Changement de mentalités – suite et fin

Dans le monde politique, la loi de la jungle n’est pas morte, elle est altérée, celui qui ne la prend pas en considération l’apprendra un jour à son dépens. Rien donc n’est acquis, on reste continuellement aux aguets. Commençons par détendre l’atmosphère.  Nous allons vous raconter le conte du « lièvre et léopard » selon les Ruund.

LE LIÈVRE ET LE LÉOPARD

Tous sont des fins coureurs, habiles, rapides, rusés, intelligents, ont une ouïe fine, une vision aigue, un flair accrois, etc. Le lièvre est un débonnaire rongeur tandis le léopard est un redoutable carnivore. Les voici en conflit inné. Le sociable lièvre prospère dans sa vaste tribu. Il multiplie des naissances qui adviennent plusieurs fois pendant l’année. Mais, le léopard vit solitaire. Si le lion peut manger l’herbe pendant des périodes de disette, le léopard est gaspilleur, il tue parfois pour le plaisir, pour semer la terreur, pour se faire respecter. Si le léopard est maitre de sprint, le lièvre est l’expert d’esquive, des dribles et des zigzags. Le léopard monte aux arbres ce qui lui permet d’étendre sa vision aux très lointains horizons. Il scrute tous les mouvements. Le lièvre est muni de longues oreilles qui lui permettent de capter les sons produits par les pattes infinitésimales d’insectes.

Un jour l’affolant léopard envahit le territoire de son paisible voisin. Le lièvre dépourvu des moyens de défense ne sut quoi faire. Le léopard traversant le territoire du lièvre comme un éléphant dans un magasin de porcelaine fut ravage. Des cadavres jonchés çà et là. L’infortuné lièvre craignant l’extinction de son espèce, alla porter plainte contre le léopard auprès de la cour royale du lion alléguant la commission des crimes contre les léporides, crimes de guerre et génocide. Le lion lui prêta son costume et ceux de ses enfants. Puis il lui prodigua ce conseil: quand vous mettez ces costumes ne parlez pas, car je ne saurai vous prêter mes rugissements. Couvrez-vous de l’herbe jusqu’à ce que vous atteigniez notre taille. Mettez alors nos costumes dessus. Je sais combien l’épandage de vos excréments et de vos urines nous est utile pour fertiliser la terre. Mais de grâce, pour l’instant ne buvez pas trop et broutez moins de peur que vous vous trahissiez vous-mêmes auprès du léopard. Vos grincements de dents et l’odeur de vos urines et excréments l’avertiront. En revanche prenez quelques réservoirs de nos urines, épandez-les à la frontière de votre territoire-endurez la pestilence. Lorsque les léopards le renifleront, ils ne viendront plus vous envahir. Cela fut ainsi, la paix régna chez les lièvres pendant plusieurs années, ils prospérèrent et prolifèrent encore.

Les léopards effrayés par la carrure des lièvres transformés en lions s’abstinrent de les attaquer. Cela dura jusqu’au jour où des levrauts tombèrent malade. Ils toussaient toutes les nuits, ils épandaient leurs urines et leurs excréments dans toute la cour. Leurs parents affairés de colère se mirent à grincer leurs dents. Ce qui attira un curieux léopard. Les lièvres se mirent à courir dans tous les sens et cela dure encore jusqu’à ce jour. Ainsi enseigne le conte. Nous y reviendrons peut-être un jour. Pour l’instant retournons au paradoxe du bâton et de la carotte.

STRATÉGIE DE CHANGEMENT DE MENTALITÉS

Nous avons proposé à MBTT comme stratégie de changement de mentalités, le paradoxe du bâton et de la carotte métaphore d’usage de force (dans ses multiples formes y compris la loi) et de négociation. Il est aussi appelé « réprimande et récompense ». Le reste n’est que détail, nous avons dit. Insatisfait, MBTT nous reproche de n’avoir pas fourni une réponse. Bien que le paradoxe contienne le volet sanctions, terme qui revient fréquemment, lui nous affuble le titre du défenseur de l’autre antipode, uniquement. Il nous revient donc le devoir de réitérer et clarifier le paradoxe que nous soutenons. Nous ne connaissons pas d’autres stratégies de changement de mentalités qui ne cadrent pas avec celle que nous énonçons. Nous allons maintenant nous atteler aux détails qui manquaient. S’il avère que le jury nous incombe un échec patent et qu’elle nous inflige la sentence de la mort en nous conviant à boire la ciguë de la honte, nous en boirons jusqu’au calice. L’humilité, dit le sage est une vertu. Par ricochet, ayant disparu dans les méandres de l’enfer nous cesserons de donner un avis contraire.

PARADOXE DU BÂTON ET DE LA CAROTTE

Nous sommes en train de vivre en ce moment l’évolution d’une situation qui aboutira peut-être au rétablissement de paix dans les deux Corées. Les media nous ont annoncé à grande pompe la rencontre historique de deux leaders de la Corée du nord et du sud. Apparemment, on attribue cet accomplissement à la bonne volonté et au courage de ces deux leaders. En coulisse on évoque, bien qu’au conditionnel, la pression internationale, et surtout l’effritement de la plateforme souterraine du programme nucléaire nord-coréen donc le déséquilibre de forces-pilier sur lequel reposait la résistance nord-coréenne. Ce dernier élément revêt un rôle capital. Au-delà de l’intervention humaine, la nature a toujours son dernier mot à dire. N’oublions donc pas ce facteur dans nos analyses.

