Affaire Beya (suite): Des questions sans réponses!

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Dimanche 13 février 2022. Arrêté le samedi 5 février, François Beya Kasonga, a totalisé huit jours de « garde à vue » dans un salon de l’Agence nationale de renseignements (ANR). L’alinéa 4 de l’article 18 de la Constitution congolaise limite la détention préventive à 48 heures. Huit jours après l’interpellation du conseiller spécial du chef de l’Etat en matière de Sécurité, le « dossier » tarde à entrer dans la « phase judiciaire ». L’ANR s’est-elle précipité à interpeler ce « flic » sans avoir réuni, au préalable, les preuves matérielles de l’action ou omission reprochée à ce dernier? En dépit de la communication – tardive? – faite par le porte-parole de la Présidence de la République, il y a plus des questions que des réponses. Les spéculateurs ont du grain à moudre. Le suspens entretenu par l’Agence nationale de renseignements a fini par rendre risible l’idée d’existence d’une conspiration. A tort?

Depuis l’arrestation de François Beya, aucun officiel congolais n’a articulé les mots « coup d’Etat » ou « tentative de coup d’Etat ». Sur les réseaux sociaux, en revanche, on n’entend que ça: « Coup d’Etat raté! » « Vrai-faux coup d’Etat! » « Coup d’Etat manqué! » « Coup d’Etat déjoué! » « Putsch manqué! ». Là où le bât blesse est que des opérateurs politiques se sont engouffrés dans cette brèche. Pire, certains médias n’hésitent pas à relayer des rumeurs.

Mercredi 9 février 2022, le média kinois « Non à la Balkanisation » de Jean-Pierre Kayembe Tatu affichait un titre racoleur: « Le président de la Cour constitutionnelle aux arrêts! » Plus surprenant, le bruxellois Jeannot Kabuya du média AK 243, est tombé dans le même « piège à sensation » en annonçant, le même mercredi: « Arrestation en cascade dans le dossier Beya ». Des noms? Silence radio. « Jeannot » a tenté maladroitement de dénoncer les fake news en parlant de « psychose ».

Conseiller spécial François Beya

C’est quoi donc un coup d’Etat? « Prise illégale et brutale du pouvoir par l’armée ou par une autorité politique bénéficiaire de son soutien », peut-on lire dans le lexique de Science politique, publié par Dalloz. Dans le lexique de droit constitutionnel (PUF), il est écrit que « le coup d’Etat se distingue de la révolution qui désigne un soulèvement populaire ».

De quoi s’agit-il au Congo-Kinshasa? Bien malin est celui qui trouvera la réponse. Depuis l’interpellation de François Beya, le samedi 5 février 2022, aucun officiel n’a parlé, expressis verbis, de « complot » ou « coup d’Etat ». Après plus de 72 heures de mutisme, la Présidence de la République a rompu son silence le mardi 8 février. « Il s’agit d’une affaire relevant de la sûreté de l’Etat, une matière de ce genre est de la compétence exclusive de l’agence nationale de renseignements (…). (…), dans l’état actuel des choses, on peut affirmer que les enquêteurs disposent d’indices sérieux attestant d’agissements contre la sécurité nationale », a déclaré Tharcisse Kasongo Mwema Yamba Y’Amba, le porte-parole. Aucune allusion au « Coup d’Etat ». Il a ajouté que « les enquêtes se poursuivent (…) à différents niveaux ».

L’ANR A-T-ELLE CONFONDU VITESSE ET PRÉCIPITATION?

Certains experts contactés par l’auteur de ces lignes sont formels. Pour eux, « par excès de zèle, l’ANR a confondu vitesse et précipitation ». En faisant quoi? D’après eux, la prolongation du délai légal de garde à vue incline à conclure que l’Agence « n’avait pas réuni les indices irréfutables de culpabilité au moment de l’arrestation » de François Beya.

Un des experts d’expliquer que l’ANR est un service de sûreté nationale. « A ce titre, elle a une mission de surveillance sur les menaces qui planent sur la sécurité nationale. Elle recueille chaque jour des informations sur ces menaces. Des informations qui deviendront des renseignements après analyses et recoupements ». Pour cet expert, l’ANR devait réunir les indices de culpabilité à charge de Beya avant et non après l’arrestation. « Le dossier Beya a un arrière-goût de précipitation », martèle-t-il. Traduction en français facile: les hommes de l’administrateur général Jean-Hervé Mbelu Biosha « ont commencé là où ils devaient terminer ». Procès d’intention?

