F Tshisekedi, donner sa chance au nouveau Président ou 17 ans de combat pour la vérité des urnes en RDC?

Réponse à Patrick Mbeko, Jean Zenga et autres suite à mon message de félicitations au nouveau Président de la République, SEM Félix Tshisekedi Tshilombo, en date du 29 juin 2018

Zeph Zabo

Comme vous savez, nous en avons tous des principes et je n’ai pour ma part jamais rusé avec mes principes pour cautionner quoique ce soit d’illégal ou d’injuste. Au contraire, mes deux ouvrages Justice corrompue Volume 1 et Volume 2 en témoignent, mon combat est pour la justice, contre les injustices, la corruption et la discrimination sous toutes les formes, et j’ai toujours encouragé toutes les personnes qui s’estiment victimes ou lésées à se battre jusqu’au bout.

En l’espèce, Patrick Mbeko, tu me reproches mon post de félicitations au nouveau Président de la République (Félix Tshisekedi) en écrivant ceci: « Nous devons avoir des principes. Ou on respecte la vérité des urnes ou on ruse avec les principes en cautionnant les faussaires et les tricheurs… »

Comme tu sais, la quête « de la vérité des urnes » constitue un droit fondamental et un combat noble qui est mené depuis plus de douze (12) ans en RDC, soit depuis successivement et respectivement:

  • les élections de 2006 (contestations et combat mené par JP Bemba vs J Kabila);
  • les élections de 2011 (contestations et combat mené par Etienne Tshisekedi vs J Kabila);
  • les élections de 2018 (contestations et combat mené par M Fayulu vs Félix Tshisekedi).

Ce combat est ainsi mené depuis plus de douze (12) ans en RDC sans que la vérité des urnes n’ait été établie ou rétablie, ou n’ait pu jamais être établie ou rétablie:

  • ni par les institutions judiciaires compétentes (la Cour constitutionnelle concernant les élections de 2006, de 2001 et de 2018);
  • ni par la rue (par le peuple au moyen de l’article 64 de la Constitution de la République);
  • ni par le simple fait d’un candidat président « malheureux » (contestant les résultats de l’élection présidentielle et revendiquant la victoire et la vérité des urnes) de s’autoproclamer président de la République (Etienne Tshisekedi concernant l’élection de 2011 et M Fayulu concernant l’élection de 2018) ou de prêter serment (Etienne Tshisekedi concernant l’élection de 2011);
  • ni en vertu du droit international avec l’implication des Nations-Unies, du Conseil de sécurité et de la communauté internationale, tel qu’on l’a vu notamment dans d’autres pays.

Et sans par ailleurs que ce combat noble et légitime (pour la vérité des urnes) n’ait pu, en plus de douze (12) ans, améliorer ou permettre d’améliorer ou de régler de quelque manière que ce soit:

  • ni le système électoral congolais mis en cause;
  • ni le système judiciaire corrompu décrié;
  • ni le fonctionnement des institutions électorales (la CENI) et judiciaire (la Cour de cassation) mises en cause;
  • ni le niveau de vie des congolais;
  • ni le système de gouvernance de la RDC;
  • ni régler la question de la corruption et de l’instrumentalisation des institutions mises en cause (la CENI et le système judiciaire corrompu de la RDC) et de leurs animateurs (les membres de la CENI et les juges de la Cour constitutionnelle);
  • ni les divers autres défis urgents et prioritaires incommensurables du peuple et de la RDC en matière notamment de sécurité, de développement économique et social, d’éducation, de santé, etc.

Pour causes principales de cet échec (pour tout candidat présidentiel  »malheureux » d’établir ou de rétablir la vérité des urnes) depuis plus de douze (12) ans:

  • la corruption (morale et/ou matérielle) de la CENI et des juges de la Cour constitutionnelle instrumentalisés par le pouvoir ou régime du Président sortant J Kabila);
  • la répression violente et systémique, y compris dans le sang, en violation de la Constitution et de toutes les lois de la République, de toutes manifestations populaires visant notamment à établir ou à rétablir la vérité des urnes;
  • la défaillance et le manque de volonté politique du pouvoir ou régime du Président sortant J Kabila.

Que faut-il faire face à cette situation eu égard au fait notamment que la Cour constitutionnelle a en dernier ressort confirmé définitivement les résultats provisoires de l’élection présidentielle du 30 décembre 2018 proclamant élu le Président Félix Tshisekedi qui par ailleurs a été investi le 24 janvier dernier conformément à la Constitution suite à l’arrêt concerné de la Cour constitutionnelle?