Revenons-en au paradoxe. Le bâton symbolise l’établissement d’une force qui fasse fléchir l’adversaire politique. Quant aux stratégies à employer, elles nous sont fournies par la documentation. Par exemple, dans le Prince du Machiavel et de Gene Sharp. Ils en contiennent des dizaines. On trouve la mise en pratique des stratégies empruntées du marketing social et communication qui sont amplement détaillées. Bikoe (2012) le rapporte dans son article: « Changement des mentalités et changements institutionnels: des impératifs pour crédibiliser la démocratie en Afrique ». Diallo (2012) lui emboite les pas dans « Penser la démocratie au-delà des élections ». Assogba (2012) réplique face à ces deux articles par, « La démocratie, une quête perpétuelle! »

Robert Sparling (2014) dans Le Prince et le problème de la corruption rapporte que le propos suivant du Prince dans Uno solo. « Là où la corruption est telle que les lois ne suffisent pas pour la refréner, il faut y établir conjointement une plus forte autorité: c’est-à-dire un pouvoir royal qui, par sa puissance absolue et sans limites, puisse mettre un frein à l’ambition et à la corruption sans limites des puissants. Il faut abaisser les grands, élever les petits, et faire en sorte que les hommes soient transformés par des actes de violence spectaculaires » (Discours, I.55). Dans le cas qui nous concerne, plutôt que de recourir à monarchie, il nous faut établir une force citoyenne qui joue le rôle du roi dans cette circonstance.

FACE À LA NATURE HUMAINE

Par sa nature corruptible (corrompu et corrupteur) les libérateurs finissent par devenir les bourreaux de leur peuple. Mobutu de 1965-1975 récolte des éloges de gens sincères tandis que Mobutu des années 1980-1997…Ce faisant, il faut que le peuple tienne le contrôle permanent de ses gouvernants-au début, pendant et à la fin de leurs mandats ils doivent rendre des comptes. Il y a des actions à entreprendre sur nous-mêmes en tant que citoyens pour revendiquer nos droits et des actions qui doivent contraindre les gouvernants à se conformer. Ce n’est pas par la gaieté de cœur que les gens pratique la morale mais par la crainte des réprimandes. Il n’y a pas une police spéciale et spécifique de mœurs, c’est la société dans son ensemble qui veille au respect de nos us et coutumes. Un oncle, une tante, un grand-frère, un cousin, une sœur, un grand-père ou une grand-mère, tous jouent un rôle dans la pérennité de valeurs morales d’une société. Pourquoi en serait-il autrement pour la politique, la république qui nous appartient tous? La démocratie doit devenir un mode de vie qui se pratique dans tous les domaines des pouvoirs publics.

Il faut donc établir de rapport de forces, sans lequel, les gouvernants seront toujours enclins à corrompre leurs collaborateurs afin de défier la loi quelle qu’elle soit. Surtout lorsque nous avons en face de nous celui qui n’a aucune vergogne de jurer à mourir par une balle lui logée dans la cervelle. Ses lieutenants-voir Alternance démocratique: « Kabila » et ses zélateurs multiplient des signaux inquiétants (BAW, 24 avril 2018), propos de Delphin Kahimbi qu’ils ont eu ce pouvoir par la force et que ceux qui le veut doivent procéder de la même manière – JJ Wondo (9 avril 2018) dans Joseph Kabila continue à suréquiper militairement son régime en vue des échéances politiques à venir; « Les Kabila ne sont pas prêts à abandonner le pouvoir à n’importe qui » dixit Kibangula Trésor le 26 septembre 2016 dans RD Congo: Zoé Kabila, de l’ombre à la lumière.

COMMENT CHANGER DES MENTALITÉS

Il y a trois cibles sur lesquelles il faut agir: les citoyens eux-mêmes, les gouvernants et le système ou les institutions. D’où proviennent les politiciens? Du pouvoir coutumier/traditionnel, des confessions religieuses, du monde des affaires (privées, étatiques et paraétatiques) et dans l’administration publique. Des activités/interventions qui ont des impacts à court, moyen et long termes.

La psychologie nous enseigne que pour provoquer le changement de comportements chez les humains, il faut agir sur trois choses: 1) cognitif c’est-à-dire l’acquisition de connaissances, 2) jouer sur le plan affectif c’est-à-dire recourir à l’intelligence émotionnelle et 3) conversion de connaissances acquises en actions concrètes sur le terrain. On ne peut pas faire ce qu’on ne connait pas. Les plus doués doivent entreprendre des recherches pour innover dans la création de nouvelles méthodes. L’acquisition des connaissances permet à connaitre ou cibler chez son adversaire, mais aussi soi-même à poser des gestes qui stimulent l’adversaire. Si le rire est contagieux, la charité l’est aussi, etcetera.

Ceux qui jouent sur la fibre émotionnelle agitent la peur, la colère, la tristesse, le dégout, la joie et leurs dérivés. Les deux bords exploitent donc l’un ou l’autre. Mentionnons-en deux qui sont en vogue en RDC: le MBW (music-beer-women) qu’on a collé à la peau de congolais- reflète la recherche du plaisir (joie) à tout prix et le deuxième est « lutter-fuir-geler » qui se rapportent à la peur. Le premier se rapporte au comportement de l’Elite prêt à vendre son âme pour accéder au plaisir et le deuxième s’applique à la masse et aux résistants que l’on intimide par les armes, les arrestations, etc. La recherche de rapport de force permettrait à placer la peur dans l’autre camp. Il n’y a rien à se reprocher de jouir d’un bien mérité. Les traitres avérés seraient donc punis, conformément à ce que prône MBTT.

TRANSFERT DE CONNAISSANCES

Dans un des commentaires antérieurs, MBTT pose avec raison la question de savoir ce qu’est le rôle des partis politiques sinon d’apprend à leurs membres les pratiques démocratiques. Les cadres de partis politiques s’ils existent doivent donc sensibiliser avec davantage d’ardeur leurs membres et leurs partenaires. La stratégie est d’imposer la loi du plus fort. Le plus fort dans ce cas est le nombre, la masse populaire. Donc par recrutement, on associe les semblables, on attire les indécis et on réduit autant que possible le camp de l’adversaire. Faute de le faire traverser de camps, l’adversaire commence à douter de l’action qu’il mène. Par exemple, doit-on continuer à tuer les manifestants? Si la CPI manifestait le mordant!