Il n’est pas sans intérêt d’ouvrir une parenthèse ici. Dans son ouvrage intitulé « Je ne renie rien. Je raconte… », paru en 2006, aux éditions L’Harmattan, Me José Nimy Mayidika Ngimbi évoque notamment ses souvenirs de conseiller spécial du président Mobutu Sese Seko en matière de Sécurité. C’était au lendemain du discours présidentiel du 24 avril 1990 annonçant la restauration du pluralisme politique.

LES SOUVENIRS DE ME NIMY

A la page 467, l’auteur écrit: « Je me dis aujourd’hui qu’en acceptant cette fonction de conseiller spécial, j’avais commis une erreur politique grave ». Il poursuit: « A la fin de chaque semaine, mes analystes me remettaient à l’intention du chef de l’Etat ce que nous appelions ‘l’état de l’opinion’: un compendium saisissant de ce que pensaient les Zaïrois sur l’évolution de leur pays et la qualité de leurs dirigeants ».

A la page 472, on lit: « J’avais désigné le professeur Ilunga Kabongo pour exercer à mes côtés les fonctions de chef de cabinet. (…). J’avais été un jour surpris d’entendre le président Mobutu me dire: ‘Nimy, on m’a signalé que tu as pris un chef de cabinet (Ilunga Kabongo) qui est un membre de l’UDPS’. Un autre jour, le Maréchal dit avoir reçu des informations selon lesquelles Nimy serait le conseiller juridique d’Iléo Songo Amba (vice-président du PDSC), ancien mobustiste passé à l’opposition ». Fermons la parenthèse.

Mardi 8 février 2022, le directeur de cabinet du président Felix Tshisekedi, Guylain Nyembo, a désigné Jean-Claude Bukasa pour assurer, à titre intérimaire, les fonctions de conseiller spécial en matière de sécurité. L’homme faisait partie des « assistants principaux » de Beya. La page « Fantomas » est sans doute tournée à cette fonction. L’affaire, elle, continue à susciter des questions. Des questions qui restent sans réponses.


Baudouin Amba Wetshi

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24 thoughts on “Affaire Beya (suite): Des questions sans réponses!

  1. Cher B.A.W,
    Ici même, sur votre site-journal en ligne, un enseignant belge d’origine congolaise nous a informé qu’Il n’ y a plus de secret parce qu’à ce jour, on en est au 28ème coup d’Etat dénombré et tenu en échec.
    On devrait peut-être chercher chez lui des réponses à toutes ces questions qui restent sans réponses.
    Tshilejelu beee…

  2. Laissons les enquêtes se poursuivre au lieu de tomber dans le piège de la spéculation et de la désinformation. Si Beya est encore aux mains de l’ANR, ceque les questions auxquelles il doit répondre sont nombreuses, le reste n’est que conjecture. Les spécialistes auxquels BAW fait allusion parlent de leur expérience alors qu’ils n’ont pas accès au dossier. D’ailleurs, au Congo tout le monde est expert ou spécialiste de quelque chose. Si on ajoute notre propension à l’auto-destruction, nous pouvons dire que l’avenir de ce grand pays est incertain. 28 tentatives de coup d’état à l’espace de trois ans, il faut vraiment avoir la tête dans les étoiles pour croire à ces genres de fables. Mais bon, que voulez vous, ainsi va le Congo.

  3. La machine udps est bloquee, it’s indeed broken. Voila ce qui advient quand on remet le pouvoir a un individu ou a un groupe d’individus tres mal prepares a diriger la nation. L’udps est poussee par la haine , l’immaturite et la legerete pour solutionner des affaires si sensibles. L’anr est rempli des arrivistes venus de partout et qui n’ont aucune notion sur les renseignements. De nos jours,Les kamwina nsapu se sont transformes en wewa, aucun doute que certains d’entre eux sont des agents de l’anr, mashi ya mu menu oblige. L’anr a honte de demander a M. Beya de retourner chez lui car ce dernier qui n’est pas un amateur va refuser il voudra savoir pourquoi il est la. Les supporteurs de ce regime devraient vraiment avoir honte devant tout ce qui se passe dans l’udps. Qui peut encore credibiliser l’anr d’aujourd’hui qui n’est qu’une copy conforme de l’anr kabila?

