RDC: Non à l’impasse

Il faut sortir des sentiers tortueux

Mwamba Tshibangu
Mwamba Tshibangu

C’est vraiment affligeant ce qui se passe à l’Est du pays, particulièrement à Beni. La situation est dramatique. Elle est intenable et inacceptable. Ce n’est pas possible qu’une poignée d’énergumènes puisse mettre tout un pays à genoux. En dépit des promesses du Président de la république et de son optimisme affiché, la ville de Beni est endeuillée par séquence régulière. Plus de 70 morts tués à l’arme blanche, en trois semaines, selon les statistiques de l’OCHA (Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU) basé au Nord-Kivu.

Beni ou le drame qui s’éternise

Le drame a duré suffisamment pour que l’on puisse collectivement en prendre la mesure et venir au bout de ses malfrats. La remise en question de ces soi-disant ADF (Forces démocratiques alliées) s’impose. Normalement, leur champ d’opérativité devrait être l’Ouganda de Yoweri Museveni. Toutefois, cela fait des années qu’ils s’en prennent plutôt à des paisibles citoyens et citoyennes de l’Est du pays qui constitue leur base arrière. Continuer à leur accoler ces crimes ne tient pas debout. Combien sont-ils? Leur mode opératoire étant connu, comment se fait-il qu’ils ne sont jamais inquiétés? La vérité est ailleurs. Ceux qui commettent ces crimes odieux sont des effectifs rwandais infiltrés dans l’armée congolaise qui agissent nuitamment. Ceci n’est pas un secret. Il est temps que les dirigeants congolais trouvent un moyen de remédier à cette entreprise funeste qui s’est donnée comme mission de décimer la population locale, sachant bien que cela n’arrivera jamais.

L’ombre perpétuelle des tueurs rwandais

Alors qu’une lutte qui ne dit pas son nom est engagée ouvertement avec les caciques du FCC qui ont de la difficulté à accepter le changement notamment pour la perte des privilèges abusifs qui enflaient leurs avoirs au détriment de la population, l’ombre des tueurs rwandais et de l’hégémonie de leurs dirigeants sur le Congo crée une profonde division qui n’amène pas à avoir la même vision sur les enjeux de l’heure. Le pays serait à haut risque parce qu’il est vendu ou il est sous occupation. Que ce fait soit fondé ou relevant de la surenchère, il dénote sans ambiguïté la faiblesse des Congolais et conséquemment l’humiliation dont ils sont l’objet de la part d’un petit pays. Car, cette situation, en dépit de moult dénonciations n’a que trop durer. Les FARDC qui sont capables des prouesses sur le champ de bataille n’y sont pour rien. Il faut plutôt regarder du côté de la hiérarchie militaire où la haute trahison filtre avec l’affairisme. Où le sens du devoir ne rime pas forcément avec le sentiment patriotique.

Sortir des sentiers tortueux

Alors que la situation décrite ci-haut a atteint son apogée et demanderait que tout le pays soit soudé pour combattre l’ennemi commun, voilà que ceux qui ont formé une coalition pour diriger le pays replonge le peuple congolais dans des sentiers tortueux au lieu d’en sortir. L’alternance politique que la RDC a connue est loin de placer le pays sur l’orbite que beaucoup de gens auraient souhaité. Le chemin est très glissant. Rien ne va entre membres du FCC et ceux du CACH qui rivalisent à travers des déclarations tonitruantes et des coups bas. Du côté de l’opposition informelle, on continue à évoquer une insurrection populaire. Dans l’entretemps, bien qu’il y ait des réalisations phares de la part du nouveau régime, les attentes des populations pour l’amélioration de leurs quotidiens demeurent au zénith.

Le retour improbable

La politique congolaise est rongée du dedans. Certains acteurs politiques ne comprennent pas les signes du temps. Beaucoup d’entre eux vivent ancrés au passé croyant que la manivelle qui règle tout mouvement fera marche arrière pour replacer au pouvoir un individu qui a eu la possibilité de bâtir et de laisser les empruntes durables de son œuvre, mais qui a passé, au contraire, tout son temps à détruire l’économie et à massacrer la population. Aujourd’hui, si son successeur connait autant d’attentes, c’est parce que le pays était dans l’abîme le plus profond. Prospecter le retour en force de quelqu’un qui a littéralement ruiné le pays relève de la myopie, de la politique outrancière et d’une vision erronée de la fonction présidentielle.