Il faut associer aux partis politiques les mouvements citoyens, le système éducatif (primaire, secondaire et universitaire), les chercheurs, les think tanks, les media et la mobilisation de partenaires extérieurs-la diplomatie. Plusieurs de ces activités sont déjà en activité, il est donc question de les pérenniser et d’amplifier l’ardeur. C’est dans cela que demeure une partie de la réponse à la question de MBTT que faites-vous pour changer votre mentalité et celle des autres. Tout ce temps que l’on passe à griffonner ici, ses dizaines d’articles qu’a rédigé MBTT lui-même et des milliers des commentaires sont une contribution incontestable. Que MBTT trouve ici notre reconnaissance de sa contribution. C’est aussi cela la stratégie du changement de mentalités -la reconnaissance des efforts de nôtres, l’encouragement et la récompense du bienfait. Le Prix Mo Ibrahim poursuit cet objectif-influencer des leaders à accéder au pouvoir par la voie démocratique et de réaliser des bienfaits au profit de la population. Nous réitérons ainsi nos remerciements à BAW pour ce baobab qu’il nous offre et pour ses nombreux articles qu’il fait pleuvoir chaque année. Tout fait nombre! CIC est un objet didactique. Là où MBTT fait fausse route, c’est sa conclusion qu’on ne fait rien.

La pédagogie rejoint la psychologie dans la transmission de connaissances. Elle nous apprend que la meilleure façon d’obtenir les actions pratiques. La meilleure méthode d’apprentissage est de l’enseigner par des exemples. MBTT a encore raison quand il nous place devant nos propres responsabilités. Qu’avez-vous fait pour changer vos propres mentalités? Dit-on, plus on chercher à changer l’adversaire plus il résiste. Alors il faut le changer en le contaminant ou en l’influençant. D’où il faut changer soi-même. La sagesse ancestrale nous apprend que l’autre apprendra la danse en observant nos pas. C’est ce que le psychologue et le sociologue appellent la théorie de conformisme. Un professeur pose une question, toute la classe donne une mauvaise réponse, mais un seul élève donne la bonne réponse. Lorsque le professeur insiste, ce dernier change sa réponse, il rejoint les autres. « Bisuivra-suivra » est une stratégie-ce qui fait la différence c’est l’orientation qu’on lui donne. Nous sommes donc appelés à faire plus et à continuer de le faire pour que cela ait enfin l’effet escompté. Le changement de mentalités pour le respect de l’intérêt général s’obtient sur la durée-notre vie entière. Terminons enfin par trois exemples pratiques dont deux récents et un lointain: 1) Protestation contre le changement de constitution, 2) les négociations et 3) l’article de MBTT. Deux de ces cas évoquent le succès et un démontre l’échec.

PROTESTATION CONTRE LE CHANGEMENT DE LA CONSTITUTION

François Polet (mars 2016) écrit Kinshasa, les 19, 20 et 21 janvier 2015 Une révolte démocratique. Cet article est accessible sur la toile à l’onglet suivant: https://orbi.uliege.be/bitstream/2268/212373/1/228_01_POLET_v1.pdf

La première tentative de changement de la constitution a connu une résistance de la population, résultat un échec de la part des autorités en place et une victoire de l’opposition et des mouvements citoyens.

On espérait un résultat similaire le 19 décembre 2016. Christophe Rigaud écrit à propos de la date fatidique du 19 décembre, 2016 que les chancelleries se vidaient à Kinshasa et que les pays occidentaux déconseillaient à leurs ressortissants de fouler le sol congolais en ce moment.

En bref, bien que fort, le pouvoir s’isolât; car contraint par les actions citoyennes.

Parce que le changement de mentalités s’opère pendant un long moment, il aurait donc fallu que lesdites forces continuent à opérer. Ainsi, l’autre camp finirait par fléchir. Même lorsque ce but est atteint, la pression citoyenne doit continuer. La nature humaine dont a parlé MBTT fait que même les gouvernants de demain ne seront pas immunisés. Il faudra alors tenir la pression en permanence pour les maintenir à la raison. L’enfreint de la loi appelle les sanctions dont parle MBTT, mais procure le motif de l’acte citoyen, de la pression citoyenne. Que constate-t-on maintenant, un relâchement de pression. Dans ce même compte il faut classer les actions de la diaspora. Lassée, divisée, infiltrée, etc. elle a perdu sa poigne. La stratégie consiste aussi à évaluer régulièrement ses méthodes, la consolidation de celles qui fonctionnent, l’amélioration continue de celles qui boitent et la création de nouvelles.

LES NÉGOCIATIONS & ACCORDS

Les négociations dites de Kengo, les accords de la cité de l’OUA et ceux de la CENCO) sont perçus comme ayant connu des échecs car, ayant accouché des souris. Pour cause manque d’une force contraignante. Les forces en place étaient inégales et continuent de l’être. Il aurait dû administrer au gouvernement son propre médicament-la stratégie fight and talk- combattre tout en négociant. Le pouvoir emploie l’intimidation, le débauchage, la paupérisation, mensonge, etc.

ARTICLE DE MBTT

Dans un de ses articles, MBTT nous raconte histoire survenue à l’UniLu quand il y était en qualité d’étudiant. Il nous raconte son combat contre l’injustice de gouvernants d’antan. C’est un David qui se bâtit contre Goliath. MBTT utilisa la force disponible, la mobilisation de ses camarades Kassapards victimes de l’injustice. Les stratégies qu’il utilisa sont ceux empruntés de la sphère de syndicats dont la grève. Ils ne recoururent pas au système de justice, car acquis au pouvoir. C’est encore ce type de système de justice qui perdure de nos jours. Pour être bref, à la fin, MBTT et ses collègues remportèrent, ils sortirent victorieux. Si ses stratégies ont jadis fonctionné, ne gagnerions-nous à les employer, les préserver, les maintenir en permanence comme chiens de faïence ou des garde-fous comme il l’estime lui-même.

Somme toute, c’est pour la commodité de langage que nous employons le terme changement de mentalités, car celle-ci est déjà naturellement versatile. Le contexte, notamment spatio-temporel dicte notre façon de penser et d’agir. Paraphrasons MBTT, la mentalité congolaise actuelle remonte aux temps de JDM, LDK et JKK. L’endiguer requiert aussi du temps et surtout des multiples actions coordonnées et dans toute la sphère de pouvoirs publiques. Renforcer l’engagement citoyen: Filimbi, Lucha, employer les stratégies de résistance énoncées par Gene Sharp. Le Prince de Machiavel et le travail de Bikoe peuvent nous être utiles, créer des think tank, renforcer l’implication des media, recruter des animateurs efficaces des institutions, soutenir financièrement la cause. La démocratie doit devenir un mode de vie et la politique doit cessez d’être l’affaire de professionnels seuls, plutôt celle de tous. Les réveilleurs de conscience doivent aider la population à demander des comptes aux politiciens véreux et magistrats qui n’appliquent pas les lois conformément. Le peuple souverain dans son ensemble doit être le contrôleur principal.

