Kinshasa: Bras de fer « Lamuka »-Gentiny Ngobila

Le tout nouveau gouverneur de la ville-province de Kinshasa, le PPRD Gentiny Ngobila Mbaka, doit faire face à une première « crise » en croisant le fer avec les leaders de la coalition politique « Lamuka ». Celle-ci maintient sa « manifestation pacifique » programmée pour ce dimanche 30 juin, date-anniversaire de la proclamation de l’indépendance du Congo, alors belge. Ngobila, lui, s’y oppose. Il invoque le caractère « sacré » de cette date. Une décision fondée sur des considérations plus politiciennes que juridiques. N’empêche! La coalition « Lamuka » semble patauger dans ses contradictions internes.

« Jusqu’à preuve du contraire, nous maintenons la marche et nous allons faire rapport à nos leaders pour voir s’il y a des indications contraires. En attendant, la marche est maintenue! « .

C’est la déclaration faite vendredi 28 juin par Fidèle Babala Wandu à la sortie d’une réunion avec le gouverneur de Kinshasa. Le secrétaire général adjoint du MLC (Mouvement de libération du Congo) n’a pas trouvé des mots assez durs pour fustiger le refus de Gentiny Ngobila Mbaka de « prendre acte » de la « marche pacifique » que ce cartel a prévu d’organiser le dimanche 30 juin, date commémorative de la proclamation de l’indépendance du Congo-belge.

« SABOTAGE CONTRE LA MÉMOIRE DE LA RÉPUBLIQUE »

Gentiny Ngobila Mbaka

Le gouverneur Ngobila invoque, à l’appui de son oukase, un motif pour le moins captieux: « Je suis au regret de ne pouvoir prendre acte de votre activité au regard de la date sacrée et commémorative du 30 juin qui devrait être respectée par tous les patriotes ». Pour ce gouverneur, l’organisation des « marches de revendication » ce jour-là serait assimilable à du « sabotage contre la mémoire de la République ».

Le premier magistrat de la capitale brandit aussitôt la « matraque » en promettant des bosses et des plaies aux marcheurs. Le commissaire provincial de la police et les bourgmestres – tous étiquetés PPRD – sont chargés « de veiller à l’exécution » de cette « décision ». Une décision qui se fonde plus sur des considérations politiques que juridiques. En clair, Ngobila a commis un abus de pouvoir en interdisant ce que la loi n’interdit pas. 

Que dit la loi? « L’opposition politique est reconnue en République démocratique du Congo. Les droits liés à son existence, à ses activités et à sa lutte pour la conquête démocratique du pouvoir sont sacrés. Ils ne peuvent subir de limites que celles imposées à tous les partis et activités politiques par la présente Constitution », stipule l’article 8 de la Constitution.

Dans son alinéa 2, l’article 26 va plus loin en ce qui concerne l’organisation des manifestations publiques: « Toute manifestation sur les voies publiques ou en plein air, impose aux organisateurs d’informer par écrit l’autorité administrative compétente ». Ce qui a été fait.

LA « VÉRITÉ DES URNES »

Pour comprendre la frilosité des gouvernants provinciaux, il faut remonter à la date du 19 janvier dernier lorsque la Cour constitutionnelle a validé les résultats provisoires de l’élection présidentielle annoncés le 10 janvier par la CENI (Commission électorale nationale indépendante). Felix Tshisekedi Tshilombo a été proclamé « Président élu ».

Depuis cette date, Martin Fayulu Madidi, le candidat déçu, est devenu une sorte de « poil à gratter » voire un « subversif » aux yeux des animateurs de la coalition CACH-FCC. Et pour cause, l’homme n’a pas cessé d’exiger la « vérité des urnes » tout en qualifiant, à tort ou à raison, « Felix » de marionnette de « Kabila ».

