Nous nous épuiserons dans de vains efforts sans jamais atteindre le but ultime de notre Combat politique national car nous n’avons pas une connaissance exacte, précise, claire et distincte de ce but ultime

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Dr François Mpuila

Nous ne maîtrisons ni notre passé, ni notre présent, ni notre avenir: combien de Congolais savent réellement d’où nous venons, ce que nous sommes et où nous allons?

Maîtriser notre passé, c’est être enracinés dans notre socle du patrimoine ancestral et dans nos valeurs culturelles négro-africaines; c’est être préoccupé de la transmission de tout cet héritage aux jeunes par l’éducation familiale, les programmes à l’école, l’Etat et toute la société.

C’est inculquer à nos compatriotes la conscience patriotique et démocratique; apprendre l’histoire politique de notre Pays, l’héritage, les trésors et les acquis positifs accumulés par notre Peuple au cours de notre Combat national pour la libération et pour le progrès (Les Résolutions de la CNS); honorer la mémoire, les efforts, les sacrifices et le martyre des anciens en préservant précieusement les trésors qu’ils nous ont légués pour les enrichir de notre apport, les élever dans une synthèse supérieure et les appliquer.

C’est savoir nous enrichir des valeurs positives des autres peuples.

Maîtriser notre présent, tirer les leçons de la faiblesse intrinsèque de notre superstructure idéologique traditionnelle – superstructure idéologique pacifiste, négligente de l’aspect de l’auto-défense militaire et sécuritaire, mais élogieuse et prometteuse uniquement des valeurs humaines, politiques, morales et spirituelles – face aux peuples ayant une superstructure idéologique hégémonique, expansionniste, dominatrice et militariste.

C’est apprendre à nos compatriotes la nature de la tragédie congolaise, sa cause principale, ses causes secondaires, ses corollaires, son impact, ses répercussions et ses conséquences dans toute notre société, ainsi que les travaux et les résolutions de la CNS qui nous ont légué les fondements d’un Etat de droit réellement indépendant, souverain et démocratique moderne, c’est-à-dire la solution appropriée pour mettre fin de façon définitive et durable à la tragédie et placer notre Pays sur la voie du progrès.

C’est être intransigeant pour le profil de nos dirigeants afin que notre pays et notre Peuple soient gérés par un leadership de progrès; c’est apprendre aux compatriotes jeunes et adultes notre identité multiculturelle, notre géographie, notre position multi-géostratégique et géoéconomique; les ressources naturelles immenses et diversifiées et les potentialités économiques et industrielles considérables dont regorge notre Pays.

C’est préserver et promouvoir notre indépendance, notre souveraineté, l’intégrité de notre territoire, l’inviolabilité de nos frontières, le respect de nos lois par tous les compatriotes et tous les étrangers qui entrent dans notre Pays.

C’est nous libérer des chaînes de l’esclavage, de la colonisation et de l’aliénation en rejetant d’appliquer jusqu’à ce jour une constitution étrangère alors que nous nous considérons comme étant indépendants et souverains depuis plus de 60 ans.

Penchons-nous un instant sur notre avenir, c’est-à-dire sur le but ultime de notre combat politique national.

Une confusion profonde et préjudiciable à plusieurs égards règne jusqu’à ce jour dans l’esprit de nombreux compatriotes congolais sur l’objectif ultime de notre combat. A la question sur l’objectif ultime de notre combat, certains répondent qu’ils luttent pour faire de la RDC « un Etat moderne »; pour les autres, c’est pour instaurer « un Etat de droit » en RDC; pour les autres, c’est pour instaurer en RDC « un Etat de droit réellement indépendant, souverain et démocratique moderne et prospère ». Le 4ème groupe pense que « les trois notions sont des synonymes (des termes interchangeables, juxtaposables) et utilise indifféremment les trois notions: tantôt, l’Etat moderne; tantôt, l’Etat de droit; tantôt, l’Etat de droit réellement indépendant, souverain et démocratique moderne et prospère ».

Nombreux compatriotes ne savent donc pas avec exactitude où nous allons, notre destination, notre point d’arrivée. Et ce qui se fait sur le terrain démontre que nombreux compatriotes ignorent le point d’arrivée et posent des actes qui bloquent la démarche pour accéder à ce point d’arrivée.

L’objectif ultime de notre combat consiste à instaurer en RDC « un Etat de droit réellement indépendant, souverain et démocratique moderne et prospère ». Cet objectif ne se gagne pas par Lotto; ne tombe pas du buisson ardent comme par le hasard ou la chance ou par enchantement; ni ne sort de la terre comme une génération spontanée; ni descend du Ciel comme par miracle.

Comme le démontre l’Histoire des pays démocratiques et développés, il s’agit d’une valeur intransigeante pour y accéder, s’y maintenir et se promouvoir. C’est un défi noble, une valeur qui exige la mise en œuvre de beaucoup d’engagement, d’efforts et de sacrifices, de conditions, de valeurs, d’atouts, de mécanismes, de ressources humaines, politiques, morales et matérielles.

Nous avons déjà publié plusieurs articles sur la différence entre « un Etat » dans le sens moderne, « un Etat de droit » et « un Etat de droit réellement indépendant, souverain et démocratique moderne et prospère ».

Nous rappelons l’article en pièce jointe du 03 janvier 2017.

