimbanguiste et expert électoral de longue date, son expérience est reconnue par tous. Directeur exécutif de l’Institut électoral pour une démocratie durable en Afrique (EISA), organisme basé à Johannesburg, il a œuvré à l’organisation du référendum qui a débouché sur l’indépendance du Soudan du Sud ainsi qu’aux élections constituantes de 2011 en Tunisie, au lendemain de la chute de Ben Ali. Mais l’Église catholique et l’Église du Christ au Congo lui ont trouvé une « tare » : provenir de la même province que le président de la République. Un argument aux relents de tribalisme qui n’honore pas les « hommes de Dieu » censés prêcher la fraternité et l’unité de la nation dans sa diversité socioculturelle.

Climat politique délétère

Dans le climat politique délétère actuel, il est devenu malaisé d’avoir un débat serein fondé sur des faits avérés, des idées clairement exposées ou des analyses pertinentes. Les médias congolais – souvent à la limite du professionnalisme –  et la kyrielle des « communicateurs » ou « communicants » ne jouent pas leur rôle d’éclaireurs de l’opinion. Au contraire ! Ils contribuent à la désinformation en multipliant des propos incendiaires, intolérants et  insidieux selon leur appartenance politique, religieuse ou tribale. Dans un message tweeté le 29 juillet, Jean Claude Katende, avocat et président de l’ASADHO (Association africaine de défense des droits de l’homme) se désolait de cette situation : « Il devient de plus en plus difficile d’écrire ou de parler actuellement sur un sujet d’intérêt national sans que vous soyez catégorisé soit en fonction d’une province, d’une tribu, d’un parti politique, d’une église ou d’un individu. La place pour des penseurs libres devient de plus en plus restreinte dans notre pays. Et plusieurs ont choisi la résignation par peur d’être catalogué, malgré leur bonne foi ».

Pressions et corruptions ?

A trois reprises, le président de l’Assemblée nationale a accordé un délai supplémentaire aux confessions religieuses afin qu’elles puissent sortir de leurs querelles de clocher et trouver un consensus. Sans succès ! Dans un communiqué publié le 4 octobre 2021, Jean-Pierre Bemba, président du Mouvement pour la libération du Congo (MLC) est allé jusqu’à « implorer les confessions religieuses à se surpasser et mettre à profit les dernières 72 heures accordées par le président de l’Assemblée nationale en vue de désigner par consensus le futur président de la Céni. (…) J’exhorte les confessions religieuses à maintenir leur rôle de l’église au milieu du village, pour garantir au pays, à travers leur choix, la sauvegarde de la paix, de l’unité et de la concorde nationale », écrivait-il.

Son imploration et son exhortation ne furent point entendues. Les « catholiques » et les « protestants » refusant toujours de s’incliner devant le vote de la majorité – tout en continuant à épiloguer dans les médias, surtout étrangers, à propos des « pressions subies » et des « faits de corruption ». Pressions et corruptions restées, pourtant, sans la moindre preuve malgré la demande écrite et pressante de fournir ces preuves adressée à l’Abbé Donatien Nshole (secrétaire permanent de la Cenco) par la Commission paritaire parlementaire chargée d’étudier les dossiers de candidature des membres de la Commission électorale. L’abbé préféra répondre par médias interposés : « Je dois en référer d’abord à ma hiérarchie pour ne pas mettre en cause certaines personnes » ! Secret du confessionnal ? Ce brave « homme de Dieu » aurait enregistré les « confidences » des « pressions subies » et des « faits de corruption » de ses « informateurs » à leur insu… D’où l’embarras de rendre ces « preuves » publiques ?

Rétroactes

Depuis le 30 juin 2019, la Commission électorale dirigée par Corneille Nangaa était démissionnaire. En juin 2020, usant (abusant ?) de sa majorité au Parlement – et malgré le fait que depuis juillet 2019 il était en « coalition » avec la plateforme présidentielle CACH (Cap pour le changement) formée par l’UDPS (Union pour la démocratie et le progrès social) de Félix Tshisekedi et l’UNC (Union pour la nation congolaise) de Vital Kamerhe – le FCC manigance pour imposer un nouveau président, Ronsard Malonda, à la tête de la Céni sans passer par la plénière de l’Assemblée nationale. Une désignation qui ne figurait pas à l’ordre du jour, mais mise mise en œuvre au cours d’une réunion à laquelle participaient les seuls membres FCC du bureau de la chambre basse présidée, alors, par la bien dévouée kabiliste Jeanine Mabunda. La manœuvre des ouailles de la « kabilie » ne dupe personne : rendre possible un retour de leur « autorité morale », Joseph Kabila, dans la compétition pour la présidentielle de 2023. Face à l’ampleur de multiples contestations, protestations et manifestations aux quatre coins du pays, le choix de Ronsard Malonda passa par pertes et profits.

En juin 2021, avec la nouvelle majorité de l’Union sacrée de la nation, s’enclenche un nouveau processus de désignation du président de la Céni confié aux huit confessions religieuses retenues par la loi électorale. Après quatre mois pendant lesquels ces dernières n’arrivaient pas à un consensus devenu de plus en plus improbable et illusoire, six d’entre elles décident, à l’issue de dernières soixante-douze heures accordées par le président de l’Assemblée nationale et conformément à leur charte, de transmettre le procès-verbal désignant, à la majorité, Denis Kadima comme candidat des confessions religieuses à la présidence de la commission électorale. Au nom de ces six confessions, le pasteur Dodo Kamba (Église de réveil du Congo) expliquait, amer : « Nous avons tenté de convaincre nos confrères de la Cenco et de l’ECC pour nous rejoindre et revenir à la raison parce que nous n’avons plus le temps à perdre et que nous ne voulons pas porter la responsabilité d’un quelconque glissement ».

