Travailler pour la RDC sans être en RDC: réponse à mes interlocuteurs

Tongele N. Tongele
Tongele N. Tongele

A vous tous qui lisez mes écrits, je dis merci de tout cœur. Merci pour vos commentaires, suggestions et questions, car c’est à travers l’échange d’idées qu’on fait du progrès.  Le thème de revenir travailler en RDC semble revenir fréquemment dans certains de vos messages, et en particulier, Biyoko l’a exprimé en ces termes: « une question me vient à l’esprit… Pourquoi Mr Tongele qui serait congolais de la RDC a préféré travailler pour les États-Unis au lieu de travailler pour la RDC? S’il pense que c’est possible d’appliquer ses idées, pourquoi ne serait-il pas au front en RDC pour le faire? »

Je viens ici vous répondre que je suis au front en RDC: oui, je suis au front en RDC, et je travaille aussi pour la RDC.  

Permettez-moi de vous éclairer un peu plus. En 2015, j’ai publié « Rise and Shine: Resilient People and Immense Resources in the Shadow of Death » (Chicago, Ivy Publisher). En 2016, j’ai publié en langue française « Chemin de la Renaissance Techno-Socio-Economique en RDC et en Afrique » (Paris, l’Harmattan/Les Impliques). Le 29 juin 2019, j’ai organisé à Washington, DC, un symposium international intitulé « International Symposium on Technological Transformation of the DR Congo and Planetary Sustainability ». Les Actes de ce Symposium sont sous presse, en langue française, aux éditions Saint Paul de Kinshasa, sous le titre de « Transformation Technologique de la RDC pour la Révolution Verte », avec préface du Lauréat de Prix Nobel de Paix 2018, Professeur Dr. Denis Mukwege. Ce volume devrait paraître en fin avril 2020, mais Covid-19 est venu tout embrouiller. Mais c’est sous presse.

Toutes ces publications ont un dénominateur commun, et c’est ceci: les Congolais et la RDC sont par destin le moteur du développement scientifique, technologique et industriel de l’Afrique. Faillir à cette responsabilité du destin aura des conséquences graves, même mortelles, qui conduiront d’autres peuples à s’emparer de la RDC, assujettir les Congolais et les instrumentaliser pour réaliser ce que le destin de la RDC exige. Les Congolais comme individus et comme peuple (organisé au sein des institutions nationales) doivent avoir dans leur mental et dans leur conscience nationale que leur destin individuellement et collectivement, c’est d’être ce moteur du développement scientifique, technologique et industriel du continent Africain, et jouer le rôle que la nature leur a imparti dans les affaires du monde. C’est pour cette raison que cette terre de la RDC regorge (de) toutes les meilleures ressources culturelles du monde (environ 500 tribus), et regorge (de) toutes les meilleures ressources naturelles du monde. Mais les Congolais doivent en être conscients, savoir que c’est cela leur destin, et ils ont l’obligation civilisationnelle d’accomplir cette mission pour laquelle ils sont nés dans le pays appelé RDC, ou alors ils peuvent rester-là sans rien faire, jouer aux politiques de bassesse, pleurnicher toujours, demander que les diasporas reviennent faire le travail en RDC, et finir par se voir relégués au rang d’instruments par les autres peuples qui vont remplacer les Congolais et accomplir cette mission cosmique du destin de la RDC.

Beaucoup des Congolais en RDC ont commencé à lire certains de mes écrits, et naturellement ont commencé à communiquer directement avec moi. La plupart m’écrivait alors pour demander de l’argent pour leurs besoins urgents (cas graves, me disaient-ils), ou l’argent pour leurs ASBLs (Association Sans But Lucratif) ou ONGs (Organisations Non Gouvernementales) pour les orphelins, les pauvres, etc., ou encore leur obtenir des bourses d’études aux USA, ou enfin leur obtenir des partenaires financiers aux USA, etc.

