André Mbata : « La libération d’Eliezer Ntambwe ne peut clore le fond du dossier »

Arrêté le 2 avril et transféré 72 heures après à la prison centrale de Makala, Eliezer Ntambwe a été libéré mercredi 11 avril. Maître Hervé Diakese était à ses côtés. Tout est parti d’une plainte en diffamation déposée contre lui par le gouverneur du Kasaï Oriental – et négociant en diamant – Alphonse Ngoyi Kasanji. Le « plaignant » avait annoncé, la veille, le retrait de sa plainte après une rencontre avec le président de l’UNPC (Union nationale de la presse congolaise) Kasonga Tshilunde. Depuis l’Afrique du Sud où il se trouve, le professeur André Mbata Mangu commente à chaud cette « libération ». Pour lui, la détention de ce journaliste est un « acte d’intimidation ». Le but, selon lui, serait de détourner l’attention de l’opinion, sur deux questions. A savoir, la destination donnée au diamant querellé et les circonstances exactes du décès du « creuseur ». Pour le constitutionnaliste Mbata, le parquet général de la République devrait interroger Kasanji sur son implication dans ce dossier qui ne peut être clos en dépit de la remise en liberté d’Eliezer.

Ngoy Kasanji, gouverneur Kasaï Oriental

Dans un communiqué publié lundi 9 avril, Alphonse Ngoy Kasanji annonçait que son avocat a été chargé « de formaliser » le retrait de sa plainte contre le journaliste Eliezer Ntambwe. « J’espère que le concerné [Eliezer Ntambwe, Ndlr] recouvrera au plus vite sa liberté afin de retrouver sa famille et ses proches », a-t-il souligné. Des observateurs ne cachaient pas mercredi leur étonnement en apprenant cette « libération » en dépit du fait qu’une rétractation n’a aucun effet sur l’action pénale enclenchée.

Eliezer Ntambwe, alias « Ndeko Eliezer », est accusé de « diffamation » pour avoir donné la parole dans son émission à des membres de la famille du sieur Olomi Lohodi, chercheur de diamant. Avant sa mort dans des circonstances non-élucidées, ce dernier a accusé Alphonse Ngoyi Kasanji de lui avoir extorqué un diamant de plus ou moins 35 carats et de l’avoir brutalisé.

On s’interroge de l’empressement des autorités judiciaires à arrêter et à faire détenir l’accusé sans qu’il y ait eu une confrontation préalable avec le plaignant. On continue de s’interroger également sur la volonté quasi-manifeste du Parquet à éluder la cause fondamentale du problème en s’attaquant sur l’effet.

« L’ABSENCE DE CONFRONTATION EST JURIDIQUEMENT INDÉFENDABLE »

Tout a commencé avec les griefs articulés à l’encontre de Ngoy Kasanji par la famille du « creuseur » Olomi. « Ce qui est arrivé à Eliezer Ntambwe est fort déplorable, commente le constitutionnaliste André Mbata Mangu. Il fait partie des journalistes engagés qui livrent à la population congolaise des informations sur la bonne marche de l’Etat. C’est un journaliste intègre qui ne s’est jamais laissé appâter par l’argent des médiocres qui gouvernent ».

Pour le professeur Mbata, la détention de Ntambwe sans qu’il y ait eu confrontation avec le plaignant Kasanji est « juridiquement indéfendable ». « C’est ça le type de justice auquel notre peuple est confronté », assène-t-il. Et d’ajouter: « Il n’y a pas de justice. Kasanji n’a d’ailleurs pas été auditionné. Il a suffi d’une petite plainte de sa part pour que le parquet se saisisse d’Eliezer pour le mettre en prison ».

Pour lui, on ne peut pas parler de diffamation dans le chef d’Eliezer étant donné que c’est une tierce personne qui a donné l’information. Selon lui, « même s’il s’agissait de diffamation », les juges congolais auraient dû se référer à la jurisprudence comparée. « Il y a une décision de la Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples qui a décriminalisé le délit de presse au motif qu’il rentre dans l’exercice de la liberté d’expression », dit-il en soulignant que la Cour d’Arusha a pris une décision analogue pour des informations portées à la connaissance de l’opinion.