A son tour, le bureau de l’Assemblée nationale transmet le rapport des confessions religieuses ainsi que les procès-verbaux de tous les autres candidats aux différentes fonctions de la Céni à la commission paritaire mixte majorité-opposition chargée d’examiner le profil des postulants provenant de différents composantes (confessions religieuses, majorité, opposition, société civile…). Des candidatures reçues, le travail de la commission paritaire a permis de dégager 12 membres sur 15 devant composer le bureau de la Commission électorale. Le quorum de fonctionnement de celle-ci étant largement atteint, la Commission paritaire transmet son rapport au bureau de l’Assemblée nationale.

Lors de sa plénière du 16 octobre, réunissant majorité et opposition, l’Assemblée nationale entérine ces douze membres de la Commission électorale et fait parvenir au chef de l’État le procès-verbal du vote. Le 22 octobre, le président de la République signe l’ordonnance portant investiture de nouveaux  membres de la Commission électorale. Le 29 octobre, la nouvelle équipe de la Commission électorale entre officiellement en fonction au cours d’une cérémonie de remise et reprise entre le bureau de Corneille Nangaa et celui de Denis Kadima. Dans son mot d’au-revoir, le président sortant s’est même autorisé une « dernière recommandation » en s’adressant aux agents et cadres de la Céni : « Je vous invite à soutenir le nouveau management même au-delà du soutien que vous m’avez apporté. En fait, vous faites partie des institutions et, en cette noble qualité, vous n’êtes pas des militants des partis politiques quelles que soient vos convictions personnelles. Soutenez donc le nouveau management et cela honorera la République ». A-t-il, lui-même, honoré cette République durant son « management » ? C’est un autre débat…

Le 23 décembre, l’Assemblée nationale approuve la désignation de trois membres issus de l’opposition – et qui appartiennent tous à l’ancienne coalition kabiliste – devant compléter la composition de la Ceni. Le FCC, qui conteste toute l’équipe dirigeante de la Commission électorale, se dit « non concerné » par cette désignation que Martin Fayulu et Adolphe Muzito qualifie de « manœuvres de débauchage par le camp Tshisekedi ». Il n’empêche ! Les trois nouveaux membres attendent leur investiture par ordonnance présidentielle et leur prestation de serment devant la Haute Cour avant leur entrée en fonction.

Médias internationaux et opposition congolaise en phase

Quant à l’investiture de Denis Kadima, les réactions et commentaires dans les médias internationaux ressemblaient, par leur tonalité, à ceux de l’opposition congolaise et d’une coalition de circonstance, le « Bloc patriotique » – aux revendications et objectifs autant imprécis que disparates (*) – regroupant les catholiques du Comité laïc de coordination (CLC), les protestants du Milapro (Ministère des laïcs protestants),  le Front commun pour le Congo (FCC) de Joseph Kabila, Lamuka du duo Martin Fayulu – Adolphe Muzito et une frange du camp de Moïse Katumbi. « Passage en force », « Forcing », « Manque de consensus » sont les critiques qui revenaient souvent. « Tshisekedi passe en force et peine à rassurer » (Afrikarabia, du 23/10/2021), « Le président congolais décide de confirmer le choix controversé de Denis Kadima au poste de la stratégique commission électorale malgré l’opposition de l’épiscopat congolais » (Jeune Afrique et AFP du 23/10/2021).

La palme revient à La Libre Afrique du 22/10/2021 qui titre : « Félix Tshisekedi passe en force et investit Kadima » suivi de ce commentaire qui rappelle davantage un communiqué d’opposant politique qu’une analyse journalistique sereine de la situation : « Ce vendredi 22 octobre, malgré les critiques de la société civile, des Églises catholiques et protestantes, des partis de l’opposition et même de certaines formations de l’Union sacrée ou de la mise en garde, la veille, de Moïse Katumbi, le président Félix Tshisekedi a décidé d’entériner son favori, Denis Kadima Kazadi, à la tête de la Céni » ! Sur quels éléments factuels l’auteur de cet article, Hubert Leclercq, se fonde-t-il pour affirmer que Denis Kadima est le « favori » de Félix Tshisekedi ? Ignore-t-il ou feint-il d’ignorer que ce dernier était le candidat de l’Église kimbaguiste au même titre que ceux présentés par d’autres confessions religieuses ? Devient-on le « favori » d’un président, d’un ministre, d’un député ou d’un journaliste par le seul fait de provenir de la même province que lui ?

Seuls les candidats de « puissantes églises » présentés par la Cenco et de l’ECC, et non retenus par la majorité des confessions religieuses, étaient dignes de devenir « président de la Céni » ? Quand bien même le candidat désigné par les six « petites églises » serait le « favori de Tshisekedi », en quoi ce choix présuppose-t-il des élections non transparentes ? Et pourquoi se focaliser sur le seul nom de Denis Kadima alors que c’est tout un bureau de douze membres qui avait été investi ?

Du fameux « manque de consensus »

Dans ce brouhaha de désinformation fait à dessein ou non, le « manque de consensus » revient souvent. C’est oublier qu’il appartenait aux confessions religieuses – et à elles seules ! – de trouver le consensus concernant la désignation du candidat président de la Céni. Faute de consensus, le vote de la majorité de ces confessions a prévalu. L’Assemblée nationale a entériné en séance plénière ce vote. Le président de la République a investi le nouveau bureau de la Céni. Quel consensus fallait-il encore rechercher ? Un consensus, non prévu par la loi électorale, entre personnalités ou formations politiques (majorité et opposition confondues) qui, tout en vociférant contre la « politisation » de la Céni, s’évertuent en même temps à vouloir la cannibaliser comme sous la « kabilie » ?

Partant du fait que consensus ne signifie pas nécessairement unanimité, faudrait-il pérorer sur le manque de consensus parce que le candidat proposé à la présidence de la Céni n’était pas le choix de la Cenco ou de l’ECC ? Ne faudrait-il pas, plutôt, être interpellé par l’intransigeance et l’arrogance des « catholiques » et des « protestants » par rapport aux six autres confessions religieuses formant leur plateforme ?