  4. Cher BAW,
    « Affaire Beya des questions sans réponses », ne vous êtes pas trompé à broder sur les réactions du public plutôt que de poser la question à qui de droit càd l’ANR et votre papier aurait été eu plus de sens ? J’ai l’habitude de ne pas me satisfaire de ce genre de circonlocutions…
    1° Des questions posées par qui et des réponses à attendre de qui ? L’ANR a arrêté François Beya pour suspicion appuyée (la Présidence nous l’a confirmé) des activités contre la sureté nationale mais continue à l’auditionner au-delà des 48h autorisées pour une garde à vue, la phase judiciaire logique dans ce cas attendrait toujours. « L’ANR se serait-elle précipité à l’interpeler sans avoir réuni, au préalable les preuves matérielles de ses accusations » et nous voilà devant des questions sans réponses., un suspens dont elle est entièrement responsable c’est donc à elle qui est en même temps légitimée par le pouvoir et non à je ne sais à quels spéculateurs qui ont tout à fait le droit de douter de la fameuse conspiration dont on accuse Beya…
    2° Mutatis mutandis s’il s’agit d’une affaire relevant de la sûreté de l’État qui est de la compétence exclusive des services de renseignements, il n’y a pas trop à ergoter ou pas sur un « coup d’État » qui attire légitimement la population et la presse mais à l’ANR de formaliser ses enquêtes et à nous dire ce qu’elle veut bien nous en dire. Du coup votre article qui s’acharne sur les réactions des Congolais n’a pas de destinataire ici, c’est à vous en tant que journaliste de chercher à recueillir les informations que vous pouvez. Ainsi ce que vous dites ici de l’ANR confirme bien qu’elle est la première destinataire de votre papier : « Affaire Beya : des questions sans réponses de la part de l’ANR » aurait été la formulation exacte de votre question. Pour le moins, notre ANR (et le pouvoir avec) sont coupables de quelque légèreté, dirons-nous !

    1. Cher Monsieur Nono,
      Je n’ai pas l’habitude de « broder sur les réactions du public ». D’ailleurs, vous n’avancez aucun argument à l’appui de cette thèse pour le moins fantaisiste. Pour votre information, les agents de l’ANR sont des OPJ (Officiers de police judiciaire). A ce titre, ils sont habilités à : 1. constater l’infraction; 2) identifier l’auteur; 3. rassembler les preuves. 4. Transmettre le dossier au ministère public pour des poursuites éventuelles. L’interpellation du justiciable doit être l’aboutissement et non le commencement d’une investigation. Le législateur a fixé la « garde à vue à 48 heures » parce que ce laps de temps a pour but de confronter le suspect avec les preuves. Prenez la peine d’argumenter pour démontrer vos affirmations. Je suis un journaliste. Dans cette profession, la recherche de la vérité est et reste la règle fondamentale.
      Salutations cordiales
      B.A.W.

      1. Cher Monsieur BAW,
        1. Désolé, en vous lisant je me trouve comme devant un quiproquo qui est hélas de votre fait !
        2. Ne nous trompons pas en effet, à moins de m’être mal exprimé je n’ai eu nulle part l’intention ni d’influencer votre ligne éditoriale ni de vous contester votre liberté d’opinion. J’ai juste tenté de décrypter vos propos mais sans aucune prétention d’avoir un quelconque monopole de vérité. Ainsi vont débats et opinions !
        3. Et avant tout je n’avais aucune thèse à défendre et surtout pas celle de prendre faits et causes pour je ne sais quel spéculateur. J’ai regretté que selon moi vous ayez davantage destiné votre exposé aux lecteurs plutôt que l’adresser à l’ANR à qui échoit la compétence dans cette affaire importante d’atteinte à la sureté nationale. Ce n’est pas facile mais comme je l’ai dit, moi je ne me satisfait pas de circonlocutions : pour introduire ou développer votre sujet je vous ai lu « broder sur les réactions du public tout compris ».
        4. Bref, en toute méconnaissance de faits je n’avais aucun argument à fourbir sinon celui que tous les deux avons remarqué : le doute sur les assurances qui ont amené à l’arrestation de Beya, une possible précipitation de l’ANR comme vous l’avez verbalisé, vu le temps que ça prend pour passer à la phase judiciaire. Voilà !

