Denis Mukwege revendique son « droit citoyen » à la liberté d’expression

Distingué par le Nobel de la paix, docteur Denis Mukwege, directeur de l’hôpital Panzi à Bukavu, est à l’honneur sur la couverture de l’hebdomadaire parisien « Jeune Afrique » n°3014 daté du 14 au 20 octobre 2018. Accusé par le « clan kabiliste » de « faire de la politique », le gynécologue persiste et signe en dénonçant l’impuissance des pouvoirs publics à venir à bout des bandes et armées qui terrorisent la population au Nord-Est du pays. Sans omettre de rappeler que depuis deux ans, les gouvernants en place exercent un pouvoir inconstitutionnel.

Près de deux semaines après la distinction décernée au Congolais Denis Mukwege par le Nobel de la paix, « Joseph Kabila » n’a pas encore daigné transmettre ses « chaleureuses félicitations » à son « compatriote ».

Lambert Mende Omalanga, porte-parole du Gouvernement

Contre toute attente, les « nationalistes-souverainistes » qui gravitent autour du Président hors mandat se sont empressés de monter au créneau pour étaler leur mesquinerie. C’est le cas notamment du ministre de la Communication et des médias Lambert Mende Omalanga et du conseiller diplomatique à la Présidence Barnabé Kikaya bin Karubi. « Le Prix Nobel de la Paix n’est pas une sanctification », déclarait le premier. Le second, lui, estime que le lauréat devrait solliciter une audience auprès du « raïs ». Plus médiocre, tu meurs!

Connaissant les acteurs et le système en cours dans son pays, Denis Mukwege n’est guère surpris par ces réactions qui dissimulent mal de l’acrimonie. « Celui qui croit que ce prix Nobel de la paix est utile m’a félicité, celui qui pense qu’il ne l’est pas ne l’a pas fait, confie-t-il à Jeune Afrique. Mais je n’en veux à personne: chacun est libre de ses choix ».

Le gynécologue est conscient qu’il est devenu la « bête noire » d’une oligarchie souffrant de la cécité et la surdité au point de perdre toute prise avec le réel. L’homme est accusé de « faire de la politique ». En fait, il reproche aux gouvernants en place leur incapacité à garantir à la population des conditions minimales de sécurité tant pour les personnes que les biens.

« TERRORISME SEXUEL »

Pour lui, le contexte dans lequel le Prix Nobel lui est décerné est « une manière d’interpeller les Congolais ». Ceux-ci doivent « se l’approprier pour imposer une paix durable ». Il ajoute plus loin: « Quand des civils sont assassinés à Beni ou à Bukavu? Commençons par reconnaître que nous avons un problème dans ce pays. (…)« .

C’est depuis bientôt vingt ans que « Dr Denis » dirige l’hôpital Panzi. L’homme est révolté par ce qu’il appelle le « terrorisme sexuel » que des bandes armées font subir, depuis deux décennies, aux membres de l’autre sexe. Et ce non seulement dans les deux provinces du Kivu mais aussi dans l’Ituri.

Au pouvoir depuis le 26 janvier 2001, « Joseph Kabila » a donné toute la mesure de son incapacité à éradiquer les milices armées dont certaines seraient manifestement sous le contrôle des gouvernants en place. En dépit de cet échec, le successeur de Mzee rêve de continuer à régenter les affaires du pays à travers une marionnette.

L’opinion congolaise a été stupéfaite, mardi 2 octobre, d’entendre le ministre de l’Intérieur Henri Mova Sakanyi déclarer au cours de la réunion du conseil des ministres présidé par le « Premier » Bruno Tshibala que « la situation générale » du pays était « caractérisée par un calme relatif ». Dix jours auparavant, une vingtaine d’habitants de Beni venaient d’être égorgés par des prétendus rebelles ougandais des « ADF » (Forces démocratiques alliées). Les tueurs courent toujours. Mova d’ajouter, au cours de la même réunion « que la force publique poursuivait la traque des groupes armés récalcitrants » dans les deux Kivu.

CONNIVENCE

Ministre de l’Intérieur Henri Mova

Ces derniers propos de Mova semblent confirmer que le « clan kabiliste » entretient une connivence certaine avec les « forces négatives ». Au lieu d’éradiquer ces hors-la-loi, le « raïs » et son entourage tenteraient de les « persuader » à « bien vouloir » déposer les armes.

La complicité entre le pouvoir finissant et les groupes armés a été confirmée, implicitement, le 8 octobre, par le « général » David Rugayi, commandant des opérations « Sukola II » au Sud Kivu.

Au cours d’une adresse à la population, Rugayi n’est pas allé par quatre chemins en demandant aux groupes armés opérant dans sa juridiction de « déposer les armes ». On est où là? Sans rire, cet officier – qui est sans doute issu des opérations de « brassages » et autres « mixages » entre l’armée congolaise et les miliciens du CNDP – d’expliquer que « les groupes armés n’ont aucune raison de prendre les armes » au moment où le pays se trouve « dans une phase électorale ». C’est vraiment touchant!