Un problème complexe requiert une analyse multisectorielle et des solutions multiraciales. Une boite d’outillage garnie vaut mieux qu’un seul outil super performant. Nous gagnerons beaucoup dans ce débat à fédérer nos opinions avec celles des autres soit peu qu’ils savent, car nous cherchons tous à atteindre le même but. C’est aussi cela la pratique de la démocratie et l’élégance intellectuelle-entendre et respecter le point de vue de l’autre sans chercher à s’y adhérer ou à le phagocyter (étouffer).

 

Par Nawej Katond

28 réflexions au sujet de « Changement de mentalités – suite et fin »

  1. Compatriote Nawej,

    Prime impression sur votre intervention ?!
    Vous avez choisi l’allégorie et même la parabole mais aussi le récit sinon l’anecdote plutôt qu’un exposé magistral pour donner à voir votre contenu d’un « changement de mentalités ». A mon avis beaucoup y est s’agissant d’un processus complexe contraire à certaine injonction d’en faire un catalogue de recettes et de produits prêt à la consommation – la stratégie, ses justifications et limites, son contenu… ; néanmoins je ne suis pas sûr que ce mode d’expression soit accessible à tous même à ceux qui ont réussi brillamment plusieurs cursus universitaires concomitants surtout que l’ironie est un genre parfois inversement prisé au nombre de diplômes de l’interlocuteur !
    Déjà bravo, vous avez tenu parole en nous livrant votre déroulé possible d’un « changement des mentalités », je reviendrai sans doute pour entrer dans quelques détails de votre exposé !

  2. Salue cher Nono,
    A propos du style, vous avez raison. C’est un fourretout. L’auditoire est constitué par la crème de la crème. Nous sommes confiant de sa perspicacité, donc à piger le contenu. Nous sollicitons votre apport propre et celui des autres pour fignoler cet argumentaire.

    1. Compatriote Nawej et tous,

      « Comment changer nos mentalités », c’est l’objet principal de votre intervention et c’est votre réponse à la question obsessionnelle et caricaturale de notre ami Mayoyo. Quand bien même j’avance que‘ beaucoup de ce que j’attends est dans la réponse », je ne crois pas être plus indiqué que vous à en faire un résumé ou en souligner tout l’argumentaire, j’attends pourquoi pas MBTT quelque part le principal destinataire qui vous(nous) somme à longueurs de pages d’y répondre nous gratifie de son commentaire. Passons…
      Vous concluez à raison que « ce problème complexe requiert une analyse multisectorielle et des solutions multiraciales( ?) et qu’une boite d’outillage garnie vaut mieux qu’un seul outil super performant…. Que nous gagnerons beaucoup dans ce débat à fédérer nos opinions et à respecter le point de vue de l’autre »… A qui le dites-vous, comme moi et d’autres, nous l’avons répété ici encore et encore que la bonne réponse à nos échecs est d’abord plurielle ; vous avez donc raison sur la meilleure modalité du débat intellectuel et patriotique utile…
      Votre exposé à travers l’allégorie et le récit a le mérite d’être concret : sans angélisme et sans académisme en convenant de « la loi de la jungle » au haut et du paradoxe du « bâton et de la carotte » à l’endroit de tous pour assurer la bonne gouvernance, il traite des questions effectives du débat…
      « Pour changer nos mentalités’ « vous ciblez les citoyens, les gouvernants et le système » ; tout ce à quoi personnellement je souscris … De même lorsque votre expertise nous instruit que « que pour changer les comportements humains il faut agir sur le cognitif, les connaissances , la dimension affective, l’intelligence émotionnelle et sur la conversion de connaissances acquises en actions concrètes sur le terrain….
      A raison vous voulez mettre à contribution les partis politiques à ‘discipliner’ au préalable, les mouvements citoyens, le système éducatif, une société civile active, les media et les partenaires étrangers et enfin l’exemplarité…
      Nous ne partons pas non plus de rien, des efforts sont tant bien que mal réalisés à commencer par l’essentiel de notre population qui survit de la débrouille en passant de ces regroupements citoyens lucides et actifs jusqu’à certains plus hauts dans les sphères politiques, administratives et militaires insatisfaits du présent et aspirant au changement : tous ceux-là comme MBTT pratiquent et participent d’une façon ou d’une autre du « changement progressif des mentalités » sans le nommer comme Mr Jourdain faisait de la prose sans le savoir…
      A plus………….

  3. Merci à Nawej et Nono pour cette mixture faite de  » savoirs », « savoir-faire » , « savoir-être », « savoir-devenir », « savoir-art »…….C’est cela le fondement du système éducatif facteur du changement des mentalités par l’incorporation d’éthique et déontologie dans tous les corps des métiers au Congo. Le temps doit à cet effet être outillé en allié indispensable.

  4. Je me permets de relever qu’il apparaît clairement qu’il y a d’une part ceux qui donnent une stratégie concrète pour pousser les congolais à changer leur mentalité en partant des textes qui renforcent les institutions et d’autre part, ceux qui en appellent au moral de l’homme congolais par une sensibilisation, un prêche, par des déclarations abstraites, un appel du genre « l’homme congolais doit changer ». Même JK a dit qu’il n’a pas encore réussi à changer l’homme congolais, que faisait-il pour y parvenir, mystère.

    C’est toujours un mystère derrière ce slogan. Mais Kagame a réussi à changer l’homme rwandais et lui, il peut expliquer comment : par des reformes. Et progressivement les choses bougent chez lui (c’est juste un exemple s’il vous plaît, merci).

    Nous savons tous que pour obtenir un résultat par la sensibilisation, la prêche, il faut beaucoup de temps et des moyens que nous n’avons pas, tenant compte de la situation actuelle du pays.
    Alors pourquoi ne pas commencer avec les textes comme le suggère Mr Mayoyo ? Ceci a l’avantage de ne pas se limiter au prêche dont on n’a pas la stratégie concrète. Quelqu’un peut dire avoir changer de mentalité mais face à une situation, revêtir l’ancienne mentalité.

