Projet de développement de 145 territoires en RDC: Un autre échec en gestation?

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1. Clarification

Tongele N. Tongele

Nous avons reçu de nombreux courriels dans notre boite électronique avec des questions sur le projet de développement de 145 territoires en RDC. Certains nous ont posé la question: « Professeur, quels sont les détails de ce projet de développement de 145 territoires? Etes-vous consulté, avez-vous été consulté pour l’élaboration de ce projet? » D’autres, se référant à nos articles comme l’Extrait du Plan National de Développement pour la RDC (publié sur Congoindépendant, 11 Septembre 2020), et RDC 2021: Projets prioritaires de développement (publié sur Congoindépendant, 4 Janvier 2021), nous ont demandé si le projet de développement de 145 territoires en RDC est basé sur notre suggestion.

D’abord, nous remercions toutes celles et tous ceux qui nous ont écrit et nous ont posé ces questions, car cela témoigne de leurs soucis de voir la RDC décoller sur des bases solides de réflexion, planification et réalisation efficace des programmes, et non pas sur base des idées bizarrement confectionnées de toutes pièces pour sortir des sommes colossales d’argent qui se volatiliseraient rapidement dans des poches et comptes bancaires des individus par voies des détournements et vols. Ensuite, nous tenons à clarifier que nous ne savons rien de l’élaboration du projet de développement de 145 territoires.

Comme vous, nous avons aussi appris de ce projet dans les médias. Nous avons appris de cela à partir du commentaire posté sur le site de Radio Okapi le 22 Janvier 22 qui dit: Projet du développement à la base de 145 territoires de la RDC, le porte-parole du gouvernement a indiqué jeudi le 13 Janvier que le gouvernement a déjà rendu disponible près de 450.000.000 USD dans le budget 2022… Ce programme prévoit notamment: la construction des routes de desserte agricole, l’aménagement des centres de santé, l’aménagement des stations d’adduction en eau potable.

2. Ce projet sera-t-il un autre échec en gestation?

Comme vous, nous sommes aussi préoccupé que cette bonne intention, cette bonne idée, ce bon projet qui, en soi, pourrait faire quelque chose de bien pour les populations de la RDC, pourrait finir par échouer lamentablement parce que l’argent sera détourné et volé, et rien ne sera accompli, comme d’habitude. Cette crainte, cette préoccupation, que nous partageons en ce moment-ci est fondée sur des faits indéniables.

2.1. Les dirigeants Congolais sont des addictes et des malades d’argent

Comme des alcooliques et alcoolodépendants qui consomment d’alcool à tout moment, et ne peuvent jamais résister à consommer d’alcool même quand cela détruit leur santé, les dirigeants congolais sont des « argent-coliques », des « argents-dépendants », des « addictes d’argent », et ne peuvent jamais résister de voler et détourner l’argent dont ils ont la responsabilité de gérer. Un alcoolique ne fait que boire et consommer d’alcool même si cela ruine sa santé, son corps et son âme. Les dirigeants congolais ne font que détourner et voler l’argent du peuple et du pays, même si cela ruine le pays, rend le pays faible au point d’être dominé, envahi et pillé par des étrangers voisins et lointains. Les dirigeants congolais sont des malades mentaux d’argent. Quelqu’un pourrait me dire: « professeur, c’est une exagération ». Que celui ou celle qui pense que c’est une exagération puisse expliquer tous ces détournements et vols des millions, et des millions, et des millions d’argent de la RDC par les dirigeants de la RDC, détournements et vols qui ont réduit les populations de la RDC aux plus pauvres et misérables du monde, et qui ont fait de la RDC la risée du monde entier. Où sont les résultats des travaux de développement financés par des millions ou même des milliards de dollars américains du budget national décaissé chaque année en RDC?