Fayulu n’a pas cessé d’inviter le « peuple » à « se prendre en charge » en organisant des manifestations « en vue de défendre la souveraineté ». A l’appui de sa thèse, le Président de l’ECIDé agite l’article 64 de la Constitution. Cette disposition impose à chaque Congolais « le devoir de faire échec à tout individu ou groupe d’individus qui prend le pouvoir par la force ou qui l’exerce en violation des dispositions de la présente Constitution ».

Depuis que la Cour constitutionnelle a publié son « oracle », la poursuite du combat pour la vérité des urnes mobilise de moins en moins les leaders de Lamuka. Ceux-ci sont confrontés à des contradictions internes. Moïse Katumbi Chapwe fut le premier à « prendre acte » de la décision de la haute Cour. L’ancien gouverneur du Katanga ne faisait plus mystère de sa volonté de regagner le pays. Antipas Mbusa Nyamwisi, mêmement. Jean-Pierre Bemba Gombo brillait par un mutisme détonant.

Le 27 avril dernier, les six leaders des partis et regroupements politiques réunis au sein de Lamuka ont publié une charte dite « Convention portant création de la plateforme politique Lamuka ». Le cartel électoral est devenu une « plateforme politique ». Les six leaders paraissaient décidés à tourner le regard vers l’avenir.

A la lecture de cette Convention, on n’y trouve pas la moindre allusion à la « vérité des urnes ». Oubli? Assurément pas! Il y a sans doute une volonté de « passer à autre chose »

BRAS DE FER

Antipas Mbusa Nyamwisi

A preuve, les signataires mettent l’accent sur les « principaux axes » devant guider leurs actions politiques futures. A savoir notamment: la défense des « articles intangibles » de la Constitution, la mobilisation de la population autour de l’idée de l’alternance démocratique et politique « reflétant la vérité du choix des électeurs », la promotion de l’Etat de droit et l’éradication des antivaleurs.

Le 17 juin, Antipas Mbusa Nyamwisi a pris son courage avec ses deux mains en informant le présidium de Lamuka de sa volonté de « suspendre » sa participation aux activités de la nouvelle plateforme politique.

Lors du meeting qu’il a animé le dimanche 23 juin à la Place Sainte-Thérèse à Kinshasa, Jean-Pierre Bemba Gombo a, dans son harangue, éludé – sciemment? – le combat cher à « l’ami Martin ». Il n’a parlé que de la « défense de l’intérêt de la population ».

Tout en admirant la ténacité de Fayulu, certains de ses détracteurs n’hésitent pas à le comparer, par ironie, à ce soldat japonais de la Seconde Guerre mondiale, qui se cachaient dans la jungle aux Philippines jusqu’au début des années 70. Le combattant nippon ignorait que les hostilités avaient pris fin en 1945. « Martin » ressemble de plus en plus l’image d’un « homme seul ». Un général sans troupes.

Comme pour appuyer la position du gouverneur Ngobila et contrer la « marche pacifique pour exiger le respect de la volonté du peuple », le ministre de l’Intérieur a.i., l’ex-opposant Basile Olongo, a déclaré jeudi 27 juin que « le 30 juin 2019 se passera dans la méditation ».

Le dernier mot revient à Fidèle Babala: « Nos pères ont obtenu l’indépendance suite à une contestation. L’indépendance signifie une certaine liberté. C’est ce que nous avons exigé ». Pour lui, « la marche pacifique » est maintenue. Et ce « jusqu’à la preuve contraire ». Celle-ci dépend de la décision des leaders de Lamuka. C’est le bras de fer…

 

Baudouin Amba Wetshi

18 thoughts on “Kinshasa: Bras de fer « Lamuka »-Gentiny Ngobila

  1. Je suis d’accord avec les organisateurs de la manifestation prévue le 30 juin. Rien ne justifie cette interdiction qui, du reste viole la loi qui ne donne aucun pouvoir au gouverneur d’autoriser ni interdire la manifestation, mais de prendre acte de la volonté des organisateurs. Il est tout simplement stupide de vouloir tout politiser. N’en déplaise aux grincheux et pourfendeurs de notre indépendance, cette date reste et restera toujours pour nous congolais, un moment de communion et de prise de conscience.