  5. Merci Mr Wetshi pour votre analyse de cette affaire Beya.
    FREE FRANCOIS BEYA KASONGA
    dim. 13 févr. 21:49 (il y a 15 heures)
    À moi, cci : chairperson, cci : Admin, cci : mbachelet, cci : sgcentral, cci : ACSKinshasa, cci : ambrus_drc, cci : chinaemb_cd, cci : knsha, cci : ambassade.britannique, cci : delegation-dem-rep-of-congo, cci : cad.kinshasa-amba, cci : info, cci : emb.sec.kinshasa, cci : ambassaden.kinshasa, cci : hoc.kinshasa, cci : amb.kinshasa, cci : kinshasa, cci : mdangolakin, cci : embaixada.rdc, cci : rsaembassydrc, cci : ambacokin, cci : ambacirdcongo, cci : ambacamkinshasa, cci : kinshasa, cci : rcaembassy.rdc, cci : rdc.rcaembassy, cci : ambaga.rdc, cci : ambagabrdc, cci : rdcambassadedugabon, cci : ghanaemkin, cci : nigeria.kingston, cci : nigemb, cci : consul.amb, cci : swedenoutreach, cci : brazil, cci : chicago, cci : cecoscenco, cci : nsholedonat, cci : fridolinambongo60
    8e JOUR DE DÉTENTION ARBITRAIRE DE FRANÇOIS BEYA KASONGA
    Une semaine vient de s’écouler depuis l’arrestation de Mr François BEYA KASONGA, conseiller spécial du chef de l’Etat Félix TSHISEKEDI en matière de sécurité, par les services de renseignements ANR et DEMIAP le samedi 5 février 2022 à Kinshasa.
    Ce n’est qu’en date du 8 février 2022 que la présidence Tshisekedi, par le canal de son porte-parole, a évoqué son arrestation indiquant qu’elle faisait suite à des « agissements contre la sécurité nationale », sans aucun autre détail.
    Il est tout de même surprenant, au vu de son statut de haut fonctionnaire, qu’il n’y ait toujours pas de clarté sur les motifs de son arrestation pendant que le Président a toujours prôné l’Etat de droit. L’Etat de droit, c’est également savoir pourquoi l’on est arrêté. Comment comprendre qu’un homme de sécurité soit arrêté du fait de faire son travail ?
    A ce jour, il n’y a toujours pas d’acte d’accusation qui explique les raisons menant à cette arrestation, ce qui pose question tant sur la réalité que sur la véracité des faits qui ont justifié une telle privation de liberté. On peut également se demander si la Présidence TSHISEKEDI et les services de renseignements ont mesuré les conséquences de cette arrestation tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du Congo.
    En l’absence de charges concrètes contre François BEYA KASONGA, les spéculations selon lesquelles il est sacrifié par le Président dans le cadre d’un conflit minier concernant un autre conseiller présidentiel, Fortunat BISELELE, prennent une ampleur considérable.
    Plus étonnant encore, nombreux articles de presse dont la tribune de Collette Braeckman du 10 février 2022 « RD Congo: l’«affaire Beya» attise l’inquiétude et les rumeurs à Kinshasa » dans le journal le Soir, soulignent que Fortunat BISELELE est un protégé de l’épouse du Président, Denise NYAKERU.
    S’agissant de l’audition de François BEYA KASONGA, Me Georges KAPIAMBA, Président de l’Association Congolaise pour l’Accès à la Justice (ACAJ) affirmait le 12 février 2022 dans la presse qu’elle avait commencé à l’agence de renseignement ( ANR), avançant qu’elle se passait dans les règles de l’art. Or, aucune audition n’a été réalisée à ce jour. C’est à se demander quelles sont les intentions de Me KAPIAMBA en confirmant une fausse audition à la presse. Il ne fait qu’ajouter au manque de crédibilité des charges portées contre François BEYA KASONGA. Sur la base de quels éléments affirme-t-il qu’une telle audition a eu lieu ? Était-il présent ? Si non, c’est à tout le moins interpellant de la part d’un défenseur des droits de l’Homme…
    Mr François BEYA KASONGA a mis ses compétences, expérience et relations au service du Président TSHISEKEDI et du Congo. C’est un homme brillant, réfléchi, discret et respectueux des règles qui a accompli un grand travail pour la République qu’il a toujours servi avec loyauté et passion. Par conséquent, il est en droit d’être représenté par un avocat de son choix et d’être éclairé sur les motifs précis de son arrestation. A défaut, le respect des lois de la RDC commande sa libération immédiate et inconditionnelle sans délais.
    Kinshasa, le 13 février 2022
    Team Free François Beya Kasonga
    freefrancoisbeyakasonga@gmail.com