De tout ce qui précède, faut-il continuer à mener le « combat de la vérité des urnes », de M Fayulu et de la Coalition politique Lamuka, pendant encore les cinq (5) prochaines années (soit jusqu’en décembre 2023) alors qu’il y a désormais à la tête du pays non plus J Kabila mais un nouveau Président de la République issu de l’opposition politique (et pas de moindre), que le peuple congolais est plus que jamais divisé y compris sur l’article 64 de la Constitution et que par ailleurs les Nations-Unies, les différents pays, organismes internationaux et régionaux de la communauté internationale reconnaissent l’élection et le nouveau régime incarné désormais par le nouveau Président de la République concerné en l’occurrence Félix Tshisekedi?

C’est un droit fondamental, légitime et indéniable de continuer ce combat les cinq (5) prochaines années. Toutefois, au regard de tout ce qui précède, je répondrais pour ma part à cette question en disant ceci: à chacun son analyse, ses principes et sa décision. Je ne suis membre d’aucun parti politique. Je ne suis pas de la Coalition Lamuka, ni de la coalition Cap pour le Changement. J’avais pendant la campagne électorale soutenu la candidature de Martin Fayulu vs celle de Félix Tshisekedi, pour des raisons de principes, consécutivement à l’Accord de Genève du 11 novembre 2018 qui avait été conclu entre les sept (7) principaux leaders de l’opposition politique congolaise (JP Bemba, M Katumbi, F Tshisekedi, V Kamerhe, M Fayulu, F Matungulu et A Muzito).

Comme j’ai toujours dit et écrit, j’aurais soutenu n’importe lequel d’entre les cinq validés (Bemba et Katumbi ayant été exclus illégalement et injustement par la CENI et la Cour constitutionnelle instrumentalisés) qui aurait été désigné à Genève, en commençant par F Tshisekedi et V Kamerhe qui étaient mes favoris (et qui sont les deux seuls d’entre-eux que je connais personnellement et qui me connaissent personnellement), car mon combat à moi était et a toujours été pour l’unité de l’opposition et pour un seul candidat commun pour l’opposition afin de mettre un terme et rompre avec le régime du Président sortant J Kabila (et de l’AFDL qui était en place depuis plus de 21 ans).

J’aurais voulu avoir une victoire totale de l’opposition politique. Hélas! Au regard de tout ce qui précède, tout en décriant « des imperfections et des irrégularités fort déplorables ayant émaillé le processus électoral présidentiel et législatif du 30 décembre 2018 concerné » et en respectant le droit fondamental et légitime de M Fayulu, de la Coalition Lamuka, des partisans et sympathisants de Lamuka de poursuivre leur combat pour la vérité des urnes pendant les cinq (5) prochaines années (soit jusqu’en décembre 2023), j’ai pour ma part jugé qu’il était temps et plus approprié de passer à la vitesse supérieure et de mettre conséquemment le nouveau Président de la République devant ses responsabilités d’autant plus qu’il est issu de l’opposition (et non de moindre).

Ce d’autant par ailleurs qu’il a annoncé les domaines suivants parmi ses priorités me tenant plus particulièrement à cœur:

  • la justice (incluant la corruption de la justice);
  • l’instauration d’un État de droit;
  • la lutte contre la corruption, la discrimination, le tribalisme, les violations des droits humains, les antivaleurs et l’impunité.

J’ose dès lors espérer pour ma part, qu’il pourra ainsi, avant les prochaines échéances électorales dans cinq (5) ans (en 2023), améliorer ou régler le système électoral congolais, le système judiciaire corrompu décrié, le fonctionnement des institutions électorale (la CENI) et judiciaires, le système de gouvernance de la RDC, la question de la corruption et de l’instrumentalisation des institutions mises en cause et de leurs animateurs (les membres de la CENI et les juges de la Cour constitutionnelle).

Ma décision n’engage que moi et personne d’autre. D’où, mon initiative de lui offrir deux exemplaires de mes ouvrages Justice corrompue Volume 1 et Volume 2 et de publier le post de félicitations concerné sur mon mur sur Facebook le 29 janvier 2018 en y concluant comme suit: « Puissent mes deux modestes ouvrages, dont je vous souhaite bonne lecture, contribuer à vos objectifs et initiatives dans les domaines de la justice, de l’instauration d’un État de droit, de l’éducation, de la lutte contre la corruption, la discrimination, le tribalisme, les violations des droits humains, les antivaleurs et l’impunité ».

