Flux massifs des deux Kasaï vers le Katanga et le Lualaba: Décryptage

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Maître Tshiswaka Masoka Hubert

1. Introduction

Le 27 mars 2022, au cours d’une émission télévisée présentée par Madame Paulette Kimuntu, les ressortissants du Kasaï ont été choqués par des propos de l’honorable Dominique Munongo Inamizi, « princesse » de la chefferie des Bayeke, haut cadre d’un parti politique et députée nationale de la circonscription de Lubudi, Province du Lualaba, République Démocratique du Congo (RDC).

En effet, le premier choc du kasaïen, vient de la question de Madame la journaliste de savoir si l’honorable Munongo, comme bon nombre de katangais, soutenait encore l’idée de « sortir le Katanga de la RDC », elle avait répondu: Oui. Et d’ajouter, qu’elle assumait la politique de son défunt père Godefroid Munongo M’siri, ancien ministre de l’Intérieur du Katanga sécessionniste.

Le deuxième fait choquant est la stigmatisation des Congolais venant du Kasaï qui devraient rester « chez eux ». « Ces gens qui mangent des chiens » et qui arrivent au Katanga, avec leurs coutumes. Cependant, outre ces deux faits macabres, Madame l’honorable Munongo a révélé aussi une préoccupation katangaise réelle: Pourquoi le gouvernement ne vient pas au secours de ces gens qui bondent des trains-marchandises, dans des wagons à bétail, au risque de leurs vies, dans un contexte où l’institution Président de la République et des milliers des postes de prises des décisions au niveau national, sont occupés par d’autres ressortissants de ces mêmes provinces de Kasaï?

Le présent papier constitue une opportunité d’analyser des faits sociologiquement et de proposer des pistes de solutions juridiques, conformément à la Constitution et aux droits humains. En plus de l’introduction, la conclusion est formulée sous forme d’interpellation des élites de ces deux provinces, avec un accent particulier sur celles du Kasaï. Le fond se subdivise en deux chapitres dont le premier est consacré à l’analyse des faits qui choquent les kasaïens et le deuxième examine le problème réel du katangais, posé autrement, en enlevant l’apparence désobligeante.

2. Des faits qui choquent les kasaïens

Les propos de Mme Munongo sont condamnables, car, à ses titres et qualités, elle devrait connaître les droits et libertés garantis aux individus et groupe d’individus par les différentes coutumes de la République, la Constitution et les instruments juridiques internationaux des droits humains. Au regard de l’article 62 de la Constitution, « nul n’est censé ignorer la loi. Toute personne est tenue de respecter la Constitution et de se conformer aux lois de la République ».

2.1. Par rapport à « sortir le Katanga de la RDC »

La RDC est un Etat régi par une Constitution qui inscrit le principe d’unicité et de l’indivisibilité de son territoire, à son article premier: « La République Démocratique du Congo est, dans ses frontières du 30 juin 1960, un Etat de droit, indépendant, souverain, UNI ET INDIVISIBLE, social, démocratique et laïc ». Mme Munongo ne pouvait clamer publiquement qu’elle soutenait un projet, contraire à la Constitution, de sortir l’une des provinces de l’indivisibilité et l’unicité de l’Etat.

2.2. Par rapport à « ces gens devraient rester chez eux »

Le quatrième alinéa de l’article 101 de la Constitution dit clairement que « le député national représente la nation ». Elle ne devrait pas distinguer des Congolais de « chez nous » et ceux de « chez eux ». Par ailleurs, l’article 30 renchérit que: « Toute personne qui se trouve sur le territoire national a le droit d’y circuler librement, d’y fixer sa résidence, de le quitter et d’y revenir, dans les conditions fixées par la loi ». Par son article 60, la Constitution impose le respect des droits fondamentaux garantis à toute personne. Et, de manière particulière, l’article 66 lui rappelle que: « Tout Congolais a le devoir de respecter et de traiter ses concitoyens sans discrimination aucune et d’entretenir avec eux des relations qui permettent de sauvegarder, de promouvoir et de renforcer l’unité nationale, le respect et la tolérance réciproques » . Le discours, l’attitude et la politique soutenus par Mme Munongo, tendant à vouloir empêcher aux groupes d’individus de quitter le Kasaï, pour s’établir au Katanga, est contraire à l’esprit du Constituant congolais qui protège les droits et les intérêts légitimes des Congolais et assure la coexistence pacifique et harmonieuse de tous les groupes ethniques du pays. (Articles 50 et 51, de la Constitution).

2.3. Par rapports aux coutumes

Mme Munongo se réfère aux us et coutumes de sa chefferie/groupement qui sont différents de ceux des ressortissants des deux provinces du Kasaï. L’article 207 de la Constitution qui reconnaît l’autorité coutumière et l’article 153 qui demande aux juridictions d’ordre judiciaire de considérer les coutumes, posent une seule condition que écelles-ci ne soit pas contraire à la Constitution, à la loi, à l’ordre public et aux bonnes mœurs ». L’esprit de l’article 207 impose au pouvoir coutumier « le devoir de promouvoir l’unité et la cohésion nationales ». Stigmatiser des différences culturelles entre kasaïens et katangais, est contraire à la Constitution. Ce discours est inutilement méprisant, dégradant et discriminatoire.