Joignant le geste à la parole, David Rugayi a donné à ces bandes armées un « ultimatum de quelques semaines ». Et de conclure: « faute de quoi les FARDC feront leur travail pour pacifier la région dans les territoires d’Uvira et de Fizi ». On croit rêver! Et dire que « Joseph Kabila » est à la tête du pays depuis bientôt dix-huit ans.

CHOIX CORNÉLIEN

Dans l’Accord-cadre de paix signé le 24 février 2013 par onze pays de la région (Afrique du Sud, Burundi, RCA, Rwanda, Soudan du Sud, Tanzanie, Zambie, Ouganda, Angola, Congo-Brazzaville), le Congo-Kinshasa s’était engagé notamment à « consolider l’autorité de l’Etat » dans la partie orientale du pays. Cinq années après, le constat est là: un piètre bilan. C’est bien l’absence de cette autorité de l’Etat sur cette partie du territoire national qui favorise l’éclosion des milices armées.

A l’instar de ses compatriotes, Dr Denis Mukwege est convaincu que le Congo-Kinshasa aspire à un autre avenir. Un avenir qui passe par la tenue d’élections libres, pluralistes, démocratiques, transparentes et crédibles. « Depuis deux ans, nos gouvernants défient le peuple », tonne-t-il en rappelant que « le mandat du Président de la République est de cinq ans renouvelable une seule fois. (…)« . Pour la petite histoire, « Joseph » qui a juré « de ne pas laisser le pouvoir à n’importe qui » est à sa septième année dont « deux années cadeau », comme disent les Africains de l’Ouest.

Tout en ayant en horreur « la politique de la chaise vide », Mukwege d’estimer que les forces de l’opposition se trouvent face à un choix cornélien à quelques deux mois de la date fixée pour l’organisation des consultations politiques. « Ne pas aller aux élections suppose que le pays se retrouvera demain avec les mêmes acteurs, le même système, la même violence. Y aller avec la machine à voter et un fichier électoral corrompu, c’est risquer d’arriver aux mêmes résultats », conclut-il.

 

Baudouin Amba Wetshi

15 réflexions au sujet de « Denis Mukwege revendique son « droit citoyen » à la liberté d’expression »

  1. ECCE HOMO…!

    DANS L’OCEAN DE MEDIOCRITE ET VOYOUCRATIE PPRD-MP-FCC, DR. DENIS MUKWEGE REPRESENTE L’ESPOIR D’UNE RENAISSANCE CONGOLAISE INBUE DE VRAIE JUSTICE, ET DU RESPECT DE DROITS ET DE VIES DE NOS COMPATRIOTES MEURTRIS APRES 17 ANS DE BANDITISME D’ETAT..

  2. Si lui (Jokas) ne veut pas felicite notre prix nobel,qu’il aie l’amabilite/gentillesse de transmettre ne fut ce que les felicitations de Mr.Paul Biya president du cameroun au Dr.Mukwege.
    Paul Biya lui avait ecrit ce qui suit: je vous prie de bien vouloir transmettre mes chaleureuses felicitations au Dr.Denis Mukwege. Il (Mukwege) fait la fierte pas seulement de la RDC mais de toute l’Afrique entiere.
    KM

  3. Chers Compatriotes,
    Un médecin qui fait bien son travail, quoi de plus normal. Autant nous applaudissons cette reconnaissance, nous devons aussi nous poser des questions sur ceux qui agissent comme lui et qui se retrouvent dans tous les niveaux mais sur qui aucun spot ne s’est allumé. Si cette reconnaissance peut pousser ceux qui ne font pas bien leur travail, à se lancer dans la dynamique positive de bien faire dans l’espoir d’être aussi reconnus un jour, nous ne pouvons que le souhaiter de tous nos veux. Mais pour ceux qui ont fait des études poussées et qui sont appelés à être des lumières, ne nous arrêtons pas seulement à voir un côté de la médaille, essayons de la tourner pour voir s’il n’y a pas de revers. On ne peut jamais redresser un pays avec un seul homme. Depuis que le Docteur de Panzi a commencé son action, la situation sécuritaire dans la région a changé ?, le nombre des viols a diminué ?, qui a considéré que l’action du docteur Mukwege mérite attention et reconnaissance ? les Congolais ? Nos Concitoyens de l’Est ? Le pays se redresse avec la majorité de sa population qui croit et agit dans le sens de son redressement. Je suis choqué de constater que, chaque fois que l’on a des situations plus graves à Béni, la vie dans le reste du Congo, sauf dans quelques coins, continue comme si de rien n’était. Ne nous endormons pas dans les applaudissements, mais posons-nous des questions que nous devons nous poser pour le redressement du pays. Combien d’associations se sont formées au Congo pour continuer à dénoncer et aussi pour faire opposition à tous les actes de médiocrité afin d’offrir une alternative ? J’espère que la reconnaissance du Dr Mukwege nous permettra de débloquer les Congolais. Permettez-moi de dire que le prix Nobel de la paix offert à Monsengwo ou Révérend David, aurait pu avoir plus d’impact par rapport à la situation du Congo. Mais je ne peux pas dire, le docteur Mukwege ne le mérite pas. Il a été jugé digne par le jury, il a eu ce prix. Mais les penseurs ne doivent pas aller en vacances, ou dormir sur les lauriers, ils doivent se poser des questions et partager leurs préoccupations avec d’autres qui veulent aussi réfléchir. Que Dieu nous vienne en aide.

