Congo-Kinshasa: La lassitude

Le mot « lassitude » a au moins deux significations. Primo: état d’une personne lasse. Secundo: abattement mêlé d’ennui. La lassitude a pour meilleur synonyme la « fatigue ». Bref, l’épuisement.

Depuis le 24 avril 1990, date de la restauration d’un pluralisme politique mal assimilé, la vie politique zaïro-congolaise est fatigante. Elle est épuisante non seulement pour les natifs de ce grand pays mais aussi pour les « amis du Congo ». Ceux-ci observent avec consternation.

Les Congolais sont allés aux urnes le 30 décembre 2018 pour promouvoir le changement avec un grand « C ». La passation de pouvoir entre le Président sortant et son successeur a eu lieu le 24 janvier dernier. Quatre mois après, le constat est là: on tourne en rond!

Certes, les prisonniers politiques et d’opinion ont été libérés et les exilés peuvent regagner le pays. Etienne Tshisekedi wa Mulumba repose au pays de ses ancêtres. 

Quatre mois après l’investiture de Felix Tshisekedi Tshilombo à la tête de l’Etat – aux termes du très énigmatique « accord de coalition » entre le « Cap pour le Changement » (CACH) du duo Tshisekedi-Kamerhe et le « Front commun pour le Congo » (FCC) de « Joseph Kabila » -, le pays n’a toujours pas de gouvernement central.

Les Sénégalais sont allés aux urnes le 24 février de l’année en cours. Réélu, le président Macky Sall a formé son gouvernement moins de deux mois après soit le 8 avril. D’aucuns pourraient épiloguer que comparaison n’est pas raison. Sans doute.

L’article 68 de la Constitution congolaise a prévu quatre institutions au niveau national: le Président de la République, le Parlement (Assemblée nationale et le Sénat), le Gouvernement, les Cours et tribunaux.

C’est le gouvernement (le Premier ministre et les ministres) qui est chargé de gouverner et d’administrer le territoire national. Gouverner ne signifie rien d’autre que résoudre les problèmes de la vie quotidienne. Répondre aux attentes. Il va sans dire qu’un pouvoir légitime est avant tout un pouvoir efficace. Tant il est vrai que la légitimité n’a jamais été un acquis. C’est une conquête de chaque jour.

La nomination, le 20 mai, du successeur de Bruno Tshibala à la primature a fait illusion. Les « optimistes béats » avaient vite conclu que tout devait désormais aller très vite. Dix-huit jours après, l’illusion est en passe de virer en désillusion.

Intervenant le dimanche 3 juin sur RFI, le porte-parole de la Présidence de la République a déclaré que la composition de l’exécutif national devrait être publiée (peut-être) dans une semaine. Cinq jours après, le constat est là: rien.

Contre toute attente, le Premier ministre démissionnaire Bruno Tshibala – qui continue étrangement à expédier les affaires courantes à la primature en dépit de la désignation formelle de son remplaçant – est venu à la rescousse de Tharcisse Kasongo Mwema Yamba-Yamba en invitant la population à la patience. « Soyez patients, l’enfant va bientôt naître ». Faudrait-il en rire ou en pleurer?

Une question taraude tous les esprits: qu’est ce qui coince? On ne le dira jamais assez que les évêques catholiques avaient déjà trouvé la réponse dans leur message intitulé « Le pays va très mal. Debout Congolais! » publié le 23 juin 2017: « Une minorité de concitoyens a décidé de prendre en otage la vie des millions de Congolais. C’est inacceptable! »

Selon des observateurs avertis des « mœurs politiques » zaïro-congolaises, l’ancien président « Joseph Kabila » – qui se prévaut d’une majorité parlementaire factice acquise par roublardise – tente désespérément de s’accaparer de la majorité de portefeuilles dont les ministères régaliens. A savoir notamment: Affaires étrangères, Défense, Justice, Intérieur et les Finances. Sans omettre, les Mines.

Présumé commanditaire autant qu’auteur de crimes non seulement de sang mais aussi économiques, « Kabila » a peur. L’homme a peur de l’épée de Damoclès suspendue au-dessus de sa tête.