2.2 Récent témoignage de la maladie mentale d’argent des dirigeants congolais

Vous avez vous-mêmes entendu ou lu le « Rapport accablant de l’IGF contre 5 services du ministère de la santé: PEV, PDSS, CAGF, PNSR et FDSS » publié sur le site de Radio Okapi le 13 Février 2022. Voici un extrait de ce rapport:

Concernant le programme élargi de vaccination (PEV)

L’IGF a noté plusieurs anomalies dans la gestion financière du PEV. Elle a cité notamment:

  • l’absence des justificatifs … des fonds d’un montant de plus de six millions de dollars américains retiré de 2016 à 2021 des comptes bancaires FBNBANK et TMB
  • l’absence des justificatifs d’utilisation du montant de quatre-cent-neuf mille dollars américains relatifs aux dépenses de prise en charges des prestataires dans les 500 sites de vaccination contre la COVID-19 en RDC
  • l’absence au PEV… des rapports financiers… pour plus de cent-vingt millions de dollars américains en 2018, plus de cent-quarante millions en 2019, plus de 80 millions en 2020.

Dirigeants congolais: vous êtes des malades mentaux d’argent! Vous êtes vraiment des méchants diaboliques et sataniques. Mais un jour, tôt ou tard, sur terre et après la vie sur cette terre, vous paierez pour ces atrocités économiques que vous commettez contre les populations congolaises. Vos actions ignominieuses ne resteront pas sans rétribution, car l’histoire de l’humanité n’est pas irrationnelle, et l’univers n’est pas intrinsèquement immoral.

Ce témoignage à travers le rapport accablant de l’IGF ne concerne que les détournements et vols des sommes colossales d’argent au ministère de la santé. Mais les mêmes détournements des sommes colossales d’argent ont lieu à la présidence de la république, dans tous les autres ministères, dans toutes les institutions et structures nationales de gouvernance et de gestion du pays. Et ce sont les mêmes malades mentaux d’argent qui sont supposés gérer les 450 millions de dollars américains dont le porte-parole du gouvernement a indiqué jeudi le 13 Janvier 22 que le gouvernement a déjà rendu disponible dans le budget 2022. N’est-ce pas là, devant nos yeux, un échec en gestation qui se forme?

3. Proposition pour réaliser efficacement le projet de développement de 145 territoires

Il y a plusieurs options viables pour réaliser le projet de développement de 145 territoires. Ces options ont des éléments communs et des éléments de différence. Mais nous présentons ici une de ces options. Elle est composée des éléments suivants:

3.1. Une entité extérieure pour gérer l’argent du projet de développement de 145 territoire

Il faut absolument que le gouvernement congolais puisse contracter une entité extérieure de renom pour la gestion de l’argent du projet de développement de 145 territoires, pour ainsi exclure tous les malades mentaux d’argent de la RDC. Concrètement, le décaissement de cet argent doit être exécuté et contrôlé par une entité extérieure de réputation internationale connue de tous pour la gestion transparente et efficace de ses propres affaires colossales. Donnons ici quelques exemples:

  • Caterpillar Inc: une compagnie américaine de construction des tracteurs et moteurs qui gère annuellement un montant d’environ 90 milliards de dollars américains
  • Boeing: une compagnie américaine de production d’avion qui gère annuellement un montant d’environ 95 milliards de dollars américains
  • Visa Inc.: une compagnie financière américaine qui gère annuellement un montant d’environ 68 milliards de dollars américains
  • Toyota: une compagnie japonaise d’automobile qui gère annuellement un montant d’environ 22 billions de dollars américains
  • Volvo: une compagnie suédoise d’automobile qui gère annuellement une somme d’argent d’environ 55 milliards de dollars américains.

Il y a beaucoup de compagnies privées internationales de grande renommée en matière de gestion (nous n’avons cité ici que quelques exemples) qui pourront facilement désigner un de leurs experts financiers pour gérer sans faille le montant d’argent du projet de développement de 145 territoires en RDC.