    1. Compatriote Elili,

      Arrêtez, svp, je ne sais pour quel but difficilement inavouable de prendre trop facilement des libertés avec la « vérité » : tout le monde sait aujourd’hui, tout le monde voit que DR MUKWEGE FAIT BIEN PLUS QUE SON TRAVAIL DE MÉDECIN, UN QUASI SACERDOCE AU SERVICE DES FEMMES MEURTRIES DE L’EST ! Voilà d’ailleurs pourquoi la communauté humaine l’a jugé digne d’un Prix Nobel de la Paix (pas de Médecine, pas de Science)…
      JB Placca sur RFI (= http://www.rfi.fr/emission/20181006-il-est-minuit-dr-mukwege ) le compare si justement à A. Schweitzer, médecin et pasteur comme lui qui reçut lui aussi le Prix Nobel de la Paix en 1952 pour son travail de médecin en faveur des populations africaines au fin fond de la forêt équatoriale à Lambarene (Gabon) où lui aussi construisit son hôpital, comme Mukwege à Panzi d’abord au service des femmes victimes des pires atrocités sexuelles…
      Je disais que tout le monde le sait, le voit qu’il est bien plus qu’un médecin et comme le staff norvégien tout le monde l’honore plein de reconnaissance avec ce Prix Nobel, faites, cher ami, un petit effort de le reconnaitre et vos remarques subsidiaires n’en seront que mieux venues et ne risqueront pas de ressembler aux mesquineries de Mende ou de Kikaya…

  4. On connait le Stratagème 8 du philosophe allemand Arthur Schopenhauer dans son livre « L’Art d’avoir toujours raison. La dialectique éristique » : « Mettre l’adversaire en colère, car dans sa fureur il est hors d’état de porter un jugement correct et de percevoir son intérêt. On le met en colère en étant ouvertement injuste envers lui, en le provoquant et, d’une façon générale, en faisant preuve d’impudence ». Tel est le premier sens de la sortie de Mende Omalanga quand, au lieu de féliciter le Premier Congolais lauréat du Prix Nobel, il s’illustre dans la mesquinerie. A cet égard, sa sortie n’est qu’un coup d’épée dans l’eau, car le magnifique Dr. Mukwege n’a pas du tout été ébranlé. Deuxième sens de la sortie malheureuse de Mende. Quand on sait que personne au monde n’a déclaré que « le Prix Nobel de la Paix est une sanctification », en récusant une déclaration qui n’existe pas, Mende exprime en fait sa frustration, en homme politique médiocre, et surtout sa crainte de voir le Dr. Mukwege grandir davantage dans l’estime de ses compatriotes. Et pourtant, tous les moyens de l’Etat congolais privatisés au service de son idole Joseph Kabila ne sauraient empêcher qui que ce soit de réserver au Dr Mukwege une place encore plus grand dans son cœur. Tout compte fait, Mende a raté une belle occasion de se taire. Le Dr. Mukwege est un grand homme qui force respect et admiration. Et tant pis pour les jaloux et autres médiocres !

  5. Il n’y a plus à prouver l’incapacité endémique de notre État à éradiquer la tragédie des violences sexuelles à l’Est qui consacre leur immonde complicité, il n’y a plus non plus à démontrer l’incessant travail de Dr Mukwege à en soigner les horribles conséquences. Une de mes inquiétudes est qu’il y’ait parmi nous des Compatriotes qui de façon trop épidermique trouvent encore des raisons comme nos apprentis-sorciers de dirigeants à megoter sur ses sacrifices, qu’il se trouve encore helas des obsessionnels de « l’occupationisme » pour douter du patriotisme actif de Mukwege parce qu’il n’aurait pas employé le ‘mot magique’ comme si ses paroles et actes ne suffisaient pas, comme s’ils étaient interdits de réaliser que son statut et son emplacement géographique lui dictaient pour l’efficacité de son noble projet précautions diplomatiques et sécuritaires.
    Dr Mukwege a pourtant plus d’une fois démontré suffisamment que le « viol institué en arme de guerre » à l’Est de notre pays est venu avec la guerre en 1996 par ces vautours descendus des honnies ‘Mille Collines’ et entretenu par les mêmes toujours commandités par leurs États voyous ainsi que par des autorités centrales à Léo traîtresses à notre Nation parce que d’abord ‘Chevaux de Troie’ de l’Empire hégémoniste et expansionniste tutsi. Quelle perte de temps et d’énergie qui devraient servir à notre essentiel, bien nommer nos bourreaux actuels pour mieux les combattre…