    Une loi bien respectée et appliquée à tous les niveaux fait changer les mentalités en bien ou en mal.
    Illustration : LDK entre à Kinshasa en 1997, les « receveurs » de taxi bus avaient l’habitude de se cramponner aux portières des véhicules. Une « loi non écrite » est instaurée en fin mai 1997 : interdiction de cette pratique sous peine de la chicotte. Et on a commencé à chicoter certains et d’un coup, tous ont changé cette pratique d’il y avait plus de 10 ans.
    Un policier qui sait que si on l’attrape en train rançonner le chauffeur qui ne respecte pas le code de la route sera vraiment sanctionné par son chef. Le chauffeur s’abstiendra de lui proposer un pot de vin et respectera le code de la route…
    Un chef de l’Etat, un député, un bourgmestre etc… qui sait qu’on va appliquer la loi à son encontre va changer de comportement que vous le vouliez ou pas.

    Alors, au lieu de faire de discussions interminables de qui a raison et qui a tort. L’un donnant la stratégie concrète comment procéder et faisable et les autres se limitant au prêche de la sensibilisation, pourquoi ne pas hiérarchiser les choses, commençons par les textes… Lors qu’il y a une révolution, le peuple change suivant les nouvelles règles qu’établissent les révolutionnaires, c’est connu.

    Comment faire pour que tout congolais notamment du chef de quartier au chef de l’Etat se comporte dignement et sente VERITABLEMENT redevable vis-à-vis de la justice. Ceci appelle d’ABORD la bonne dispositions de choses qui forcement va entrainer le changement de mentalité.

    Nul n’est prophète chez lui. Il y a des choses à affiner dans la stratégie de MBTT mais, évitons des discours et débats stériles interminables sur une question de choix personnel, dit Mr Valentin Kambale… , mettons-nous au travail. Car si cette idée était venue d’un « expert belge », les intellectuels congolais l’auraient vite adoptée et défendue….

    1. @Kanyana,

      Quand est un congolais prend pour exemple et modèle un de plus grands criminels de tous les temps … les bras m’en tombent !!! Il en est de même pour ceux qui vont chez le satrape rwandais pour faire courbette et rigoler bêtement (même invité, l’invitation n’est pas une convocation).

      Servir d’état proxy pour piller la rdc, massacrer des millions de congolais pour quelques routes asphaltées à Kigali et quelques immeubles qui se battent en duel est inqualifiable. C’est sûr qu’avec l’argent du coltan congolais votre idole peut faire des choses dans son Rwanda.

      En élections, un homme égal une voix, les hutu sont majoritaires… sans doute que votre modèle, Kagame, a réussi à les transformer en électeurs dociles.

      Commencer uniquement par le changement des textes pourquoi pas mais posez-vous la question de savoir pourquoi les textes actuels ne sont pas appliqués et qu’est ce qui vous donne la garantie que les textes à venir seront respectés.

      Pour info, elle avait plus de 75 ans la vielle, elle a été violée sur le cadavre de son vieux mari qui avait pris une balle dans la tête pour résistance. Le viole a eu lieu devant ses petits-enfants. A la question de savoir que voulaient ses criminels rwandais du M23, elle a répondu « je ne sais, ils parlaient kinyarwanda… »

      Kagame (le plus grand criminel africain de l’histoire) oyé ? oyé, oyé, oyé
      Certains Congolais zoba? Zoba, zoba, bolole

      1. Cher Mr Mwana ya Mokolo lopango,
        Tout congolais qui qu’il soit est épileptique dès que l’on cite le nom du voisin Rwandais, c’est normal et je le suis aussi et ne le soutiens nullement. Ayez vos apaisements.
        Toutefois, la question que je me pose est que faisons-nous ? des discussions interminables qui durent depuis 20 ans sans nous entendre sur un processus concret ou une stratégie qui fasse adhéré tout le monde pour faire bloc et en finir avec cette hégémonie. Se faire une victime permanente est une faiblesse…Et je crois que nous sommes faible actuellement ! Le reconnaître va peut être nous pousser à trouver les pistes pour nous relever car le monde est une jungle.

    2. Très bien dit cher Charles! En réalité personne n’est prophete chez lui mais le compatriote Mayoyo a dejà expliqué que c’est la bonne disposition des choses càd là où le pouvoir arrête le pouvoir qui faira changer la mentalité. Je suis de ceux qui soutiennent cette façon de voir les choses sans jamais vouloir polemiquer avec les défenseurs du changement de mentalité. Je rappelle ici que Mayoyo est dans le concret et les autres dans l’abstraction