Revenant sur le fond du litige, le « prof' » de s’interroger: Où est passé cette pierre précieuse? Dans quelles conditions a-t-elle quitté le pays? Qui l’a acheté? Ce diamant a-t-il été certifié conformément au processus de Kimberley? Quid du produit de vente. « C’est assez surprenante qu’il n’y ait pas de réponses à ces questions », déplore l’universitaire qui estime que la détention d’Eliezer n’est ni plus ni moins qu’une tentative pour le faire taire.

UNE « JUSTICE MANIPULÉE »

Prof. André Mbata Mangu

Selon Mbata, le procureur général de la République doit maintenant interpeller Alphonse Ngoyi Kasanji afin qu’il explique la destination donnée à cette pierre précieuse. Que pourrait-il répondre à ceux qui considèrent que « l’affaire Eliezer » n’est judiciaire qu’en apparence? « Je ne dirai pas non, réplique-t-il. Depuis la rédaction du Manifeste du Citoyen Esili à Chantilly, en France, tous les journalistes engagés sont harcelés par le pouvoir. Je ne doute pas qu’il y ait une ‘main noire’ derrière cette affaire ». Il poursuit: « Le fait qu’une simple plainte de Kasanji ait pu entraîner l’arrestation d’Eliezer et son transfert à 6h00 du matin à Makala est anormal sur le plan du droit ». Il en est de même, souligne-t-il, de la libération du journaliste qui est intervenue mercredi 11 avril suite à une simple lettre de retrait de plainte. « Si l’infraction pénale était établie, l’action publique doit continuer », argumente-t-il.

Selon André Mbata Mangu, la libération d’Eliezer Ntambwe ne peut en aucun cas clore ce dossier. Il espère que le journaliste va consulter ses proches et les membres de son équipe de défense pour envisager les actions à entreprendre. « Il va falloir qu’on sache qui a vendu ce diamant et quelle est la part encaissée par Ngoy Kasanji ».

Le prof’ dit espérer que le parquet général de la République va enfin interroger le gouverneur du Kasaï Oriental sur son implication dans cette affaire dans laquelle il y a eu mort d’homme. « Si le parquet général de la République n’agit pas dans ce sens, conclut-il, il est clair que la justice de notre pays est manipulée non seulement par les plus nantis mais aussi par ceux qui exercent le pouvoir d’Etat ».

 

Baudouin Amba Wetshi
© Congoindépendant 2003-2018

11 réflexions au sujet de « André Mbata : « La libération d’Eliezer Ntambwe ne peut clore le fond du dossier » »

  1. L’éclairage du professeur André Mbata est très limpide. Il se comprend aisément même pour les profanes. Il y a mort d’homme dans ce dossier. Mais le parquet général de la République se tait dans toutes les langues alors qu’il est loquace dans des dossiers moins graves tel que celui sur la nationalité de Moïse Katumbi. Ainsi va le destin des pays aux élites sans boussole. Tant que nous n’aurons pas conçu et mis en place un système politique qui permettrait un contrôle effectif du pouvoir du premier des Congolais, la justice de notre pays sera toujours manipulée au profit des nantis, de la caste enchanteresse des hommes du pouvoir et de toute personne à qui le président de la République, devenu la loi faite homme, distribuerait une part de son impunité ou de son intouchabilité. Voilà pourquoi nous ne cessons d’exhorter nos cousins ou compatriotes à prendre conscience de ce fait.

    1. @Mayoyo,

      Le dossier katumbi n’est pas moins grave. Laisser un tricheur participer à l’élection présidentielle, c’est aussi grave! On voit ce que fait le rwando-tanzannien à la tête du pays.

      Ce n’est pas un problème de hiérarchie dans la gravité des faits. Le diamant et son propriétaire décédé est une autre affaire, la nationalité du kabiliste tricheur nommée katumbi est une autre affaire… il en est de même des dizaines de charniers dont celui de Maluku … des massacres à Beni, les kidnappeurs des Goma.

      Ce qui est reproché à L’italo Zambien nommé katumbi n’est pas une vue de l’esprit, l’infraction existe et elle est caractérisée.