    Dans tous les cas, voilà pourquoi Mukwege est la ‘bête noire’ aux deux rives, voilà pourquoi son Prix Nobel qui fait la fierté légitime des patriotes Congolais et de tous les hommes de bonne volonté est boudé à Kinshasa ainsi qu’à Kigali…
    Poussons le ‘college norvégien’ et toute la communauté occidentale derrière lui qu’il aille au bout de sa logique en braquant cette fois leurs projecteurs sur le drame de l’Est Congolais des violences inhumaines infligées à nos sœurs pour que le monde nous aide par tous les moyens d’en venir à bout !

    Sinon quelle indicible diversion que ce pantin de général Rugayi vienne enfin sans la moindre honte avec ses gamineries du genre ‘ultimatum aux groupes armés’ alors que c’est depuis 20 ans qu’ils humilient quotidiennement ‘ses’ prétendues troupes ? Il nous renvoie juste à un précédent aveu pathétique d’un autre rigolo de général Kasonga, porte-parole de l’armée qui nous débitait il y’a peu toute honte bue que nous faisions face à  »une coalition terroriste en provenance des pays voisins » ; ce que toute la terre savait depuis belle lurette sauf lui qui est pourtant payé pour le savoir. Je passe sur les propos inqualifiables du chef de l’armée qui ne trouvait rien à dire que de regretter qu’il n’ait pas d’hommes formés pour la guerre asymétrique à laquelle nous faisons face, à quoi sert-il alors sinon à les former ? Il n’y a donc rien à attendre de ses traîtres…

    Et maintenant ‘choix cornélien’ face aux élections ? Y participer selon un souci civique ou non alors que nous savons qu’elles seront corrompues ?
    C’est encore le lieu de souhaiter vivement que la volonté populaire s’ingénie à mettre en œuvre nos meilleures armes pour nous libérer de la gangue irresponsable et vendue qui nous tient lieu de direction. Voilà notre seule chance de sortie : un peuple qui force enfin la maîtrise de son destin en boutant dehors hommes et structures qui empêchaient sa marche en avant, par tous les moyens possibles ! Donnons-nous le mot : ‘JK’ ne peut plus longtemps nous snober, que celui qui a l’heur de le croiser sur sa route, le « neutralisé » le premier…

  6. Election ou pas,le results est le meme. La kabilie sera toujours aux affaires. Pour notre plus grand malheur. Le soulevement populaire est.notre seule voie de salut. Kabilia delenda est. La kabilie doit etre detruite.Pas facile avec la torpeur du people.congolais. On tue les Congolais.a l »Est et en Angola, ailleurs au Congo, feti na feti.

  7. Chers Nono,
    Je viens de lire votre réaction et je vous en remercie. Il serait erroné de penser que je n’apprécie pas ce prix là reçu par le médecin qui n’a fait que son travail et qui s’est vu une vocation semblable à celle d’un prêtre. Vous pouvez me croire, si vous voulez, je n’ai aucune autre intention que d’alerter pour exploiter aussi une autre piste de réflexion. Penser que le Prix Nobel va mettre la situation de l’Est sous les projecteurs de la Communauté Internationale afin que des solutions soient trouvées à ce niveau est, de mon point de vue, une naïveté. Car, le Prix n’est pas plus que la présence de la Monusco sur terrain. La Communauté Internationale qui a un contingent important des militaires, et qui a déjà essuyé des revers dans la région en perdant ses hommes, pourra tout d’un coup, grâce à ce Prix Nobel, se mobiliser pour que la paix soit assurée à l’Est du pays ? Ne nous leurrons pas, engageons-nous dans quelque chose qui pourra conduire le peuple congolais à se prendre en charge en renversant la situation par tous les moyens dont il peut disposer. Ne nous endormons pas en disant le Prix Nobel va permettre à ce que la situation de l’Est soit connue et que la solution soit trouvée à ce niveau là. Que Dieu nous vienne en aide.