    3. Compatriote( !?) Kanyama,

      Si vous avez vu quelque part quelqu’un qui « n’en appelle qu’au moral( ?) de l’homme congolais par une sensibilisation, par le prêche, par des déclarations abstraites, par des appels du genre ‘l’homme congolais doit changer’ » pour changer effectivement ce dernier, vous aurez raison de le prendre pour un gentil idéologue ou alors c’est vous qui êtes naïf à lui faire confiance…
      Si vous en savez autant sur Kagame et son Rwanda comme vous nous l’affirmez et que pour vous « Kagame a réussi à changer l’homme rwandais que par des réformes » contrairement à l’emprise autoritaire quasi totalitaire dont nous voyons de loin qu’il a sur les Rwandais, merci de nous le répéter…
      Si tout ce que vous avez compris des ‘contradicteurs’ de Mayoyo est qu’ils n’attendent le changement que tout de suite par « le prêche , la sensibilisation » et de plus que vous voulez attester du changement par une simple déclaration individuelle, je crains alors que vous ayez tout faux ou alors vous êtes d’une impayable ‘mauvaise foi’…
      Non, cher ami, ce que personnellement (et pas que moi comme vous le lisez régulièrement) je reproche à Mayoyo (et ses sectateurs comme vous) est que non seulement il a démagogiquement et obsessionnellement ‘divisé le public en deux camps tranchés qui n’existent que dans son esprit entre adeptes du seul ‘changement de mentalités’ et ceux des ‘textes’ mais aussi il fait de la réforme des textes le sésame miraculeux du changement…
      Pour nous faire de notre option un folklorique ‘changement de mentalités’ est réducteur sinon faux. Pour nous les textes, les réformes institutionnelles comme seul élément pour le changement est une entreprise « magique » qui donne aux textes un pouvoir qu’ils n’ont jamais eu nulle part, nouveaux ils n’amèneront pas davantage que dans le passé l’homme Congolais à les respecter. davantage les lois qu’il n’a fait dans le passé. Pour nous il faut que ces réformes participent d’une stratégie globale qui cible l’homme acteur de son changement…
      Sans crainte du ridicule vous nous affirmez en effet que « Une loi bien respectée et appliquée à tous les niveaux fait changer les mentalités en bien ou en mal » mais dites-moi comment faites-vous pour faire respecter cette loi, n’y a-t-il pas des lois dans ce pays qui sont aujourd’hui royalement ignorées et comment ferez-vous respecter demain les nouvelles que vous aurez édictées… ?
      « Un chef de l’Etat, un député, un bourgmestre etc… qui sait qu’on va appliquer la loi à son encontre va changer de comportement que vous le vouliez ou pas », nous dites-vous mais qui donc ce « on » qui a tout pouvoir d’appliquer (ou de faire appliquer) cette fameuse loi ? La seule existence de celle-ci qui pourtant n’a jamais été appliquée correctement jusque-là ?
      Vous enchaînez toujours sans vous souci d’incohérence : « Comment faire pour que tout congolais notamment du chef de quartier au chef de l’Etat se comporte dignement et sente VERITABLEMENT redevable vis-à-vis de la justice. Ceci appelle d’ABORD la bonne disposition de choses qui forcement va entraîner le changement de mentalité. »… Mais non, cher ami, vous avez oublié en deux paragraphes votre propre ’calendrier’ qui vous faisait affirmer que « Lorsqu’il y a une révolution, le peuple change suivant les nouvelles règles qu’établissent les révolutionnaires, c’est connu. »…
      En quoi donc se traduit ou qu’est-ce qui conduit à la « révolution » sinon un « changement brusque de mentalités » càd une « nouvelle disposition des hommes » qui les amène à adopter la « nouvelle disposition des choses » ! A la limite la seule nuance est qu’en « révolution stricte » le système devient autrement plus contraignant, quel degré d’autoritarisme ou de dictature politique êtes-vous prêt à accepter ou le modèle de Mayoyo revêt-t-il pour une telle conjecture ? CQFD !!!

      1. Cher Mr Nono,
        Oui, frère, une révolution est conçue par un groupe restreint d’hommes qui remettent en cause l’ordre des choses actuel et veulent le voir changer. C’est l’homme qui analyse, conçoit, met en œuvre ou fait exécuter… Pour moi, tous les intervenants sur ce site ont déjà fait cette gymnastique mentale. Alors, passons.
        A ce stade, il serait démagogique de penser changer tous les congolais de manière volontaire (ici je parle de la population congolaise), il faut des restrictions, de sanctions positives ou négatives, comme vous le dites.

        Comment le faire : édicter les textes, changer le système politique en place et publier les nouveaux textes et afin sensibiliser pour appeler notre peuple à s’en approprier et qu’il sache quels sont ses devoir et ses droits.

        Je pense que c’est un cheminement que les élites peuvent mettre en place avec des réflexions plus poussées à la place de rester statique avec ces genres de discussions. Le « on » dans mon texte est le pouvoir judiciaire.
        L’Afrique a besoin des hommes forts, disait Compaoré. Pourquoi ? Je pense que c’est parce qu’il pensait être parmi ces hommes fort dont a besoin l’Afrique, même si plus de 25 ans durant, il a fait en sorte que ni le droit ni les institutions ni aucun mécanisme politique dans son pays ne soient mis en œuvre contre sa volonté, en tant chef de l’Etat. C’est ce que moi comme d’autres reprochons aux textes actuels de la plus part de constitution africaine notamment à celle de la RD Congo.
        Donc si un groupe d’individus peuvent se targuer d’avoir changer de mentalité à travers leur propre introspection, le changement de mentalité à l’échelle d’une population, pour moi, sera le fruit de la bonne dispositions de choses. Merci

  5. Cher Nono,
    Vous mettez en pratique ce que je dis dans la conclusion. Vous servez par votre synthèse ceux qui s’ennuient de longs textes-détails (inutiles ?). J’estime que nous pouvons aussi nous divertir en rédigeant ou en lisant. Vous aurez compris que « multiraciales » est une de nombreuses fautes que contient cet article et nous nous en excusons. Il s’agit de  » multiples solutions ». La loi de la jungle régit toutes espèces vivantes – de virus aux mastodontes. Le duel de gouvernants contre leurs gouvernés s’estompera au lendemain de leur extinction.
    Cher Amand,
    Vous faites bien de le dire autrement.

  6. « Le dialogue social est un problème en France, nous devons nous inspirer de nos voisins Allemands, nous devons changer nos mentalités… » E. Macron

    La compagnie ferroviaire japonaise a publié un communiqué pour s’excuser. Un train en provenance d’Osaka était arrivé avec 20 secondes d’avance. L’heure c’est l’heure. L’année passée sur l’ensemble du réseau, elle a affiché moins de 60 secondes de retard cumulé. Au Japon, le non respect des horaires est inacceptable. Autre pays, autre mentalité.

    Au Congo, au jette des enfants dehors au simple motif qu’ils seraient prétendument sorciers. On tue, on pille, on viole… dans l’indifférence générale. Autre pays, autre mentalité.

    On peut multiplier des exemples à l’infini. Qu’est-ce qui fait que d’un pays à l’autre, d’un continent à l’autre nous n’ayons pas la même mentalité ?

    Nos pensées finissent par devenir nos mots et nos mots deviennent nos actes qui à force de les répéter deviennent nos comportements, notre état d’esprit, nos habitudes… qui pour une époque donnée, … représente notre mentalité.

    Pour changer de mentalité, il suffit donc d’agir sur la chaîne ci-dessus (pensée, mot, acte, habitude, …) avec tous les outils nécessaires et imaginables et ce, sur une longue période, Voire une très longue période.