      Le surnommé Kabila tue, vol, a falsifié sa nationalité… ce n’est pas parce qu’il n’est pas poursuivi que tous les kuluna (même en cravate) qui commettent les mêmes infractions ne doivent pas être poursuivis.

      Juste une question, katumbi votre champion qui a géré le pays avec La kabilie et a activement participé au bradage des richesses du pays, est-il l’homme qui mettra en place votre fameux système démocratique ?

      Il paraît qu’un bout de bois même trempé 100 ans dans l’eau ne deviendra jamais un crocodile. Katumbi reste au fond de lui un kabiliste. Il est d’ailleurs entouré des kabilistes pour la continuité du système.

      Quand on a fait 2 ou 3 cursus à Lubumbashi, on doit s’en rendre compte.

      1. @ Muana ya mokolo lopango,

        Je crois l’avoir déjà écrit dans ce forum. Katumbi n’est pas mon champion. Dans toute ma vie, je ne me suis jamais rangé derrière un individu. Katumbi comme tous les autres animaux politiques du pays n’a jamais réfléchi sur la démocratie. Réfléchir sur la démocratie, c’est chercher à comprendre pourquoi elle ne fonctionne pas dans notre pays et que faire pour qu’elle fonctionne un jour. A cet égard, vous ressemblez d’ailleurs à Katumbi car vous ne pouvez pas nous citer un seul texte même dans un journal de Kinshasa dans lequel vous avez déjà réfléchi sur la démocratie. Ceci dit, il y a une hiérarchie dans les crimes. C’est d’ailleurs pour cette raison que la justice prévoit des sanctions différentes pour différents crimes. Par ailleurs, si vous croyez que les élections prochaines donneront au pays un Monsieur propre comme président de la république, vous vous trompez terriblement. Comme toute notre nation s’est trompée en allant aux elections de 2006 et 2011, croyant que la démocratie serait au rendez-vous.

      2. @Mayoyo le katumbiste,

        1. Vos propos complaisants concernant katumbi indiquent bien que c’est votre champion. Ngbanda a eu droit à un article où vous avez sorti le bazooka pour moins que ça.

        2. Je ne fais pas la publicité de ce que je fais et arrêtez de penser que vous êtes le seul à réfléchir dans ce pays.

        3. Je ne crois pas aux élections organisées par un rwandais.

        4. Le procureur doit poursuivre les infractions sans tenir compte de la hiérarchie. Vous confondez la poursuite par le procureur et l’individualisation des peines par le juge.

        Au fait vous êtes incapable de nous expliquer comment, par qui, par quel miracle … allez vous mettre en place votre modèle de démocratie. Puisque cela ne dépend pas de l’homme congolais et de sa mentalité, allez donc voir Vieux Tshibas, il vous présentera sûrement à JOKA.

        Attention JOKA c’est un rwandais qui n’aime ni le Congo ni les congolais. Il pourra vous envoyer à Makala s’il n’aime pas votre invention.

  2. Cet article laisse transparaître une nette impression réelle sur la cassure qui s’est faite entre les intellectuels Kongolais et le reste du Peuple Kongo Souverain Primaire. Autant le constitutionnaliste combat le régime de alias Kabila sur des sujets de la Constitution piétinée, violée, bafouée alors que l’intéressé militaire de formation dit qu’il mourra d’une balle sur la tête, autant son attitude envers nos bourreaux qui sont tout sauf démocrates frôle la lâcheté sinon comment expliquer qu’une justice mise au pas par un tyran sanguinaire imposteur usurpateur ne soit pas manipulée sous une occupation étrangère…

    Nous (Peuple KONGO Souverain Primaire) avions tout compris, nos élites continuent leur politique de l’autruche, elles voient le mal mais s’enfouissent la tête dans le sable lorsqu’elles ont peur, font semblant de ne rien voir ce qui leur évite de voir ce qui les menace, elles s’évertuent de croire que le Congo-Kinshasa est un pays démocratique, dirigé par un vrai Kongolais mieux formé compétent ayant des institutions légales et légitimes mais elles oublient que les concepteurs, parrains et marraines Occidentaux Anglo-saxons de l’imposteur usurpateur d’identité Kongolaise alias Joseph Kabila ont déjà confirmé son imposture, son usurpation d’identité, sa nationalité Rwandaise (Cfr l’eurodéputé Jean-Luc Schaffhauser)…