3.2 Processus du déploiement du projet de développement de 145 territoire

Ci-dessus, il est dit que ce programme prévoit notamment: la construction des routes de desserte agricole, l’aménagement des centres de santé, l’aménagement des stations d’adduction en eau potable. Voici un processus efficace à mettre sur pied pour le déploiement du projet:

  • L’Administrateur de chaque territoire forme une équipe locale qui identifie les routes de desserte agricole à réhabiliter, les centres de santé à aménager, les stations d’adduction en eau potable à aménager.
  • L’Administrateur du territoire et son équipe identifient les ingénieurs, les charpentiers, les menuisiers, les maçons locaux pour élaborer avec eux comment concrètement utiliser les populations locales, les ressources et les instruments locaux pour faire ces travaux.
  • L’Administrateur du territoire et son équipe recrutent les gens locaux pour faire ces travaux avec les moyens locaux (brouettes, machettes, bêches, haches, houes, etc., à fabriquer localement) et on peut acheter très peu d’instruments qui ne peuvent pas être fabriqués localement. Tout ce qui est tracteur, machine lourde, etc., est à écarter de ce projet. Tout ce qui est compagnie étrangère ou main-d’œuvre étrangère est à écarter de ce projet. Le projet de développement de 145 territoires doit se concentrer à utiliser les populations de chaque territoire afin que tout l’argent aille dans les familles et chez les populations de chaque territoire pour augmenter leur pouvoir d’achat.
  • En un mois ou deux mois, chaque administrateur du territoire et son équipe présentent leur plan de déploiement du projet de développement de 145 territoires à qui de droit. Le gouvernement national et les ministères qui sont tous à Kinshasa, payés avec des gros salaires sans rien faire, peuvent ne fut-ce qu’utiliser leurs ingénieurs et experts théoriciens pour revoir et faire des suggestions sur le plan d’action de chaque territoire afin que chaque territoire puisse améliorer son plan d’action. Et c’est là que doit se limiter l’implication des ministères et leurs agents.
  • Une fois que les plans d’action des Administrateurs des territoires et leurs équipes sont prêts, alors les travaux commencent sur le terrain. C’est à ce niveau-ci que commence le travail de l’entité extérieure contractée par le gouvernement congolais pour la gestion de l’argent de ce projet.

3.3 Rôle de l’entité extérieure pour gérer l’argent du développement de 145 territoires

  • L’entité extérieure aura déjà mis sur pied son propre mécanisme de contrôle et de vérification hebdomadaire et mensuelle des activités qui se déroulent dans les 145 territoires de la RDC.
  • L’entité extérieure va décaisser l’argent pour acheter les instruments de travail, les matériels de travail, et pour payer les travailleurs. L’entité extérieur va déployer son mécanisme pour suivre à la loupe que l’argent décaissé soit utilisé pour faire ce pour lequel l’argent est décaissé. Autrement, au cas où on ne voit pas que l’argent a fait dans l’immédiat ce pour lequel l’argent est décaissé, on arrête les gens concernés que l’on traduit directement en justice. Le résultat du jugement doit être rapidement publié afin que les coupables soient immédiatement condamnés au vu et au su de tout le monde.
  • L’entité extérieure va publier un rapport mensuel sur l’accomplissement des activités de chaque territoire, pour assurer la transparence et informer le public congolais.

4. Conclusion

Si le schéma décrit ci-dessus, au point 3, est suivi, c’est plus que garanti que le projet de développement de 145 territoires sera une réussite et deviendra un modèle du développement national à partir de la base. Nous avons aussi déjà mis au point comment appliquer et vulgariser ce modèle pour le développement de la RDC après la réalisation du projet de développement de 145 territoires. Pour la vulgarisation de ce modèle, la modification ne consistera qu’à remplacer l’entité extérieure de gestion de l’argent des programmes et projets de développement par l’entité ou par des entités locales congolaises. Des dispositifs sont aussi déjà mis sur pied sur comment réaliser ce remplacement. Mais pour le moment, il est nécessaire d’utiliser une entité extérieure de gestion pour gérer l’argent du projet de développement de 145 territoires. Le résultat escompté de ce modèle que nous présentons ici au gouvernement congolais sera un succès total. Car, même un début d’échec sera vite identifié et corrigé avant que ça ne soit trop tard. Et donc il n’y pas de chance d’échec si le gouvernement congolais applique ce modèle que nous avons ici proposé pour le déploiement du projet de développement de 145 territoires.