Fait le 19 décembre 2021.

 

Pour le Leadership National Congolais de Progrès
Dr François Tshipamba Mpuila
GSM et WhatsAAp: +32-493-325-104
Email: tshipamba.mpuila@yahoo.fr

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3 thoughts on “Nous nous épuiserons dans de vains efforts sans jamais atteindre le but ultime de notre Combat politique national car nous n’avons pas une connaissance exacte, précise, claire et distincte de ce but ultime

  1. « NOTRE PASSÉ EST OCCIDENTALE »!
    Dr Mpuila, scientifique éduqué avec des connaissances academiques occidentales devrait se souvenir d´une chose importante: Les congolais sont des êtres « HYBRIDES » mentalement mais sont des occidentaux sur le plan intellectuel.
    Notre « passé » commun est une invention d´un roi Belge qui est le fondateur de l´EIC. Ainsi, depuis plus de 100 ans, toutes les tribus congolaises rassemblées de gré ou de force dans l´EIC sont hybrides.
    Notez une chose étrange; vous ne trouverez jamais un chef de tribu congolais « chrétien ».. Tous les chefs des tribus gardent les connaissances ésotériques « africaines » et de plus en plus, on retrouve des universitaires ( comme mes oncles Kiamvu du Kwango) possedant un intellect occidental devenir des chefs coutumiers.
    Ceux d´entre nous qui sont nés après 1960, sont encore plus occidentalisés que leurs parents.. dès l´enfance, ils apprenent á lire et écrire en francais.. donc á la maison, ils retrouvent la « tradition africaine », tandis que dans la rue, les activités intellectuelles sont occidentales.
    LE CONGOLAIS, « ETRE HYBRIDE »
    Si nous acceptons notre condition d´être « hybride », admettons que le Congo issue de l´EIC n´a pour destin que celui de la démocratie, celui des droits de l´Homme, celui de la bonne gouvernance, celui de la démocratie parlementaire.. celui de l´Internet et de la science.
    Il est temps que cet être hybride puisse se décider d´intégrer activement le reste de l´Humanité en tirant profit de cette base intellectuelle occidentale.
    Vers la démocratie, et encore plus de démocratie..

  2. Cher Confrère Mpuila,
    @ Je mégote peut-être pour dire qu’à mon avis si c’est vrai que nous avons besoin d’une connaissance exacte, précise, claire et distincte de notre but ultime ce n’est pas tant la méconnaissance de celui-ci au niveau du peuple qui pose problème mais davantage toutes les ressources qui peuvent y concourir. Je m’explique : comme dans tous les pays, les Congolais aspirent depuis leur indépendance à un Congo « plus beau qu’avant ». Les moyens pour y arriver sont d’abord l’affaire de leur élite politique et intellectuelle et plus précisément les divers projets de société et surtout les programmes de gouvernement de nos pouvoirs successifs. Ceux-ci devraient se baser sur l’état réel du pays tel qu’ils le rencontrent quand ils accèdent au pouvoir mais aussi et surtout dépendre des leçons de notre histoire. Aujourd’hui on se retrouve plus souvent avec des leaders politiques qui semblent ignorer notre histoire et la place que notre pays y a joué.
    @ La politique n’est pas une science tout à fait exacte dans le sens où des programmes différents selon les sensibilité peuvent cheminer vers ce but ultime d’un Congo plus beau qu’avant mais personne d’entre elles ne peut y réussir si elle fait fi de notre histoire. Esclavage, colonisation, néo-colonialisme et dans notre cas un conflit sanglant génocidaire qui nous a vu en guerre avec des voisins parrainés par des puissances occidentales. A voir certaines décisions et choix du pouvoir en cours, on se demande si il comprend que pour gagner il y’a nécessité d’un post-conflit qui garantisse notre claire souveraineté. Notre pays est aussi gangréné depuis longtemps par des « anti-valeurs » genre corruption, impunité, détournements de fonds publics, népotisme, clientélisme tribal ; toutes pratiques qui appellent des instructions fermes et audacieuses et exigent un leadership réfléchi, responsable et courageux qui puisse d’abord recadrer nos us et coutumes par une restructuration experte de nos institutions et l’imposer par l’exemplarité. Ce n »est pas encore le cas, sommes-nous capables aujourd’hui de ce changement profond de gouvernance ? A plus…

  3. PS Confrère Mpuila,
    Permettez que je précise un point.
    Souvent lorsque je vous lis, je suis vite fatigué par vos propos que je trouve trop académiques : je veux dire des idées souvent intéressantes et même justes mais noyées dans un fatras à mon avis trop théorique. Certes vous n’êtes pas aujourd’hui dans la politique active mais vous restez un brillant penseur de notre champ politique. N’importe comment j’attendrais de vous des propositions claires et pratiques. Pourquoi pas comme le ferait un politique ou une équipe politique qui irait à la conquête du pouvoir nous brosser un « projet de société » d’un virtuel candidat qui selon votre sensibilité et vos convictions détaille plus pratiquement ce que vous voudriez que notre société atteigne que vous joindrez à un « programme de gouvernement » exhaustif mais pratique que vous souhaiteriez appliquer si vous arriviez au pouvoir. Tout cela vous l’avez déjà fait et écrit mais je voudrais que vous l’inscriviez dans une forme plus accessible au grand nombre. Voilà un peu…

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