  2. Comme on le sait, les abus du pouvoir et les décisions arbitraires caractérisent les institutions virtuelles et pro-rwandaises de la RD-Congo. Pas donc étonnant que ces kanambistes pur jus, désormais devenus tshibilistes, s’évertuent à perpétuer leurs méthodes ignobles, car en fait c’est toujours l’imposteur rwandais claquemuré à Kingakati qui reste le maître du terrain et donneur d’ordres, ça même un enfant de 8 ans devrait le savoir.
    Cependant ce qui importe de savoir à présent, c’est la position de ces autres personnages intrigants tapis dans Lamuka, qui soufflent le chaud et le froid, susceptible de démotiver la population. Martin Fayulu devrait prendre son courage entre ses deux mains pour avancer seul avec le peuple.

  3. Figurez-vous qu’à cette mise en scène protagonisée par de vulgaires personnages assimilables à de la sardine (tête amputée), aucun nom d’un mukongo du Congo Central n’est cité. Cela me rassure, que les dignes descendants des pères Kongo de l’indépendance matérielle du Congo ne participent pas à cette distraction de mauvais goût.
    Par ailleurs, prenant le conveti Pasteur Tshilombo à ses mots au Stade Des Martyrs, affirmant assumer les crimes commis par « ses prédécesseurs, nationaux et étrangers », nous lui demandons d’accepter en la prochaine date du 30 juin sa propre pendaison pour le massacre des adeptes kongo du Bundu Dia Kongo, en ce même lieu du Stade Des Martyrs où son père fit pendre d’innocents congolais dont un mukongo, Emmanuel Bamba.

    1. « DURA LEX SED LEX »
      La pendaison funeste de nos pères le 2 juin 1966 était une oeuvre imaginée, planifiée et montée par Mobutu et ses compères « compagnons de la révolution », dont un fils Kongo Général Massiala Kinkela kulu Kangala faisait partie. C’était un coup monté essentiellement par les officiers de l’équateur, qui voulaient conforter leur pouvoir représenté par Mobutu. L’officier qui abordât feu papa Emmanuel Bamba, Efomi lieutenant à l’époque, pour appâter dans ce traquenard , était mongo de l’équateur. Tous les officiers qui avaient manigancé ce coup, c’étaient en majorité de l’équateur ; général Bangala, bobozo( frère de Mobutu), général Ingila grima père du politicard Kovo Ingila, qui était parmi les juges qui ont requis de manière cavalière la sentence de la mort vis à vis de ces « conjurés de la pentecôte » , étaient les Bangala. Tshisekedi n’a lu que les conclusions du tribunal d’exception décidé par  » ces équatoriens », comme ministre de justice. Qu’est-ce qu’il devrait faire dire à la décision de ces bandits de l’équateur ? Mobutu et « ses frères » souhaitaient restés longtemps au pouvoir et il fallait pour eux de châtier avec cette force et en public, afin d’inoculer la peur aux congolais et demeurer 32 ans au pouvoir comme ils l’ont fait.