La vérité est que les Congolais travaillent dur aux champs, dans l’enseignement, dans des hôpitaux et cliniques, font des petits commerces à vélos, font toute sorte des choses, mais le résultat de leurs travaux ne leur procure pas suffisamment d’argent ou des biens pour vivre dignement sans quémander et tendre les mains. Et par ignorance, les gens des villages, villes et cités en RDC croient que leur sort, leur destin, c’est ce qu’ils sont en train de vivre: la pauvreté, la vie dure, et la misère. Ce qui est absolument faux. Les richesses sont tellement immenses en RDC que chaque habitant de ce pays pouvait devenir et vivre millionnaire, et il y aurait encore assez de richesses en réserve.

La chose automatique que les Congolais de la diaspora ont presque tous expérimentée, y compris moi-même, c’est d’envoyer de l’argent aux familles, aux amis, aux anciens collègues de l’école, soit pour des urgences, soit pour commencer quelques activités économiques pour eux-mêmes, etc. En général, c’est l’échec qui s’en suit, car ces argents envoyés arrivent dans un contexte où les besoins urgents paraissent inouïs, et les habitudes locales innovatrices pour résoudre ces problèmes par les habitants eux-mêmes sont non-existantes. Voilà déjà une façon concrète d’être au front en RDC et de travailler pour la RDC. Cela n’est pas minimisable parce que sans l’argent que les familles en RDC reçoivent de leurs membres de famille ou amis qui sont en Occident, la misère en RDC serait plus catastrophique que ce qu’elle est actuellement.

Je me suis rendu compte que dans ce contexte d’ignorance, de pauvreté, de misère et de survie, même si vous distribuez des millions de dollars aux gens en RDC pour créer d’unités de production, ils vont simplement tout dépenser pour la survie d’une part, et d’autre part les infrastructures de base et infrastructures macroéconomiques pour supporter leurs activités individuelles de productivités sont inexistantes. En outre, l’environnement sociopolitique bloque et suffoque ces petits débrouillards qui essaient de créer d’unités de production par eux-mêmes (il y a des taxes de toute sorte, des péages partout sur des routes délabrées, des extorsions policières et militaires, des tribunaux corrompus défavorables aux petits débrouillards qui sont sujets d’exploitations injustes, etc.).

J’ai aussi compris que les politiciens qui portent des costumes et cravates et parlent du bon Français, et promettent ciel et terre aux populations pendant les soi-disant campagnes électorales, lorsqu’ils arrivent au pouvoir, eux aussi vivent par instinct de survie et d’enrichissement rapide par tous les moyens nécessaires. Pas tous bien sûr. Mais le fait indéniable est que, depuis l’indépendance de la RDC, il y a de cela 60 ans, vous ne trouverez pas des politiciens congolais qui, avant de devenir président de la République ou premier ministre ou ministre, avaient créé eux-mêmes leurs entreprises, usines ou compagnies, et étaient prospères avant d’arriver à leurs postes politiques. Non, il n’y en a pas. Donc, ces politiciens sont aussi des gens qui n’avaient jamais pensé, réfléchi, organisé des idées, évalué les priorités, et réalisé des projets ou créé des entreprises pour améliorer leurs conditions de vie avant d’accéder au pouvoir politique. En conséquence, une fois arrivés au pouvoir, et se retrouvant devant l’argent, ils s’empressent pour voler, détourner, et s’enrichir rapidement par corruption, voire même amasser d’argent dans des comptes bancaires à l’étranger pour ne plus jamais vivre la pauvreté et la misère: c’est l’instinct de survie aux dépens des autres, comme une sangsue qui suce le sang des autres pour vivre.