    1. @Elili
      Encore !?
      Quoi qu’on essaie de montrer le mauvais biais de vos jugements – notre ami Mayoyo va dans le même sens que nous – vous entonnez toujours le même refrain. Qu’avez-vous exactement contre le Prix Nobel de Mukwege ? Pas le moindre doute, il fait plus que son travail de médecin, un dévouement particulier au service des autres (en l’occurrence ici des filles et femmes mutilées sexuellement), c’est ce que le jury du Nobel et derrière lui la CI ont honoré. Si vous ne le voyez pas ce que soit vous êtes peu perspicace ou alors mal intentionné comme le médiocre Mende…
      Je vous lis aussi faire le procès de l’histoire de ce prix, que vient-il faire ici car au pire le choix d’un homme remarquable comme Mukwege sauve plutôt ce Prix Nobel de la Paix s’il n »a été que galvaudé par le passé…
      Ailleurs vous vous entêtez à n’y prévoir rien de mieux pour la suite de la prise en charge de la malheureuse situation qu’il met en lumière. Que vous répondre sinon que chaque chose à son temps, à sa place : aujourd’hui il est question de nous réjouir qu’un Compatriote reçoive l’illustre Prix, nous aurons bien le temps de juger de ses conséquences : déjà s’il n’aggrave pas la situation, nous aurons au moins eu l’honneur du Prix….

    2. Mon cher Elili,

      Vous persistez dans l’erreur en écrivant : « Penser que le Prix Nobel va mettre la situation de l’Est sous les projecteurs de la Communauté Internationale afin que des solutions soient trouvées à ce niveau est, de mon point de vue, une naïveté ». Ne pensez-vous pas que vous êtes le seul à penser cela et donc le seul à ignorer les derniers vœux d’Alfred Nobel ? Prix Nobel Dr. Mukwege azwi, esui yo wapi penza yango wana okomi bilobela yo tata mobimba, exactement neti tchaku Mende Omalanga ? Sala Prix na yo, pesa yango na moto oyo yo olingi. Oyo ya Nobel, tika bapesa yango ndenge Nobel alingaki. Respect na ba vœux ya Alfred Nobel ! Oza na revendication ata moko te na Prix na ye. Nobel azali noko na bino te yo na Mende Omalanga na Jean-Marie Kasamba. Ba tata mobimba, bozanga soni. Pitopale eleka bino. Somo trop !

  8. Cher Elili,

    Les remarques de Nono contre votre sortie sont remarquables. Vous agissez exactement comme Mende. Que trouve-t-il à dire quand on décerne le Prix Nobel à un de ses compatriotes ? Il fait remarquer de manière mesquine que « le Prix Nobel de la Paix n’est pas une sanctification » alors même que personne au monde ne considère l’attribution du Prix Nobel comme une sanctification. Vous lui emboitez le pas en affirmant qu’« on ne peut jamais redresser un pays avec un seul homme ». Qui vous a dit qu’en attribuant le Prix Nobel au Dr. Mukwega, on voulait qu’il redressât seul le Congo ? Vous poursuivez le plus naturellement : « Depuis que le Docteur de Panzi a commencé son action, la situation sécuritaire dans la région a changé, le nombre des viols a diminué, qui a considéré que l’action du docteur Mukwege mérite attention et reconnaissance, les Congolais, nos concitoyens de l’Est ? ». Pourtant, chacune de vos questions devrait vous inciter à vous en poser bien d’autres plus en phase avec l’objet du Prix Nobel. La responsabilité de la sécurisation de l’Est congolais incombe-t-elle au Dr. Mukwege ? Le travail du Dr. Mukwege a-t-il pour but de baisser le nombre de viols à l’Est du Congo ? La qualité de ce travail se mesure-t-elle à l’aune de la baisse ou de l’augmentation du nombre de viols à l’Est du Congo ? Pourquoi sous-entendre que les Congolais ou les compatriotes de l’Est devaient avoir leur mot à dire dans l’attribution d’un Prix Nobel alors que votre culture devrait vous permettre de savoir que c’est un jury bien déterminé qui décide de l’attribution du Prix Nobel ? Comme Jean-Marie Kasamba qui estime qu’il aurait fallu attribuer le Prix Nobel de la paix au Dr. Muyembe, vous auriez souhaité que ce prix soit attribué à Monsengwo ou Révérend David. Tant qu’on y est, pourquoi ne demandez-vous pas à devenir l’un des cinq membres du Comité Nobel, nommés par le parlement norvégien et chargés d’attribuer le Prix Nobel de la paix chaque année ? Alors que le Prix Nobel est une récompense de portée internationale décernée chaque année à des personnes « ayant apporté le plus grand bénéfice à l’humanité », par leurs inventions, découvertes et améliorations dans différents domaines de la connaissance, par l’œuvre littéraire la plus impressionnante, ou par leur travail en faveur de la paix, suivant ainsi les derniers vœux d’Alfred Nobel, vous vous lancez dans des considérations éloignées comme si l’attribution du Prix Nobel de la paix au Dr. Mukwege empêchait les Congolais de réfléchir sur l’avenir de leur pays. Soyons sérieux !