Une Céni forte et non un président de la Céni fort

Prenant la mesure des enjeux et de la nécessité d’organiser des élections libres, transparentes et crédibles dans les délais constitutionnels avec une Commission électorale non partisane, certaines voix congolaises, dont Denis Kadima n’est certainement pas le « favori », se distancient de ce débat de « politique politicienne » en s’efforçant de « remettre l’Église au milieu du village ». Notons la déclaration faite à la presse le 23 octobre par Joseph Nkinzo, coordinateur du Collectif d’action de la société civile (CASC) : « Il n’est plus question de polémiquer. Il est temps pour chacun de prendre sa responsabilité à son niveau et de pouvoir s’assumer. Nous devons accompagner ce processus, nous devons soutenir cette Céni, et exiger d’eux la transparence et l’organisation des élections crédibles et participatives où chacun pourra se retrouver ».

Relevons aussi, malgré le manque de consensus observé au niveau des confessions religieuses, le communiqué de presse tout en nuance diffusé, le 29 octobre, par Jean Pierre Bemba, président du MLC : « Au nom de la cause nationale, j’exhorte les uns et les autres de privilégier l’intérêt national en œuvrant ensemble pour des élections libres, crédibles, transparentes et inclusives. Il est possible de renforcer la loi électorale en permettant la publication des résultats de chaque bureau de vote dès la fin des scrutins (…).  « Le fait d’avoir un représentant au bureau de la Céni ne garantit pas la victoire électorale et, en même temps, le fait de ne pas en avoir ne renvoie pas non plus à un échec programmé au scrutin. L’ambition est d’avoir une Céni forte et non un président de la Céni fort ».

Croisade diplomatique Cenco-ECC

Pendant ce temps-là, la Cenco et l’ECC préféraient se livrer à une croisade diplomatique pour le moins abracadabrantesque. Le 30 octobre, le cardinal Fridolin Ambongo se rend à Brazzaville pour recueillir les « conseils » du président Denis Sassou Nguesso sur la « désignation controversée » du nouveau président de la Commission électorale de la République démocratique du Congo ! « Notre position est claire ; notre avis est contre le choix de celui qui a été investi par l’Assemblée nationale et confirmé par le président de la République », déclare le prélat à la presse au sortir de son audience avec le président Sassou Nguesso (Loïcia Martial, RFI).

Le 28 octobre, une délégation de la Cenco et de l’ECC était à Bruxelles pour « plaider » auprès de l’Union européenne ! Composée de Mgr Marcel Utembi (archevêque de Kisangani), Eric Senga (secrétaire général et porte-parole de l’ECC), l’abbé Donatien Nshole (secrétaire général et porte-parole de la Cenco), le père Clément Makiobo (sercrétaire exécutif de la Commission Justice et Paix), la délégation formule un catalogue de demandes parmi lesquelles : « faire pression sur le régime congolais, et en particulier sur le chef de l’État pour que soit donné à la population congolaise un accès à des élections crédibles en 2023 » ; « appuyer diplomatiquement différentes mesures nécessaires à des élections transparentes » (La Libre Afrique du 28/10/2021).

Méthode Coué ?

Une question vient à l’esprit : pourquoi, au lieu de se livrer à une croisade diplomatique aux allures de méthode Coué, la Cenco et l’ECC ne vont-elles pas, plutôt, dans leurs paroisses ou dans leurs églises auprès de leurs « nombreux » fidèles (« plus de 90 % de la population », selon le Cardinal Fridolin Ambogo), « plaider » leur cause et expliquer le pourquoi du manque de consensus au sein de la plateforme confessions religieuses ? Seul le Saint-Esprit pourrait répondre à cette question, car « Les hommes seront égoïstes » (2 Timothée 3.2) et « Tous cherchent leurs propres intérêts » (Philippiens 2.21).

Polydor-Edgar Kabeya

Juriste, Consultant en médias et communication

Rédacteur en chef de la revue « PALABRES zaïro-congolaises » (Éditions L’Harmattan, Paris)

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(*) Le 13 novembre, ce « Bloc patriotique » organise une « Marche anti-Fatshi » (comprenez une marche contre Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo). Les mots d’ordre vont dans tous les sens. Morceaux choisis : « Non à Denis Kadima », « Non à une Céni politisée », « Non à l’abrutissement de nos enfants », « Non à la paupérisation des enseignants », « Non à l’absence de l’autorité de l’État », « Non à l’état de siège à l’Est », « Non à l’escroquerie via RAM » (taxe sur le Registre des appareils mobiles)…

Lors de cette marche, Martin Fayulu et Adolphe Muzito brillent finalement par leur absence. Sursaut de dernière minute pour ne pas s’afficher en compagnie des « médiocres »  de la « kabilie » qui avaient transformé le pays « en une prison à ciel ouvert » (dixit feu le cardinal Laurent Mosengwo) ? « Nous avons seulement répondu à l’appel de pères religieux », essayait de relativiser Marie-Ange Mushobekwa, députée FCC et ancienne ministre de la Justice et des… « droits humains », comme pour minimiser ce surprenant attelage. Il semble, selon certaines indiscrétions, qu’il ne fallait pas faire de l’ombre aux caciques du FCC parmi lesquels Aubin Minaku (ancien président de l’Assemblée nationale) et, surtout, Emmanuel Ramazani Shadary (candidat de Joseph Kabila à l’élection présidentielle de décembre 2018) qui, fidèle à ses excès de langage, profita de la situation pour dénoncer « les incompétents au pouvoir, les microbes politiques et une dictature dépassant celle de Mobutu » ! Un délire kabiliste qui se passe de tout commentaire…

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NOTA BENE : Cet article est la version remaniée et actualisée de celui publié dans la revue « PALABRES zaïro-congolaises » (jusque-là dénommée « Palabres ») de décembre 2021, et enrichi par l’éclairage des informations et faits survenus pendant que la revue était en cours d’édition.