3. Des faits qui choquent le Katangais

3.1. Flux des déplacés du Kasaï vers le Katanga

Les flux des déplacés en provenance des deux Kasaï vers le Katanga, sont réels. Le Katanga est soumis aux modifications des cartographies politiques. Tenez! La Constitution reconnaît à chaque citoyen les droits politiques d’être élu et/ou d’élire le dirigeant de son choix, partout où il établit sa résidence. Connaissant la subjectivité et les sensibilités politiques, le vote reste ethnique. La croissance exponentielle de la communauté kasaïenne au Katanga créent des craintes légitimes. L’électorat du politicien katangais s’amenuise au bénéfice de ses concurrents issus de l’espace grand Kasaï. Telle a été l’une des causes des pogroms des années 60 et 90.

3.2. Insécurité et perturbation de la circulation routière

Les questions de la croissance de l’insécurité et de la perturbation de la circulation routière ne sont pas attribuables à la croissance de la population d’origine kasaïenne. Elles relèvent de l’administration du territoire, du pouvoir judiciaire et des services de sécurité qui ont le monopole de l’usage de la force, dans l’accomplissement de leur devoir de maintenir l’ordre public et la sécurité territoriale.

4. Interpellation des fuites

Il y a urgente nécessité d’une mobilisation de la nation, aux différents niveaux des institutions publiques et privées, des élites intellectuelles, culturelles, politiques, religieuses et toutes les autres organisations de la société civile. La compréhension collective des différents aspects de la problématique des flux internes permet d’amener des solutions pacifiques idoines, en temps opportuns. La mauvaise gestion des mouvements internes peut conduire des puissances étrangères et entreprises multinationales à saisir l’opportunité de manipuler une partie de la population congolaise, pour leurs intérêts, au détriment de la paix et sécurité de la RDC.

4.1. Interpellation des élites du Kasaï

Les déplacements de la population du Kasaï vers le Katanga sont réels et s’effectuent dans des conditions indignes, inhumaines, humiliantes et dégradantes. Ils exposent les kasaïens aux intempéries et accidents mortels répétitifs dus aux mauvaises conditions des rails et locomotives. La population victime n’a de choix que d’aller chercher des circonstances propices à sa survie, contre sa volonté. Economiquement, le départ du Kasaï amenuise les chances de relance économique. La main d’œuvre ouvrière, des chercheurs scientifiques et toute l’élite intellectuelle abandonnent ses territoires entre les mains des personnes qui n’ont aucun attachement ni intérêt à développer la terre kasaïenne.
Politiquement, ces déplacements causent un déséquilibre démographique des nouvelles provinces issues des deux Kasaï. Ces nouvelles provinces perdent leur population et risquent d’avoir moins de sièges au parlement national. Comment des milliers de politiciens kasaïens aux côtés du Président de la République, hier comme aujourd’hui, ne parviennent pas à estomper les flux des décriés ci-dessus. Le questionnement actuel est de savoir comment « l’argent gagné honnêtement » ne permet que d’acheter des villas en occident, à Dubaï et en Afrique du Sud, sans jamais parvenir à l’accomplissement de l’argent des autres qui ont construit G’badolite, Kashamata, Kindu, Kashobwe ou Kingakati? Le leadership politique kasaïen a le devoir de faire preuve de plus de responsabilité vis-à-vis de la population meurtrie qui fuit le Kasaï, avant de solliciter la solidarité nationale et internationale.

4.2. Interpellation des élites du Katanga

Rien ne sert à attiser la haine. Il convient que le leadership politique, religieux et de la société civile katangaise pense à s’associer aux kasaïens, afin de discuter des grands projets communs de développement harmonieux des deux provinces. Tels forums devraient inclure des questions des déplacés internes et leurs conséquences politiques, sociales, économiques et culturelles et examineraient des voies et moyens d’y remédier. Une collaboration aiderait, non seulement, à trouver des solutions concertées et informées, en plus, elle effacerait l’orgueil des politiciens des deux parts qui se verraient interpellés par des recommandations à travailler ensemble.

5. Conclusion et recommandations

En dépit de l’émoi que cela puisse avoir soulevé et nonobstant la condamnable formulation de la problématique, l’Honorable Dominique Munongo Inamizi a rouvert l’opportunité de discuter des causes de la haine couvant entre Katangais et Kasaïens, en exposant le pays au risque des pogroms. L’analyse a démontré que les politiciens katangais redoutent plus les impacts probablement négatifs du déséquilibre démographique découlant des flux des déplacés internes sur les votes des dirigeants politiques du Katanga. Mettant le sentiment de côté, il a été opportun de lancer un appel au secours de la population du Kasaï qui continue à subir des conséquences des années cumulées de mauvaise gestion de la chose publique et des pillages des biens de l’Etat, à l’initiative ou avec la complicité de ses dirigeants en province.

Les élites politiques kasaïennes ont le devoir de se ressaisir et agir en premier lieu, en ouvrant la porte au secteur privé, avant de solliciter toute autre forme de solidarité nationale ou internationale. Des pistes de solutions, pouvant estomper ces flux, sont nombreuses. Elles relèvent, notamment, de la conception des politiques provinciales communes portant sur:

5.1. Répartition équitable des richesses de l’Etat

Premièrement, la répartition équitable ou la bonne redistribution des richesses nationales /ressources naturelles entre entités territoriales. L’Etat a le devoir de veiller à ce que l’entièreté de la population en jouisse, tel que l’article 58 de la Constitution le garantit: « Tous les Congolais ont le droit de jouir des richesses nationales. L’Etat a le devoir de les redistribuer équitablement et de garantir le droit au développement ». Chaque province a ses moyens économiques, humains et financiers. Il est du devoir primaire des pouvoirs publics de mieux s’organiser, afin de mieux répondre à ce devoir constitutionnel.