Combattre le fanatisme

Le fanatisme exacerbé de tout bord, soit pour soutenir le régime en place ou pour le honnir, est à condamner, car il ne sert pas la cause patriotique. C’est légitime de critiquer les actions gouvernementales si elles ne vont pas dans la bonne direction ou s’il y a des abus évidents dans la gestion des affaires. C’est encore mieux si l’on proposait des solutions faisables en adéquation avec les moyens financiers dont dispose le gouvernement. À l’opposé, des mouvements qui se forment pour soutenir Félix doivent exercer leur droit tout en acceptant et en tolérant les voix discordantes qui sont tout à fait légitimes en démocratie. Autrement, il y a risque de pousser les acteurs politiques vers un totalitarisme scélérat et dégradant. Dans tous les cas, on ne devrait jamais éluder les intérêts nationaux et les diverses sensibilités politiques qui existent dans le pays. En clair, il faut mettre fin à l’impasse actuelle qui ronge le pays et sortir le plus vite possible des sentiers tortueux pour offrir au peuple congolais un avenir radieux.

 

Par Mwamba Tshibangu

25 thoughts on “RDC: Non à l’impasse

  1. La situation à l’Est de notre pays interpelle toutes les bonnes cnsciences. Il est inconcevable que des populations innocentes soient la cible des tueurs barbares qui se réclament d’une secte obscurantiste ( A D F ) venue d’un pays voisin selon la version officielle. Sans vouloir engager un quelconque débat indécent avec l’auteur de cet article avec qui je partage la même douleur, je tiens tout de même à relever quelques faits indiscutables. Si les ADF opèrent au Congo, c’est parce qu’ils ont trouvé un terrain et un environnement adaptés, en proie à une instabilité créée par l’arrivée de l’AFDL de Laurent Désiré Kabila avec son contingent de Rwandais et Ougandais. Il se réclament de la religion Musulmane au nom de laquelle ( religion ) ils perpétuent ces crimes odieux. Au passage, je signale que leur mode opératoire n’est pas différent de ce qui se passe en Afrique de L’ouest, notamment au Mali, Niger et Burkina Faso où ils engorgent soi-disant pour purifier le monde et convertir le mécréants. Pour tout esprit rationnel, cela relève d’une folie furieuse. Notre compatriote pointe du doigt le Rwanda qui a certes facilité la prise de pouvoir de Kabila Kaurent et sa cohorte de congolais désœuvrés, néanmoins, l’ADF a étendu ses tentacules jusqu’à en République Centrafricaine où on a signalé la présence de leur chef et gourou un certain Koli. Il est donc hasardeux de tirer de conclusion définitives dans cette ténébreuse histoire. En plus tout les spécialistes parlent d’une guerre asymétrique qui demande une autre opprobre stratégique qu’on maîtrise difficilement pour le moment. Je me garderais d’épiloguer sur les querelles dérisoires en sein la coalition entre le FCC et le Cash qui n’intéressent vraiment pas le Congolais. Quant à l’hypothétique retour au pouvoir de l’homme venu d’ailleurs, cela relève du fantasme de ceux qui ont presque tous perdu avec l’arrivée au pouvoir de Félix et qui veulent continuer à exister par l’intoxication. Il ne serait pas honnête de ma part si au passage, je ne parlais pas du climat malsain qui règne au sein de l’UDPS dirigée par un duo incompétent et irresponsable. Kabund et Kabuya ne sont que nains politiques qui n’est que l’extension du triste parlement debout mis en place par le feu Étienne Tshisekedi pour occuper le terrain politique. En conclusion, il sied de rappeler objectivement que la situation à l’Est notre pays demande une prise de conscience collective, sans amalgame ni confusion, car, l’ennemi en profiterait pour détourner l’attention et continuer à gagner du terrain. Le massacre des civils innocents au moment où l’armée nationale se bat avec détermination procéde de cette même tactique de diversion pour gagner du terrain et du temps.