  9. Chers Compatriotes,
    Elili agit comme Mende ? Au moins à la différence de Mende Elili n’est pas au gouvernement de Kabila. Chers Mayoyo et Nono, vous êtes tellement bien attirés par l’honneur du prix que vous ne voyez pas ou ne voulez pas entendre un autre discours. Soit, je ne me tairai pas pour la simple raison que les honneurs que l’on nous accorde si gentiment aux africains ont toujours eu un côté que l’on ne peut découvrir qu’après. Je ne vous demande pas de quitter le navire de ceux qui aiment les honneurs surtout si ces honneurs viennent de l’occident. Ce n’est qu’un prix et d’une association des hommes qui fonctionne aussi comme les hommes fonctionnent. Mukwege est un médecin remarquable pour faire ce qu’il fait dans cette zone là. Je le reconnais.Si ceci ne vous suffit pas, je ne sais pas dire plus pour vous en convaincre. Mais penser que cette situation conduira la Communauté Internationale d’avoir des projecteurs braqués sur la situation de l’Est, cela est une hypothèse que je ne peux même pas envisager parce que la Monusco dépend de la Communauté Internationale et elle est là depuis plusieurs années. Je souhaite que nos compatriotes n’attendent rien de la Communauté Internationale et ne s’endorment avec ce prix, croyant qu’il va conduire à la résolution de la solution de l’Est. Cette affirmation de MBTT « … le Prix Nobel est une récompense de portée internationale décernée chaque année à des personnes « ayant apporté le plus grand bénéfice à l’humanité », par leurs inventions, découvertes et améliorations dans différents domaines de la connaissance, par l’œuvre littéraire la plus impressionnante, ou par leur travail en faveur de la paix, suivant ainsi les derniers vœux d’Alfred Nobel, vous vous lancez dans des considérations éloignées comme si l’attribution du Prix Nobel de la paix au Dr. Mukwege empêchait les Congolais de réfléchir sur l’avenir de leur pays. Soyons sérieux ! » Chers Compatriotes, même MBTT est dans cette illusion ! Il me demande d’être sérieux ? soit, il a le monopole de juger du sérieux des gens. Mais je le conseille de ne pas être naïf. Je ne partage pas sa naïveté dans la première partie de son affirmation: « le Prix Nobel est une récompense de portée internationale décernée chaque année à des personnes « ayant apporté le plus grand bénéfice à l’humanité », par leurs inventions, découvertes et améliorations dans différents domaines de la connaissance, par l’œuvre littéraire la plus impressionnante, ou par leur travail en faveur de la paix, suivant ainsi les derniers vœux d’Alfred Nobel, vous vous lancez dans des considérations éloignées comme si l’attribution du Prix Nobel de la paix au Dr. Mukwege empêchait les Congolais de réfléchir sur l’avenir de leur pays. » Obama est aussi Prix Nobel de la paix. Mais je porte à votre connaissance qu’il a mené des guerres des drônes plus que n’importe quel président Américain, informez-vous. Le Prix Nobel est une distinction délivrée par une Institution certes de portée internationale, mais qui a aussi commis des erreurs même dans les attributions de ces prix. Je pense que MBTT a compris mon inquiétude. Le Prix Nobel pourrait empêcher les Congolais de réfléchir sur l’avenir de leur pays ?, non il pourrait donner lieu à des rêveries qui pourraient ralentir la dynamique de l’engagement pour le renversement du pouvoir en place. Si je suis dans l’erreur, corrigez-moi et parions sur l’avenir. Mais ne nous engageons pas sur la piste des propos parfois blessant contre ceux qui osent dire autre chose quand tout le monde est dans l’euphorie des gloires et honneurs surtout lorsque ces gloires, et honneurs viennent de l’Occident. Cher MBTT, vous êtes un grand fonctionnaire international et une personne de grand coeur, essayez d’avoir des propos qui vous situent dans votre cadre. Si vous êtes docteur dans votre discipline, vous devez avoir appris à réagir de façon contrôlée devant les positions qui peuvent agacer. Etre sérieux n’implique pas que chaque fois que la foule applaudit, elle a raison. La foule n’a jamais rien inventée. Chers Nono et MBTT, avez-vous déjà été dans la région où opère le Prix Nobel de la Paix? Lorsque vous qui avez une formation intellectuelle de très haut niveau, vous comparez quelqu’un qui ne pense pas comme vous à un ministre qui est le grand chanteur d’un pouvoir terroriste de Kinshasa, vous avez bien fait preuve d’une simplification de la réalité et d’un manque de nuance qui pourrait sûrement ajouter un plus à ce que j’ai comme image de vous. Je crois vous avoir mal compris, si c’est le cas, dites-le moi, de grâce. Je pensais que sur ce site on éviterait les attitudes qui ressemblent aux discussions qui sont réellement des disputes pas au sens scholastique du terme, mais au sens vulgaire. Je suis un peu surpris de cette réaction de mes deux compatriotes, mais je les comprends. L’honneur, l’honneur, et l’honneur qui empêche de se poser quelques questions qui peuvent nous conduire à la prudence. Que Dieu nous vienne en aide.