  6. @ Permettez svp ce presque hors-sujet, je le trouve important et n’ai trouvé nulle part où le placer. Il s’agit des propos de Kagame qui menace de venir mettre de l’ordre dans notre pays.Toujours égal à lui même convaincu de sa toute puissance il menace de venir s’occuper des ADF, des FDLR mais au delà, de nos FARDC et des troupes ougandaises que nous avons accueillies car ils feraient n’importe quoi au risque de piétiner sur ses plates-bandes rwandaises. On a vu en plein complot d’atteinte à la sureté de notre pays avec l’affaire Beya nos éléments de la GR parader en marche d’endurance pour prouver leur loyauté au Chef et dissuader tous les ennemis de notre pays, y compris les Rwandais(?) qui s’aventuraient sur notre sol.
    @ Les propos de Kagame ont été publics et à dessein largement diffusés pour que les Congolais en prennent connaissance, ils méritaient donc un traitement journalistique et certains organes de presse sérieux ont pris le courage de s’en charger… L’occasion de rappeler une fois de plus qu’un de nos graves malheurs à nous Congolais c’est d’avoir eu à la tête de notre pays depuis deux décennies, d’abord un vrai cheval de Troie rwandais, ‘JK’, qui laissait faire souterrainement Kagame tout le mal qu’il voulait au Congo, et ensuite un ignorant naïf, Tshisekedi, qui a accepté de nouer des liens d’amitié et de soumission avec Kagame croyant y trouver des gages de son maintien alors que Kagame est un diabolique ennemi du Congo dont il a besoin pour abonder son budget. Sa méthodologie politique se fonde sur leur « ubwenge » atavique qui est une pratique forcenée du mensonge face à l’altérité. Quant à notre PR; aurons-nous tort de nous demander où trouver quelqu’un d’autre que la population pour le convaincre qu’il fait fausse route, pis qu’il y trahit la Nation Congolaise toute entière ? La suite..

  7. Le fait est rare pour qu’on soit obligé de le souligner; il s’agit ici de la sanglante réponse de BAW à un certain Nono, l’un des nombreux baveux qui écument cette rubrique en racontant leur vie. La plupart de ces énergumènes sont souvent hors sujet. Ils eructent leur venin de la haine à chacun de leur crachats nauséabond. Il y en a marre de voir n’importe qui écrire n’importe quoi sous prétexte d’user de sa liberté d’expression. BAW est un journaliste chevronné, responsable et respecté, il est inaccessible qu’un quidam qui va puiser ses fake news dans les caniveaux se permettent de lui manquer du respect. Les Raz, Nono et autre Kum comprennent que cette rubrique est réservée à ceux qui ont quelque chose de sensé à dire. La vacuité de leurs écrits abaissent le niveau du débat. Ne perdez pas votre temps à me répondre, restez dans votre trou d’où vous continuerez à ressasser vos illusions perdues.

    1. Cher Elombe,
      Je me suis adressé à BAw et il a eu le courage et l’élégance de me répondre. A mon tour je lui ai répondu.
      Selon vous j’écrirais n’importe quoi et manquerais de respect envers mes interlocuteurs. Que vous répondre sinon que je ne lis de vous que d’interminables et inconditionels djalelos envers le pouvoir en place. Je laisse donc aux intervenants de CIC de déduire celui qui d’entre nous se rapproche de la vérité sur la situation du pays. Quant à ce que pense BAW de mes propos, laissez-le seul en juger au lieu de vous ériger comme de coutume en donneur de leçons peu convaincant. A bon entendeur…………..