Tongele N. Tongele, Ph.D.
Docteur en génie mécanique et professeur d’Université aux USA
tongele@cua.edu

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19 thoughts on “Projet de développement de 145 territoires en RDC: Un autre échec en gestation?

  1. Professeur Tongele, votre génie mécanique est une lumière que le gouvernement congolais devrait s’en servir, d’ailleurs gratuitement, comme vous l’avez toujours gratuitement offerte à travers vos écrits. Une firme occidentale demanderait au gouvernement congolais de payer des millions de dollars américains pour recevoir une proposition comme celle présentée par professeur Tongele dans cet article, ou même parfois une proposition de moindre qualité et de moindre efficacité que celle de professeur Tongele, mais remplie des graphiques en couleur qui au fond ne signifient rien du tout. Est-ce que le gouvernement congolais s’intéresse seulement aux idées pratiques émanant des filles et fils de ce pays qui font son honneur à travers le monde ?

    1. Merci Alphonse. Les Congolais et descendants congolais à travers le monde ont compris qu’envoyer seulement de l’argent de survie en RD Congo ne fait que renforcer le confort des gouvernants congolais insouciants, voleurs et arrogants. Ainsi, ces Congolais et descendants congolais à travers le monde émettent des idées pratiques de développement à l’intention des dirigeants congolais, et en même temps conscientisent les populations de la RD Congo. Les dirigeants congolais doivent, pour leur survie et pour leur honneur historique, changer de mentalité et faire usage des idées qui sont en train d’être émises par les Congolais et ressortissants congolais à travers le monde. C’est clair que jusque-là, les dirigeants congolais sont aveugles par l’accumulation mafieuse des richesses et ne le font pas attention à ces idées qui leurs sont offertes gratuitement. Mais les populations congolaises sont aussi en train de se réveiller. Un jour va venir, peut-être plus tôt que plus tard, lorsqu’il y aura une harmonisation entre certains Congolais et descendants congolais de l’extérieur qui ne sont pas désintéressés par la course à l’enrichissement personnel et les populations congolaises, afin d’œuvrer pour rétablir le destin de la RD Congo d’être le moteur de développement de l’Afrique. En ce moment-là, ça sera un mouvement de changement et de développement qui va balayer quiconque voudra se placer à l’encontre.

    1. Merci Kowosangba. C’est avec respect que je m’incline aussi devant votre considération.

    2. Erratum: « … qui ne sont pas désintéressés… » est à lire « … qui ne sont pas intéressés… »

  2. L’idée est bonne, mais applicable seulement là où les structures de gestion sont formelles. Voici deux obstacles majeurs :
    1. Le gouvernement pour camoufler les détournements futurs va évoquer le principe de la souveraineté pour éviter que les structures fiables de gestion viennent épauler la réussite de ces projets. Parceque les amis au pouvoir sont venus pour s’enrichir et tous les fameux projets ne sont que des astuces pour décaisser de l’argent et voler ensuite, accepter la transparence dans la gestion signifier barrer la route au goût effréné’ de l’enrichissement sans cause. L’exemple du conseiller présidentiel qui a volé des millions de dollars destinés à la construction des écoles au Kasaï qui été pourtant dénoncé mais non traduit en justice en est une illustration.
    2. Les administrateurs du territoire non élus sont redevables à ceux qui les ont nommé, mis au centre de l’exécution des projets, ça sera une occasion de prouver leur recevabilité à leur maîtres en leurs confiant des projets fictif pour bénéficier de l’argent qui financera les prochaines campagnes électorales. Ma préoccupation est là suite, les chinois ont compris que seuls l’intelligentsia national était capable de bouster le développement et il y a une démocratie des intellectuels en Chine et les choses marchent, qu’attendent les érudits congolais pour tailler le chemin de la RDC dans le roch? Jean Léon Ngbengo : doctorant en économie de l’université catholique et secrétaire général académique de l’isp Yakoma