    Qu’attendent-elles (les élites) pour amorcer ne fut-ce qu’un semblant de thèse pour y remédier, pour porter toutes ses casseroles clinquantes que traîne Hippolyte Kanambe alias Joseph Kabila devant les cours et tribunaux internationaux ? Elles (les élites politico-intellectuelles artistico-religieuses) lorgnent mordicus les élections pièges à con truquées d’avance au grand dam des Kongolais démunis qui ne pigent que dalle de la politique et ses contours flous, sataniques…

    Nous relevons humblement une fausseté dans cet article qui doit être rectifiée sinon ça déteint à la réalité banale quotidienne qui devient une mauvaise habitude qui a la peau dure au Congo-Kinshasa voire dans la Diaspora…

    Nous citons « Ce qui est arrivé à Eliezer Ntambwe est fort déplorable, commente le constitutionnaliste André Mbata Mangu. Il fait partie des journalistes engagés qui livrent à la population congolaise des informations sur la bonne marche de l’Etat. C’est un journaliste intègre qui ne s’est jamais laissé appâter par l’argent des médiocres qui gouvernent »…

    Si c’est vrai Eliezer Ntambwe informe les RD Congolais sur plusieurs sujets sans contestation aucune souffrez aussi que ces informations ne parviennent pas à désarçonner le pouvoir en place qui fonctionne tranquillement glissement après glissement, on a l’impression que les Kongolais sont devenus sadomasochistes. L’espace démocratique s’est rétrécit, il y a seulement quelques privilégiés journaleux triés sur le volet qui peuvent dire ce que les autres opposants ne peuvent pas dire sous peine d’être emprisonnés, inquiétés par l’ANR, il y a forcement des journalistes qui ont bonne presse pour informer les Kongolais avec la permission de l’Occupant Tutsi sans être inquiétés, sans que leur intégrité physique soit menacée, c’est le cas d’école de Eliezer Ntambwe qui mange avec les requins Kanambistes sans être avalé, il passe incognito la frontière de Ndjili sans que le DGM ne mette la main sur lui… Est-il plus fort, plus beau, plus protégé que Bapuwa Mwamba, Franck Ngycke ? A-t-il une main noire qui veille sur sa vie dans le secret des dieux Tutsi parmi les hauts placés des dignitaires du pouvoir en place Tutsi Power ?…

    Pour étayer notre argumentaire qui contredit l’affirmation de l’interviewé, il suffit d’investiguer, il y a un message audio qui circule sur le net certifié authentique dans lequel le satané collabo Eliezer Ntambwe négocie avec les envoyés du collabo Ngoy Kasanji en contrepartie de 10000 $ pour ne pas publier l’émission de la famille de Monsieur Olomi le creuseur floué. Se sentant lésé ou pas pris au sérieux, il (Charmant Eliezer Ntambwe) décida de publier la vidéo sur You tube avec la suite juridique qui s’ensuit oubliant que ses interlocuteurs avaient pris le soin d’enregistrer tous les pourparlers du deal. Question à 45 millions de dollars sur la vie du feu creuseur de diamant : si le collabo Ngoy Kasanji accédait à tous ses desiratas, qu’aurait-il fait le saint Eliezer Ntambwe ?

    Arrêtez de prendre les Kongolais pour des éternels petits cons, tous les chronifuati Eliezer Ntambwe compris, tous les faux politiciens Félix Antoine Tshisekedi, Martin Fayulu, Eve Bazaiba et toute la bande des faux politiciens de la classe politique corrompue médiocre vivent de l’aumône, marchandent leurs services chez le Tutsi Power sinon comment expliquer tous leurs va et vient incessants vers l’Europe alors que la majorité ne travaillent pas… Basta