5.2. La création d’un cadre interprovincial de coordination des politiques communes

Deuxièmement, la Constitution prévoit, à son article 199 que: « Deux ou plusieurs provinces peuvent, d’un commun accord, créer un cadre d’harmonisation et de coordination de leurs politiques respectives et gérer en commun certains services dont les attributions portent sur les matières relevant de leurs compétences ». Cette disposition ouvre une brèche de collaboration entre les gouvernements, les assemblées et les services publics provinciaux des provinces directement affectées, issus des anciennes Kasaï-Oriental, Kasaï-Occidental et le Katanga. Au-delà des institutions et services publics, les organisations de la société civile peuvent aussi développer des Think-Tanks interprovinciaux, pour aider les populations ainsi que les nouvelles provinces à contenir les flux des déplacés internes, dans le but de mettre fin aux déséquilibres qui s’amplifient entre les provinces.

5.3. La mobilisation des moyens financiers

Les moyens financiers d’une telle politique interprovinciale sont prévus à l’article 181 de la Constitution qui institue la caisse nationale de péréquation: « Une Caisse nationale de péréquation. Elle est dotée de la personnalité juridique. La Caisse nationale de péréquation a pour mission de financer des projets et programmes d’investissement public, en vue d’assurer la solidarité nationale et de corriger le déséquilibre de développement entre les provinces et entre les autres entités territoriales décentralisées. Elle dispose d’un budget alimenté par le Trésor public à concurrence de dix pour cent de la totalité des recettes à caractère national revenant à l’Etat chaque année. Elle est placée sous la tutelle du Gouvernement. Une loi organique fixe son organisation et son fonctionnement ».

5.4. Proposition des nouvelles lois règlementant la vie des dirigeants

Afin de minimiser la fuite des fonds des provinces et leur investissement à l’étranger, la présente réflexion recommande des lois qui réglemente la vie des dirigeants:

  • Ne peut être candidat à une quelconque représentation d’une contrée qu’une personne qui: (i) y vit en permanence avec sa famille, (ii) démontre son investissement culturel et matériel et (iii) continue à contribuer d’une façon ou d’une autre au développement socioéconomique du lieu.
  • Pendant l’exercice d’un mandat public, l’agent, fonctionnaire ou sous-traitant de l’Etat n’est pas autorisé à se rendre à l’étranger pour des « soins appropriés », placer ses enfants aux études ou payer le loyer. L’exception sera accordée aux agents en mission d’Etat et au bénéficiaires des bourses d’études.
  • L’investissement à l’étranger du fruit découlant d’un acte répréhensible, sera considérée comme une circonstance aggravante des peines prévues par la loi.

Lubumbashi, le 6 avril 2022


Maître Hubert Tshiswaka Masoka
Avocat et défenseur des droits humains.

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26 thoughts on “Flux massifs des deux Kasaï vers le Katanga et le Lualaba: Décryptage

  1. Cher Maître,
    Je trouve que le problème au cœur du sujet n’est pas suffisamment documenté dans votre analyse. L’afflux des populations du Kasaï au Katanga est bien réel, dites-vous mais à quelle hauteur, avez-vous des chiffres, depuis quand cet exode s’est intensifié, quelles-sont ses causes concrètes au Kasaï et au Katanga, avez-vous comptabilisé le trouble à l’ordre public que cet afflux provoque au Katanga et dans quelle mesure le coup de gueule de la députée est partagé par la population du Katanga, et dans quelle mesure Mme Munongo peut-elle le verbaliser au nom des citoyens de son administration qu’elle représente, etc, etc… ?
    J’ai en effet l’impression sans doute trop rapide que vous vous fiez trop à la loi et négligez le ressenti réel des populations du Katanga qui se disent lésées, du trouble à l’ordre public réel que représente cet exode… Et cerise avariée sur le gâteau, cet exode se passe au moment où l’autorité centrale est très ouvertement occupée par les originaires du Kasaï qu’on entend pas beaucoup en parler.

  2. Au delà des polémiques des uns et des autres, je pense que lorsque l’on arrive quelque part et que l’on s’aperçoit que ces gens vivent selon des us et coutumes bien précises, il faut respecter cela en s’intégrant dans le respect de la loi. Où est le problème ? On vit dans une grosse hypocrisie, au delà d’être tous et toutes congolais(e)s, sur ce qui fait office de carte d’identité provisoire, la carte d’électeur, on demande le Secteur ou Chefferie ou Commune/Territoire ou Ville/ Province. Ce qui veut dire que l’on est dans ce grand Congo chacun de nous, originaire d’un espace bien précis qui a ses us et coutumes, ses cultures, ses croyances et ses langues. Pourquoi alors chercher un nivellement pour donner raison à ceux qui ne respectent rien. A titre personnel, je suis arrivé au Shaba pour la 1ère fois en juillet 1984, aussitôt les voisins ont remarqué que j’étais kinois par mon attitude. Ils ont commencé à m’éviter et j’ai fait ma part en m’intégrant. Résultat, j’ai pu avoir tout ce que je voulais. Depuis beaucoup de familles sont même devenus pour moi comme des membres de ma famille biologique. Je conclus en disant d’accord pour l’unité dans la diversité mais pas dans l’anarchie.