La reconduction d’Albert Yuma Mulimbi, un gestionnaire-pirate, au poste de Président du conseil d’administration de la Gécamines est perçue comme un aveu d’impuissance de la part du président Tshisekedi, en même temps qu’une insulte au corps électoral qui espérait la « rupture ».

« Joseph Kabila » a accédé au sommet de l’Etat – dans les conditions que l’on sait – un certain 26 janvier 2001. Il n’avait aucun projet politique. Encore moins, un grand dessein pour le pays.

Quatre mois auparavant, l’Assemblée générale des Nations Unies lançait les « Objectifs du millénaire pour le développement » (OMD) dont deux de huit objectifs visent à « assurer l’éducation primaire pour tous » et à « éliminer l’extrême pauvreté et la faim ».

Durant dix-huit années de pouvoir, le successeur de Mzee a dirigé le pays à coup de slogans creux: les « Cinq chantiers du chef de l’Etat », la « Révolution de la modernité ». L’homme laisse un bilan social quasi-tragique: 18 millions d’adultes congolais ne savent ni lire ni écrire. La majorité de la population, elle, vit au quotidien avec moins d’un dollar US.

Les Congolais, dans leur grande majorité, ne se considèrent guère concernés par la « coalition » CACH-FCC. Une coalition contre-nature promise à une « mort » à brève échéance. Les deux partenaires partagent tout sauf les mêmes valeurs.

Les Congolais savent que l’alliance entre le CACH et le FCC est un marché de dupes. Les Congolais sont conscients que « Kabila » et les prédateurs qui l’entourent n’ont pas de « rêve nouveau » à proposer. Bien au contraire. Ils sont en quête du pouvoir non pas pour servir l’intérêt général mais bien pour préserver des intérêts particuliers.

Pendant que la « coalition » CACH-FCC est occupée à son petit jeu politicien, les Congolais croulent sous la pauvreté. Ils n’ont ni eau courante ni électricité. Encore moins une éducation et des soins de santé de qualité. Des milliers d’enfants et leurs parents vivent dans l’insécurité alimentaire aux quatre coins du pays. Des rapts ont lieu à Kinshasa. La fièvre à virus Ebola continue à broyer des vies au Nord-Kivu. Les insaisissables « rebelles ougandais » des ADF ne « chôment pas ». Ils continuent à terroriser et à tuer dans le territoire de Beni.

Attention: le risque est grand que lassitude ambiante se transforme en fronde…

 

Baudouin Amba Wetshi

16 thoughts on “Congo-Kinshasa: La lassitude

  1. Oui, les évêques catholiques ont vu juste : « Le pays va très mal. Une minorité de concitoyens a [pris] en otage la vie des millions de Congolais ». Mais cette situation ne date pas du régime Joseph Kabila. Elle remonte au régime Mobutu. Qu’ont fait les Congolais que les évêques appellent aujourd’hui à se mettre debout ? Rien. Et c’est dans ce « rien » que réside l’explication du mal dont continue à souffrir le pays. Mais combien de Congolais ont conscience de cette responsabilité collective des élites ? Depuis le 24 avril 1990, date du lancement officiel du deuxième processus de démocratisation du pays qui échoue comme le premier au lendemain de l’indépendance, je m’époumone à alerter que la voie suivie pour asseoir la démocratie dans notre pays peut conduire à tout sauf à la démocratie. Que n’ai-je essuyé du mépris voire même des insultes pour cette capacité d’anticipation qui devrait être monnaie courante dans tout société normale ?

  2. Face au piège dans lequel il s’est laissé prendre pour assouvir son intérêt égoïste, Tshilombo devrait déclarer l’impossibilité de former un gouvernement de coalition avec le despote que lui et son parti disaient combattre hier au point de vouloir renvoyer ledit despote au Rwanda. Ce faisant, il devrait inviter la MONUSCO à organiser les législatives. S’il ne saisit pas cette dernière chance pour redorer son image ternie par la compromission et la tricherie, il devra être considéré pour ce qu’il est, c’est-à-dire un traitre à la nation qui mérite d’être arrêté et traduit en justice.