    Au final ***Être né Kongolais pour devenir dans cette période tumultueuse de l’histoire de la RDC un collabo en se mariant avec une Tutsi hirondelle Rwandaise est une malédiction, participer consciemment au Théâtre de Vaudeville qui se joue en RDC (République Démocrature du Congo-Kinshasa) est une lâcheté, se sachant traître, collabo mais par hypocrisie faire semblant de sauver ses compatriotes Kongolais qui souffrent le martyr prisonniers d’un regime sanguinaire barbare des occupants Tutsi Power est de la sorcellerie pure et simple…

    La luta continua, la victoria e certa. Vive le soulèvement populaire imprévisible éboulement final pour mettre fin à la Tutsisation du Kongo afin d’être nos propre démiurges. Ingeta

  3. CHERS COMPATRIOTES EN CHAIR ET EN OS!
    QU’AVIEZ-VOUS REMARQUE SUR LA PHOTO DE SORTIE DE MWANA MOKOLO LOPANGO AVEC UN TEL FRACAS DE LA FAMEUSE BAGNE CENTRALE DE MAKALA.
    NOTRE MWANA MOKOLO LOPANGO, EN DATE DU 2 AVRIL 2018 EST ENTRE A MAKALA PRISON “ OK” EN TOUTE MAGNANITE, AMADOUE , SOUS ENTENDU EN CATIMINI “ NE TOUCHE PAS A MON POTE, UN BAGNARD PRIVILLEGIE QUOI “. IL EST SORTI “ OK “ LE 11 AVRIL 2018 AVEC TOUS LES HONNEURS, SANS EGRATIGNURE,BIEN SOIGNE, D’EMBONPOINT A L’INSTAR DE FRANCK DIONGO, JEAN CLAUDE MUYAMBU, EUGENE DIOMI NDONGALA LEQUELS INCARCERES “ KO “ DEPUIS PLUSIEURS ANNEEES SANS VOIR LA LUMIERE DU JOUR DANS LE CENTRE PENITENCIER OU ILS MENENT LA VIE DURE: MALADE, EPUISE, NOURRITURE PAS DIGNE DE CE NOM.. DUR C’EST DUR LA VIE POUR LES AUTRES, LES NON PRIVILEGIES.
    TROUVONS=NOUS CA NORMAL CETTE HISTOIRE? SI VOUS TROUVEZ CETTE HISTOIRE DE NORMAL, QUANT A MOI, JE DIS, PAS NORMAL DU TOUT. DANS TOUT CELA, QUE SE CACHE –T-IL DERRIERE CET EPISODE. IL Y A EU MORT D’HOMME, LA MORT DE MADAME X, PERE DE FAMILLE, CHEF DE FAMILLE. DE CE FAIT, L’AFFAIRE NE DOIT PAS ETRE CLOSE GRATUITEMENT COMME CA. L’ETRE HUMAIN EST PLUS VALEUREUX QU’UNE PIERRE PRECIEUSE. L’EPOUSE DU DEFUNT, SES ENFANTS, SES PROCHES ET AMIS ONT DROIT A LA JUSTICE, UNE JUSTICE VRAIE, PAS UNE JUSTICE DICTEE ET DIRIGEE PAR DES CORRUPTEURS, UNE JUSTICE NEUTRE LOIN DU KONGO.
    CONSTITUONS UN PEU CETTE HISTOIRE EN ESSAYANT DE VOIR UN PEU CLAIR.
    SUIVEZ-MOI A MAKALA DEVANT LA PORTE DU PENITENCIER LE JOUR DE LA LIBERATION, LE 11 AVRIL 2018 DE NOTRE MWANA MOKOLO LOPANGO:
    1. LIBERE AVEC LES HONNEURS DUS A UN DIGNITAIRE.