  3. Oui mon cher Nono,
    La cerise avariée sur le gâteau est que sans exagérer 90% des postes décisionnelle aujourd’hui sont occupés par le grand Kasai.
    Je me rappelle, en discutant de ce sujet il y a deux moi, ma sœur Jose de Tubize (kasaienne) se defender que Mobutu les avait empêcher de construire le Kasai.. Or, ça se voit maintenant qu’ils sont tout sauf bâtisseurs. JOUISSEUR. EXTRAVAGANT, M’A TU VU, GUEULÉ…. C’EST PROPRE AU KASAIEN.
    Lors des premiers détournements de l’ere Tshilombo, des talibans désabusés scandaient à tue-tête voir aussi dans leur camp des  » Matata Ponyo »….. Vous voyez ce que je veux dire !?!?!
    Patriotiquement.

  4. Une  » Honorable  » ne devrait pas parler ainsi.
    1. Cette femme doit être traduite en justice pour propos haineux, séparatiste, tendant à opposer et diviser les congolais.
    2. Les populations kasaiennes devraient porter plainte contre ces conseillers de la présidence qui ont détourné l’argent du projet Tshilejelu consacré au développement du Kasaï.

  5. Que du bla…bla…politico-juridique. Le probleme de l’exode des Kasaiens fuyant la misere de leur Espace (et ce malgre les vides promesses de leur « Mashi-a-mumenu » Felix Tshilombo-Tshilejelu apres sa tournee de l’Espace et constat d’echec de ses programme Tshilejelu), est une grande HONTE pour le Pouvoir de Felix en particulier, et pour l’elite Kasaienne en general. Bien qu’il faut dennoncer les propos xenophobes et separatistes de cette fille de Munongo et d’autres Katangais nostalgiques de la Secession Katangaise de triste memoire dont Gedfroid Munongo fut ministre influent du Gouvernement Tshombe, les racines de la crise Kasaienne sont surtout endogenes: Le manque de confiance, inbue de haine, jalouisie, coups bas entre les Kasaiens eux memes, explique en grande partie pourquoi l’Espace Kasaien tardera a se relever. Tenez, par exemple: F. Beya, F. Biselele, et F. Tshilombo ne sont-ils pas tous des « F »-(donc freres) Kasaiens »? Bref, a Me. Tshisuaka de revoir cette realite palpable jusqu’au sommet et de reviser ses theses – si pas sophismes.

  6. Il faut tenir ses promesses et travailler avec un chronogramme sur des projets qui doivent respecter les délais butoirs. La parole est comme le fleuve qui ne s’arrête pas donc il fait agir. Aussi longtemps que la Miba est par terre ou sert des intérêts occultes, qu’il n’y a pas de courant électrique dont Katende, sans infrastructures dont des routes et ponts etc. vous allez continuer à rêver. Cet espace grand kasaï malgré ses richesses naturelles est un grand trou noir et une concentration de la pauvreté extême, un espace anté-historique. On utilise les fils et filles du kasaï pour ruiner et détruire le kasaï et les kasaiens.

  7. HAINE?
    Depuis 4 ans, chaque fois qu´un congolais s´exprime sur une réalité, chaque fois qu´un congolais donne avis sur un sujet qui touche sa communauté, on parle de la « HAINE ».
    Si vous ne voulez pas subir la HAINE, essayez de bien vous comporter.
    FLUX MASSIF
    Avec un peu de bon sens, n´importe quelle province au Congo va avoir des « reserves » si la population de deux autres provinces immigrent massivement chez elle, sans contrôle, sans capacité sociale pour cette immigration sauvage.
    C´est étrange de voir les populations de deux Kasai immigrer au Katanga où curieusement se trouve une « répresentation de la Maison Civile » du Président quand ce dernier n´est pas orginaire du Katanga.
    Vous ne trouverez pas une répresentation de la Maison Civile du Président Félix au Kasai. Quel est le message qu´il lance avec cette répresentation?
    MATSHA MENU
    C´est le terme que l´actuel président en fonction a choisie lors de sa visite au Kasai. Inconsciement, il a affiché ouvertement sa préference tribale et doit assumer les effets de cette « préference » quand il s´entoure de plus de 1000 conseillers orginaires du Kasai depuis qu´il est président du Congo