    1. Merci Jean Léon. Je partage tout ce que vous avez dit. Le principe de souveraineté nationale, si jamais c’est évoqué dans ce contexte de gestion de l’argent du projet de développement de 145 territoire, alors c’est purement irrationnel. La RD Congo engage des compagnies étrangères depuis son indépendance il y a de cela 61 ans, pour réaliser des projets dans le pays, et jamais la question de souveraineté nationale n’est soulevée. Les dirigeants congolais vont s’humilier devant les institutions financières étrangères, citons simplement la banque mondiale et le fond monétaire international, pour quémander des dettes, et le principe de souveraineté nationale n’est jamais un problème. Ça serait non seulement un faux argument, mais un argument malhonnête, si jamais le principe de souveraineté nationale est évoquée pour rejeter la proposition de gestion de l’argent du projet de développement de 145 territoire par une entité extérieure. Quant à votre deuxième point, l’administrateur du territoire ne sera pas le maitre du projet, mais plutôt le comité mis sur pied dans le territoire pour faire exécuter ce projet qui sera responsable des détails de l’exécution du projet. C’est le comité qui identifie les activités relatives aux objectifs du projet et ce sont les populations locales qui vont exécuter ces activités. Le décaissement de l’argent est exécuté et contrôlé par l’entité extérieure. Il n’y a donc pas moyen que l’administrateur du territoire puisse bricoler quoi que ce soit avec ce projet. Si la proposition est appliquée avec l’indépendance et la transparence qu’exige cette proposition, ni la présidence de la république, ni la primature, ni les ministères, moins encore les députes, sénateurs et gouvernements provinciaux, personne n’aura de la main mise sur l’exécution de ce projet. C’est un modèle simple conçu pour révolutionner le développement de la RD Congo à partir de la base, et le modèle automatiquement exclue toutes les avenues des détournements et vols.

  3. Sans entrer dans la polémique, je me permets de demander à notre frère Tongele de faire un effort pour descendre au pays pour aller soumettre ses réflexions et propositions aux responsables de ce programme dont il reconnaît le mérite. Continuer à dénigrer son pays de la sorte n’est pas une bonne option. Cordialement frère.

    1. Merci Elombe. Nous n’avons jamais dénigré la RD Congo, notre pays, la terre de nos aïeux, un pays à destin d’honneur et de gloire qui est déshonoré par ses propres fils et filles qui prétendent diriger leurs compatriotes pendant qu’ils ne sont en vérité que des rapaces et vautours. Comme nous avons dit en réponse a Alphonse, un jour va venir, peut-être plus tôt que plus tard, lorsqu’il y aura une harmonisation entre certains Congolais et descendants congolais de l’extérieur qui ne sont pas intéressés par la course à l’enrichissement personnel et les populations congolaises afin d’œuvrer pour rétablir le destin de la RD Congo d’être le moteur de développement de l’Afrique. En ce moment-là, ça sera un mouvement de changement et de développement qui va balayer quiconque voudra se placer à l’encontre.

    2. Ah bon, là où moi je vois Prof Tongele épingler ce qui ne va pas chez nous et proposer des projets clairs pour notre développement, d’autres trouvent qu’il « dénigre son pays ». Où est le schmilblick ? Certains ont voué tout leur être aux djalelos au monarque et n’ont plus ni yeux, ni oreilles, ni leurs têtes pour voir car ils ont décidé de ne pas voir. Quel malheur pour notre pays !