    2. ACCUEILLI DANS TOUTES LES RUES PAR LA MAREE HUMAINE EN LIESSE. LES CHANTS, LES SHOWS, TOUS ET TOUTES ENDIMANCHEES.
    3. MWANA MOKOLO LOPANGO PERCHE SUR LE TOIT DE SON VEHICULE 4X4 VERNISSER, PIMPAMT NEUF, ACCOMPAGNE DE SES COLLEGUES DE TOKOMI WAPI, HARANGUANT TOUTE LA FOULE A SON PASSAGE AUX CRIS DE HOURRA MWANA MOKOLO LOPANGO AZONGI. COMME SI ON ATTENDAIT LE RETOUR DE MASIYA OPERER QUELQUES MIRACLES A LA FOULE, MARCHER SUR L’EAU, GUERIR LES MALADES, MULTIPLIER DU PAIN ET DU POISSON.
    4. CHOSE CURIEUSE, SA SECURITE ET PROTECTION ETAIT ASSUREE PAR LA POLICE KONGOLAISE MONTEE AU COMBAT, PAR LA POLICE MONTEE EN KINGA ( VELO/BICYCLETTE ), LA POLICE MONTEE EN WEWA. LES BANA MURA ARMES JUSQU’AUX DENTS PROTEGEAIENT LE CORTEGE DE MWANA MOKOLO LOPANGO, LES PULUSI DU GENERAL PIERROT MWANAMPUTU ETAIENT AUSSI PRESENT POUR DONNER COUP DE POUCE A CET ILLUSTRE BAGNARD DE KANAMBE HIPPOLYTE QUE LE KONGO N’A JAMAIS CONNU JUSQU’ICI, SANS OUBLIER LES HELICOS ET DES FOUGA MAGISTER DU GENERAL TANGO FORT CONTROLAIENT L’ESPACE AERIEN DU DOMICILE DE MWANA MOKOLO LOPANGO. QUEL PRIVILIEGE! PRIVILIEGE YA SOMO, YA KOSAKANA TE.
    5. TOUTES LES DEPENSES SUR LA SECURITE DE MWANA MOKOLO LOPANGO: CARBURANT, LA BOUFFE, LES HEURES SUPPLEMENTAIRES DES AGENTS DE LA POLICE, DE L’ARMEE,DE RENSEIGNEMENT.. MA QUESTION EST DE SAVOIR, QUI AVAIT PAYE LES NOTES?
    6. BIEN SUR, NOTRE MWANA LOPANGO A ETE GATE A CET EFFET. OBSERVATEUR ATTENTIF A CE BOOM DU SIECLE, LA FETE DU SIECLE, JE ME CROYAIS AU 30 JUIN 1960, LE JOUR DE L’INDEPENDANCE DU KONGO OU LE ROI BAUDOUIN 1er DES BELGES ( NON RAMBERT MENDRE OMARANGA ) PASSA LE FLAMBEAU CIVILISE ET NON BRUTAL AU 1er PRESIDENT DU KONGO JOSEPH KASAVUBU POUR NOTRE KIMPWANZA. TANDISQUE LE 11 AVRIL 2018, C’ETAIT LE JOUR D’INDEPENDANCE DE LA REPUBLIQUE DEMOCRTAIQUE DE BONGWANA DISAIT ON OU KANAMBE PASSA A TOUS LES BONGWANAIS LE FLAMBEAU NON CIVILISE. QUE SE CACHE-T-IL SUR L’ARRESTATION DE MWANA MOKOLO LOPANGO? DU CIRQUE, SKETCH POUR FAIRE ENDORMIR COMME D’HABITUDE LES NAIFS KONGOLAIS? PROFESSEUR MBATA MANGU, TALELA BISO NANO MAKAMBO OYO.
    BREF, DANS L’AVENIR, POUR EVITER TOUTES LES SUSPICIONS AUX PRISONNIERS DU REGIME D’OCCUPATION, QU’IL AIT AUSSI DES HONNEURS DE MEME AMPLEUR A TOUS LES PRISONNIERS . EN PLUS, SOMMES-NOUS EGAUX DEVANT LA LOI OU NON?
    JE NE SUIS QU’UN OBSERVATEUR DE LA SCENE ET NON PLUS.
    JE M’ARRETE LA. GOOD BYE!