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38 thoughts on “Échec et mat pour les confessions religieuses

  1. L’OCCUPATION GÉNOCIDAIRE DU KONGO-ZAÏRE PAR LES BANYARWANDA PROUVE QUE TOUTES LES RELIGIONS RÉVÉLÉES DU LIVRE SONT FAUSSES ET NE VIENNENT POINT DU VÉRITABLE DIEU TOUT-PUISSANT ! Quelqu’un a dit « La vie est l’examen le plus difficile. Beaucoup échouent parce qu’ils essayent de copier les autres, sans réaliser que tout le monde n’a pas les mêmes questions »… En RDC occupée par les Banyarwanda la Religiosité imbécilisante et le Fanatisme aveugle battent leur plein, ces 2 fléaux deviennent un ÉGRÉGORE qui a détruit les cerveaux (Cortex, Thalamus, Frontale) des Kongolais qui ont une conscience obscurcie par la corruption de toutes formes, c’est hallucinant de voir comment les RDCIENS suivent les Religieux des églises de Sommeil et les Hommes Politiques corrompus médiocres aveuglément sans jugeote… Même nos Aïeux dépourvus des moyens de communication modernes ou NTIC (Nouvelles Technologies d’Information et Communication) contemporains de Stanley, Delcommune et autres Colons Missionnaires Protestants, Catholiques [envoyés par le Roi des Belges Léopold II] arrivèrent à s’opposer farouchement contre l’Occupation étrangère du KONGO DIA NTOTILA jusqu’à les chasser un certain 04 Janvier 1959…. Tôt ou tard le PEUPLE KONGOLAIS envoûté, appauvri, esclavagisé, pauperisé, clochardisé LENT COMME L’ÉLÉPHANT ET IMPRÉVISIBLE COMME L’OURAGAN DÉVASTATEUR se réveillera de sa torpeur, de son sommeil… Il est écrit « La RELIGION PURE et SANS TÂCHE, devant le Véritable Dieu notre Père Céleste, consiste à visiter les orphelins et les veuves dans leurs afflictions, et à se préserver des souillures du monde »… Ainsi soit-il… INGETA

  2. @ Monsieur Polydor-Edgar Kabeya,
    Votre  » plaidoirie  » tenterait-t-elle subrepticement d’insinuer qu’il n’y a aucun questionnement à faire ou à se faire quant à la désignation de Kadima, un proche, un ancien cadre de l’UDPS, un membre de la même tribu d’un de probables candidats à la présidentielle en 2023, à la tête de la CENI ? Simplement parce qu’il serait un expert, le meilleur pour ce poste ? A propos d’expertise, dans quel pays ce Kadima a-t-il déjà organisé une élection présidentielle ?
    Na tuni kaka. Haine te, jalousie te…

    1. « … quant à la désignation de Kadima »
      1. . »..un proche, un ancien cadre de l’UDPS…. » : ba preuves nde tozelaki (face à un éventuel désaccord raisonnable, impliquant ni haine ni jalousie).
      2. « … un membre de la même tribu d’un de probables candidats à la présidentielle en 2023 » : Ici, nous ne sommes pas en présence d’un désaccord raisonnable, mas d’une présupposition stupide aux conséquences multiples et dangereuses. Si Malonda dirige la CENI, on doit écarter tous les candidats de sa province, si Ebotoko passe, on fait pareil avec les candidats de sa province… Un tel raisonnement est un vaste non-sens (révélateur de haine, jalousie, mauvaise foi…).

      1. Pfff !
        Des faits vrais se prouvent. Tosengi tolembi. Même b’enregistrements ya N’shole, ce n’était qu’un petit de chiot. Ba mythomanes.

  3. @Polydor-Edgar Kabeya
    @ Je commencerais par louer votre travail, vous y avez consacré du temps et votre intelligence – même si je n’ai pas encore eu le courage de lire son entièreté – mais pour tout de suite m’étonner d’avoir planché sur les fameuses « confessions religieuses » sans jamais interpeller ce qu’elles cachent. A ma connaissance, elles comprennent un conglomérat de huit parties dont certaines ne sont « religieuses » que de nom parce qu’on les a concoctées et on les y a incluses pour servir une cause. A raison vous vous êtes intéressé aux deux premières, les Catholiques de la CENCO et les Protestants de l’ECC en tant que principaux contestataires de la nomination de Kadima et vous laissez les six autres dans l’anonymat. Pourquoi et cela suffit-il ? Certes la contestation des premiers a laissé couler beaucoup d’encre mai en même temps elle est devenue ce jour un folklore anecdotique qui se poursuit tant bien que mal et surtout vous oubliez que Catholiques et Protestants se sont explicitement écartés du conglomérat.
    @ En définitive que dire de votre analyse sinon que par choix « idéologique » – politicien(?) – et non par argumentation sur le fond vous vous êtes occupé à trouver des raisons pour dénigrer les pauvres contestataires. C’est bien pauvre, selon moi d’autant que le fond de la contestation, le pourquoi, le comment, le bien fondé ou non de la dispute autour de Kadima qui est la problématique en cause est laissé de côté. Pourvu que l’inquiétude sur des élections transparentes et équitables devienne un vain problème en 2023…

    1. NONO
      1. « … sans jamais interpeller ce qu’elles cachent » : Relisez le texte et vous verrez qu’il y a cette interpellation. Vous n’êtes pas peut-être pas content que la CENCO et l’ECC n’aient pas bénéficié de traitement de faveur ou ne soient pas traitées avec ménagement. Pourtant, elles ont clairement montré qu’elles sont des ‘officines politiques’. Les 6 autres ont fait le jeu de la démocratie. Il est dès lors normal qu’on se focalise sur les deux qui le violaient et surtout sur leurs ‘raisons’. Rien de raisonnable n’est sorti de leur bavardage et comportement. L’article ci-dessus l’a clairement exposé.
      2. Vous n’avez pas lu tout l’article, dites-vous, mais vous concluez déjà au choix idéologique et au déficit d’argumentation sur le fond. Revenez – aprés lecture complète – et dites cette argumentation sur le fond qui fait ici défaut. Nous attendons. Sinon, c’est vous qui fuyez l’argumentation sur le fond par votre choix idéologique.