    1. @ GHOST
      La dame Munongo Inamisi a tenu des propos dangereux et attentatoires a l’unite nationale! Ceux qui prennent ces propros a la legere et les mettent sur le compte de l’opposition au pouvoir de Tshisekedi font semblant de ne pas comprendre que la dame Munongo a pose les jalons pour le prochain pogrom de kasaiens au Katanga! Le pogrom de 1992 avait ete declenche par moins que ca! Lorsque vous dites que ‘si vous ne voulez pas subir la HAINE, essayez de bien vous comporter’, qu’est-ce que vous voulez dire au juste? Etes-vous en train d’insinuer comme je l’ai lu dans un poste ici que les kasaiens au katanga constituent un ‘danger a l’ordre public’?
      Ceux des congolais que l’on traite de HAINEUX se caracterisent par un seul fait: Ils ne disent jamais du bien du pouvoir de Tshisekedi! Certains d’entre eux n’ont meme jamais reconnu que la resurrection de l’IGF est une bonne chose. Pour la premiere fois dans l’histoire de notre pays, les gestionnaires de la chose publique ont peur de la justice! Ils ont un president qui n’hesite pas a deferer les detourneurs de derniers publics a la justice!
      On ne parle pas d’immigration quand les citoyens d’un meme pays se deplacent d’un point du territoire national a un autre! L’immigration est un terme que lon applique a des etrangers qui viennent s’installer dans un pays qui n’est pas le leur!. Voulez-vous insinuer ques les kasaiens ne sont pas congolais comme les autres et qu’ils sont etrangers au katanga?
      La maison Civile du chef de l’Etat peut avoir des representations partout ou le Chef de l’Etat le juge necessaire tant que c’est sur le territoire national! Parler du Chef de l’Etat en disant ‘…qu’il n’est pas originaire du katanga’. C’est continuer le narratif de la division que les vrais patriotes congolais de devraient pas tenir! Faut-il vous rappeler que la circonscription electorale d’un president de la republique c’est lensemble du terrtoire national?
      C’est faux de dire que le Chef de l’Etat s’entoure de plus de 1000 conseillers originaires du Kasai! D’abord, l’actuel Chef de l’Etat n’a pas 1000 conseillers! Ensuite, contrairement aux racontars qu’on lit dans les reseaux sociaux, il y a pas plus des conseillers katangais que kasaiens a la presidence. Au fait ces Balubas de la presidence dont on se plaint tant, de quel pays viennent-ils? Enfin, parler Tshiluba a la presidence ne fait pas de ce locuteur du Tshiluba necessairement un Kasaien! Sous Kabila, on a connu des compatriotes a la presidence qui parlaient Swahili alors qu’ils n’etaint pas ressortissants de l’espace Swahiliphone! L’utilisation de l’expression « MASHI A MU MENU’ par le Chef de l’Etat ne demontre pas qu »il affiche ouvertement une preference tribale’. Vous vendez tres mal votre haine de Tshisekedi et des Kasaiens’ Monsieur ou Madame! Personne ne gagnera dans ce discours de haine. Si ca continue, c’est la RDC qui perdra, pas seulement Tshisekedi et les Kasaiens!
      Je suis indigne, mais je garde mon amertume!
      Binsonji E Madilu!

      1. @ Au sens de la loi, les Kasaiens ne sont pas des étrangers au Katanga en tant que Congolais que nous sommes tous ; ils n’y représentent pas non plus d’autorité un danger à l’ordre public ; n’empêche qu’au sens du vécu quotidien des populations, une appréciation sociologique peut les décréter légitimement étrangers et responsables du trouble à l’ordre public. Cette vision n’est certes pas idéale, un danger pour la nécessaire cohésion nationale mais on ne peut pas non plus la traiter comme si le ressenti des populations était une donnée insignifiante. L’explication et surtout la justification de ce qu’il se passe maintenant par des dérapages équivalents dans le passé sont bien sûr une fuite en avant comme si nous étions condamnés à répéter nos maux passés.
        @ Le PR l’est pour tout le pays et faire des apartés avec les « siens’ comme il l’a fait ‘au Kasai à ses ‘mashi a mu menu’ estun impair grave dans sa fonction selon moi et en le justifiant sur fond d’une ode éternelle aux luba, vous soutenez le dérapage selon lequel ils seraient tous saints incapables du moindre mal individuellement et collectivement. Aberrant, et encore plus absurde sinon plus de voir toute critique en haine irréductible contre Tshisekedi et les Kasaiens… Des faits, d’abord des faits et non la parole ronronnante mais que nous dit la vérité des faits ? Personne n’y échappera à terme…

      2. @ Comment éviter efficacement que les paroles teintées d’incitation à la division ne se transforment en jalons pour des prochains pogroms au Katanga comme ailleurs ?
        @ L’indignation et même la condamnation face aux propos contestés et contestables de la députée Munongo sont indispensables mais est-ce en ignorant le thermomètre que la fièvre du corps n’existe plus ? Le déplacement massif des Kasaiens vers le Katanga ne semble pas être une fiction, il existe bel et bien et selon certains au Katanga est générateur d’un trouble l’ordre public. Quelle meilleure parade alors que de s’attaquer à ses causes.
        @ La loi autorise les Kasaiens Congolais comme Mme Munongo poussés par la pauvreté de leur province à se déplacer partout dans le pays. Il en est ainsi de l’unité et de la cohésion nationales mais on se voilerait bêtement la face si on ne se passionnait qu’à condamner les agitateurs de la division sans s’employer à chercher des solutions aux causes du drame tant est tel que celui-ci deviendrait à son tour nocif pour cette cohésion nationale. Certains des acteurs du terrain comme l’auteur de l’article du sujet en ont esquissé des pistes concrètes des solutions et d’après ce que j’ai compris des instances de l’Assemblée ont envoyé une équipe au Katanga et au Kasai pour créer un cadre public (et pourquoi pas privé) qui pousse notables et élites de deux provinces à gérer en commun ce conflit. Des solutions donc plutôt que des anathèmes mutuels autrement plus diviseurs parce qu’ils passent par pertes et profits la réalité du désordre sur place et ses causes. Voilà !

  8. A propos de Mme Munongo qu’on condamne d’avoir attisé la haine tribale, c’est vrai qu’en tant que députée elle doit davantage veiller à ce qu’elle dit en même temps en sa qualité de représentante de sa communauté elle se doit d’être là porte-parole de leurs préoccupations. Elle a certes tenu des paroles blessantes envers les kasaiens et pouvant s’écarter des lois qui promeuvent la cohésion nationale mais elle a en même temps dit des vérités qui peuvent aider à trouver des solutions à cet exode massif des kasaiens au Katanga. Ici ces deux enjeux s’entrechoquent mais avec quelques explications supplémentaires de sa part ou de son parti ils peuvent cohabiter.

  9. Bonjour B. A. W.,
    Je suis consterné par la non-publication du commentaire que j’ai posté hier soir concernant l’article ci-dessus  » sur le flux des kasaiens vers le Katanga….
    Je pense que trop de censure tue la censure !!!
    Patriotiquement.