      1. Cher NONO, votre élégance et votre sagesse m’impressionnent. Si j’étais à votre place, j’aurais peut-être eu à faire usage des propos proportionnés à ceux utilisés pour vous insulter. Or Nono, c’est l’un des brillants intervenants, qui de surcroît qui tournent la langue 7 fois avant de parler. Nono ne dit pas n’importe quoi. Jamais par le passé je n’ai trouvé des propos déplacés, encore moins insultants signés Nono. Et ce, même quand il n’est pas d’accord avec une situation. Mais grande est mon indignation de vous voir traiter comme un vulgaire Kuluna par un compatriote manifestement taliban. Et c’est tout ça la problématique de l’éducation de base des supporters et/ou des membres du défunt parti UDPS. Bango, #Bafinga batala te#, et en toutes les langues.
        Chez eux, le nombre des diplômes universitaires, même vrais, ne joue aucun rôle!!! Ceci est un grand malheur pour la pauvre RDC, dont une partie de l’élite considère la politique comme une religion. Pour eux on nait, on grandit et on meurt en adorateurs des Tshisekedi, et malheur aux non-croyants. Eza pasi.

    2. PS
      Pour vous tout va bien dans le pays sous le règne du mulopwe Tshilombo et tout ce qu’on lui reprocherait relève de la haine, de la jalousie et du tribalisme. Avec ça vous prétendez en savoir plus que tout le monde : avouez que c’est un peu court. Quant à moi, aussi longtemps que CIC me le permettra, je continuerai à juger la gouvernance du pays à l’acte selon mon bon sens et mes convictions patriotiques. Je ne crois pas que cela est un manque de respect ni un dévoiement de la liberté démocratique d’opinions.

    3. @ Elombe: D’accord, mais ce forum ne devrait pas non plus vous servir de pupitre de Culte- FATshiste et negation d’evidences pimpantes de sa Kleptocracie – inbue d’escrocs dans son orbite.

  8. Tshilombo-Pétain se moque de ses Fanatiques aveugles qui l’encessent jours et nuits non stop par coterie tribale ou pour lui plaire et bénéficier de ses faveurs… Hier il (un Pseudo Socialiste Progressiste) a fait sensation en roulant carrosse en plein Kinshasa la poubelle dans son nouveau petit jouet (Une VANDERHALL VENICE pimpante neuve) à 3 roues dans un pays mort et enterré selon ses propres dires alors que le PEUPLE KONGOLAIS dans son ensemble est appauvri, esclavagisé pauperisé, clochardisé, tué, violé, déplacé de ses terres par les Occupants Banyarwanda qui l’ont nommé président protocolaire sans IMPERIUM (Effectivité du Pouvoir), ce PEUPLE jadis grand et respecté meurt quotidiennement comme des mouches et insectes sans valeur, sans qu’il (FATSH BIDON) décrete ne fût ce qu’un seul jour de DEUIL NATIONAL, sans mettre le DRAPEAU d’Occupation Rwandaise en berne, sans même adresser ses condoléances aux familles éplorées, cette attitude désinvolte ne sied pas à un prétendu Chef de l’État (Homme d’État) qui n’est qu’une gentille marionnette du Rwanda, Ouganda et Communauté Internationale… Le fameux COUP D’ÉTAT sans soubassements militaires contre un pouvoir protocolaire n’est qu’une simple RÉVOLUTION DE PALAIS de l’Udps Familiale… Il est écrit « Ne vous y trompez pas: on ne se moque pas du Véritable Dieu Tout-Puissant. Ce qu’un homme aura semé, il le moissonnera aussi au centuple »… RÉVEILLEZ-VOUS…. RENDEZ-VOUS ce 17-18 Février à Bruxelles👊✊… SOYONS NOMBREUX.. ATANDELE MOKILI EKOBALUKA NKOKO ADOU ELENGA AYEMBA … Ainsi soit-il… INGETA