  4. Si ce mec petendu-juriste pouvait aller plus loin dans son raisonnement il comprendrait facilement que le fond du probleme est la preparation des tricheries electorales au profit de Felix via son pion Kadima a la CENI. La CENCO et l’ECC ne font que relever (et protester contre) ce qui est deja evident sauf aux Talibans. Mais quand son nom est « Kabeya » (comme en Kabeya-Kamwanga), la logique de ses jeremiades est facile a deviner (et a mepriser).

  5. PS
    “Échec et mat pour les confessions religieuses” !? Pour toute l’entité « Confessions religieuses » ou seulement pour les deux premières, auquel cas votre analyse serait d’utilité ou non. Si on ne parle pas politique, une analyse formelle nous dirait que ce n’est pas le cas pour les six confessions religieuses restantes qui ont bien gagné. Il faudra que je lise l’entièreté de votre exposé pour que j’y réponde.

  6. Kabeya est entrain de defendre sans honte son frere Denis Kadima, membre de l’udps. Il croit que les annees se ressemblent et que Kabila va encore remettre le pouvoir a monsieur 15%. Honte a vous ! Ya mbala oyo teeeee.

  7. Depuis que je lis Congo Indépendant, je suis intervenu trois fois pour exprimer le même regret : le caractère souvent « hors sujet » de la plupart des commentaires. Je partage, à cet égard, le point de vue de M. Kabeya : Il est devenu difficile d’avoir un débat serein basé sur des idées. Et comme le constate Jean Claude Katende, avocat et président de l’ASADHO « Il devient de plus en plus difficile d’écrire ou de parler actuellement sur un sujet d’intérêt national sans que vous soyez catégorisé soit en fonction d’une province, d’une tribu, d’un parti politique, d’une église ou d’un individu ».
    Un Lunda, un Muteke, un Muyaka, un Mongo, un Muyanzi, un Muyombe, un Mutetela, etc. peut-il émettre un point de vue sans être renvoyé systématiquement à sa tribu ? Voilà une des tares qui gangrènent la société congolaise. A propos, pourquoi Fayulu et Muzito sont-ils ensemble ? Par convictions idéologiques ou appartenance et proximité tribales ?

    1. @Antoine Bofola,
      Cher Monsieur, en retournant la question sur les liens qui unissent Fayulu et Muzito, croyez-vous effacer et expliquer les évidences tribales du régime  » Mashi amu meno actuel  » ?
      Croyez-vous vraiment que les autres ne voient pas ce qui se passe et le pourquoi ?

  8. @Antoine Bofola
    Si vous permettez !C’est déjà ça si de votre côté êtes certain que vous ne nous proposez qu’un ‘débat serein basé sur des idées’, que vos avis ne relèvent que des sujets ‘d’intérêt national non suspects d’être inspirés par votre appartenance tribale, régionale ou politicienne’. Pour moi s’empresser de juger les autres peut s’avérer être un exercice à double tranchant.
    Quant à ce que vous appelez ‘hors-sujet’ je ne sais si quelqu’un doit tracer une ligne au-delà de laquelle la parole est interdite : faux problème, il est plus convenable de laisser parler les autres comme ils l’entendent et de critiquer si besoin leurs propos… Et davantage s’il s’agit de nos hommes politiques, ils ont le droit d’avoir leurs convictions idéologiques ou leurs préférences tribales, quitte à les leur reprocher avec des arguments, ils sont là pour être redevables aux gouvernés. Encore une fois défendez vos avis mais laissez aussi parler les autres sans trop s’ériger en donneur de leçons, c’est plus décent et plus démocratique.

    1. NONO
      « … laissez aussi parler les autres sans trop s’ériger en donneur de leçons, c’est plus décent et plus démocratique. »
      Pourtant c’est ce que vous faites !!! C’est vous qui traitez vos contradicteurs des fanatiques primaires, des ressortissants de Kabeya Kamwanga, des Luba… Et le tout sans la moindre preuve. Lelo, vous osez parler de DÉCENCE ! Osila soni !

  9. @Antoine Bofola,
    Je tente de dire que Fayulu et Muzito sont ensemble par convictions intellectuelles.
    Dites-moi pourquoi Tshilombo, Bahati, Mboso sont ensemble ? Par convictions intellectuelles, idéologiques ? To  » Coop  » ?

  10. Bonjour à tous. Je lis souvent Congo Indépendant. Mais je ne commente jamais…J’ai décidé de le faire aujourd’hui. Mon commentaire concerne ledit « Bongos ». Mr Malandra Roger dit Bongos, au départ, quand vous avez déposé votre demande d’asile ici en France (à Metz), vous l’aviez fait en tant que ANGOLAIS. Pouvez-vous nous dire à partir de quel moment, êtes-vous devenu Congolais ? Voilà des années que vous écumez les milieux congolais avec une fausse aura de journaliste et une présomption honteuse d’un puits éclairé du savoir qui donne des leçons à tout le monde…Il y a quelques années, au deuil d’un ainé, le très regretté Anicet Mobe, j’étais avec 2 amis. Lorsque vous vous êtes présenté au lieu dudit deuil, sans nous être consultés, nous avons tous fondus de rire en vous voyant. Un des amis, médecin de son état, pose alors la question suivante: « celui-là, parmi nous ici, y a-t-il quelqu’un qui comprend ce que ce prétendu journaliste écrit ? »…Mr Bongos, j’écris ceci pour vous demander d’être modeste. Votre comportement frise le ridicule…si vous saviez. Le fait d’avoir été faire quelques piges à Erevan ne vous autorise pas cette suffisance…Mr Antoine Bofola a bien dit les choses…

    1. @Nkashama,
      Un vieux adage conseille de tourner sept fois sa langue avant de parler ou d’écrire. Je ne suis pas Roger Bongos. Je n’ai aucun lien de parenté, d’amitié ou de quoi que ce soit avec cette personne que je ne connais pas. Les gens qui me connaissent et qui interviennent ici savent que j’ai déjà parlé de cette confusion. Quelqu’un m’avait même accusé d’avoir proposé de vendre des armes aux Tshisekedi dans un hôtel à Paris. Monsieur Baudouin Amba Wetshi, le rédacteur de CIC, pourrait vous le confirmer. Je ne suis pas Roger Bongos. Celui-ci, s’il suit les activités de CIC, pourrait vous le confirmer également.
      Papa, la prochaine fois, réfléchissez bien avant de vous ridiculiser. J’aimerai vous dire autre chose mais j’ai pris l’option de rester poli. Vous avez simplement, piteusement raté l’occasion de la fermer. Mawa pe soni !
      Eteya yo.