    1. Il est impossible de lacher le morceau de viande de sa bouche apres une longue traversee du desert a l’UDPS (FaTshi) et a l’UNC (Vital).
      Mieux vaut se remplir d’abord le ventre, prononcer de discours creux, et promettre des utopies quand on en a pas le vrai pouvoir, que d’evicerer le Cancer-FCC et sa racine residant a Kingakati rongeant le Pays.
      Mais la patience des Congoalis n’est pas infinie…A bon entendeur….

  3. « Attention: le risque est grand que lassitude ambiante se transforme en fronde… »… C’est ce qui arrivera un de ses quatre matins, c’est le vœux pieux de tout vrai Kongolais conscient afin que le calvaire que vit le Kongo s’arrête…
    Les hommes passent les institutions restent ! Au Kongo les hommes politiques transformés en vieux démons dinosaures Mobutistes-Tshisekedistes-Kabilistes-Kanambistes (alias Kabila, alias Katumbi, Kamerheon, Félix Antoine Tshilombo-Pétain, Alain Atundu, Édouard Mokolo, Léon Lobitch alias Kengo, Kyungu, Mende Omalanga, Albert Yuma, Evariste Boshab, Ilunga Ilunkamba…) font tout pour rester en place et les institutions du pays sont ultra méga fragilisées…
    Les Nomades Occupants Rwandais venus d’ailleurs ont déstructuré le cerveau du Kongolais, ils ont réussi à thésauriser tout l’argent en privant les jeunes d’emplois qui créent tous azimuts des Associations Amicales et Fans clubs de soutien à un pouvoir issu de la fraude, de la tricherie, du mensonge alors qu’ailleurs les gouvernants consciencieux créent les emplois, s’attèlent à booster le pouvoir d’achat de leurs compatriotes, soutiennent ceux qui créent leurs propres entreprises (Entreprenariat, Start up, PME…). Résultats : les matolos (mendicité kinoise) deviennent l’obole, une source des revenus sûre pour les lèches bottes…. Gravissime
    Le caractère d’intouchables (Fayulu, Bemba, alias Katumbi, Antipas, Muzito, Matungulu) de nos « opposants » devenus des Résistants sur le terrain étonne même Satan le Chérubin jadis oint. On dirait qu’ils ont des protecteurs très puissants au sein des chancelleries Occidentales. En plus, ils vivent mieux que le Peuple affamé, manipulé, abandonné…
    Félix Antoine Tshisekedi Tshiiombo l’opportuniste ! Les politichiens actuels sans exception font de la politique pour s’enrichir. Il faudrait que le Kongo ait des nouveaux visages et des nouvelles pratiques. Le clientélisme , l’opportunisme politiques, les alliances de circonstances favorisent les Occupants Nomades Tutsi Power… Jusqu’à quand ?
    Pendant ce temps le FMI (une Institution Financière Internationale de Bretton Woods financée par des réserves d’or pillées en Afrique en général, au Kongo en particulier) affirme qu’il y a une croissance du PIB en RDC (Rép Démocrature du Congo-Kinshasa), c’est de la démagogie populiste made in USA, la misère qui bat son plein au Kongo démontre le contraire. La balance commerciale est déficitaire car les exportations sont traitées à Kigali (Rwanda), la Douane Kongolaise a été délocalisée sans honte à Dar-es-salam (Tanzanie), le pouvoir d’achat est nul, la classe moyenne inexistante, 99,99% des Kongolais sont très pauvres, quelques uns pratiquent le système D, les autres vivent des envois Western Union, MoneyGram, Banque Lambert de la Diaspora Résistante Combattante…
    Gouverne et ment en Affaires courantes ! Le mal Kongolais a pris une autre forme malveillante, ce mal ressemble de plus en plus à la résignation ou lassitude, les cerveaux des Kongolais fonctionnent avec des dysfonctionnements dûs à la religiosité imbecilisante accrue et au fanatisme aveugle qui est une forme d’esclavagisme mental, spirituel, moral, intellectuel…
    Vivement un second 04 Janvier 1959 inéluctable. Ainsi soit-il… INGETA

  4. Qu’avez-vous dit? Lassitude ? Mais, non. On a enterré papa. Maintenant, on va déboulonner la dictature. C’est l’alternance en mode deal.
    Soyez patients. De toute façon, qu’avez-vous à perdre ? Le pays – excepté Kingakati – est par terre.
    Toloba, toloba te…