Qu’en est-il des bons parleurs de la diaspora avec des doctorats qui deviennent plus médiocres en RDC quand ils assument des responsabilités dans les institutions nationales? Je vous dis ici ce que vous savez probablement déjà: souvent, ces diasporas avec doctorats recrutés n’ont jamais publié des ouvrages ou des articles qui reflètent un niveau sérieux de pensée organisationnelle. Souvent, ces diasporas avec doctorats sont des anciens amis, des anciens militants, sans aucune valeur scientifique ou technocrate, car ils n’en ont jamais fait l’expérience après leur doctorat et pendant leur séjour en Occident, mais tout de même recrutés par leur ami qui est au pouvoir en RDC. Souvent ces docteurs de la diaspora étaient des chômeurs ou vivaient des petits boulots et vivaient dans des appartements en Occident, alors quand ils sont recrutés en RDC, ils y rentrent non seulement sans expérience, mais avec désir ardent et ferme détermination de voler le plus rapidement possible pour s’acheter une maison en Occident, et réaliser leur rêve de rentrer vivre mieux en Occident, chose qu’ils n’avaient jamais la capacité de réaliser en Occident par leurs efforts propres. Mais très important encore, c’est ceci: recruter les diasporas avec doctorats ne remplace pas la vision et le programme d’action du leader qui les recrute. Car un pays ne se développe pas avec les docteurs de la diaspora. Le développement d’un pays commence avec un leader qui, ayant une vision claire et un programme concret d’action, avec ou sans docteurs de la diaspora, lui et son équipe gouvernementale parcourent les villages, villes et cités du pays pour mobiliser, conscientiser et motiver les populations à créer des unités de production par elles-mêmes pour leur autonomie financière et vivre avec dignité.

Rentrons donc à mes communications avec les gens de la RDC. J’ai commencé à répondre en détail à chaque personne qui m’écrit, avec des idées concrètes sur comment créer une petite unité de production par soi-même pour soi-même avec les petits moyens que l’on peut avoir. C’est le thème de pensée-action qui fut ainsi formulé. Bien sûr que ceux et celles-là qui m’écrivaient pour que je leur envoie directement de l’argent, des bourses ou leur trouver des partenaires financiers, et qui n’étaient pas intéressés à une démarche pour autosuffisance, me quittaient aussitôt qu’ils lisaient ma première réponse.

Dans ces courriels d’échange, j’explique en détail que les Congolais sont talentueux, ils doivent savoir que si leur pays ne se développe toujours pas, c’est parce qu’ils vivent par instinct de survie au lieu de penser, réfléchir, et s’organiser dans un pays où chacun peut devenir millionnaire et il y aura encore des richesses pour des générations futures, car le pays est immensément riche en ressources naturelles. J’explique que les Congolais doivent savoir qu’ils peuvent transformer leur pays au même niveau que les USA, le Canada et l’Europe, mais ils doivent commencer par se transformer mentalement, par reconnaître leur propre valeur et leurs propres talents. Les Congolais doivent savoir qu’ils ne sont pas inférieurs à une race sur cette planète; ils doivent savoir qu’ils peuvent fabriquer des savons, des bicyclettes, des voitures, des avions et des bateaux comme les gens le font ailleurs. Mais pour arriver à faire cela, il faut penser, être conscient des atouts qui sont en soi et autour de soi, reconnaître sa propre dignité et la dignité de ses compatriotes, savoir que ramasser de l’or ou de diamant ne développe pas une personne, une famille, une communauté, une province ou un pays. Car si cela était vrai, la RDC serait déjà très développée aujourd’hui, car les gens ont toujours ramassé de l’or, de diamant et d’autres matières premières dans ce pays pour survivre. Mais c’est la matière grise de chaque Congolais qui est plus importante, et c’est cela qui va conduire les Congolais à concevoir comment utiliser les matières premières abondantes dans leur pays pour fabriquer de fil électrique et des ampoules à partir des lingots de cuivre de Katanga. C’est par réflexion et usage de matière grise que les Congolais peuvent concevoir comment utiliser l’or pour fabriquer des montres, comment utiliser le cobalt pour fabriquer des batteries, comment utiliser le diamant pour fabriquer de scies industrielles, et comment utiliser le fer pour fabriquer des machines lourdes. Voilà donc le chemin du développement de la RDC: la matière grise, et non simplement ramassage des matières premières.