      1. « La pendaison funeste de nos pères…une oeuvre imaginée, planifiée », dite-vous Monsieur. Si vous à votre niveau, vous êtes à même de comprendre que ladite pendaison fut un crime prémédité, comment alors interprêter le silence assourdissant à ce propos, des années durant, de celui qui, supposé docteur en Droit, fut ministre de Justice au moment des faits? N’est-ce pas lui qui justifia froidement et allègrement le lâche assassinat par une culture de la peur en évoquant cyniquement une certaine prévention pénale?
        Par ailleurs, je constate que par votre reproduction, bien que hors contexte, de la citation latine « dura lex sed lex », vous vous intéressez au Droit, ce pour quoi vous recevez mes encouragements. Dans cet élan, vous recommandè-je de vous renseigner sur le terme « instrument » en Droit Pénal. En effet, comme vous comprendrez, tous les officiers de l’Armée et même les membres du tribunal militaire d’exception, furent de simples instruments au service des vrais auteurs du crime dont votre inconditionnel Etienne Tshisekedi élevé erronnément au rang de « Moïse et père de la démocratie ». Figurez-vous qu’immédiatement ou en même temps qu’ils assassinèrent de plaisibles innocents, Mobutu et son inséparable ami Tshisekedi, le père de Tshilombo, s’employèrent à rédiger le texte fondamental de leur régime de terreur du MPR, le fameux manifeste de la N’Sele, du nom de l’endroit où il finira par se faire enterrer. Si de votre côté vous prenez avec légère considération tous ces faits, sachez Monsieur qu’en face de vous, vous nous avez nombreux décidés à venger coûte que coûte la mémoire des nôtres.
        A propos de votre Tshilombo, veuillez lui dire, quand bien même il soit dépourvu des capacités de raisonnement de niveau scolaire, il dispose néanmoins d’un minimum d’intuición et d’instinct de survie. Grand temps il est pour qu’il se résaisisse afin de s’éviter une fin sous un décor tragique. Pour ce faire, Il dispose de ses moments intimes de défécation pour y méditer. A bon entendeur.

  4. # En quoi le jour sacré du 30 juin empecherait-il de le célébrer par des revendications ? L’indépendance serait-elle à ce point accomplie qu’elle n’exige plus d’autres conquêtes pour la parfaire ?
    Faux problème, même l’UDPS aujourd’hui au pouvoir a eu dans le passé à organiser des manifestations de revendications ce jour là.
    # Question d’ordre public, il n’y en a plus qu’avant si les autorités assurent correctement leurs fonctions.
    Ailleurs, ça tombe bien : la présidence à décrété une commémoration dans la médiation sans autres tralalas, une manifestation voulue pacifique entre bien dans ce cadre sinon on aurait raison de reprocher au pouvoir de museler son opposition, comme un retour au système dictatorial qu’on veut pourtant déboulonner. Qu’il trouve des raisons plus crédibles (un risque sécuritaire accru difficilement contrôlable par ewemple), tout le monde le comprendrait…

    1. NONO@
      59 ans après, sommes-nous toujours entrain de « revendiquer » l´indépendance? Sinon comment expliquer cette interdiction de manifester ce jour du 30 juin qui doit-être le jour de la liberté d´expression pour les congolais ?
      PROTESTEZ COMPATRIOTES !
      Le 30 juin devrait-être le jour où les congolais sont dans la rue pour protester contre l´insécurité, la vie precaire, le chomage des jeunes et..vieux.. Un jour pour manifester contre la mauvaise gouvernance, le déficit de la démocratie, l´absence d´espoir !
      Au lieu de faire une parade militaire dans un pays où l´indépendance n´a pas été obtenue après une lutte armée, c´est dans la rue que les congolais devraient pacifiquement dire tout haut que nous n´avons pas obtenue l´indépendance pour subir des injustices, des violations des droits de l´Homme et pour laisser une petite minorité s´emparer des ressources du pays !

      1. @Ghost
        « 59 ans après, sommes-nous toujours entrain de « revendiquer » l´indépendance ? » C’est quoi exactement ici « indépendance » pour vous ? Si vous la limitez à une date, le 30 juin 1960, et à une classe, les pères de l’indépendance, je vous rappellerais au passage ce sage commandement du penseur et combattant de la liberté, Frantz Fanon dans « Les Damnés de la terre » : «  »Chaque génération doit dans une relative opacité, découvrir sa mission, la remplir ou la trahir ».
        Si nos ainés ont trahi leur mission en route et si le 30 juin 1960 n’a pas donné toutes ses promesses c’est aussi qu’entre-temps nous aurons tous oublié que le combat pour la liberté est une entreprise et un devoir renouvelés pour chacun à son heure.
        Oui 59 ans après l’Indépendance est toujours à conquérir parce qu’il nous fallait et il nous faut nous débarrasser des chaines coloniales mais aussi de nos propres chaînes alimentées par nos ignorances et nos malveillances. Et le 30 juin est cette date solennelle et symbolique qui nous a donné ce droit officiel d’agir sans la tutelle et la contrainte de nos anciens colonisateurs mais aussi de nous regarder sans tabous pour nous débarrasser de nos propres chaînes tenues notamment par les nôtres qui sont devenus nos propres colonisateurs.
        Oui, le combat pour l’Indépendance n’est pas achevé, il est toujours actuel. Et le 30 juin 1960 nous a donné le droit de jouir de notre Indépendance càd aussi de la parfaire jour après jour.
        Voilà aussi le sens à donner à sa commémoration…