      1. PS
        Selon quelle valeur, relever ce qui ne va pas chez-nous signifierait « dénigrer le pays ». Les fanatiques ont cette malheureuse propension à dénoncer ceux qui portent un regard critique sur notre gouvernance oubliant du coup que ces derniers non seulement souhaitent pour la plupart que le mandat de Tshisekedi réussisse pour le bénéfice du pays et de ses habitants mais aussi que leurs critiques nous dévoilent ce qu’il y’a à changer dans les errements de notre gouvernance. A bon entendeur………….

  4. @ La crainte principale retenue par tous avec ce Projet de développement de 145 territoires est qu’il tourne en réservoir de cash pour nos hommes publics et parapublics comme dans tous les bons autres projets initiés dans notre pays et notre inquiétude est décuplée lorsque maintenant encore on découvre tous les jours une succession ininterrompue des millions détournés. Dans ce sens la proposition du Prof Tongele de confier le pilotage financier à une institution extérieure garantie de ce projet dont on nous dit que 450 millions sont déjà disponibles ne manque de justesse.
    Une autre contraire c’est celle du contenu lui-même du projet : a-t-il eté savamment étudié et planifié, a-t-on défini le calendrier, la faisabilité et les animateurs des actions concrètes à effectuer dans chaque territoire, à ce stade où en est-on avec la sensibilisation et l’éducation des populations en même temps ouvriers à ce qu’il y’a à faire, etc, etc ?
    @ Le coût total du programme est estimé à 1,66 milliards USD, financé principalement par les ressources du Gouvernement mais l’apport des partenaires est attendu, sont-ils déjà sollicités ? C’est un ambitieux et lourd projet utile pour améliore les conditions des populations rurales s’il est réalisé comme prévu. Routes de desserte agricole, forages pour l’adduction d’eau, construction d’écoles, de centres de santé, de marchés, de bâtiments administratifs et logements de fonctions… sont le réalisations prévues. Développement des infrastructures socioéconomiques de base, redynamisation des économies locales et rurales , renforcement de la gouvernance locale, développement d’un système d’information géo référencé pour le suivi du Programme sont les variables principales sur lesquelles repose le destin du programme. De quoi changer le cadre de nos régions et l’image encore moyenâgeuse de notre pays. A nos armes et à nos consciences !

    1. Merci Nono. Vous avez vu juste. La planification n’est pas d’intérêt aux dirigeants congolais. Quelle que soit la raison, le résultat des actions exécutées en vric-vrac en RD Congo c’est l’échec dû aux détournements et vols. Ma proposition est un modelé simple pour dire que les dirigeants congolais n’ont pas besoin des consultants occidentaux pour leur écrire des plans d’action avec graphiques en couleur comme l’a mentionné Alphonse, afin de réaliser correctement un petit projet comme celui de développement de 145 territoire. C’est un projet simple et facile à réaliser. Mais l’obstacle c’est la maladie mentale d’argent des dirigeants congolais. Les dirigeants congolais et les populations congolaises doivent voir et identifier la vérité en face. Ce n’est pas que les autres peuples sont plus intelligents ou plus performants que les dirigeants congolais et les populations congolaises. Non. C’est simplement que les dirigeants congolais sont malades et ne veulent ni reconnaitre la maladie ni accepter de se faire soigner de la maladie. Les autres dirigeants du monde sont aussi attaqués par cette même maladie d’argent, mais ils reconnaissent cela et prennent des dispositifs pour des soins préventifs et curatifs. L’un de ces soins préventifs est ce que j’ai proposé pour une gestion extérieure de l’argent du projet de développement de 145 territoire. Et j’ai aussi mentionné que j’ai élaboré des processus pour transformer ce modèle préventif en modèle curatif répétable pour des projets futurs afin d’assurer le développement à partir de la base. J’ajoute ici à Elombe que ce n’est pas nécessaire de descendre au pays, marche un pas, deux pas, aller frapper à la porte du président ou du premier ministre pour dire « me voici venu pour vous dire ce que j’ai toujours écrit et publié… » S’il faut aller physiquement pour communiquer des idées qui sont déjà bien connues à travers les écrits publiés, alors pourquoi perdre le temps d’écrire et publier ?