  9. Jacquerny,
    Il ne s’agit pas ici de culte de quoi que ce soit mais du pays. Les critiques envers Tshisekedi et son gouvernement sont légitimes, ce qui est inacceptable, c’est cette propension à toujours dépeindre le Congo comme un enfer sur terre, ça je m’y opposerai chaque fois que nécessaire. Il y a des gens qui sont mort pour ce pays, ils ont sacrifié leur jeunesse leur famille, donc ce combat doit nous rappeler que rien n’est acquis. Je ne suis pas manichéen, si le pouvoir actuel qui n’est pas parfait entreprend des bonnes actions de mon point de vue, j’applaudis, dans le cas contraire, je critique tout ayant à l’esprit le fait que je ne détiens pas la vérité révélée. Ceux qui prétendent que Tshisekedi ne fait rien doivent présenter une alternative parce que Tshisekedi n’est pas parfait. Ce pays ne lui appartient pas à lui tout seul. Je déteste le fanatisme dans lequel les congolais se complaisent en longueur de journées. L’amour de ce grand pays nous recommande la tolérance. Ce n’est pas souvent le cas dans cette rubrique. Tout est relatif disait un grand physicien. Il raison gardée.

    1. Cher Elombe, permettez-moi de vous dire que vous avez tout faux, et ce, sur toute la ligne. L’amour que nous portons pour notre pays doit nous pousser à dénoncer tout les méfaits du régime Tshisekedi, comme nous l’avons fait avec le régime Kabila. Cela s’appelle la constance. J’ignore où vous vivez, mais moi j’ai la chance de travailler au nations unies et je sillonne le Congo profond. Quand je vois la misère dans laquelle croupit notre population, je ne peux pas me taire.
      1. quand je vois que ce peuple déjà paupérisé se fait encore voler son argent à travers la RAM, une taxe parfaitement illégale et dont à ce jour on ignore la destination, je dénonce avec la dernière énergie!
      2. Quand j’apprends que le budget de la présidence de la république va atteindre cette année 2022 la bagatelle de 273 millions de USD, rien que pour entretenir la cour de Tshilombo et de ses amis mikilistes, alors que les besoins en investissement dans le pays sont immenses, je dénonce avec la dernière énergie!
      3. Quand j’apprends que la présidence de la république passe commande pour, tenez-vous bien, 58 millions de USD (marché de gré à gré qui plus est), pour acheter des véhicules qui seront parqués dans tous les sites présidentiels à travers le pays (où ils prendront la poussière car ils ne seront utilisés que très rarement), pendant que le pays manque même des ambulances pour évacuer dans les hôpitaux nos compatriotes blessés et morts électrocutés dernièrement à Matadi Kibala, je dénonce avec la dernière énergie! Pour votre gouverne, ces compatriotes ont été pris dans les bus 207, appelés « esprit de mort »
      4. Quand j’apprends que le pays a décaissé près de 400 millions de USD pour le programme des 100 jours, 138 millions pour Tshilejelu, tout cela sans aucun impact visible. Et que le Gouvernement s’apprête encore à nous enfariner avec le programme des 145 territoires, je dénonce avec la dernière énergie.
      Face à cette misère que ne dit plus son nom, se taire, c’est faire le jeux des oppresseurs et des jouisseurs. Quittez le fanatisme et revenez à la raison. C’est la seule façon d’aimer ce pays.

      1. @chester
        Permettez que j’ajoute fût ce un seul point 5 ! Quand on voit notre Chef de l’Etat traiter en « frère » Kagame du Rwanda (et en même temps Kaguta d’Ouganda) à qui il vend gratis notre territoire et nos minerais alors qu’il est un réel ennemi de notre pays qui nie le génocide qu’il nous a fait subir, nous voilà en droit légitime de nous demander si nous avons devant nous un Magistrat suprême avisé ou plutôt un minable et naïf traitre à la Nation en quête de je ne sais quelles garanties à son maintien…

      2. Est-ce que akoyoka yo? That’s the question!
        Car les adeptes de la secte maffio-tribalo-msytique dénommée udps ont horreur de recourir à la raison toutes les fois que cette démarche mettrait en cause la Trinité tshisekédiste.