Dura lex sed lex (la loi est dure mais c’est la loi). Nul n’est au-dessus de la loi. Justice corrompue, la saga continue…

 

Par Zeph Zabo31 janvier 2019

27 thoughts on “F Tshisekedi, donner sa chance au nouveau Président ou 17 ans de combat pour la vérité des urnes en RDC?

  1. @ M. Zabo,
    En gros Vous nous dites « j’ai des principes mais j’accepte de m’assoir dessus parce qu’on y peut rien car c’est comme ça depuis 12 ans…» excusez -moi mais cela veut dire que vous êtes un homme sans principe !
    Si le surnommé Kabila a confisqué la vérité des urnes face à Bemba puis face à Etienne Tshisekedi parce que l’homme congolais s’est montré faible (surtout l’élite).
    S’il s’est permis de nommer son successeur c’est parce qu’il connaît la facilité, la rapidité et la capacité de l’homme congolais à accepter l’humiliation et le fait accompli.
    Seulement voilà, Cette fois-ci la fraude pose un autre problème et non de moindre: elle a été réalisée avec la complicité d’un prétendu opposant pour donner des béquilles à un régime d’occupation finissant et à l’agonie.
    De plus, cette fraude que vous cautionnez en félicitant le fraudeur permet à ce régime made in Kigali composé des génocidaires et des pillards de se sauver et de continuer à nuire en devenant des partenaires. Ainsi, L’impunité est sacralisée avec des hommages nauséabonds à alias kabila.
    Nous changerons ce pays en marquant une nette désapprobation à la fraude, à la tricherie, au détournement des biens publics, aux anti-valeurs… ne pas féliciter le fraudeur est déjà le premier pas.
    En effet, si dans 5 ans, le surnommé Kabila revient se présenter aux élections présidentielles et piétine à nouveau la vérité des urnes grâce à sa cour constitutionnelle, tiendrez vous toujours le même discours ?
    Pensez-vous que ce sont des martiens qui viendront instaurer le respect des règles au Congo ? Quand dans un pays l’élite brille par sa médiocrité, le résultat ne peut être que catastrophique. C’est le cas de la RDC.
    Votre réaction n’est pas celle qu’on attend de l’élite du Congo pour sortir du bourbier. On attend des réflexions approfondies sur le fait que le Congo en ruine a été dirigé pendant 18 ans par un semi-illettré rwandais qui est remplacé par un D6 congolais qui nous a présenté un faux diplôme.
    Nous prenons tous note de la décision de la honte juridiction du pays dont l’un des juges (Corneille Wasenga) vient de dénoncer le caractère insensé de cette décision critiquable qui a piétiné les règles du droit.
    Ainsi, Il n’y a pas à féliciter les fraudeurs (alias Kabila, Tshilombo, la ceni et la CC). Et si vous comptez sur le fraudeur et ses partenaires du fcc pour améliorer les choses… alors là, les bras m’en tombent.

    1. Cher dit  »Mwana ya kolo lopango », je ne perdrais pas beaucoup de temps à répondre à une personne qui n’est même pas sûre d’elle-même pour utiliser son vrai nom pour échanger normalement et à visage découvert avec d’autres. J’espère que vous avez bien lu et bien compris mon article et mon propos. Je vous recommande de relire et de bien comprendre avant d’en discuter de nouveau. Pour le reste, c’est votre opinion.

      1. M. Zabo,
        Je ne perdrais pas non plus mon temps à répondre à quelqu’un qui soumet son torchon aux lecteurs du site mais qui manifestement n’accepte pas qu’on lui dise ce qu’on en pense.
        Pour rappel les pseudos sont acceptés sur le site. La prochaine fois écrivez directement et en privé à Mbeko plutôt que de nous soumettre votre papier.

      2. Zeph Zabo
        Un tel commentaire en reponse a l’observation de Muana kolo lopango ne vous honore point en tant que juriste! Surtout que vous tentez de creer une « jurisprudence » basee sur la fraude et le mensonge!

    2. En effet, je suis d’accord avec vous et P. Mbeko même si je n’ai pas connaissance de sa lettre mais dont j’ai toujours apprécié les analyses impartiales.