  10. Le Congo pour ceux le connaissent et qui en sont conscients, est une mosaïque d’une multitude d’ethnies et des tributs imbriquées les unes des autres. Au Katanga, la tribu Balubakat dont Laurent Désiré kabila était issu est communauté importante dans cette province. Les colons se sont servi des ressources des autres contrées pour exploiter les richesses minières du Katanga; notamment le bois et le caoutchouc de l’Equateur, les pointes d’ivoire du Sankuru, sans oublier le café et le coton des autres coins de ce pays continent. L’histoire du Katanga est jalonnée d’évènements tragiques, la fille de l’ancien sécessionniste Katangais Munongo doit très bien lire l’histoire de ce pays avant de raconter ces genres d’inepties. les fils du Katanga ont fait de Joseph  » Kabila  » leur leader alors que ses origines demeurent floues jusqu’à ces jours. La plupart des contrats léonins qui ont enrichi les étrangers ont été signés par les fils du Katanga. Ceux qui distillent les propos xénophobes dans cette rubrique portent la lourde responsabilité de la banalisation du tribalisme dans notre pays. Selon la constitution actuelle du Congo, tout congolais a le droit et la liberté de voyager et s’établir dans l’assemble du territoire national. A force de jouer avec le feu, on finit par se bruler.

    1. @ Quand j’étais à l’école et plus généralement dans les années 60-80, on parlait bien peu des richesses (minières) de l’Est mais du Katanga comme poumon économique du Congo. La colonisation et nos premières années de notre indépendance ont ainsi connu et expliqué le flux de non-originaires au Katanga. Les mécontentements des « autochtones » katangais ont culminé en deux épisodes, la sécession katangaise après l’indépendance et le triste épisode de pogroms anti-kasaiens de 1992-93 (Kyungun, Nguz…). Le cliché bien ancien, colonial d’une Afrique engluée dans l’atavisme de règlements de compte ethniques sanglants en a été alors conforté en oubliant qu’au cours du temps, le Katanga comme d’ailleurs le Kasai précoloniaux, pendant et post-coloniauxl s’étaient progressivement constitués en une mosaïque de tribus et encore beaucoup plus au Katanga qui avait vu l’arrivée des populations étrangères, kasaienes et autres régionales (et même européennes) au début du XXème siècle attirées par la richesse de ses mines. On peut donc dire que les exploitations minières et d’unités industrielles du Katanga sont l’œuvre de toutes ces populations mélangées.
      @ Les temps sont passés et on en est aujourd’hui en face d’un nouvel exode (massif !) des Kasaiens vers le Katanga suivi de la contrariété éloquente des Katangais que la députée Munongo a verbalisée à sa manière maladroite, blessante et diviseuse mais croit-on obtenir des solutions à cette question si on ne se préoccupe que des effets et non des causes et non de vérités ? Le problème n’est pas qu’ethnique et d’identité territoriale, il est d’abord socio-économique, c’est une certaine pauvreté et des conditions de vie désagréables au Kasai qui ont poussé ses habitants à aller chercher mieux au Katanga mais aussi un désagrément des Katangais en trouble de l’ordre public au Katanga auxquels il faut trouver des solutions ; comment, surtout pas en croyant lutter contre la xénophobie et même le tribalisme on ne s’épuise qu’à taper à bras raccourcis sur la députée souverainiste Munongo qui n’est d’abord que le symbole de nos désordres et non la cause…

  11. Pendant que les kasaiens et les katangais se font la guerre, les étrangers eux, se font du beurre.
    Ils pillent systématiquement les minerais du Congo, laissant des miettes aux dirigeants corrompus.
    Les populations katangaises riveraines des mines sont aussi malheureuses que les kasaiens.
    Cette situation ne choque personne. Ni les pouvoirs publics, ni le peuple.

  12. Le président Tshisekedi lors de son périple dans le Kasaï a affirmé que le Kasaï ne s’était pas développé parce que les pouvoirs successifs auraient fait exprès de négliger son essor. Trois remarques à cette affirmation :
    1. A supposer qu’elle soit fondée, quelles sont les régions que Mobutu et les deux Kabila ont favorisées. De plus Tshisekedi est-il sûr que les ressortissants de ces provinces ont trouvé des raisons de confirmer que leurs provinces avaient été favorisées ?
    2. Il s’avère que pendant ce temps plusieurs PM et notables de la République ont été des Kasaiens, faut-il en déduire qu’ils se sont peu préoccupés de leurs terres d’origine et de leurs frères et sœurs ; et pourquoi ?
    3. On dirait que plus que d’autres, les Kasaiens ont la propension à se victimiser, à trouver des boucs émissaires ailleurs alors qu’avec toutes les chances dont ils ont bénéficié, ils auraient pu faire mieux pour leur région mais cherchent à émigrer ailleurs. N’est-ce pas là la principale raison des déboires qu’ils subissent dans leurs pérégrinations ? La pauvreté qui vous fait fuir de chez, vous en êtes quelque part responsables parce que vous ne construisez pas chez-vous et vous venez nous envahir avec vos comportements pas toujours compatibles, etc, etc : voilà à peu près ce que leur reprochent leurs hôtes, qui n’ont pas que tort même si ces propos peuvent blesser voire diviser…

  13. La solution pour les kasaiens est simple. La RDC est un pays vaste, en effet, il faudrait que le gouvernement prenne des mesures adéquates pour résoudre les problemes kasaiens. On peut choisir Kisangani et Bandundu pour y déverser les volontaires résortissants de deux Kasaïs. Kisangani est réputée province martyr tous les hommes ont péris dans des guerres.
    Tandis que Bandundu a des oasis un peu partout, oú peuvent vivres les Kasaiens sans problème. Le pays est très riche en terre fertile, oú l’on peut les obliger à pratiquer l’agriculture et l’élevage. Voilà ma vision pour sauver le peuple Luba.