    Pour être concret: Les dirigeants doivent prêcher par l’exemple, les textes de loi doivent s’appliquer à tous (sanctionner les uns et promouvoir les autres), l’école doit s’y mettre pour former les citoyens de demain, les moyens doivent être mobilisés pour sensibiliser la masse (éducation de masse), mettre en avant dans nos médias des comportements exemplaires, des actes héroïques,…

    Il ne s’agit pas de faire l’un ou l’autre mais l’un et l’autre: Changement des textes et de mentalité.

    Mayoyo a transformé le débat en dialogue des sourds en créant une catégorie qui n’existe que dans son esprit: les fameux partisans du changement de mentalité qui s’opposeraient à ceux du changement des textes.

    Je ne comprends pas qu’on comprenne pas le rôle central de l’homme congolais dans l’application des textes au Congo.

    Peut-être que les Bambala ont trouvé une solution pour que les textes à venir aient une force autonome pour s’imposer aux congolais. Si tel est le cas, Il faudrait déjà qu’ils l’appliquent aux banyagombe venus du Rwanda.

    1. Après des interventions de cet acabit, MBTT a-t-il besoin d’une autre réponse à son obsédante et caricaturale question ???

  7. Chers Roger Murhuza et Charles Kanyana,
    Ma principale crainte est de vous voir versés dans les caniveaux du fanatisme. N’oubliez jamais que le fanatisme est frère de la stupidité et de l’idiotie. Si vous êtes réellement du Congo, j’en appelle à votre devoir de conscience et de mémoire sur le génocide congolais: plus de six millions de perte en vies humaines depuis 1997.Respect S.V.P

    1. Cher Armand, ce sont des gens en panne d’arguments qui parlent de cette façon et moi je comprend qui vous êtes Quant à nos million de morts je crois pour ma part que tout congolais digne de ce nom est frappé par cette situation et d’ailleurs c’est le pourquoi du débat ici sur CIC pour y trouver de solutions et mettre fin à cette tragédie mondiale. Je vous prie de bien lire mon commentaire car je me demande en quoi celui ci est associé à nos morts que je pleurs. Vous remarquerez que mes propos ne contiennent aucun mot désobligeant et vous rappelle de corriger vos propos. Comment alors changer de mentalité

  8. Cher Murhuza,
    Soyons rationnels. Votre commentaire découle de déclaration de Charles Kanyana. Vous ponctuez « très bien » à l’argumentaire insinuant Kagamé en modèle de changement de mentalité au Rwanda. C’est très grave pour un congolais digne de ce nom. En effet, le Rwanda est une dictature militaire. Sa croissance économique découle du pillage des ressources minières du grand Kivu. il n’y a jamais eu ouverture démocratique depuis 1994. Lisez bien Nono. Il vous a bien répondu. Par ailleurs, vous ne pouvez comprendre qui je suis. Mon écriture est le reflet de ma personne.

    1. Cher Armand, j’ai soutenu la réaction de mr Charles par rapport au débat qui se fait ici càd entre ceux qui soutiennent le changement de mentalité et d’autres le renforcement des institutions.J’ai comme l’impression que vous avez deplacé le débat et je vs signale qu’à aucun moment je ne peux jamais soutenir de propos qui flattent le criminel rwandais Paul Kagame quelle que soit l’optique dans laquelle ils sont employés.Merci à vous pour avoir compris mon conseil

    2. @ Armand
      ton style d écrire et surtout ta façon de traiter ceux qui s opposent à tes idées nous fontt découvrir que tu es Mamale, Nono, Armand ,Mwana ya mokolo lopango , Jo bongos,Combattant resistant à l ombre… bref tous ces noms qui parlent du Rwanda ,insultent les Tutsi et soutiennent les Hutu du FDLR. .

      1. Cher Roger Murhuza,
        Les textes organisant le pouvoir en 1960 stipulaient un pouvoir parlementaire comme en Belgique. C’est le premier ministre qui avait le plein pouvoir. Mais helas, sous l’instigation de la CIA, Mobutu liquida dans une première étape Lumumba puis kasa-vubu. Problème humain d’éthique et déontologie .

      2. Cher Luwowo, l’éducation basique interdit de tutoyer quelqu’un qu’on ne connait pas. Par ailleurs, je ne suis pas Mamale, ni Nono , Bongos …….Lisez bien mon commentaire . C’est écrit en Français. J’exprime mes craintes par rapport au fanatisme. Lisez la suite vous verrez le respect et la civilité à l’endroit de mes interlocuteurs. Par ailleurs , lisez tous mes écrits sur ce site , vous comprendrez que mon style est different. N’utilisez pas le « tu » on utilise le vous.

        1. @ Armand
          L éducation de base interdf d insulter les gens. commences par te respecter et les autres te respecteront. Tu n’ es pas tolérant envers ceux qui n’ épousent pas tes idées et tu insultent ceux qui sont différents de toi . C’est ça la démocratie ?

      3. @Luwowo
        Si pour vous les Tutsi sont immaculés, sans tâches, sans péchés peut-être parce qu’ils auraient été victimes d’un génocide, désolé, pour moi ils ne sont pas exempts des méfaits, pis, leur chef représentant Kagame est coupable d’un contre-génocide au Rwanda et surtout au Congo ! (A l’occasion n’hésitez pas à aller à la quête de la vérité des faits plutôt que s’enivrer des professions passionnelles de foi en lisant le récent livre de la canadienne Judi Rever, ‘In Praise of Blood’ sinon il y’a déjà maints liens qui en parlent, peut-être, s’il vous reste un zeste de jugeote, il arrivera à vous faire réfléchir !)
        Si pour vous nommer les crimes des Tutsi revient à célébrer les Hutu et leurs actes de génocide des Hutu, désolé, je n’ai aucune raison ni intérêt à traiter les Tutsi d’intouchables quoique leur ethnie ait subi…
        Sinon, Mr, je vous laisse tout à fait libre de vos opinions et arguments même s’ils sont sans fondement pourvu qu’à votre tour vous me laissiez aussi libre de les réfuter de manière documentée comme je l’ai toujours fait !
        Le régime de Kagame procède d’un hégémonisme tutsi au Rwanda et d’un expansionnisme mafieux au Congo, assis sur le pillage de nos richesses ; cela je vous l’ai démontré de nombreuses fois, sachez seulement qu’un jour ça changera : Kagame et son régime mafieux ne sont pas éternels et le Congo ne restera pas un éternel faible…

        1. @Nono
          tu as un problème sérieux.tu peux nous épargner de tes problèmes de hutus et de tusi ic?i. Parfois je me demande si on est au Congo ou au Rwanda.Tu ne peux pas laisser le Rwanda et Kagame aux Rwanda si réellement tu es Congolais et te concentrer sur ton pays?