  5. @BAW,
    Autre chose, sur un plan santé publique, le choléra sévit déjà dans les faubourgs de Kinshasa. Mais personne n’en parle.
    Et puis, que pouvons-nous faire ? Un des communicants rwandais sur ce site, Mopape, s’adressant à moi, vient d’écrire ce qui suit :  » L’Israel n’existe pas par amour de ses pays voisins !Petit boko koka te , nayebisiyo , eza maloba ya pamba pamba , yo oza antisemite , negationiste , revisioniste , nterahamwe.  »
    Au fait, il a oublié une partie de leur rhétorique :  » anti-luba, anti Fatshi  ».
    Pour ceux qui doutent encore de la psychologie de ces gens, vous avez à travers ces mots ce qu’ils pensent de vous, congolais.

  6. Mr Mayoyo Bitumba,
    J’ai bien lu, je l’espère ( cette fois ) votre texte dans lequel vous parlez d’un certain PRO Lumumba d’origine Kenyanne ( un clin d’œil évocateur à l’héroïsme de celui dont vous contestez et minimisez le combat pour l’édification de la nation congolaise ) qui vous a convaincu sur ce qu’il pense de la démocratie à l’africaine, votre cheval de bataille. j’ai ainsi lu vos deux interventions ci-dessus. J’avoue que je ne parviens pas identifier le modèle de démocratie propre à l’Afrique que vous préconisez. Comme vous, j’exècre le culte de la personnalité qui conduit inexorablement au fanatisme et l’asservissement. Le problème avec vous, c’est cette espèce de manichéisme qui vous pousse à ne voir les choses que de façon binaire. La démocratie est un régime politique ou un système où la souveraineté est exercée par le peuple. Il est existe potentiellement autant de peuples que de modèles démocratiques. C’est à dire qu’il faut que cette démocratie ou ces modèles démocratiques soient adaptés aux réalités socio-culturelles de chaque pays. Dans vos interventions, vous soulevez avec raison le concept important qu’on appelle la bonne gouvernance qui implique la bonne gestion de la chose publique. On peut y inclure aussi le respect des droits et devoirs de citoyens, l’égale protection des gouvernés par les gouvernants (leurs libertés d’expression ), leurs droits à la santé, à l’éducation et à la formation etc…Mon frère, Mayoyo, j’aimerais attirer votre attention sur la dimension économique dans une société démocratique, car, chaque modèle démocratique est accompagné par une acception économique adaptée. Pour fixer les esprits, je me permets de donne une définition simplifiée de l’économie sans tenir compte de l’aspect idéologique. Donc, l’économie est une  » science  » dont l’objectif est de satisfaire les besoins généralement infinis avec les ressources limitées. pour satisfaire un besoin, il faut créer bien dit économique, j’insiste sur le mot « bien économique », l’eau de la rivière ou de la mer n’est pas un bien économique. Souffrez que j’aborde le sujet le plus pédagogiquement possible pour la compréhension du plus grand nombre. Ma préoccupation maintenant est de savoir quel serait votre système économique dans ce modèle démocratique à l’Africaine que vous préconisez ? Quelle sera l’efficacité de votre modèle démocratique dans l’environnement économique basé sur la concurrence effréné qui demande d’énorme capacité d’innovation, d’adaptation et surtout financière ? Vous me direz: nous avons les minerais, l’eau, la faune et la flore, une mains d’oeuvre abondante, soit, mais, toutes ces ressources brutes doivent être transformées, c’est à dire créer de la valeur ajoutée pour satisfaire les besoins de la population et implicitement créer de l’emplois et développer le pays. Pour se faire, il faut d’énormes capitaux financiers dont nous ne disposons pas, Une technologie efficiente qui demande de gros investissements en recherche et développement. Croyez-moi, je ne m’éloigne pas du sujet, je voulais mettre en corrélation le modèle idéologique politique et le système économique qui permette d’asseoir une démocratie efficace à l’Africaine soit elle. Pour termine, je me permets de faire l’inventaire non exhaustif de modèles démocratiques connus et leurs performances en matière de développement économique: Le capitalisme basé sur l’économie de marché, avec ses variances,( les moyens de production entre les mains des privés ), le socialisme avec ses variances, ( les moyens de production sont détenue totalement ou en partie par l’Etat ). Dans le deux cas, l’efficacité n’est pas la même. En intellectuel averti et perspicace que vous êtes, vous avez eu à vous faire votre propre religion idéologiquement parlant. J’ai essayé de m’exprimer avec la plus grande correction possible pour que niveaux du débat soit à la hauteur du sujet. Je vous remercie.