  4. Chers Compatriotes,
    J’avais envie de ne pas réagir sur cette intervention de cet éminent professeur. Mais l’intervention de notre bien aimé MBTT me permet d’intervenir. Le professeur dit qu’il y a eu mort d’homme, donc, le parquet devrait s’impliquer. L’assassinat du Mzee Laurent Désiré Kabila, « mort d’homme », l’assassinat de Tungulu, « Mort d’homme », l’assassinat de Chebeya, « Mort d’homme », les fosses communes appelées par Bushab « Tombes communes », « Mort d’hommes »…. Le parquet s’est prononcé pour ces cas ? L’acte le plus louable que nous pouvons épingler ici, c’est la démission des juges qui, peur de la mort, ou refus de ne pas marcher avec les criminels ? Notre MBTT écrit : Il y a mort d’homme dans ce dossier. Mais le parquet général de la République se tait dans toutes les langues alors qu’il est loquace dans des dossiers moins graves tel que celui sur la nationalité de Moïse Katumbi. Ainsi va le destin des pays aux élites sans boussole. Tant que nous n’aurons pas conçu et mis en place un système politique qui permettrait un contrôle effectif du pouvoir du premier des Congolais, la justice de notre pays sera toujours manipulée au profit des nantis, de la caste enchanteresse des hommes du pouvoir et de toute personne à qui le président de la République, devenu la loi faite homme, distribuerait une part de son impunité ou de son intouchabilité. Voilà pourquoi nous ne cessons d’exhorter nos cousins ou compatriotes à prendre conscience de ce fait ». Le fait qui est évident pour tous est ce qui se passe. Mais le fait le moins sûr, c’est la solution proposée qui, en dehors d’une éducation au changement des mentalités, ne peut rien donner de ce que notre frère affirme de façon irréfutable. La corruption est un terme qui existe aussi là où les dispositions dont notre compatriote parle sont efficaces. Les noirs américains sont systématiquement abattus publiquement par une police sensée les protéger, et dans les conditions les plus claires et les plus condamnables. Mais nous voyons parfois les décisions de la justice qui laissent à désirer. Le jour où l’intérêt suprême de la nation sera un idéal à atteindre pour la plus grande majorité des Congolais, la disposition, même celle qui est en place maintenant pourra fonctionner au profit du pays. Le jour où nous penserons que les compétences sont préférables à la seule appartenance à la même province, tribu ou autres de celui qui recrute pour les postes à pourvoir dans une quelconque entreprise, la disposition des institutions fonctionnera. Le jour où le Congolais comprendra qu’un autre Congolais a aussi droit à la vie agréable dans les limites que nous fixe l’existence, ce jour là, la bonne disposition fonctionnera. Comment fonctionne de façon harmonieuse les sociétés comme celle des pygmées qui sont encore dans la forêt ou les indiens qui vivent encore dans la forêt sans encombrement de tout ce que la société occidentale nous a présenté comme modèle de vie commune ? Chez les pygmées, d’après ce que j’ai entendu, le concept de vol n’existe pas. Chez les indiens, les différents reportages l’ont démontré, pas de haine, pas de jalousie, pas de vol, la répartition des fruits de chasse, cueillette, etc selon les besoins de chaque membre de la société. Nous cherchons le changement des mentalités en commençant par nous qui avons fait l’université. Car, qui ne fait pas fonctionner les dispositions actuels ? Ce sont les acteurs qui sont là pour les faire fonctionner. Ne cherchons pas le commencement de cette révolution des mentalités dans la classe populaire. Pour ceux qui connaissent l’histoire de « Nelson Mandela », à son accession à la présidence de la présidence, il était le premier à montrer l’exemple quant au changement des mentalités en montrant à ses premiers gardes de corps, que le changement devrait commencer avec lui. Le changement de mentalité doit commencer avec nous. Si nous sommes intolérants en ce qui concerne les idées sur un bout de papier blanc, comment pouvons-nous nous imaginer tolérer certaines réalités pratiques, points de vue pratique, une fois que nous avons les fonctions publiques ? Le travail de changement de mentalité commence par Elili. Et il le fait pour lui-même. C’est un effort constant, tellement l’être que je suis est souvent, de façon inavoué, égoïste et narcissique. Je ne suis pas contre le bonne disposition des choses, mais je suis inquiet de l’application de celle-ci, sans que nous ne pensons au changement de mentalité en chacun de nous. Que Dieu nous vienne en aide.