  5. Bemba azalaka vice-president na 1+4, combien des marches pacifiques Bemba andima ba sala na Kin? Verite des urnes, na 2011 Ndjoli ya MLC azalaka vice-president ya Ceni, wapi verite des Urnes asala? Muzito na Palu azalaka na coalition na PPRD ya alias Kabila . Muzito azalaka 1er ministre ya PPRD-Palu? Muana ya Muzito pe muana ya Boshab, baboma magistrat na accident na Gombe na Kinshasa, Muzito na Boshab bakimisa bana na bango na Belgique, tii lelo justice esalema te po na liwa ya magistrat oyo bana ya Muzito na boshab baboma. Fayula apesa Kimbuta gouvernorat ya Kisasa po na 10.000$ ya pamba. Ngbanda aloba a kosikola mboka, wapi Ngbanda? Ngbanda aloba na biso makambo ya liwa ya 10 millions de morts, pourquoi Ngbanda akomema ba preuves ya massacre oyo alias Kabila asala na RDC na CPI po bakanga alias Kabila? Bemba pe aboma batu na rebellion, Bemba aboma pe batu na kati ya 10 millions de morts na RDC, potika biso na makambu ya ki Lamuka wana, batu wana baza ba miyibi na ba ndoki.

  6. Qu’on laisse Félix Tshisekedi régente les affaires de l’Etat placidement comme il le fait. A un moment, nous devons penser à la vie de notre peuple. Ce que Félix a fait en 6 mois sur les infrastructures, c’est encourageant et il peut bien faire là où tous les autres politicards ont échoué ! Les kabilistes comme les lamukistes, qui ont toujours pratiqué la politique du nihilisme. Ils étaient aux affaires : Bemba, Muzitu, Ngbanda, Katumbi , kabila, mais n’ont rien foutu! Merde! Tous ces leaders n’ont aucune leçon de morale politique à nous dispenser et ils doivent se taire, regarder Félix diriger, critiquer s’il y a faille. Notre peuple est fatigué d’être manipulé par nos « leaders » partisans aux discours teintés de l’ethnicisme. Leur agitation est motivée par l’idée de se retrouver quelque part dans la gestion de la république. Mêmes-nous qui commentons ici, nous le faisons de façon intéressée, soit l’on est un descendant de jouisseur déchu ou d’un autre coin de la république que Félix. Kabila, nous l’appréhenderons un jour. Il est encore jeune et il vit encore. Avec les crimes imprescriptibles qu’il a commis, il sera arrêté bientôt; nous y allons doucement. Par instant de survie, il peut encore faire mal, car il a le contrôle sur une faction de mercenaires. Félix réussira, je l’affirme.