  7. Comme il est pratiquement impossible de lutter contre la corruption sous le règne de Tshiiombo-Pétain Président protocolaire nommé électoralement par l’imposteur Rwandais alias Kabila alors que le système cleptomane Mobutiste-Tshisekediste-Kabiliste-Kanambiste est toujours en place, il est aussi
    actuellement utopique d’implémenter une nouvelle forme de « Démocratie » au KONGO ! Il faut d’abord chasser les Nomades Occupants qui tiennent les rennes du pouvoir (imperium ou effectivité du pouvoir) au Kongo nommant électoralement Tshilombo-Pétain président protocolaire car la Parole Divine Authentique dit expressément ceci « Personne ne coud une pièce de drap neuf à un vieil habit; autrement, la pièce de drap neuf emporterait une partie du vieux, et la déchirure serait pire. Et personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres; autrement, le vin fait rompre les outres, et le vin et les outres sont perdus; mais il faut mettre le vin nouveau dans des outres neuves » Marc 2 : 21-22.
    Le système de « démocratie des fosses communes » dont les médiamensonges imperialistes font l’apologie en RDC (Rép à démocratiser) depuis 2001 est arrivé à la fin du cycle, les « élites dirigeantes Kongolaises » en place se battent actuellement dans une démocrature-dictocratie pour préserver leurs privilèges après chaque scrutin vicié, biaisé. Les « intellectuels Kongolais » qui soutiennent Tshilombo-Pétain égalent, singent BHL « Bernard Henri Lévy » qui a conseillé à Nicolas Sarkozy la guerre en Libye pour liquider Mouammar Kadhafi qui provoqua la crise d’immigration économique et à François Hollande d’enflammer la Syrie avec comme conséquence la proclamation du Califat par l’EI…
    L’argent étant la racine de tous les maux ! Tout politicien qui veut s’enrichir au pouvoir ne sera jamais un homme d’État. James Freeman Clarke le dit « Un politicien pense à la prochaine élection. L’homme d’Etat, à la prochaine génération ». Les Kongolais ont toujours expérimenté de leur classe politique le slogan « Se servir non Servir » utilisé depuis 1965 par les politiciens Kongolais toutes tendances confondues qui sont sortis de la cuisse de Jupiter. Ils ont l’air d’être des enfants sans harmonie de l’union entre Sémélé (Thyoné), une des maîtresses de Zeus dans la mythologie grecque. A propos de la gestion de cité Kongo, non seulement ils sont nuls, incompétents conscients, fautifs, ils sont aussi illégitimes, incorrigibles, dépourvus de morale et d’intégrité, baignent dans le mensonge, la fraude, la tricherie et la corruption…
    Personnellement, humblement nous (Combattant Résistant de l’Ombre Lumumbistes Mulelistes Panafricanistes Croyants au Christ Noir anti JC Blanc Aryen Indo-européen aux yeux bleus longs cheveux autrement dit JC de Nicée) connaissions PLO Lumumba à travers des sites panafricains, nous nous attelerons à l’occasion à lire quelques unes de ses tribunes de presse, à suivre ses conférences de presse et publications car son approche sur le changement en Afrique est louable, progressiste, humaniste… No comment…
    Vivement un second 04 Janvier 1959 (Harmaguédon
    ou Eschatologie du Grand Soir) inéluctable qui fera une Tabula Rasa pour chasser tous les politichiens de Pavlov afin que le Kongo entre dans une nouvelle ère politique… Ainsi soit-il. Ingeta