  10. Cher Elili,

    Vos sorties vous ont fait tomber plus bas que terre. Et je ne comprends pas du tout vos inquiétudes. Pouvez-vous citer un seul passage de mes interventions ou celles de Nono dans lequel il est écrit que le Prix Nobel décerné au Dr Mukwege « conduira la Communauté Internationale d’avoir des projecteurs braqués sur la situation de l’Est » ? Qui vous a dit que tel était l’objectif de cette distinction ? Le jury du prix Nobel ? Vous prétendez que le prix Nobel décerné au Dr Mukwege « pourrait donner lieu à des rêveries qui pourraient ralentir la dynamique de l’engagement pour le renversement du pouvoir en place ». Où voyez-vous cette dynamique ? Qui la porte ou l’incarne ? Comment va-t-il tout d’un coup se mettre à rêver parce qu’on a décerné un prix Nobel à un Congolais ? Au fait, en quoi la posture du Dr Mukwege, qui multiplie des déclarations incendiaires contre le pouvoir de Kinshasa, serait-il contraire à une telle dynamique ? Si le Prix Nobel décerné à Barak Obama est discutable pour des raisons que vous avancez, en quoi celui décerné au Dr Mukwege l’est-il ? Ailleurs, vous affirmez que les Congolais ne doivent rien attendre de la communauté internationale. Pourtant, Joseph Kabila qui voulait s’accorder un troisième mandat a ravalé son rêve au point de sortir un dauphin qu’il compte manipuler non pas parce que les Congolais s’y étaient opposés mais parce que les Etats-Unis l’ont mis en garde si jamais il franchissait un tel pas. Mes réactions sont à la mesure de vos mesquineries, cher Elili. Si vous n’êtes pas mesquin à travers les propos que vous avez tenus, dites-moi de qui vous tenez que le prix Nobel décerné au Dr Mukwege « conduira la Communauté Internationale d’avoir des projecteurs braqués sur la situation de l’Est ». Expliquez-moi comment ce prix donnerait-il lieu à des rêveries qui pourraient ralentir la dynamique de l’engagement pour le renversement du pouvoir en place ? Des réponses claires à ces interrogations précises vous conduiront à une et une seule conclusion. Vous réfléchissez exactement comme Mende. Vous nous demandez, Nono et moi, si nous avons déjà séjourné au Kivu. Franchement, à l’ère de l’Internet, je ne pensais pas qu’on pouvait réfléchir de manière aussi maladroite en s’imaginant que pour savoir ce qui se passe quelque part, il faut y être. Vous avez été au Kivu. Qu’avez-vous vu dans le chef du Dr Mukwege qui ferait qu’il ne mérite pas un Prix Nobel de la paix ou qui vous inciterait à la prudence ? Allez tout droit au but au lieu de faire des insinuations.

  11. Chers Compatriotes,
    MBTT l’évangéliste du Congo, me dit : « Vos sorties vous ont fait tomber plus bas que terre ». Quelle affirmation de quelqu’un qui ne tient pas compte de l’affirmation selon laquelle la terre tourne autour du soleil et qu’en tant qu’astre en mouvement autour d’une étoile, je ne peux pas tomber. Si je sors de l’atmosphère terrestre, je peux évoluer dans l’espace. Il serait mieux d’affirmer que vous ne me comprenez pas et c’est pourquoi vous me posez la question de vous expliquer comment la dynamique peut être ralentie. Je ne peux pas vous répondre pour la simple raison que nous sommes à deux niveaux de réflexion. Un évangéliste ne peut que produire les actes après avoir affirmé des vérités indiscutables. Or, je suis dans la dynamique selon laquelle à une idée on peut en opposer une autre. Dès qu’une idée est considérée comme une mesquinerie, alors la question que je pose est qu’est-ce que la mesquinerie? Ai-je été à l’Est ? Je ne saurai vous répondre lorsque je vois l’excitation que vous avez lorsque vous continuez à affirmer que j’ai dit qu’il ne méritait pas le prix. Je ne veux même plus répondre à ce que vous écrivez car les excités et les illuminés ne sont pas dans des dispositions intellectuelles pour un débat. Je me rends de plus en plus compte que Congoindépendant.com est un cite non des discussions dans la rubrique opinion et débat, mais un site d’exhibition des connaissances pédantesques de certains qui sont des dogmaticiens du savoir et qui veulent en imposer aux autres sur je ne sais quelle base. Ce prix que l’on est en train d’applaudir sans savoir comment il est obtenu, ni pourquoi il est accordé maintenant, devrait conduire ceux qui sont habitués à réfléchir, de réfléchir et ceux qui sont avides d’honneur et de gloriole, de chercher à les obtenir. On voit des insinuations partout, dès que l’on ne comprend rien de ce que quelqu’un d’autre écrit, on ricane, on cherche ceux qui pensent comme soi, alors, on ridiculise avec des mots qui choquent. Cher MBTT, dites-nous ce qui vous permet de juger les autres, au lieu de dire uniquement ce que vous pensez. Je remarque que vous n’avez jamais défendu une thèse au sein d’une université alors, ici, je vous comprends bien. Ne jugeons pas les dictateurs, car, j’ai l’impression que nous en sommes tous sur le plan de la pensée, certains plus que d’autres. Je suis seulement soulagé à l’idée que ce que nous écrivons ne se limite qu’à ceux qui ont les ordinateurs et qui ont encore le temps de lire et d’écrire. Concernant le Congo, la solution est déjà trouvée, « l’Evangile » de MBTT, il reste à produire les actes et enfin l’apocalypse. Quant au prix, je garde la tête froide, et je ne sais pas ce qui se cache en dessous. Bravo au lauréat, l’avenir pourra nous donner probablement une explication sur ce qui se passe maintenant. Que Dieu nous vienne en aide.