      1. Jo Bongos,
        une chose est de dire que vous n’êtes pas Roger Bongos, une autre d’affirmer que vous ne connaissez pas cette personne. Vraiment, oyebi Roger Bongos te ?

    2. @Nkashama
      Jo Bongos vous répondra lui-même s’il le souhaite mais en attendant je crains beaucoup que vous vous trompiez de destinataire et succombez à un mélange de genres : la vie privée n’est pas tellement le genre de la maison. A bon entendeur………….

  11. 24 MOIS
    L´an prochain.. la semaine prochaine.. commence le compte á rebours du premier mandat du président Felix. Même si lui même évite de faire un bilan, de plus en plus pendant ces 24 mois, les congolais vont demander des comptes, ils vont vouloir savoir ce qu´il a fait de son mandat.
    CENI?
    La partie la plus sensible commence l´an prochain quand la question du budget des élections sera de plus en plus visible dans les débats.. et quand la loi électorale qui va établir les « règles » sera votée.. et quand les contestations sociales vont augmenter en faisant pression sur le président en fonction.
    EXIT LES EGLISES CATHOLIQUE ET PROTESTANTE?
    Mbata est le leader juriste de l´UDPS qu´impose le tempo.. mais ce qu´il oublie est qu´il ya toujours eu des facteurs politiques extérieurs qui influencent les élections au Congo.
    En cas de crise, en cas de blocage.. voyons si les églises de reveil peuvent se substituer aux églises catholique et protetante.
    C´est facile d´être dans la posture arrogante en ce moment.. mais quand la somme des frustrations sociales peuvent amener les congolais dans la rue et le mandat du président tire vers la fin avec l´exigéance d´un bilan.. le Congo va avoir besoin d´une force spirituelle capable de « reconcilier » les extremes, capables de fédérer les revoltes.. et capable de faire obstacle á une guerre civile..et tribale.

    1. GHOST,
      les églises coloniales catholique et protestante ne sont pas indispensables pour la paix et l’unité des Congolais. Nous avons nos problèmes, nous en aurons tant que l’histoire continue. Mais cette histoire n’est pas et ne doit pas nécessairement être celle de ces églises au rôle central. Elles sont elles-mêmes impuissantes face à leurs problèmes internes : misère des pasteurs, tribalisme, discrimination, dépravation des moeurs, crise de leadership, crise de spiritualité, mégestion, détournements… Ba mi soigner nanu !

  12. En affirmant que Kabeya est en train de défendre (qui plus est) « sans honte » son frère Kadima, Raz dispose certainement des informations que les lecteurs de Congo Indépendant ignorent. Pourrait-il éclairer leur lanterne ? Voilà, pour répondre en même temps à Jo Bongos et à Nono, qui nous éloigne du sujet : les confessions religieuses sont-elles parvenues à désigner un candidat président de la Céni par consensus ? La réponse est NON ! Pour le reste, à chacun d’ergoter autour à sa manière selon ce qu’il estime essentiel : sa bonne foi, sa province, sa tribu, son ethnie, son parti, son leader politique, sa religion, son confesseur…

    1. @Antoine Bofola
      Si vous étiez tant informé de ce qu’il se passe dans notre pays que vous semblez le proclamer, vous n’auriez pas besoin d’un dessin pour comprendre les relations de notre Mulopwe Tshisekedi avec Kadima. Beaucoup d’intervenants de CIC, eux le savent. Le sujet ? Les confessions religieuses ne sont pas parvenus à designer un candidat à la Ceni. Pourquoi donc, le savez-vous ou faites semblant de ne pas le savoir ? En passant je vous rappelle que les plus honnêtes des confessions religieuses ont regretté cet échec et même le spectacle qu’elles ont offert, seules les vendues d’entre elles s’en sont satisfait. Et ça ne vous dit rien ? Curieux pour un donneur de leçons…

      1. NONO le bilobalobeur.
        on attend des preuves, une argumentation rationnelle et non de vagues affirmations du genre « si vous étiez tant informé de ce qu’il se passe dans notre pays que vous semblez le proclamer, vous n’auriez pas besoin d’un dessin ». Amateur de pensée unique, vous parlez comme si tous les Congolais doivent répéter vos bilobaloba. OYEKOLA LOGIQUE TE CLASSE ? Quel lien de nécessité y a-t-il entre être Congolais et l’adhésion à vos affirmations non fondées sur Félix et Kadima ? YO VRAIMENT ! Oyokisaka classe soni !
        – « Beaucoup d’intervenants de CIC, eux le savent. » – OYO NDE ARGUMENT RATIONNEL ? Yiiii !
        – « les plus honnêtes des confessions religieuses » – Lesquelles ? Et c’est quoi l’honnêteté ici ? Quand j’échoue dans mon complot (obtenir l’alternance en 2023), deviens-je honnête en regrettant le spectacle (enregistrements frauduleus…) ?
        Yo vraiment, Raisonnement ya ba gamins !