J’explique dans ces courriels que ce n’est pas aussi entièrement la faute des Congolais de vivre par ramassage, par instinct de survie, parce que c’est comme ça que ça a toujours été fait. Ce n’est pas aussi entièrement la faute des gouverneurs, des ministres, du président, de tâtonner et ne pas savoir comment développer le pays, parce qu’ils ne font que répéter ce qui a toujours été fait avant eux et avec eux. Mais le temps est venu de prendre conscience qu’il n’y a plus d’excuse après 60 ans d’indépendance, de continuer à s’embrouiller. Les dons ne développent pas un pays. Les diasporas ne développent pas un pays. C’est par pensée-action que des individus créent des unités de production pour vivre avec dignité. C’est par pensée-action que les policiers et soldats peuvent comprendre que c’est immoral et injuste d’extorquer les civiles qui ne sont pas responsables de leur impaiement salarial, et qu’en réalité, ils doivent s’attaquer aux parlementaires et au gouvernement qui sont responsables de budgéter et décaisser leurs salaires. C’est par pensée-action que les législateurs (parlementaires) d’un pays votent au parlement des lois pour réhabiliter les infrastructures, des lois de réformes nécessaires afin de créer un environnement non-suffocant et favorable au développement du pays par les populations elles-mêmes. C’est par pensée, réflexion et planification que les dirigeants et gouvernement d’un pays sensibilisent, conscientisent et motivent les populations à créer d’unités de production par elles-mêmes pour elles-mêmes afin de développer le pays.

A travers ces courriels, j’explique que Dieu a en fait mis en RDC toutes ces richesses naturelles (matières premières) et toutes ces richesses cultuelles et intellectuelles (à travers les tribus) afin que les habitants de la RDC puissent utiliser leur mental, leur matière grise, pour transformer sur place les immenses ressources naturelles du pays et devenir le moteur du développement scientifique, technologique et industriel de l’Afrique.

En ce moment-ci, présentement, je maintiens des relations continuelles, individuelles et personnelles, par email et par WhatsApp, avec beaucoup des gens dans presque toutes les provinces de la RDC. Nous échangeons des idées, nous réfléchissons et discutons, de personne à personne. Et durant ces échanges, j’explique surtout aux jeunes de mettre dans leur tête, dans leur cœur et dans leur pensée que si jamais ils arrivent un jour au pouvoir, devant leur conscience et devant Dieu, ils doivent se dire qu’ils ne feront pas comme ceux qui sont arrivés là avant eux. Pour cela, ils doivent commencer dès maintenant à épargner, à mettre de côté quelque chose, à penser aux petits projets qu’ils peuvent réaliser par leurs propres petits moyens, et par essai-erreur, arriver à réaliser quelque chose. Quand on essaie un projet, ce qui marche, on perfectionne, et ce qui ne marche pas on abandonne pour essayer autre chose. Ainsi, ils vont développer l’expérience de surmonter les difficultés que l’on rencontre lorsqu’on crée une unité de production. Nous discutons même des idées concrètes sur ce qu’il faut dire, avec gentillesse et sourire aux lèvres et rabaissement de soi, aux policiers et soldats qui viennent pour extorquer. De cette façon-là, les jeunes peuvent développer une mentalité de réflexion, de persistance, d’endurance, et de réussir par soi-même. El lorsqu’ils vont réussir à créer des entreprises et des compagnies, ils seront préparés professionnellement pour gérer les affaires d’un grand et riche pays comme la RDC, et ils ne seront pas mus par l’instinct de survie quand ils arriveront au pouvoir. A la suite de nos entretiens et échanges, une bonne centaine des jeunes gens à travers la RDC ont créé des petites unités de production par leurs efforts propres et avec leurs petits moyens sans partenaires financiers des USA.