    1. @vicky,
      Votre solution aurait un sens si au Kasaï, il y a surpopulation, sécheresse ou guerre. Est-ce qu’il manque d’espace au Kasaï? Y a-t-il désertification? Y a-t-il une insécurité?
      Avec la guerre à l’Est, il y a une forte population de là-bas à l’Ouest. On trouve d’importantes communautés banande à Isiro, à Kisangani, à Buta, à Bondo, à Aketi, à Bumba à Lisala…Ils se sont intégrés et ne dérangent personne. Ils se sentent bien chez eux, dans leur pays. Et nos médias n’en parlent pas.
      Pourquoi cette cohabitation difficile entre les luba et les katangais? Ils sont comme l’huile et l’eau. Il y a un problème.

  14. Tous les progroms de l’histoire ont toujours eu des signes avant-coureurs. Quand ces signes avant-coureurs sont minimises ou negliges, ils debouchent sur des situations qu’on ne peut plus controler. N’evitent des pogroms que ceux savent lire les signes du temps et prennent des mesures consequentes! Henry Kissinger, l’illustre americain que nous connaissons tous, le diplomate de choc de l’Oncle Sam et sa famille n’ont evite l’holocauste des juifs en Europe que parce que sa famille avait vu l’holocauste venir, et elle avait decide d’emigrer aux USA avant que le pire ne s’abatte sur l’Europe. Tout Congolais nationaliste et patriote devrait condammner les propos de la dame Munongo Inamizi avec fermete! Je persiste et je signe, cette dame n’est pas a sa place a l’Assemblee Nationale! Le probleme n’est pas dans la veracite de ses propos, mais au clin d’oeil complice qu’elle fait par ces propos aux separatistes de tout bord parmi lesquels on trouve toujours de nombreux katangais! En plus, elle nous dit bien qu’en ce qui concerne le katanga, elle assume la politique de son sinistre pere, n’est-ce pas suffisant pour comprendre la suite de ses propos? Faut-il vraiment qu’elle vous en fasse un dessin? Je suis consterne de voir qu’au lieu de circonscrire le danger de ces propos et de parer a ce danger, bon nombre de comaptriotes soi-disant nationaslistes et patriotes passent leur temps a defendre la veracite des propos de la dame Munongo Inamisi! Kiadi ki beto!
    Binsonji E Madilu.

  15. Ce qui manque chez nos freres kasaiens c’est l’HUMILITE a tous les niveaux. Le diable sait tres bien se moquer d’eux. Deja a partir des annees 70 a kinshasa, ils etaient connus comme des DV(demulu vantard) et beaucoup des proprietaires des maisons refusaient de les loger. C’est aux facultes catholiques de kinshasa, devenu l’universite catholique que j’avais rencontre des etudiants luba humbles et honnetes. Je sais que le katanga a besoin des baluba et les baluba ont besoin des katangais car c’est ainsi que le monde fonctionne et nous auront moins des guerres. J’etais heureux de constater que Felix avait pardonne a Kyungu wa kumwanza le Hitler des kasaiens, c’etait une tres bonne attitude. Cependant, il ne pouvait pas parler de mashi a mu menu quelques mois apres. Felix et madame Munongo sont tous les deux des individus qui ont besoin d’apprendre a gouverner les paroles qui sortent de leurs bouches. Enfin, brandir la constitution ne sert a rien car nous savons tous que chacun a un chez soi. Si on ne veut pas de vous au katanga, Matata Ponyo qui n’est pas rancunier peut vous accueillir au Maniema ou les baluba et les batetela vivent bien avec les kambelembele.

  16. « Faire de la politique dans un pays Sous-Occupation est comme une bonne comédie [de l’absurde], mais à la fin cela se termine par une tragédie GÉNOCIDAIRE » pour paraphraser Breizh… INGETA

  17. Kabuya-Papon [Représentant de FATSHI BIDON auprès des TALIBANS] a été chassé, c’est le début de la fin de l’Udps Familiale ! L’imposteur Rwandais alias Kabila refuse de quitter le TERRE de nos Ancêtres en se cachant à l’intérieur de Tshilombo-Pétain, tôt ou tard ce PEUPLE manipulé se révoltera contre eux et les Flux massifs des deux Kasaï vers le Katanga et le Lualaba cesseront… « Parfois en flânant dans la rue, il lui semblait reconnaître un collaborationniste à la lueur perverse d’un regard et il sentait à son poing frémir le glaive d’un archange » citation de Marcel Aymé… Tôt ou tard la Justice Divine sera faite au KONGO-ZAÏRE… INGETA