    2. @Antoine Bofola
       » Pour le reste, à chacun d’ergoter autour à sa manière selon ce qu’il estime essentiel : sa bonne foi, sa province, sa tribu, son ethnie, son parti, son leader politique, sa religion, son confesseur… »
      Permettez-vous que je rajoute : …son sang…( dans l’esprit de mashi amu meno ) ?

  13. Antoine Bofola Kankolongo n’est qu’un petit frustre qui cache son nom et son ethnie. Je ne sais pas si lui et son frere de tribu prokagame savent ce qu’on appele Antenne Libre. Ils croient que congoindependant est une salle de classe de sixieme secondaire ou l’on donne un cours de dissertation et ou le professeur peut dire aux eleves s’ils sont hors sujet ou pas. Se poser comme donneur des lecon est deja signe d’immaturite et d’arrogance et ceci ne se retrouve que chez ceux qui sont passes sous les arbres de limete.

  14. @Nono: la maison au sujet de laquelle vous me donnez des leçons, est-ce Congoindépendant ? si c’est le cas, je n’ai pas de leçons à recevoir de votre part…la majorité silencieuse se contente de lire et de mettre à la poubelle selon ses goûts. Et je fais partie de cette majorité…Donc commenter comme vous le faites ne vous donne aucun droit de propriété de la maison « Congoindéndant ». En attendant, merci de garder vos petites leçons de morale pour vous…
    @Jo Bongos: va pour Roger Malandra, acceptons que c’est une confusion d’homonymie de ma part…Si vous me le permettez, afin de m’éviter toute erreur ultérieure…il y a un Congolais qui écrit des choses sur internet, Roger Bongos: « Afrique Rédaction », est-ce bien vous ? Pour le reste, comme je l’ai écrit ci-haut, Mr Antoine Bofola a dit juste…
    Nkashama

    1. @Nkashama
      Cher Monsieur (ou Madame), je vous confirme que je ne suis pas Félix Antoine Tshilombo Kaniki, le Président des congolais. Je ne connais donc pas tous les congolais qui  » écrivent des choses sur internet  ».
      Si j’étais Tonton Jammal, je dirais : monsieur le Président, je vous jure que je ne suis pas sieur Roger Malandra Bongos.
      Vous semblez connaitre sa rédaction, pourquoi ne le contactez-vous pas ? Abotola yo mama ? Luka vice-mama mosusu. Basi baza ebele.
      Sans rancunes.
      Quant à Mr Antoine Bofola, on est sur un espace de liberté d’expression. Il peut dire ce qu’il pense. Dit-il juste ? Dit-il faux ? Procongo dirait arguments contre arguments.
      Bonne Année 2022, sans Covid, sans Mashi amu meno !

  15. En vrac !
    @ L’enjeu autour de la désignation de Kadima et de la présidence de la Ceni est clair aux yeux de tous, la quête d’élections enfin transparentes, libres, équitables donc crédibles. Quel autre intérêt auraient en effet les communautés catholiques et protestantes autour de la Cenco et de l’Ecc de récuser Kadima si à leurs yeux il ne représentait pas un risque à ce vœu légitime d’élections non entachées de favoritisme, parce que trop proche d’un candidat en l’occurrence ici Félix Tshisekedi. Et ses liens sont avérés, authentiques, pas besoin de se cacher dans la production de je ne sais quelles preuves, ceux qui doivent le savoir le savent et ceux qui veulent le savoir le sauront. Si on ajoute là-dessus les pressions, intimidations et corruptions dont ils ont eu connaissance et qu’ils ont eu la décense de ne transmettre qu’au PR – ce n’est pas parce qu’ils les auraient obtenu les témoignages en secret que les faits cessent de représenter un lourd délit, on aperçoit davantage le piège. Les six autres confessions religieuses s’y sont assises en contrepartie des faveurs, postes, argent et autres assurances, mais cela éclaire au grand jour leur usurpation de la qualité d’hommes de Dieu.
    @ Ça s’est passé comme cela s’est passé, Catholiques et Protestants ont éteint l’incendie pour une meilleure image du pays se retirant en même temps de cette plateforme qui leur faisait honte avec tous ces intrus mais ne continuent pas d’en penser moins du danger qui guette les prochaines élections. Le comble est que des scribouillards fanatises ne voyant pas leur inquiétude auraient décrété que Catholiques et Protestants auraient dû se taire niant ainsi leurs charges de vigies spirituelles. Le danger que les prochaines élections ne soient pas libres et transparentes existe pourtant parce que dans le passé le président de la Ceni avait le dernier mot et celui-ci est un fidèle du pouvoir qui l’a imposé pour contrôler ce scrutin.
    @ Quand Bemba fait le vœu d’une Ceni forte qui a la main sur les recueils successifs des résultats plutôt que d’un président de la Ceni fort, on élude volontiers son allusion et ses craintes, pourtant c’est ce qui risque de se passer en 2023 si jamais le pouvoir en place était en difficulté. A bon entendeur…