En outre, j’entretiens des relations personnelles avec des universités, professeurs d’universités, recteurs d’universités, dans plusieurs provinces de la RDC. Avec eux, nous échangeons sur comment intégrer pensée-action dans des programmes académiques après Covid-19. Car à travers « pensée-action » les étudiants vont prendre conscience de soi, de leurs talents, des atouts en eux et autour d’eux, et surtout comprendre qu’ils n’ont pas besoin de quémander ou faire des courbettes pour recevoir des dons de survie, mais que pendant leurs études universitaires, ils doivent continuellement, à travers leurs cours, voir comment ils peuvent créer d’unités de production pour autonomie financière et vivre avec dignité aussitôt finies les études. Avec pensée-action, les étudiants vont devenir des « foyers d’action ».  Quand on a créé une unité de production, on devient foyer d’action, et on doit se mettre à sensibiliser ses frères, sœurs, et amis à faire de même.

Pour cela, je suis en train de préparer un manuscrit basé sur un cours de génie mécanique aux USA, « Social Start Up Engineering ». Ce manuscrit sera pour usage des jeunes Congolais, au premier semestre de leur première année à l’université. « Social Start Up Engineering » commença à Standford University, en Californie, et maintenant cela est en train de se répandre presque dans toutes les facultés d’ingénierie aux USA. En effet, les étudiants qui embrassent ce cours sont ceux et celles-là qui veulent, pendant leurs études de graduat (premier cycle), cibler un problème technologique, industriel ou social, et se concentrer à résoudre cela. Alors à la fin du premier cycle, le travail de fin du premier cycle sera donc la solution à ce problème sélectionné durant le cours de « Social Start Up Engineering ». Et souvent, une compagnie ou entreprise est immédiatement lancée pour commercialiser cette solution. Il y a beaucoup de succès qui se réalisent à travers ce cours, avec des jeunes ingénieurs qui deviennent entrepreneurs directement après collation de grade du premier cycle. Evidemment le contexte socio-économique et technologique des USA facilite cela. Ce qui fait qu’on ne peut pas transplanter cela comme tel en RDC.

En ce sens, le manuscrit que je prépare pour les jeunes universitaires de la RDC n’est pas pour les étudiants d’ingénierie seulement, mais pour tous les étudiants de première année de toutes les facultés. Le manuscrit est organisé de façon à motiver les étudiants à développer leur mental et leur conscience universitaire pour réaliser qu’ils sont là, à l’université, non pas pour mémoriser des formules ou des théories intellectuelles et obtenir un diplôme pour aller chercher du boulot, non. Avec ce cours, les étudiants vont se convaincre qu’ils sont là, à l’université, pour devenir créateurs: créateurs d’idées, créateurs des solutions, et créateurs d’unités de production à la fin de leurs études universitaires. Ce manuscrit sera constitué des modules prêts pour être enseignés, avec séances de discussion et de petits travaux pratiques. Voilà comment, tout en étant aux USA, ou en Occident, on peut être très efficace au front en RDC, et travailler pour la RDC, sans être physiquement présent dans l’espace géographique de la RDC, pour se balader ou pavaner en costume et cravate aux plateaux des télévisions et radios locales.

 

Tongele N. Tongele, Ph.D.
Docteur en génie mécanique et professeur d’université aux USA
tongele@cua.edu

5 thoughts on “Travailler pour la RDC sans être en RDC: réponse à mes interlocuteurs

  1. LES IDEES N´ONT PAS DES FRONTIERES
    Tous ceux qui font des recherches academiques savent qu´il suffit de consulter un site internet comme PUBMED ou Google Scholar pour accéder aux recherches des scientifiques de toute la planète.
    Recement, quand le jeune docteur Munyangi s´exprimait sur la radio Top Congo, certains congolais ont remis en doute son expertise et nous avons donnés une petite indication: recherchez sur PUB med des publications ayant le titre « artemisia and artemisia afa ».. On tombe sur deux articles de ce docteur congolais. Les travaux de Jerôme Munyangi contribuent aux recherches des médicaments contre le virus Covid-19 sur toute la planète. Les idées n´ont pas des frontières ..
    Ceux qui tentent d´aider le Congo en publiant des réflexions constructives et pratiques n´ont pas besoin de s´y rendre ou d´y résider.