    1. @ Elombe (alias « Oeuil du Cyclone »),
      Nous te citons:
      « …….Quant à l’hypothétique retour au pouvoir de l’homme venu d’ailleurs, cela relève du fantasme de ceux qui ont presque tous perdu avec l’arrivée au pouvoir de Félix et qui veulent continuer à exister par l’intoxication. Il ne serait pas honnête de ma part si au passage, je ne parlais pas du climat malsain qui règne au sein de l’UDPS dirigée par un duo incompétent et irresponsable. Kabund et Kabuya ne sont que nains politiques qui n’est que l’extension du triste parlement debout mis en place par le feu Étienne Tshisekedi pour occuper le terrain politique. En conclusion, il sied de rappeler objectivement que la situation à l’Est notre pays demande une prise de conscience collective, sans amalgame ni confusion, car, l’ennemi en profiterait pour détourner l’attention et continuer à gagner du terrain…. »
      Nous sommes tres d’accord avec ton diagnostic de l’UDPS sous les bottes du duo d’incompetents Kabund-Kabuya. Mais quelles sont alors les implications de la situation tres malsaine a l’UDPS et le marasme a l’EST sur les (pretendues-) compentences de FATshi?

  2. Décidement ce pays Kongo RDC a réellement maille à partir avec les hordes sataniques pour demeurer après 59 ans d’indépendance dans une impasse politique… En passant outre la promesse mensongère du président protocolaire Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo qui déclara le 24 Janvier 2019 lorsqu’il a vêtu l’écharpe présidentielle « Le président avait promis « la pacification de tout le territoire national »; ce genre d’article renforce plutôt le fanatisme aveugle qui est une forme d’esclavagisme mental, spirituel, intellectuel, moral sans le combattre car il fait l’apologie de la démocratie des fosses communes qui élude le vrai problème identitaire d’Occupation étrangère « Tutsi Nilotique » qui sévit au Kongo RDC depuis1996… PACTE SATANIQUE ! Quand nous (Combattant Résistant de l’Ombre) avions lu pour la première fois en 2014 le Livre intitulé « QUI EST VÉRITABLEMENT PAUL BIYA. LE VRAI VISAGE DE PAUL BIYA, LA MORT DE JEANNE IRENE, LE PACTE AVEC AHIDJO » de l’Auteur Camerounais « EBALE ANGOUNOU Daniel St Yves », 2 passages et paragraphes capitaux ont éveillé notre intellect mais jamais nous n’aurions cru en ce moment-là que cela se transposerait textuellement au Kongo RDC en 2018-2019 avec le « Deal mafieux de Kingakati » entre l’imposteur Rwandais Hippolyte Kanambe alias Joseph Kabila qui nomme au poste de Président protocolaire un ex-opposant Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo… Premier passage clé : « Entre le Président et son successeur, il se passa quelque chose de très profond : un pacte. Car, Ahidjo voulut s’assurer la fidélité de Biya. Or, Ahidjo était francmaçon. Et Paul Biya lui avait été recommandé par Louis-Paul Ajoulat. Ce parrain de Paul Biya était lui-même franc-maçon, une puissante confrérie qui agit efficacement en milieux politiques. Car, Ahidjo croit avoir en face de lui un lâche, un timide, discret et effacé, incapable de prendre ses responsabilités à proprement parler. C’est la personne idéale en matière de manipulation. A travers lui, Ahidjo compte pouvoir intervenir dans les grandes décisions du pays, bien que n’étant plus officiellement aux affaires (Chapitre I : Le Pacte)… Deuxième passage glaçant : « Mais le tout n’est pas là. Il faudrait que Paul Biya prenne pleinement conscience de ce qu’il est et demeure un instrument ; il faudrait qu’il sache que s’il est porté à la tête de l’Etat, il devrait le considérer comme une faveur particulière du Président Ahidjo, et lui en être forcément reconnaissant. Il aurait même pu, malgré les dispositions constitutionnelles, nommer ou désigner son successeur, que cela se serait passé sans obstacle. Si bien qu’en laissant les choses telles qu’elles se présentent, il met Paul Biya en position de lui succéder