      4. @Luwowo

        Quel niveau…quelle bassesse d’esprit… Vous avez toujours la même rhétorique. Ça ne fait plus marrer. Ça commence à agacer. Terriblement. A observer vos limites cognitives, je me demande comment êtes-vous arrivés à occuper le Congo.

        Je voudrais simplement vous dire ceci: je ne suis pas Armand, Mamale, Nono, Mwana ya mokolo lopango, Combattant résistant à l’ombre.

        Monsieur BAW, rédacteur en chef de ce journal, doit se marrer quand il lit vos inepties.

        Je n’insulte pas les Tutsi. Ce serait leur accorder de la considération. Je ne soutiens pas les Hutu du FDLR.
        Ce que je dis, moi, c’est que le régime rwandais orchestre un génocide au Congo et pille les richesses naturelles du Congo. Et je pense que je ne suis pas le seul à le dire. De nombreux rapports internationaux informent sur ce sujet. Pour faire plus simple, ce que je souhaite est que vous reprenez vos nombreux bâtards et vos banyangombe et que vous rentrez chez vous au Rwanda; que vous y réglez vos problèmes avec vos frères hutu et twa. Personne ne vous veut au Congo. Comment pourrait-on aimer des gens qui ont fait du déni, du mensonge systémique, de la manipulation, des valeurs cardinales de vie ? Des gens qui passent leur temps à violer des femmes inoffensives et à piller les richesses d’un pays voisin; des gens pour qui, la vie d’une vache est plus importante que celle d’un humain… Si vous aviez un chouia de dignité, vous vous cacherez dans vos collines au lieu de venir exécuter la danse du voleur attrapé sur CIC.

        Cher Monsieur, avec toute la gentillesse possible, je vous dis ceci : je vous emmerde et allez vous faire foutre chez vous au Rwanda. Quittez le Congo, bande d’assassins !

  9. Cher Roger Murhuza,
    Merci d’avoir émis une telle précision en dépit de l’amalgame suscité par Monsieur Charles Kanyana.
    Au demeurant , je ne pense pas qu’il faille parler d’un débat entre ceux qui soutiennent le changement de mentalités et d’autres des textes ou institutions. J’estime pour ma part que s’il y a changement des textes comme il y en a eu depuis 1960 au Congo, il doit se faire avec éthique et déontologie. Et après, l’on doit procéder à des évaluations après application. La causalité est donc circulaire voire complémentaire. C’est donc une grave erreur que de vouloir mener un débat dichotomique. Il n’ y a pas opposition ou dichotomie. Il y a complémentarité. Les textes doivent être amendés par les humains pour être appliqués par les humains en vue de la gouvernance des humains par des humains. Les potentiels conflits d’intérêts dans la conception et l’application des textes devront aussi être détectés par les humains dotés d’une certaine éthique ou déontologie. (Appelons cela mentalités).Aussi , « la bonne ou mauvaise disposition des choses » doit-être juxtaposée à la « bonne ou mauvaise disposition des humains ». Nous sommes en sciences humaines et non en sciences des choses (Sciences exactes). Ce que nous disons relève donc du terrain. C’est des faits empiriques observés et analysés en Belgique et en Europe de l’U.E où nous travaillons comme professeur depuis 2015. Merci mon frère , bonne compréhension et bien à vous.

    1. Bien! Je suis d’accord avec vous quand vous évoquez la complémentarité mais demandons nous qu’est ce qui doit précedé l’autre? Le changement des textes depuis 1960 n’a jamais touché le vrai probleme c’est à dire le pouvoir exhorbitant du président de la république et c’est ce que le grand frère Mayoyo que je respecte beaucoup, tente depuis un certain temps à démontrer ici pour esperer atteindre une démocratie endogène. Merci et au plaisir

  10. Cher Armand,
    Voici ce que vous déclarez : « Les textes doivent être amendés par les humains pour être appliqués par les humains en vue de la gouvernance des humains par des humains. Les potentiels conflits d’intérêts dans la conception et l’application des textes devront aussi être détectés par les humains dotés d’une certaine éthique ou déontologie. (Appelons cela mentalités).Aussi , « la bonne ou mauvaise disposition des choses » doit-être juxtaposée à la « bonne ou mauvaise disposition des humains ».  »

    Bien sûr que ce sont des humains (pas tous) dotés d’une certaine éthique ou déontologie qui peuvent amender ou concevoir et afin faire appliquer les textes à d’autres humains (tous).
    Alors si nous sommes tous d’accord que les choses ne marchent comme elles devraient dans notre pays, n’est-ce pas notre rôle à nous « illuminés » de concevoir, d’amender et de proposer des changements ?

    Devrait-on rester dans un débat conceptuel interminable avec tous les égocentrismes qui vont avec. Je ne pense pas.
    D’où j’estime qu’il faut contribuer à l’agencement d’une architecture démocratique avec du concret et non par des déclarations. Ceci aiderait la majorité de congolais lorsqu’il y aura peut être renversement du régime actuel (par un groupe qui a déjà acquis la mentalité active d’un changement brusque).

  11. Cher Charles Kanyama,
    Le débat est toujours conceptuel. Le concret c’est sur terrain. Mais nous ne sommes pas encore à ce niveau. Ma déclaration est une expertise comme vous l’aurez remarqué. Cependant, il ne faudra pas nous présenter le modèle de Kagamé ou de Kabila père avec ses chicottes comme du concret en vue de changement de mentalités. Jusqu’avant l’application de tous les projets, nous serons toujours dans la conception.

Les commentaires sont fermés