    1. Sorry ! ce post était destiné à un autre sujet « Lueur d’espoir pour l’Afrique ». Nos très sincères excuses… Merci

  8. SPECTACLE AU PARLEMENT..
    Les congolais peuvent retrouver sur la Net les videos des échanges entre parlementaires au Palais du Peuple.
    Pour une fois, le fameux « État de droit » annonce les couleurs dans cette alliance contre-nature où Felix est traité d´opposant par ceux là même qui doivent le soutenir.
    En effet, les parlementaires du FCC ont mis en pièce les ordonances de Felix.. Systematiquement, en se basant sur la loi.. les « alliés » de Felix ont ridiculisés avant tout les juristes de l´UDPS qui devraient en principe « conseiller » Felix á la présidence.
    Pire, ceux des parlementaires de l´UDPS dont Kabund « vice-président » de l´Assemblée nationale n´étaient même pas visibles pendant les débats.
    Felix a été sauvé (pour ainsi dire) par Lutundula de la faction Lamuka qui a eu le courage de nous enseigner comment la constitution de la RDC copiée sur celle de la France est nocive quand elle fait du président un « ROI » dont les actes ne peuvent pas faire objet d´un débat au Parlement.
    LASSITUDE ?
    Mais comment donc ? L´UDPS est pouvoir depuis que Samy Badibanga a été ministre.. Tshibala a pris la suite avant de voir Felix devenir président. Pour quelle raison y aurait-il « lassitude » quand « le peuple d´abord » est au pouvoir ? Kie kie kie
    COUP DE SEMONCE
    Les débats au Palais du Peuple annoncent une turbulence quand le FCC va toujours faire voir que le président se trouve dans un ranch à Kingataki et celui de la cité de l´OUA..est « inconscient »…

  9. CHER BAW,
    VOS 2 DERNIERS PARAGRAPHES RESUMENT TOUT LE MARASME !
    COMME NOUS NE CESSONS DE LE DIRE, LES SIGNES DEPUIS LES (PETENDUES) ELECTIONS DE DECEMBRE POINTENT VERS UNE VASTE ESCROQUERIE POLITIQUE MADE-IN-KINGAKATI PAR LE DUO-DABOLIQUE DU PETIT KLEPTOCRATE NEHEMIE MWILANYA ET SON PATRON -VOYOU RWANDO-TANZANIEN HYPO KANAMBE-MTWALE.
    MWILANYA EST LE MEME ESCROC QUI SE CACHAIT DERRIERE SON « CHEVAL DE TROIE » BRUNO TSHIBALA POUR ILLEGALEMENT FAIRE FONCTION DE 1e MINISTRE -SUIVI DU JOUISSEUR VITAL KAMERHE.
    CETTE FOIS-CI LE CRIME EST PRESQUE PARFAIT EN OCTROYANT UN 3e MANDAT VIRTUEL AU PETIT DICTATEUR KANAMBE-MTWALE ALIAS « JO KABILA », CAR NOTRE TRES NAIF PR FATSHI N’EST QUE «MASQUE CACHE-FCC» PLUS OU MOINS ACCEPTABLE A LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE (…TRES HYPOCRITE).

  10. La Rdc est devenue un immense mur des lamentations. A ma connaissance, nos intellectuels – à l’exception de Mayoyo Bitumba – ne font aucun effort pour déceler les causes des malheurs qui accablent le pays depuis si longtemps. Ils doivent se livrer résolument à cet exercice que les anglophones désignent par les termes: « root cause analysis ». Pour revenir au blocage actuel dans la formation du gouvernement, il faut remonter à la journée des élections. Un petit sondage permet d’expliquer pourquoi le Parlement est dominé par le FCC. A la question : « Ovotaki nani na élection présidentielle ? » La majorité des Kongomani répondront : « Tshisekedi ou Fayulu « . A la question : « Bongo na élections législatives, ovotaki nani ? » Réponse : « Vieux na ngai ya quartier, ou « Mwana mboka ». Sans se préoccuper du parti politique ou cartel de l’heureux bénéficiaire du vote ! Les stratèges du FCC avaient compris à l’insu de tous que gagner la présidentielle était un pari impossible, tant tout le monde était focalisé sur la fonction présidentielle. Ils ont investi dans les législatives et provinciales. Pendant la campagne électorale, ils ont opéré masqués, n’affichant point leur appartenance à la Kabilie. Le peuple n’y a vu que du feu. Voilà !