    car, telle est sa volonté. Mais ce poste, le futur Président doit l’avoir sous une condition quelque peu saumâtre : un pacte. Il y a alors un rapport homosexuel entre les deux hommes, pour sceller le pacte. Si le bénéficiaire de la mesure vient à trahir ou à violer les bases de leur pacte, il mourra. Et, les bases du pacte sont simples : Paul Biya doit obéissance et soumission à Ahidjo. Cet acte d’homosexualité, Paul Biya ne va pas forcément l’approuver. Mais si tel est le prix à payer pour devenir Chef d’Etat, il accepte de le payer » Fin de citation (Chapitre I : Le Pacte)… IMPASSE, CORRUPTION ACTIVE ET POLITIQUE D’AUTRUCHE ! Au Kongo RDC nous (vrais Kongolais) sommes habitués à croire à Saint-Nicolas et au Père Noël tout en ayant la mémoire trop courte, sélective, brouillée, malgré les échos de Kingakati qui affirment que FATSHI Béton pour ses fanatiques aveugles s’était agenouillé pour remercier son bienfaiteur Rwandais qui l’a porté aux nues au sommet de la mafia politico-économique en RDC, certains font même fi des réalités satano-occulto-démoniaques sur le « Pacte Satanique » scellé en plein jour par les incantations occultes « Meritus Merti LORETA » marmonnées par le fils du feu Sphinx le 24 Janvier 2019 lors du faux passage de pouvoir pacifique entre le PPRD-FCC et le CASH-Udps Familiale-UNC, les élites politico-intello-artistico-religieuses continuent malheureusement de se voiler la face en s’enfonçant la tête dans le sable comme les autruches, en refusant de voir le danger là où il est… La RDC (République Démocrature du Congo-Kinshasa) une dictocratie qui n’est démocratique que de nom est plus que dans une impasse politique, elle a atteint visiblement un point de non retour vers son inanition totale, sa disparition pure et simple… Par manque de stratégie à court, à moyen, à long terme les vrais Kongolais lents comme un éléphant, imprévisibles comme l’ouragan dévastateur deviennent plus réactifs remettant aux calendes grecques la proactivité salutaire et le réalisme pragmatique pour mettre fin à ce pugilat (Génocide-Holocauste) de 18 millions des morts… Les ennemis extérieurs et intérieurs du Kongo RDC savent exactement quoi faire pour dompter 80 millions d’habitants attelés à avaler des couleuvres de leur élite politico-intello-religieuse corrompue qui tâtonne, tergiverse, complote avec l’Occupant, … L’impasse dans laquelle se trouve le Kongo RDC est infinie, insoluble à cause de la félonie de notre classe politique corrompue toutes tendances confondues… Jusqu’à quand ? CONCLUSION ! Sans l’imperium (effectivité du pouvoir) qu’avait bénéficié Paul Biya en 1982, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo nommé président protocolaire par un imposteur Rwandais; qui ne maîtrise rien, ne dirige rien, ne contrôle rien conduit la RDC dans une éternelle impasse… Vive les incorruptibles, invincibles, invisibles, imbattables Maï Maï Yakutumba ANPK (Armée Nationale du Peule Kongo)… Ainsi soit-il… Ingeta

  3. Compatriote Tshibangu,
    # Je suis quelque peu étonné par les précautions, les incises que vous semblez prendre à énoncer des évidences qui devraient être dites sans le moindre ménagement : bien sûr non à une impasse qui aurait comme nom des « énergumènes (comme vous les appelez) qui mettent tout un pays à genoux », « promesses et optimisme du PR » ou pas ! L’enjeu va de soi : le pays sous ce nouveau mandat a l’urgent impératif de les éradiquer et aucun doute que c’est aussi le vœu de tous les Congolais (même les politiques) que ces bandits, qui qu’ils soient, d’où qu’ils viennent doivent être neutralisés.
    C’est maintenant aux autorités politiques et militaires de cesser leurs louvoiements et d’optimiser leur volonté et leurs stratégies pour ce combat et à nos Fardc d’opérer sur le terrain surtout s’ils sont, comme vous le dites « capables des prouesses sur le champ de bataille » car comme vous expliquez, cette hiérarchie n’a pas fait preuve jusque-là d’un sens de devoir patriotique éprouvé jusqu’à de soupçons de « haute trahison ».
    # Voilà le défi urgent qui est lancé à la nouvelle administration sortie de la récente alternance, c’est à Tshisekedi d’en prendre la charge, coalition ou pas et non pas tant à l’attendre de notre peuple qui ne veut que la fin de la tragédie. L’action politique, présidentielle surtout si elle a des résultats rapides a cette vertu de rassembler tout le monde.
    Qu’ont fait, que font et que doivent (devraient) faire le Président (et son gouvernement) pour prendre toute la mesure effective de cette lutte contre l’insécurité chronique à Beni et dans tout l’Est du pays ? Pour tout vous dire, Compatriote Tshibangu, c’est là où je vous attendais et bien moins sur la description ou le décryptage du contexte politique et social. Si chahuté soit ce dernier, je ne crois pas que les solutions viendront de là, selon moi…