    2. « L’amour de ce grand pays nous recommande la tolérance. Ce n’est pas souvent le cas dans cette rubrique. Tout est relatif disait un grand physicien. Il faut raison gardée » Si la tolérance commandée par l’amour de notre pays nous impose de ne pas parler de ce qui n’y va pas, à caresser toujours dans le sens du poil ce que fait le pouvoir en place, ce n’est plus l’amour du pays mais un culte à la personnalité dont vous ne voulez pas, une démission coupable face à nos devoirs citoyens. De plus ne faudrait-il pas se demander que représente la tendance illégitimement critique affichée dans Opinions & Débats que vous dénoncez ? Une opinion minoritaire ou partagée par de nombreux Congolais avisés? Voilà selon moi où il nous faut réellement raison gardée. Ce ne sont pas les djalelos au pouvoir en place qui ont manqué dans notre pays, une vielle coutume que les Congolais ont dénoncé depuis des décennies, devons-nous poursuivre dans ce sens , continuer à relativiser sans discernement ?

  10. Une autre digression, si vous permettez…
    CIC n’a pas trouvé indispensable d’en parler mais est-ce pourtant peu important d’en faire part à ses lecteurs et aurais-je tort de le placer ici en parenthèse ? A chacun d’en juger…
    En effet pendant que Fayulu sollicite – en fait plus symboliquement et administrativement sans garantie d’efficience politique – l’investissement de l’UA pour des élections crédibles dans notre pays accusant au passage Tshisekedi d’avoir caporalisé la CC et la Ceni pour contrôler à sa guise le processus électoral, la Ceni est au cœur des contestations pour surfacturations &, manipulations. Le ministre des Finances Nicolas Kazadi faisant partie du gouvernement qui a nommé Denis Kazadi à la tête de la Ceni accuse ce dernier d’avoir surfacturé ces besoins et lui refuse pour le moment les montants réclamés. Ce sujet qui titille le pouvoir en place est publique bien identifié, est-il moins important ? On lit ici et là de bonnes et légitimes réactions mais encore un silence radio partisan et pour le moins suspect voire peu professionnel pour notre cher congoindependant.com ou alors sa liberté élémentaire d’opinions et des choix de ses sujets ? La suite…

  11. Mr Chester,
    Croyez-moi ou pas, comme vous je souhaite ce qui peut être le mieux pour notre pays. Je mets sur le compte de la passion et de vitalite démocratique nos petites polémiques. Vous qui travaillez dans une institution internationale, vous avez un aperçu général sur l’environnement géopolitique dans monde. Vous ne pouvez pas dire objectivement que le Congo est le pays le plus mal loti en terme sécurité ou de mauvaise gouvernance. Les problèmes existent dans notre pays comme partout au monde, Tshisekedi n’est pas irréprochable, ce pays ne lui appartient pas à lui tout seul comme je l’ai dit, mais évitons de tomber dans la caricature et le simplisme, notre pays mérite mieux. C’est cette vision binaire des choses qui obscurcie souvent notre jugement. Le manichéisme ne permet pas la lucidité dans le jugement. Il faut souvent prendre un peut de recul. Tout est relatif mon frère. Personne ne detient la vérité absolue. Nous devons faire preuve de modestie. Fraternellement.

  12. « Le manichéisme ne permet pas la lucidité dans le jugement. » C’est bien beau de le proclamer encore faut-il le pratiquer. Relisez-vous attentivement de temps à autre et vous constaterez que plus souvent vous atterrissez dans des djalelos gratuits envers le pouvoir en place, vous relativisez toujours tous ces dérapages que vous accompagnez des accusations de haine, de jalousie et de tribalisme (sic) sur tous ceux qui se montrent un tant soit peu critiques envers la geste de Mulopwe Tshisekedi. Je ne sais ce qu’en pensent les autres mais moi c’est le constat que je fais sur la plupart de vos écrits, le rejet du manichéisme que vous appellez de vos vœux est au contraire le fond de votre attitude plus souvent partisane, de plus toujours en donneur de leçons.

  13. Et n’oubliez pas que plus que vous pouvez penser, les Congolais avisés et patriotes sont pour que le mandat de Tshisekedi qui a inauguré le changement civilisé dans notre pays soit une réussite pour le pays et ses habitants.

  14. Il se murmure (voir La libre !) que derrière l’arrestation de Beya, il y’a un vaste complot autrement plus organisé. François Beya dort encore deux semaines après dans les loges de l’Anr et pendant ce temps on ne signale pas d’autres arrestations. Seules les manifestations de loyauté envers le Chef ont été organisées accompagnées de mises en garde les unes plus communatoires que les autres envers les militaires de la part de ce dernier. Qu’est-ce donc ? Attendons la suite…

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