  11. Curieux, à ma première lecture de l’analyse de BAW, une phrase m’a frappé, « Attention: le risque est grand que lassitude ambiante se transforme en fronde… » et m’attendais qu’elle soit abondamment commentée. Je me suis planté. En effet parcourant les différentes interventions, seul ‘Combattant Résistant de l’Ombre’ a embrayé dessus.
    Est-ce dire que personne ne croit à une possible « fronde » de la part de ces pauvres Congolais ou c’est là un évènement si imprévisible quelle que soit la lassitude qu’on ne sait quoi en dire ?
    Mais au juste qui voudrait de cette fronde à ce stade, que serait-elle exactement , d’où viendrait-elle ou qu’en seraient les initiateurs si ils existent ? Le troisième larron ou son levier…
    Que dire de plus sinon qu’il ne reste peut-être que ceux qui la souhaitent (nous tous ?) se mettent à prier les Ancêtres pour que comme en 1959 elle vienne éclairer notre lanterne pour un meilleur avenir…

  12. Chers Compatriotes,
    notre compatriote Jean Marie Mabiti écrit : « La Rdc est devenue un immense mur des lamentations. A ma connaissance, nos intellectuels – à l’exception de Mayoyo Bitumba – ne font aucun effort pour déceler les causes des malheurs qui accablent le pays depuis si longtemps. Ils doivent se livrer résolument à cet exercice que les anglophones désignent par les termes: « root cause analysis » ». Un mur des lamentations?, en effet, on ne peut pas ne pas voir ce qui se passe dans ce pays. Mais lorsqu’il écrit que les intellectuelles, à l’exception de MBTT, ne font aucun effort pour déceler les causes des malheurs qui accablent le pays depuis si longtemps… » il m’étonne. Je crois que MBTT est le seul qu’il connaît. Je pense pour ma part que beaucoup de diplômés d’université du Congo se sont résolus au silence parce que les écrits restent sans impact aussi bien dans les bibliothèques qu’en ligne. De temps en temps, ceux qui veulent participer à des « débats et opinions », même si « débats »? reste encore un idéal à atteindre, ne font qu’exprimer ce qu’ils pensent sans conviction que ces pensées enclencheront un jour une action libératrice. L’étude approfondie des causes profondes du problème du pays, n’est pas une condition unique pour que les découvertes réalisées motivent les citoyens congolais à agir collectivement pour se libérer et libérer leur pays de ces chaînes qui font d’eux des esclaves. Que Dieu nous vienne en aide.

    1. « Une action libératrice » conçue et menée par des Kongomani ? C’est un rêve inconcévable. A part les émeutes de 1959 qui était un accident de l’Histoire ou mieux un mouvement spontané, sans soubassement politique concerté et ni objectif planifié, d’une part; et les jacqueries des Kamwina Nsapu, d’autre part; toutes les rébellions ayant sévi au Congo depuis 1960 ont été inspirées et conçues par des officines étrangères.

    2. Compatriote Elili,
      « …L’étude approfondie des causes profondes du problème du pays, n’est pas une condition unique pour que les découvertes réalisées motivent les citoyens congolais à agir collectivement pour se libérer et libérer leur pays de ces chaînes qui font d’eux des esclaves…. »
      J’approuve globalement votre assertion selon laquelle « le fruit d’une réflexion approfondie des causes de notre gouvernance défaillante n’est pas la condition nécessaire et suffisante pour que les Congolais agissent collectivement pour débloquer la situation ».
      Je l’ai dit et répété ici et je viens encore de le suggérer ci-dessus.
      La question que je me pose alors et que je pose à notre ami Elili comme à tous nos Compatriotes : que nous faut-il de plus pour qu’un tel projet soit enfin élaboré et appliqué par les Congolais ?
      Nous venons de voir qu’à coté de MBTT, d’autres Congolais et Africains y ont réfléchi et y réfléchissent mais la question n’en est pas devenue prioritaire pour autant pour tout le pays, sans doute qu’il n’y a pas encore assez de nos élites qui le verbalisent pour que tout le pays s’en empare mais alors que doivent-ils faire de plus et que doit faire le reste de la Nation pour qu’elle le devienne ?
      Depuis que j’ai eu des échanges à ce sujet, j’ai déjà suggéré telle ou telle autre pratique pour compléter un tel programme, nous n’en avons donc pas fini avec ce sujet…

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