  5. La proposition faite par Professeur Tongele est simple, concrète, avec des étapes claires. On voit clairement qu’avec la proposition de Professeur Tongele, les 450 million de dollars prévus pour ce projet vont aller droit dans les familles et chez les populations de chaque territoire. Si la proposition de Professeur Tongele est adoptée et mise en pratique pour ce projet de développement de 145 territoires, ça sera probablement la toute première fois dans l’histoire du Congo-Zaire que l’argent décaissé du trésor national serve directement à augmenter le pouvoir d’achat des populations et non pas à l’enrichissement continuel des dirigeants politiques. C’est ça le vrai développement. Comme Professeur Tongele l’a toujours écrit, le développement consiste à mobiliser les populations des villages, villes et cités à faire leurs travaux par eux-mêmes pour développer leurs milieux et bénéficier des salaires et des résultats de ces travaux. Comme toujours, lorsque je lis Professeur Tongele, j’oublie mes doutes et hésitations, je reprends courage, je vois que c’est possible de transformer la RDC, mon pays, notre pays, en une puissance économique et industrielle en Afrique et dans le monde, par nous-mêmes. Merci Professeur Tongele, pour vos écrits toujours simples, pratiques et motivationnels.

  6. Cher Professeur Tongele,
    Si on accepte l’idée d’utiliser une entité extérieure de gestion pour gérer l’argent du projet de développement de 145 territoires, on devrait faire de même pour les autres activités menées par le gouvernement. Ce sont les mêmes dirigeants. Dans ce cas, il serait peut-être plus simple d’envisager une mise sous tutelle de notre pays. C’est ce que vous tendez à faire passer ici ?

    1. @Bongos,
      Si on commence par le sommet et les commanditaires bien-connus des surfacturations et detournements ayant conduit de projets similaires dans les bourbiers, mettre la RDC sous tutelle est le denouement logique de la these du prof. Qu’en deplaise au FATshiste Elombe!

  7. Dear Prof Tongele,
    Selon Mwando Nsimba, Ministre du Plan (voir la dépêche publiée sur le site) le Programme de Développement Local des 145 territoires sera assuré par trois Agences d’exécution recrutées par le gouvernement, le Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud)), le Bureau central de coordination (Bceco) ainsi que de la Cfef). Le Gouvernement aura lui la charge du suivi de l’exécution financière et technique du projet et un audit permanent de l’IGF aura lieu afin d’éviter toute dilapidation des fonds mobilisés. Que pensez-vous de cet encadrement qui, me semble-t-il, continuera comme pour les autres projets à être piloté par les Congolais, les organismes internationaux sus-cités ne seront là, à moins que j’ai mal compris que comme consultants, d’autant que le BCECO est un organisme public Congolais.

    1. Merci Nono, pour avoir porté à mon attention la déclaration du ministre du Plan, Christian Mwando Nsimba Kabulo, et pour m’avoir demandé ce que je pense de l’encadrement dont il est question dans cette déclaration. J’y ai répondu un peu plus en détail dans cette même rubrique de dépêche publiée sur le site. La conclusion à mon analyse (qu’il faut lire dans la rubrique dépêche) est celle-ci : la déclaration du ministre du Plan, Christian Mwando Nsimba Kabulo, signifie que le gouvernement congolais a délibérément décidé de répéter sa médiocrité connue du monde entier ; avec l’implication des malades mentaux d’argent du gouvernement congolais, ce projet est voue à l’échec. On ne développe pas un pays par prétention et arrogance. Non, pas du tout. Un pays se développe avec des dirigeants lucides et sages, qui comprennent leur capacité et leur limite. Ce qui n’est pas le cas en RD Congo, du moins jusque-là.

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