  4. Monsieur Mwamba, il convient de vous faire exorciser pour épargner au peuple congolais votre cycle de spécieux articles « ad quem » d’un subtil soutien à Tshilombo qui vient de déborder toutes les frontières historiques de trahison.
    Il ne s’agit pas d’étaler de manière brute quelques éléments factiques de la situation et de jongler sur la sensible fibre de l’implosion du pays, du « bien-être » du peuple, …, pour faire avaler ensuite la dragée plus qu’amer Tshilombo. Encore, faut-il accompagner vos écrits d’arguments juridiques, et donc scientifiques. À quoi bon donc une analyse intentionnellement sectorielle et biaisée, ainsi que votre retenue de dire clairement et sans ambages les choses?
    Tenez bien Monsieur. La situation réelle d’intromission dans notre pays des tueurs rwandais que vous reconnaissez et dont je vous félicite, date de très longtemps. Hormis leur statut de réfugiés plus ou moins maîtrisé depuis l’époque coloniale, hormis aussi l’époque convulsive du jeune État Congolais (Première Répulique), tous les régimes qui s’en sont succédés, et ce pour de sordides intérêts personnels, n’ont qu’abondé agoniquement dans la facilitation de la concrétisation des visées hégémoniques des Tutsis du Rwanda particulièrement. Ceci étant, après avoir éliminé sous la complicité d’Etienne Tshisekedi les personnes clées connaisseuses de la transition financière entre la colonisation belge et l’Etat indépendant du Congo, dont Emmanuel Bamba qui fut pendu, Mobutu confia successivement les hauts postes de directeur de cabinet présidentiel et de premier ministre (premier commissaire d’Etat) à des tutsis. Par votre âge et par votre formation intellectuelle, les noms de Bisengimana et de Kengo doivent vous dire quelque chose. Laurent-Désiré Kabila pour sa part n’est pas allé par quatre chimins pour nous introduire officiellement une vague de rwandais avant de se retracter dès la menace pour sa propre vie. Aujourd’hui, avec un simulacre de Président Tshilombo, nous nous trouvons au sommum de la trahison. Monsieur exécute fidèlement tous les actes lui sont dictés par les tueurs tutsis pour occulter à la Justice Internationale leur agression à l’Etat Congolais. Vous êtes sans savoir qu’après avoir autorisé en catimini l’entrée de l’Armée Rwandaise sur notre territoire et demandé solennellement ensuite en réunion de la SADEC l’envahissement des armées étrangères à l’Est de notre pays, Tsilombo a le vent en poupe de trahison. Pour juguler cette trahison, ses maîtres lui ont collé à la bouche le néologisme de « mutualisation des forces », pour se référer à l’entrée des troupes rwandaises et ougandaises massacreuses en notre sol. Bien vous savez aussi qu’en catimini, à la veille même de sa réunion d’Aubervilliers (France) avec la diaspora Mwan’etu, Tshilombo venait de signer avec Museveni l’ajournement des sanctions internationales contre l’Ouganda pour son agression à notre pays. De qui nous moquons-nous donc?
    Vous avez fait allusion à « l’opposition informelle » qui en appelle au soulèvement populaire. Cette frange du peuple congolais est scientifiquement (juridiquement) sur la bonne voie étant donné la situation prévalant dans notre pays. Il vous s’agit de consulter les manuels de sociologie juridique pour votre palpation de l’évidence que la révolution est un mécanisme constitutionnel. Veuillez lire Kelsen.
    L’erreur de l’opposition informelle dite résistence, c’est son ambiguité face à des traitres avérés dont justement Tshilombo, Fayulu et autres. Ces individus ont choisi de cheminer main dans la main avec des rwandais usurpateurs de la nationalité congolaise ( Kamherere, Ruberwa, Soriano,…). Ces personnes sont des ennemis du Congo qui ne méritent aucune considération face à un intérêt supérieur, la vie de nos compatriotes d’Ituri et de Minembwe.
    Par ailleurs qu’attendez-vous réellement d’une personne qui ne détiendrait qu’un brevet du cycle d’orientation à la Présidence de la République? De quelles réalisations phares du nouveau régime parlez-vous? Un effacement des intrus rwandais en notre sol et une mise au placard de leurs complices congolais s’impose.