    1. On ne peut dire mieux, cher GHOST. Autre argument de taille qui devrait pourtant être à la portée de tout Congolais, le Roi des Belges Leopold II a bâti le Congo et y a commis un génocide oublié sans y avoir été un seul jour.

    2. @GHOST
      A propos de Jerôme Munyangi.
      Quand vous écoutez ce monsieur sur les réseaux sociaux, vous apprenez qu’il a publié des études scientifiques dans les plus grandes publications scientifiques qui existent au monde…qu’il serait l’auteur du protocole Covid Organics malgache, que l’Artemisia peut lutter contre le coronavirus, etc…
      Par contre, la réalité scientifique est toute autre. Il n’est pas l’auteur du protocole malgache. Il vous suffit de contacter l’académie malgache de médecine pour connaitre la vérité. A ce jour, Il n’a publié AUCUNE étude sur l’impact de l’Artemisia dans le traitement contre le SARS-CoV-2. Des chinois l’ont fait. Il y a 3 ou 4 publications depuis la crise et aucune conclut sur un quelconque effet thérapeutique de l’Artemisia contre le/la Covid-19.
      Dr Jerôme Munyangi, avec sa patronne, Lucile Cornet-Vernet, ont publié quelques papiers ( dans Phytomédecine qui n’est pas une grande publication scientifique au monde ) sur les effets de l’Artemisia Annua et l’Artemisia Afra dans le traitement notamment de la schistosomiasis et de la malaria à plasmodium falciparum. Ses papiers ne sont pas des références mondiales. On lui reproche d’ailleurs la conception et les méthodes statistiques utilisées, remettant en question la validité scientifique des résultats.
      S’il est vrai que Jerôme Munyangi est passionné par l’Artemisia, affirmer que  » Les travaux de Jerôme Munyangi contribuent aux recherches des médicaments contre le virus Covid-19 sur toute la planète  » est un gros mensonge. Je vous défie de le prouver.
      Cet homme adore parler. A la télé, depuis qu’il essaie de vendre son Artemisia contre le coronavirus, il lui arrive de temps en temps de sortir des bourdes scientifiques pour quiconque a appris l’imunobiologie, l’infectiologie, les statistiques.

  2. Ndeko Jo Bongos,
    A propos de notre collègue
    Munyangi, l’autre ‘moins’ et pas le moins important, c’est sa formation, son cursus universitaire et post-universitaire qui selon moi explique largement la qualité insuffisante de ses travaux dont vous parlez.
    Dr Munyangi a obtenu son diplôme de Médecin dans une Université quasi confidentielle de Kinshasa et à ma connaissance n’a pas suivi
    un post-universitaire classique et avec traçabilité : internat, clinicat… Pour moi tout cela influence la qualité de ses travaux et le regard de la communauté scientifique sur lui. La seule passion pour la recherche dont il semble faire preuve ne suffit pas pour faire de lui le grand chercheur qu’il veut devenir, il lui faut peut-être un bagage scientifique plus étoffé en certaines matières, une meilleure méthodologie et même une communication plus adaptée.
    Bien sûr il subit aussi les rivalités de grands laboratoires et firmes pharmaceutiques aussi présents sur le domaine des travaux qu’il poursuit. Osons espérer que son rattachement aux structures officielles et la bénédiction du PR l’aideront à franchir certains caps…

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