  2. La lutte continue,les palestiniens se battent jours et nuits depuis 1945,les choses ne sont PLUS les mêmes mon frère,2006 est# de 2011 est# 2019,alors pose-toi la question de savoir POURQUOI une SEULE province sur 26 a célébrée la « victoire » de Tshilombo??? Penses-tu que les congolais dans leur grande majorité ne se sent PAS floué par le deal Kabila-Felix? Que le silence du peuple ne vous trompe PAS mon frère,tu es en Europe,nous qui sommes a Kamanyola,luvungi ,Sange et Uvira(Sud Kivu) savons EXACTEMENT pour qui le peuple a voter,nous avions MASSIVEMENT voté pour le Candidat N4(jadis inconnu) Kabila et Felix nous ont volé nos votes,as-tu une idée de ce que nous sentons dans nos Coeurs???,vous parlez/écrivez un bon français sûrement mais sachez que notre silence ne veut pas dire que nous avons accepter l’inacceptable…vous allez être surpris

  3. Monsieur,
    Vous êtes juriste. Vous avez même écrit des ouvrages sur la justice. Comment pouvez-vous imaginer qu’un homme acteur et complice d’une fraude électorale sans précédant puisse comprendre le sens de la justice, de l’instauration d’un État de droit, de l’éducation, de la lutte contre la corruption, la discrimination, le tribalisme, les violations des droits humains, les antivaleurs et l’impunité ?
    Mais bon sang, qu’avez-vous donc tous à vous coucher devant cet homme qui a trahi les idéaux de son père et l’espoir des congolais de fermer la page souillée de l’histoire de ce pays pendant plus de deux décennies par l’occupation rwandaise ?
    Vous devriez avoir honte, monsieur le juriste.
    Tokoloba ti bokoyoka !

    1. Je partage votre avis
      Des juristes de pacotille qui font la honte aux intellectuels y compris les juristes
      Cela ne donne même pas envie de lire ses livres s’ils ne peut même pas assumer les principes y défendus.

  4. En bref ndeko na biso alobi, tournons la page, il faudrait « passer à la vitesse supérieure ». Mais mon frère, on ne passe pas de la 1ère vitesse à la 5è! Car il y a fort à parier que le moteur s’arrête promptement faute d’élan…
    Ensuite, si aux élections présidentielles précédentes, Bemba et Ya Tshitshi avaient un seul adversaire en contestation, à savoir Kabila, cette fois-ci, ce n’est pas Fayulu contre Félix Tshisekedi comme tu le fais. C’est Fayulu contre Félix+Kabila. Car mon cher frère, ne fais pas semblant d’ignorer LE PARTENARIAT UDPS/FCC/PPRD. Nionso ekomi kaka eloko moko!!!

  5. Donner la chance au 5ème président?
    Sommes-nous toujours en 1860.. et ne savons pas dans quel état se trouve l´économie de notre pays? Le 5ème président n´a pas besoin d´une chance car ayant été voté…ou designé sur base d´un programme politique.
    Si le président Felix ne possede pas une planification explicite de ce qu´il compte faire, alors pourquoi lui accorder une « chance » quand des millions des congolais sont dans une situation d´insécurité totale au Kivu, au Nord Katanga, au Kasai ou au Mayi Ndombe?
    Quelle est cette chance que les congolais devraient accorder á un président qui est conscient de la situation sociale des millions des chomeurs congolais sans emplois?
    Felix est un président contesté car ayant été designé par Kabila, la CENI et les juges. Sa seule chance serait de se lancer dans des actions qui vont faire imploser le FCC et rendre possible des élections parlementaires anticipées. C´est la seule chance, chance unique qu´l peut obtenir des congolais !