  18. @Nono. J’ai lu et relu votre publication du 10 avril a 16:52.J’ai du mal a croire que c’est vous qui avait ecrit cette publication! Avez-vous aussi cede a la seduction de la lubaphobie ambiante au pays? Vous ne voyez vraiment pas le danger que constituent les propos de la dame Munongo Inamisi? Lorsque vous ecrivez, je cite ‘Le PR l’est pour tout le pays et faire des apartes avec les ‘siens’ comme il l’a fait au Kasai avec ses ‘mashi a mu menu’ est un impair grave dans sa fonction selon moi…’ Qui sont les ‘siens’ et qui ne le sont pas? N’a-t-il pas declare lui-meme qu’il est le President de tous les congolais, de ceux qui l’ont elu et de ceux qui ne l’ont pas elu? Il aurait meme pu ajouter de ceux qui m’aiment et de ceux m’aiment pas. Pourquoi voulez-vous que ‘les siens ‘ soient seulement les kasaiens? Que doit-il faire pour vous convaincre qu’il est le President de tous les congolais? Quelle est cette ode eternelle ques kasaiens ne font que chanter pour le plaisir de s’auto-victimiser? Qui a jamais pretentdu que les luba sont incapables individuellement et collectivement du moindre mal? Quelle est cette tare congenitale qu’on ne retrouve que chez les Baluba qui ne se retrouve dans aucune autre tribu du Congo? Je vous ai toujours dit que les Baluba ne sont pas tribalistes! Par contre ils ont toujours ete victimes du tribalisme. Si vous voulez vraiment savoir a quoi ressemble un tribaliste, vous savez maintenant ou regarder! Il y a au pays des tribalistes qui sont meme fiers de l’etre, et ce ne sont pas ceux que vous croyez! Lorsque vous parlez d’une ‘appreciation sociolique qui peut legitimement decreter les kasaiens etrangers et un danger a l’ordre public’ Vous faites l’avocat du diable! Vous faites un mauvais proces! Vous faites le proces de Dreyfus coupable d’etre juif! Allons, mon frere! Vous pouvez faire mieux que ca! Je ne sais si la dame Munongo Inamisi est de vos amis, mais un mal reste un mal, meme quand c’est une princesse qui le fait! Denoncer la haine n’est jamais aberrant ou absurde! C’est toujours d’actualite! Je vais partager avec vous ma conception de la critique appliquee a la situation de chez nous. Une crtitique releve le positif et le negatif d’une oeuvre et propose des pistes d’amerlioration. Une critique qui ne voit que le positif, c’est du djaleloisme! Une critique qui ne voit que le negatif, c’est de la haine distillee! Une critique qui ne propose pas des pistes d’amelioration du negatif ne sert a rien! C’est juste une gesticulation!
    Pour baisser la tension et apaiser tous ceux qui se sentent insultes par ses propos, la dame Munono Inamisi doit presenter des excuses publics, et de preference a l’Assemblee Nationale! Il n’est pas tard de le faire! Ceux qui la conseillent de ne pas presenter des excuses publics aux kasaiens se moquent eperdument de la cause de l’unite nationale! Apres tout, qui n’a jamais insulte les Balubas?
    De grace, cessez de parler de ‘l’auto-victimisation’ des Balubas. Ceux qui ont perdu des membres de famille dans les pogroms de 1960 et de 1992 au Katanga, et ceux qui ne peuvent se loger a Kinshasa a cause de leurs origines ne trouvent pas ce terme amusant.
    Salut!
    Binsonji E Madilu

    1. Mon cher Binsonji,
      Que cela soit clair, je ne suis l’avocat (du diable) d’aucune cause, je n’approuve pas automatiquement les propos contestés et contestables de Mme Munongo comme je n’approuve pas non plus le mashi a mu menu du PR, j’ai juste relevé qu’à ne se limiter qu’à les condamner on passait à côté du problème de fond. Ces propos recèlent en eux des vérités dont on doit s’occuper si l’on veut résoudre les problèmes que posent l’unité et la cohésion nationales. Je vous ai aussi dit et l’ai répété ici que pour moi les Luba avaient tendance à trop se victimiser et lorsque je vous entend répondre que ce serait un blasphème de génocide selon lequel je le leur reprocherais parce qu’ils sont d’abord Luba, j’y vois une fuite en avant qui tend à gommer tout problème. Autour des propos de Mme Munongo j’ai lu des propositions de solutions que pose l’exode massif des Kasaiens au Katanga, je ne vous ai jamais lu faire une remise en question sur les comportements de nos frères Luba comme s’il y’avait une fumée sans feu, comme si la terre entière remplie de haine leur en voulait, et pourquoi donc ? Que vous le voulez pas, ce n’est pas d’une tare congénitale qu’il faut parler mais peut-être des comportements singuliers qui les caractérisent. Lubaphobie ambiante ou pas, sages paroles du PR, on juge les mérites du maçon au pied de son œuvre et pas selon ses promesses et l’unité ainsi que la cohésion nationales ne se décrètent pas, elles se vivent ; la loi ne suffira pas à les installer, il faut des conditions minimales qui se trouvent dans diverses causes qui peuvent les empêcher. Voilà !

  19. Les excuses publiques de la part de la députée Munongo !? J’ai personnellement fait part ici de mon souhait qu’elle et/ou ses soutiens s’expliquent davantage sur les propos pour qu’ils écartent d’éventuels quiproquos. Apparemment cela a été fait, vraisemblablement pas assez, osons espérer qu’ils le feront davantage pour quitter la posture séparatiste de son père qui pour moi reste inacceptable…

  20. Je me suis toujours demandé comment Tshisekedi avait besoin des collaborateurs aussi insignifiants, aussi indigents de la tête au sein de l’Udps. Sans doute a-t-il besoin de leur faiblesse pour se comporter en maître mais qui peut croire que d’un Kabuya peut sortir une direction vaillante qui conforte vraiment l’Udps ? Apparemment la base commence à se lasser de leur nullité, pour le meilleur..’ ?

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