  12. Chers Compatriotes,
    Voilà une manière de discuter qui nous permettrait d’avancer. Je mets cette intervention ici dans l’espoir que notre compatriote MBTT le lira :

    Mwamba Tshibangu dit :
    19 octobre 2018 à 14 h 38 min
    Aux compatriotes Elili et Nono,
    Je commencerais par vous dire combien j’apprécie les échanges qui se font sur notre site. J’irai même plus loin en vous affirmant qu’il m’arrive souvent de commencer ma lecture par les interventions des lecteurs assidus que nous avons la chance d’avoir et qui nous produisent des réflexions (critiques) très intéressantes avant d’aller lire les différents articles qui nous sont proposés. Ceci dit, laissez-moi glisser un petit mot sur votre questionnement, naturel et noble, sur le titre de l’article dont il est question. Je partage avec vous l’idée que derrière tout geste il faut analyser ou chercher de comprendre les dessous des cartes qui sont parfois plus significatifs que ce qui est apparent. La situation que traverse le pays à l’est ne date pas d’aujourd’hui. Et l’intervention du Dr Mukwege sur les femmes non plus. À preuve, il a reçu de nombreux prix pour son œuvre. Mais ce qui particularise le Prix Nobel qu’il vient de recevoir, c’est l’écho et le retentissement du drame congolais sur toute l’étendue de la planète qui projettent d’un coup les réflecteurs du monde entier sur le drame ignoré que vivent les Congolais que nous sommes. On pourrait épiloguer là-dessus, mais c’est à mon humble avis le début de la reconnaissance de ce drame qui était enfoui dans l’oubli collectif ou planétaire. Ce drame manquait un porte-voix ou un homme symbole pour plaider sa cause et attirer l’attention des médias internationaux. J’admets et j’avoue que c’est une interprétation des faits sociopolitiques qui pourrait, je vous le concède, tout aussi bien être erronée. Mais j’ose croire que désormais le drame congolais aura autant et voir même plus d’attention que le génocide rwandais dont Kagame a fait un fonds de commerce pour asseoir sa dictature et continuer à piller impunément les richesses du Congo.
    Pour terminer, j’évoquerai le souhait de notre compatriote Nono qui formule le vœu de voir notre affirmation ou interprétation des faits être entendue par nos ancêtres. Je suis convaincu qu’ils exauceront notre prière si d’abord nous continuons à les interpeller dans ce sens. Ensuite et surtout, si nous ne nous leurrions pas en criant dans le vide sans agir. Mais, bien au contraire, notre cri sera entendu et exaucé si vraiment nous prenons à cœur, globalement, notre problème et nous agissons fermement et résolument en mettant tous les atouts de notre côté pour venir à bout d’un ennemi invisible qui a comme la pieuvre plusieurs têtes.

    Ceci est une discussion au niveau d’idées. Il n’y a ni injures, ni soupçons. Cet homme s’il n’est pas docteur, il le deviendra. Il a le calme qui caractérise un chercheur et le sens d’écoute inhabituel. Il n’a pas jugé les réactions et il ne les a pas qualifiées de . Il a cherché à les comprendre pour cadrer son article avec la foi qui lui a permis d’écrire ce qu’il a écrit. MBTT ceci est un petit conseil amical. Vous avez un potentiel énorme, mais apprenez à vous maîtriser bon sang. Si certains mots vous blessent faites-le nous savoir nous modifierons notre manière d’écrire. Car, nous avons le devoir de montrer l’exemple. Que Dieu nous vienne en aide.

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