  6. Chers compatriotes,
    Nous avons la chance de nous exercer un peu à la démocratie sur ce site. Ainsi, devons-nous aussi apprendre à écouter l’autre et aussi à mettre un peu d’eau dans notre vin. Ecoutez l’autre, c’est aussi savoir apprécier ses propos, les secouer pour en sortir: du positif que l’on peut utiliser et le négatif qui ne peut nous aider à construire. A des moments, un risque de réfléchir de travers est grand, et cela de bonne foi. En voici un exemple. Voilà ce que notre compatriote écrit :  »
    Muana ya mokolo lopango dit : …En gros Vous nous dites « j’ai des principes mais j’accepte de m’assoir dessus parce qu’on y peut rien car c’est comme ça depuis 12 ans…» excusez -moi mais cela veut dire que vous êtes un homme sans principe ! ». C’est sa conclusion: « vous êtes un homme sans principe! » qui sidère. Mais quel sophisme. Cet homme a au moins un principe que notre compatriote critique ne peut pas voir: « Quand il n’y a rien à faire d’une situation, il faut chercher ce qu’il faut pour construire à partir de ce qu’il y a, pas continuer à s’acharner sur ce que l’on ne peut pas changer immédiatement au risque de produire un phénomène que l’on ne peut ni contrôler ni arrêter ». Quel président au monde n’a jamais été contesté ? Le Congo est dans une situation inédite, « un transfert du pouvoir, (bien sûr contestable, discutable etc…) sans coup de fusil, sans sang versé immédiatement ». Mais est-ce une raison pour dire tout est parfait ? Non, mais il faut construire à partir de cette situation. Les Rwandais sont chez nous ? Oui, ils doivent partir : oui pour ceux qui ne respectent ni les lois du pays, ni les Congolais. Non, pour ceux qui acceptent de changer et de suivre les lois du pays et respectent les autres ressortissants du pays. Pour ces derniers que faire ? Mais nous réclamons un Etat des droits, c’est celui-là qui devra le faire. Que doit faire le Président du pays ? Assumer ses fonctions, et le parlement et le sénat doivent faire aussi le sien, tout comme l’armée et les services. Alors, ne soyons pas simplistes. La vérité des urnes ? Mais quelles urnes ? Les élections ont toujours été des procédures où l’homme utilise tout pour exprimer sa passion la plus dangereuse, celle du pouvoir. Mais ne nous acharnons pas sur cette faiblesse au risque de bloquer ce qui peut nous permettre de commencer tôt le grand travail qui nous attend tous: « le redressement du pays ». Que Dieu nous vienne en aide.

  7. Le compatriote Zabo dit bien que sa décision de féliciter Fatshi ne l’engage que lui-même , et il a des connaissances personnelles avec Felix et VK, entre amis il y a des formules des courtoisies qu’on ne peut pas s’empêcher de poser à titre formalitaire , je m’inscris en faux contre l’imposition du mode de pensée unique à l’unanimité , sur ce forum ,avec une argumentation ad populurum, il a posé une question capitale devant ce constat amer sur la vérité des urnes que faire ? Dénoncer , Crier , interdire aux amis du soi-disant tricheur de lui parler ? c’est pas suffisant. On combat les effets au lieu de commencer par les causes. l’occupant qui s’est bien enraciné est dans une position confortable encouragée par notre vision erronée du monde proche du sophisme et du paralogisme. On s’engage dans un processus électoral bâclé ,vérouillé , on dénonce le fichier électoral corrompu , les machines à tricher , avec toutes ces premisses posées , ces mêmes fichier et machines vous donne la victoire !!!

      1. C’est révoltant de vous réjouir de la tricherie, du non respect de droit. Quel droit va-t-il défendre en faisant allégeance et en associant à un gouvernement sanguinaire que son père et lui-même avait combattu?

    1. Mon frère, j’ai une petite correction, na esprit ya bien.
      On dit « argumentum ad populum », et non « argumentum ad populurum ». (ici aussi on dit: ad populorum »).
      Souvenez-vous que la préposition latine « ad » se construit toujours avec l’accusatif, et jamais avec le génitif comme vous le faites.
      Bon dimanche.

  8. @rama mwamba.
    On a montré sa bonne volonté en s’engageant dans un processus électoral bâclé,verrouillé,avec un fichier corrompu,la machine à tricher,une CENI et une Cour Constitutionnelle dans la poche de Kabila. Si on y allait pas,qu’est-ce qu’on allait pas dire?
    Tous les moyens légaux ayant été épuisés,place maintenant à la résistance. Mais congénitalement,nous en sommes incapables. Les congolais ne se battent jamais pour des valeurs comme la vérité(des urnes) et l’injustice(dont Martin Fayulu et ses électeurs ont été victimes.Un congolais,il peut être inculte,hyper diplôme,passer des décennies de sa vie en Occident,il ne fait jamais siennes ces valeurs universelles. Topesa nainu yee(Félix) chance.Les intellectuels de haut niveau comme Tshibangu Mwamba et Zaph Zabo disent ça.Comment peut-on soutenir un président qui a gagné dans des conditions rocambolesques comme Félix? Je pense ici aussi Professeur de Droit Constitutionnel, André Mbata. Cet homme qui enseigne à l’universités de Kinshasa et à l’étranger,vilipendait ici même au CIC Kabila,sa CENI et sa CC,a changé de langage. Après la nomination de Félix par le même Kabila et sa confirmation par la CENI et la CC. C’est Fayulu,la victime qui est devenu coupable,à ses yeux. Il a laissé la science dans les amphithéâtres de l’UNIKIN et des universités de l’Azanie.