    1. NONO le bilobalobeur,
      1. « Quel autre intérêt auraient en effet les communautés catholiques et protestantes autour de la Cenco et de l’Ecc de récuser Kadima…. » ? : Ki naïf na yo eza ya koloka ? Quel intérêt aurait alors Félix d’imposer Kadima à travers les confessions religieuses qui discutaient librement et n’avaient rien à reprocher au compétent Kadima jusqu’à l’étape finale ?
      2. « … ceux qui doivent le savoir le savent… » : BUZOBA ! Ceux qui savent doivent PROUVER. Savent-ils alors par intuition ? Ba notions élémentaires na classe, NONO, yo vraiment eeeh !
      3. « … qu’ils ont eu la décense de ne transmettre qu’au PR… » : C’est l’Assemblée nationale qui est l' »interlocutrice » de ces confessions religieuses. La fuir pour chercher à impliquer le Président montre l’intention maléfique de ces églises coloniales. Par ailleurs, vous accusez le Président et vous voulez qu’il tranche encore. Idiotie !
      4. « Catholiques et Protestants ont éteint l’incendie pour une meilleure image du pays… » : Il fallait bien LIRE le texte de Kabeya au lieu de le survoler. Le titre de l’avant-dernier point est explicite « CROISADE DIPLOMATIQUE CENCO-ECC ». Ces deux églises coloniales sont allées salir l’image du pays, malheureusement sans succès. Pourquoi ne sont-elles pas allées vers leurs bases ? Notez que celles-ci sont traitées avec dédain. Elles n’ont été consultées au moment du choix de leurs prétendus candidats respectifs ni après l’échec de consensus. Et Kabeya aborde cette question de leur manque de transparence et d’honnêteté dans le dernier point intitulé « MÉTHODE COUÉ ? »
      5. »Catholiques et Protestants auraient dû se taire niant ainsi leurs charges de vigies spirituelles » : On ne demande pas à ces matérialistes des catholiques et protestants de se taire, mais de donner les PREUVES de leurs accusations. C’est simple à comprendre.
      6. « … élections ne soient pas libres et transparentes existe pourtant parce que dans le passé le président de la Ceni » : Kabeya y a répondu dans le paragraphe intitutilé « Une Céni forte et non un président de la Céni fort ». OTANGI NA YO TEXTE TE, mais pressé de divaguer.

  16. J’interviens pour la dernière fois, car il faut savoir mettre fin à un débat et ne pas s’éterniser dans des commentaires qui deviennent de plus en plus surréalistes. Je persiste et signe : la plupart des interventions sont « hors sujet ». Exemples : Raz m’attribue une appartenance ethnique et un patronyme qui ne sont pas les miens ; Jo Bongos parle d’un régime « Mashi amu meno ». C’est tout simplement du délire ! En quoi cela fait-il avancer notre réflexion commune sur le sujet traité ? J’aurais voulu réagir à ces deux affirmations. Je me suis ravisé pour ne pas alimenter davantage les commentaires « hors sujet ».

    1. Merci Monsieur Bofola!
      Votre intervention est un bonus pertinent pour plus de qualité d’intervention et d’interpellation de conscience sur C.I.C.
      Bien à Vous et bonne fin d’année 2021

      1. @Armand
        [Nono
        29 décembre 2021 à 21 h 26 min
        En vrac !
        L’enjeu autour de la désignation de Kadima et de la présidence de la Ceni est clair aux yeux de tous, la quête d’élections enfin transparentes, libres, équitables donc crédibles. Quel autre intérêt auraient en effet les communautés catholiques et protestantes autour de la Cenco et de l’Ecc de récuser Kadima si à leurs yeux il ne représentait pas un risque à ce vœu légitime d’élections non entachées de favoritisme, parce que trop proche d’un candidat en l’occurrence ici Félix Tshisekedi. Et ses liens sont avérés, authentiques, pas besoin de se cacher dans la production de je ne sais quelles preuves, ceux qui doivent le savoir le savent et ceux qui veulent le savoir le sauront. Si on ajoute là-dessus les pressions, intimidations et corruptions dont ils ont eu connaissance et qu’ils ont eu la décense de ne transmettre qu’au PR – ce n’est pas parce qu’ils les auraient obtenu les témoignages en secret que les faits cessent de représenter un lourd délit, on aperçoit davantage le piège. Les six autres confessions religieuses s’y sont assises en contrepartie des faveurs, postes, argent et autres assurances, mais cela éclaire au grand jour leur usurpation de la qualité d’hommes de Dieu.
        @ Ça s’est passé comme cela s’est passé, Catholiques et Protestants ont éteint l’incendie pour une meilleure image du pays se retirant en même temps de cette plateforme qui leur faisait honte avec tous ces intrus mais ne continuent pas d’en penser moins du danger qui guette les prochaines élections. Le comble est que des scribouillards fanatises ne voyant pas leur inquiétude auraient décrété que Catholiques et Protestants auraient dû se taire niant ainsi leurs charges de vigies spirituelles. Le danger que les prochaines élections ne soient pas libres et transparentes existe pourtant parce que dans le passé le président de la Ceni avait le dernier mot et celui-ci est un fidèle du pouvoir qui l’a imposé pour contrôler ce scrutin.
        @ Quand Bemba fait le vœu d’une Ceni forte qui a la main sur les recueils successifs des résultats plutôt que d’un président de la Ceni fort, on élude volontiers son allusion et ses craintes, pourtant c’est ce qui risque de se passer en 2023 si jamais le pouvoir en place était en difficulté. A bon entendeur…]

      2. NONO
        n’avez-vous pas honte de re-publier vos impertinences ci-haut, d’ailleurs déjà critiquées ?

  17. Le débat, c’est le respect de chaque opinion.
    Ressasser sans cesse le hors-sujet à chaque fois que quelqu’un émet une critique sur la conduite hasardeuse de notre pays par le régime actuel, c’est du fétichisme, et ça ne mène à rien.
    La liberté d’opinion est garantie par l’échange libre des idées et des informations.
    On a le droit de ne pas se gêner en écrivant des pamphlets, même subrepticement, à la gloire de Tshilombo et son régime. Cela ne vous donne aucune  » méta-expertise  ». Vous devez accepter que des critiques soient émises quand elles sont fondées sur des évidences factuelles ou induites.
    Bonne Année 2022 !

    1. Jo Bongos
      e bongo ko ressasser « fanatisme », « mashi a mu menu », « djaleloiste », etc. quand quelqu’un émet une critique sur les propos frivoles, analyses impertinents dans ce forum nde ezo mener quelque part ? Bonne Année na yo mpe !

      1. @Procongo,
        Nayebi Roger Bongos te. Tuna ye soki ye ayebi ngai. Mais pourquoi dois-je le connaitre ? Est-ce une personnalité célèbre ? Abetaka na Barcelone ou MCity ? Monsieur Nkashama nous a parlé de  » Afrique rédaction  ». Quand je google, je tombe sur ce qui semble un journal en ligne…Ya ngai nini ?
        Yo Propongo, oyebi Ma Mimi na Tonton Jammal ?

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