  7. Vous avez dit « DATE SACRÉE » ?
    Tenez, juste de quoi vous rafraîchir la mémoire.
    Voici le titre d’une information de radio Okapi, du 1er juillet 2005: « 30 juin: la marche de l’UDPS étouffée par la police à Kinshasa. »
    Il s’agit bel et bien du 30 juin 2005, date à laquelle l’UDPS avait appelé à une marche contre le régime de « Joseph Kabila  » devenu leur partenaire aujourd’hui. Je répète que l’UDPS AVAIT APPELÉ A MARCHER LE 30 JUIN 2005. En quoi 30 juin 2005 est différent du 30 juin 2019, car en 20015 comme en 2019, la RD C est sous occupation rwandaise ?
    Sans plus de commentaires et que cela vous fasse réfléchir. Voici le lien de l’article:
    https://www.radiookapi.net/sans-categorie/2005/07/01/30-juin-la-marche-de-l%25e2%2580%2599udps-etouffee-par-la-police-a-Kinshasa
    Juste un petit extrait pour mieux vous en convaincre :
     » Selon les manifestants, ils tenaient à aboutir leur marche au siège du parlement. L’objectif étant, d’après eux, de proclamer la fin de la transition et la démission de l’actuel gouvernement. En effet, la marche de l’UDPS et du PALU n’a pas réussi à mobiliser du monde aux différents points de la capitale. Un important dispositif policier voire certains éléments du GSSP (Groupe spécial de la sécurité présidentielle) dont les jeeps arpentaient les différentes artères de la ville, étaient au rendez-vous. Ils ont pu disperser tout attroupement. Avec deux hélicoptères au ciel et des éléments au sol, la police a su étouffer la marche en usant de tirs en l’air, de gaz lacrymogène et de matraques. »
    Continuez de dire que la date du 30 juin est sacrée. Merde!!!!
    Sacrée pour qui et non sacrée pour qui ?
    Aussi longtemps que nous serons sous l’occupation rwandaise à laquelle Tshilombo vient de donner des béquilles par sa trahison, le 30 juin n’aura rien de sacré.
    Vous avez suivi comment il a été incapable de convaincre lors de son interview à France 24. Il s’est contredit plusieurs fois. En RDC, même un enfant de l’école primaire sait que Tshilombo a triché, et qu’il n’est qu’une marionette de alias « Joseph Kabila ».
    Juste une de ces contradictions. Il a déclaré :
    « Je VEUX AVOIR un droit de regard sur les ministres régaliens ». En d’autres termes, il le souhaite, car il n’en a pas le pouvoir. Est-il vraiment conscient de sa déclaration ? il négocie encore pour avoir ce droit de regard. Il ne l’a pas encore, et peut-être qu’il ne l’aura pas. Et donc il est marionette de Kabila contrairement à son affirmation pour nous endormir.

  8. A propos de Nyamwisi.
    Rien d’étonnant. ll est une girouette de longue date. Depuis même l’Université de Kisangani où il était un des grands mouchards.
    Il se la coulait douce en Afrique du Sud avec tout l’argent qu’il a volé, pendant que nos compatriotes de l’Est ne cessaient d’être décimés. de la manière la plus atroce. Il voyageait régulièrement à Kampala et à Kigali sans être inquiété alors que nos compatriotes de l’Est, particulièrement de la région de Beni-Lubero étaient en train d’être tué. Il n’a jamais eu un discours de révolte en tant que leader, suite à ces tueries. Les doux yeux qu’il fait à Tshisekedi n’est rien d’autre qu’une manière d’obtenir un poste ministériel pour se refaire sa santé financière après avoir été longtemps à la touche.
    Un véritable opportuniste.