    1. Prof Mbata m’a surpris, négativement bien. Je l’ai connu quand il priait encore beacoup. Je le connais comme homme des convictions. Est-ce que les promesses des postes ont eu raison de sa ferveur chrétienne d’antan? Tout est possible. Seulement, je ne pouvais pas imaginer que André Mbata privilégie un jour la coterie provinciale (Kasai occ./tribu shilele: il n’est pas luba!) au détriment de ses convictions supposées de justice. Car je parie qu’il sait qui a gagné ces élections. Autant dire que Mbata rejoint aussi la populace de ces congolais hyper diplômés que les études n’ont pas réussi à façonner.

      1. Cher Nono,
        Qu’est ce que le patronyme Kongo vient faire dans votre commentaire sur le professeur Mbata? Vous voilà en plein tribalisme inconscient. Vous pensez que les Bakongos n’ont pas soutenu Felix Tshisekedi? Je m’en vais vous confirmer que les chiffres publiés par la CNCO sont aussi faux que ceux de la CENI. Les machines de la CNCO n’ayant pas été auditées, les hommes sensés ne peuvent se fier à une structure qui n’a pas su rester au milieu du village. Par ailleurs, pourriez-vous nommer l’acteur à la base du financement des machines ayant servi d’approximation des chiffres que brandit Monsieur Fayulu. Est-ce une attitude légaliste? Si vous ne pouvez pas donner des réponses à toutes ces questions , il serait sage de se taire en tournant la page pour un Congo en reconstruction.

  9. Compatriote Futuriste,
    Je suis sensible à vos cogitations :. Prof Mbata le scientifique militant de l’État de droit à travers la Constitution, la coterie ethno-regionale, la validité de ses derniers propos…
    Je le croyais éloigné des engrangés politiciennes d’autant que je l’avais pris en dehors notamment en l’occurrence que je l’avais pris un moment pour un mukongo (« Mbata » est aussi un patronyme kongo), une ethnie volontiers peu conflictogene mais ses dernières déclarations qui passent par pertes et profits la vérité des urnes, consubstantielle à l’État de droit et donc au respect de la Constitution qui est son combat, m’ont intrigué.
    Le scientifique militant veut-il aussi se positionner pour ses propres fins au sein de l’administration nouvelle ? Pourquoi pas, mais cela n’exclut pas la légitimité de vos nterrogations, bien au contraire.
    Osons espérer que l’excellent constitutionnaliste qu’est le Prof Mbata ne pratique ni coterie régionale ni entregent pour se positionner… aux dépens de la lutte pour l’Etat de droit…

  10. @Zeph Zabo
    Nonsense! La verite reste la verite et elle ne peut jamais etre compromise! Le probleme aurait ete resolu avant meme la decision de la cour « constitutionnelle », c’est a dire avec la pulication detaillee des resultats par la Ceni si effectivement elle detient la verite! Et je ne peux que deplorer votre naivete basee une conviction erronee selon laquelle l’opposition au Congo-Kinshasa est une realite! Citez moi le nom d’un seul « opposant », un seul, je vous prouverai le contraire. Evidemment, rever, c’est votre droit! Bon sommeil!