  5. Cher Elili,

    Qu’est-ce qu’il y a concrètement dans ce que vous appelez « éducation au changement des mentalités ». Dites-nous clairement, quelle est votre mentalité à vous qui croyez que nous devons être éduqués au changement des mentalités avant que notre pays ne soit bien gouverné ? Etes-vous déjà éduqué dans ce but ? Si oui, comment pouvez-vous en être certain aussi longtemps que vous n’êtes pas arrivé au pouvoir comme Mende, Boshab, Minaku ou Kin Kiey ? Si vous n’êtes pas encore éduqué dans ce sens, qu’attendez-vous alors que c’est vous qui préconisez cette solution ? Vous intervenez chaque fois dans ce forum. Curieusement, alors que vous estimez que la solution à notre problème est le changement des mentalités, vous ne trouvez pas le temps d’expliquer concrètement ce que vous entendez par là. Qui le fera à votre place ?

  6. J’ai rapidement visionné les images de sa sortie et il m’a semblé que les gens étaient déjà massés devant la prison à sa sortie ? Comment le savaient-ils ? Qui les a prévenus ou les aurait apprêtés pour lui faire la haie d’honneur dès sa sortie ? E Ntambwe doit se méfier que toute son épopée, de la liberté à la prison, de la prison à la liberté, n’aie été quelque part instrumentalisée pour servir plus que lui d’autres notables du pouvoir qui y retireraient un supplément de légitimité…
    Ailleurs va-t-il donner une suite autre que celle relative à son emprisonnement expéditif càd va-t-il reprendre son investigation journalistique là où elle s’était arrêtée ? Je pose la question car s’agissant de mort d’homme, d’un diamant de grande valeur, d’un notable kanambiste censé être impliqué de près dans cette affaire, seule la voie ‘judiciaire’ peut ‘débrouiller’ cette affaire. Le simple journaliste même d’investigation même quelque part protégé (par le pouvoir ?) qu’est E Ntambwe est-il celui qui doit ou peut relancer l’affaire qui risque de vite le dépasser si celle-ci n’est prise en charge par un échelon bien identifié de la justice nationale ?

  7. Je ne sais où serait passé le compatriote Mufuncol Tshiyoyo. Dans une de ses analyses que j’ai beaucoup appréciée, il disait « tout est faux au Congo Kinshasa ». En effet, la démesure, la culture du mythe, la fausseté et même la stupidité son la note caractéristique des congolais, et je dois anticiper qu’il est grand temps et de notre intérêt de changer radicalement.

    En ne lisant que la première réaction à cet article, on se trouve déjà en face du prototype congolais qui relativise tout: « la nationalité de Katumbi n’est pas un problème important, peut-on lire. Pourtant, cet italo-zambien veut bel et bien présider aux destinées du Grand Congo, pays, et nation qui est celle qu’elle est par le sacrifice des millions d’âmes qui ont lutté pour son indépendance et sa souveraineté. Certes, au delà du leitmotiv « concevons un système qui évite qu’un président ne soit pas au dessus de la loi, … », on est loin de se figurer les prérogatives qui s’acquièrent jusqu’internationalement par le poste.

    La fausseté est beaucoup plus manifeste pour un supposé juriste qui s’emploie à vanter une Constitution et qui croie à sa validité par « l’image d’un jeune président la soulevant. » Mais tout se qui se passe, des magistrats qui dépendent hiérarchiquement du Pouvoir Exécutif, le Conseil Général du Pouvoir Judiciaire présidé par le Président de la Cour Constitutionnelle, c’est-à-dire, juge et partie, …, n’est-ce pas le réflet de l’insoutenabilité de ce chiffon dit « Constitution »? Faut-il en ces conditions s’étonner et se plaindre de ce que Monsieur Elisier ait subi injustement la prison?

    Notre mal est que dès qu’on est appelé « professeur », « chef de l’opposition », « honorable », … on abandonne l’activité d’apprendre davantage, on mange son bukari, son kakontwe, son bukulu bwa nseka, son lituma, son kwanga et on boit sa primus, sa skol, son lotoko, son kasiki, sa nsamba, son lunguila, … et les journées passent.

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