  9. # Notre nouveau Magistrat Suprême Tshisekedi Tshilombo soutient haut et fort l’interdiction par l’autorité de la Ville de la marche pacifique de Lamuka ce 30 juin.
    Qu’en dire ?
    # D’emblée on peut se demander si c’est le rôle d’un PR de prendre officiellement position pour une décision administrative provinciale ? Il était pourtant moins conflictuel d’en rendre d’abord comptable et responsable la Ville sans en endosser une paternité qui venant de lui dans le contexte devient vite politicienne sinon partisane : il est d’abord le Président de tous, majorité et opposition.
    # Ensuite à quelle décision se réfère-t-il exactement, celle qui convoque le prétendu caractère sacré du 30 juin ou celle qui sous-tend un risque de trouble à l’ordre public que suggère Tshisekedi à propos des policiers blessés l’autre jour (est-il d’ailleurs sûr que ces derniers l’ont été par des vrais manifestants de Lamika ? Récupération facile si il en est !) et contre lequel le Commissaire de Police brandit des mesures comminatoires pour ne pas dire arbitraires ? Personnellement j’ai répondu ci-dessus au premier terme de cette question. Quant aux ‘éventuels désordres , n’est-ce pas aux forces de l’ordre de les prévenir sur le terrain et d’encadrer une contestation politique pour qu’elle ne dérape pas et surtout qui provoque ici l’affrontement, le manifestant ou le policier qui l’empêche de s’y exprimer comme lui permet la loi ?
    # Enfin, la seule question vraiment pertinente pour moi lorsque l’on voit ici que Tshisekedi joue d’abord sa carte personnelle d’un PR qui veut installer son autorité, de bonne guerre d’ailleurs, c’est de savoir si le crime de cet abus de pouvoir profitant à Tshisekedi ne va pas trop affaiblir le magistère de l’opposition représentée par Lamuka si la marche échoue ainsi empêchée de partout ou si elle dérape (morts, blessés…) ?
    Alors les autorités de Lamuka ont-elles bien fait de la maintenir malgré leur bon droit ?
    # Tshilombo joue et veut gagner, on le sait, en même temps que l’on voit un brouillon dans sa gestion en ses débuts qui risque d’aboutir à des échecs : alors ou l’on sauve le soldat Tshisekedi ou on le pousse dehors, ses débuts augurant une mauvaise fin pour le pays mais il faut choisir et bien choisir.
    Souhaitons donc à Lamuka de mieux choisir ses actions et de mieux les encadrer pour ne pas laisser toutes ses chances d’affaiblir l’oppostion…

  10. Ce Ngobila, n’est-il pas celui présumé coupable des tueries dans le Kwilu ?
    Sa place serait à la CPI et non à la tête de la ville de Kinshasa. Malheureusement, au Congo, plus on prouve sa capacité de massacrer les congolais, plus on est dans les petits papiers des génocidaires rwandais occupant le Congo.
    Kiadi kibeni kua ba collabos !

    1. @Jo Bongos
      Kiiieeee Kieeee Kieee: Lu pour vous: Kamitatu s’attaque à Fayulu et révèle les dissensions énormes au sein de Lamuka
      Tout est parti d’un tweet de Olivier Kamitatu, directeur de cabinet et porte-parole de Moise Katumbi. Il publie un document signé par Martin Fayulu dans lequel l’ancien à la présidentielle de décembre 2018 propose la création d’une institution dénommée Haut Conseil National des Reformes Institutionnelles (HCNRI) qu’il dirigera.
      Cette institution devrait réfléchir sur le sréformes à opérer notamment sur la Commission électorale et la Cour constitutionnelle pendant une période de 12 à 18 mois et pendant ce temps, Félix Tshisekedi restera à la tête du pays. Ce document dénommé « proposition de crise » suggère également l’organisation de nouvelles élections générales.
      « En évoluant en franc tireur Martin Fayulu tourne la page de la vérité des urnes. Son offre de dialogue avec @fatshi13 consacre l’essoufflement d’un radicalisme stérile. Et, le procès en diabolisation intenté stupidement contre @moise_katumbi s’en trouve encore plus inqualifiable », a tweeté Kamitatu.
      Quelques minutes plus tard, le compte officiel de Ensemble pour le Changement revient à la charge et affirme que le communiqué de Lamuka sur les évènements du 30 juin n’a pas été validé ni signé par les leaders de Lamuka.
      « Le dernier communiqué de Lamuka a été publié avant la validation de tous les signataires. Cette erreur – volontaire ou pas – est contraire au règlement de la coalition. Les leaders déplorent et condamnent les événements d’hier mais n’ont pas signé cette déclaration », dit la plateforme dirigée par Moise Katumbi.
      Les dissensions sont visibles dans cette plateforme essentiellement autour de la suite à donner à l’après présidentielle de décembre 2018. Moise Katumbi se range dans l’opposition dite républicaine et a même promis de rencontre Félix Tshisekedi. Pour sa part, Martin Fayulu, qui revendique toujours la victoire, maintient la ligne de la vérité des urnes et pousse pour les actions de rue.

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