  11. « AVOIR DES PRINCIPES », D’AUCUNS SAVENT-ILS VRAIMENT DE QUOI ILS PARLENT? QUE DISENT LES SPÉCIALITES DE LA QUESTION? Louise Marie Boudreau :
    « Sait-on vraiment de quoi on parle lorsqu’on dit ‘‘ C’est comme ça! C’est une question de principe ’’ ou encore ‘‘ J’ai des principes qui m’empêchent de faire ça! ’’? Malgré les différentes définitions que l’on trouve, définir clairement la notion de principes ainsi que son utilité demeure un exploit. On passe de « convictions morales » à « règles de conduite », « manière d’agir », « prise de position », « hypothèse servant de base à un raisonnement », « formes que l’on donne à sa vie, qui distingue le bien du mal », « code moral », et j’en passe! (…).
    Un principe n’est PAS UNE VÉRITÉ ABSOLUE et encore moins une VÉRITÉ UNIVERSELLE. C’est UN GUIDE PROPRE À CHACUN. (…). « ÊTRE À CHEVAL SUR SES PRINCIPES EST SOUVENT UN BIEN MAUVAIS USAGE DE SON INTELLIGENCE ».
    Les principes conditionnés : VÉRITABLES VIRUS MENTAUX
    Si vous ne vous êtes jamais arrêté à faire l’inventaire de vos valeurs fondamentales – celles qui viennent de votre cœur – vos principes vous ont probablement été transmis par d’autres, qui n’ont peut-être pas fait, eux-mêmes, cet inventaire. Ces principes peuvent donc être CONTAMINÉS depuis longtemps et, comme un virus mental, continuent de se transmettre aux générations suivantes par ce que la science appelle la mémétique, c’est-à-dire les comportements transmis par imitation.
    Les principes ainsi appris et répétés font en sorte qu’une personne dira de façon systématique, par exemple, des phrases du genre : « Moi, je ne fais pas ça, c’est une question de principe! », sans avoir remis en question ledit principe. Formulée de cette manière, l’utilisation du principe démontre une fermeture d’esprit, une contraction plutôt qu’une évolution de son être. IL EST PARFOIS PLUS FACILE DE SE CACHER DERRIÈRE NOS PRINCIPES QUE D’ASSUMER NOS OPINIONS ET NOS ACTES! Avoir des principes qui ne sont jamais remis en question fait de nous des robots automatisés. Notre conduite est alors dictée par ce qui peut nous sembler être des principes, mais qui, en fait, se révèle être des habitudes.
    N’oubliez pas que même en étant basés sur des valeurs profondes, VOS PRINCIPES NE SONT PAS DES VÉRITÉS IMMUABLES. Vous évoluez et vos principes évoluent avec vous. Si vos valeurs changent au fils du temps, il se peut que vous ayez à revoir vos principes, même s’ils vous ont longtemps servi. SOYEZ MAÎTRE DE VOS PRINCIPES ET NON LE CONTRAIRE. SOYEZ CELUI QUI DIRIGE VOTRE VIE ». Être à l’écoute de nos principes peut nous aider à atteindre nos objectifs et à respecter nos engagements, plutôt que de suivre nos pulsions. ÊTRE À CHEVAL SUR SES PRINCIPES EST SOUVENT, UN BIEN MAUVAIS USAGE DE SON INTELLIGENCE ». (Louise Marie Boudreau)
    Lire la réponse complète dans l’article ‘‘Avoir des principes : moteur ou frein?’’ de la spécialiste Louise Marie Boudreau, du 11 octobre 2016, en cliquant sur le lien suivant : https://lisemarieboudreau.com/principes-des-maitres/

  12. @Armand
    Vous connaissez sans doute mon constat : les premiers tribalistes sont ceux qui le voient à tous les coins de rue, ils projetent le tribalisme qu’ils portent en eux sur les autres, ils se victimisent à souhait d’une pretendue haine tribale que d’autres auraient envers eux quand ils ne montent pas de toute pièce des cas de tribalisme envers eux pour défendre leur cause.
    Je ne sais pas mais je crois que chacun sait ici qui évoque au quart de tour le tribalisme et chacun jugera qui d’entre nous est vraiment tribaliste…
    Quant au patronyme Mbata qu’on trouve ailleurs qu’au Kasaï, je répondais à un autre commentaire qui convoquait la coterie régionale dans le cas du Prof Mbata : simplement je ne savais pas qu’il était du Kasaï, c’est tout. Sinon faites votre décompte : toutes les personnalites luba ne font que louer Tshilombo quoiqu’il fasse, ne commettrait-il jamais d’impair que eux en intellectuels peuvent voir ?
    Un auteur du CI vient de commettre bien à raison un article sur l’inanition de la conscience chez nos intellectuels, il pensait sûrement à lui aussi mais vous verrez en le lisant qu’il ne s’est pas attardé sur les raisons de coterie tribale, allez-vous lui coller lui aussi des intentions tribalistes comme à votre habitude ? Je serais curieux de le savoir…

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