      1. Monsieur,
        Je me trompe ou quoi ? Je croyais que nous traitons ou débattons ici en compatriote. Je constate que vous ramenez votre discours à une autre dimension qui n’est pas la mienne. Je me demande enfin si avec des propos pareils, nous allons vraiment reconstruire le pays et le garder intact ? Que Dieu nous vienne en aide, dixit…
        Mwamba Tshibangu

    1. Chers compatriotes,
      Je ne veux pas, cette fois, m’arroger le rôle de répondre à vos opinions qui ont été exprimées librement. J’ai apprécié le ton et la plupart de suggestions émises. Comme j’ai déjà eu l’occasion de le souligner une fois, il m’arrive souvent de lire les articles publiés sur CI, en commençant par les réactions. Je prends souvent la température pour mieux comprendre le fond de la problématique soulevée ou développée. Il y a beaucoup d’enseignements dans vos écrits et beaucoup de passion, ce qui est tout à fait normal. Trop de passion dans un débat nous déroute quelque peu au point de nous faire perdre parfois l’objectivité. Tout n’est pas noir ou tout n’est pas rose en politique.
      Le problème du pays est complexe. Je comprends la colère et le sens de frustration qui nous habitent. La question principale est celle de savoir comment en venir à bout. En sommes-nous seulement capables ou nous déléguerons cette tâche aux générations à venir ?
      Nono parle des précautions que je prendrais devant des réalités patentes. L’Œil du cyclone suggère de ne pas y aller avec des conclusions définitives ; Le Combattant Résistant de l’ombre nous relate une histoire qui n’est pas étrange dans le monde politique; Mamale enfonce le clou en me demandant de me « faire exorciser » car, je suis tombé dans un cycle d’articles spécieux qui cacheraient mon soutien subtil à Tshilombo. Kolomabele nous interpelle enfin tous pour aller vers « une union sacrée » où nous mettrions de côté, pour un moment, nos querelles partisanes, pour viser l’essentiel qui est la lutte pour sauver le pays.
      Eh bien, pour ne pas m’étendre, la tentation est forte tellement il y a à épiloguer, je dirai tout simplement que nous devons, par la force des choses, être réalistes et pragmatiques. Nous avons à faire avec Tshilombo et sa coalition. Ils sont aux affaires et gèrent le pays Ils n’ont pourtant pas le chèque en blanc. Nous sommes là pour exercer notre droit de dénoncer avec virulence ce qui ne va pas, d’orienter certaines décisions par notre opposition farouche à ce qui se trame contre les intérêts du pays et de reconnaître aussi ce qui se fait de bon. C’est un exercice qui n’est pas facile surtout si chacun tire la couverture de son côté, s’il y a plus de rage ou de rejet que l’esprit de favoriser la construction sachant qu’il y aura des erreurs et des abus… C’est à nous de constituer le rempart pour qu’il n’y ait pas débordement, pour que les choses aillent en se normalisant. Mais cela prendra du temps, de la patience et la sagesse pour détourner et contourner les plans qui sont conspirés contre la république.
      Mwamba Tshibangu

      1. Monsieur, « nos réactions en vue d’orienter certaines décisions » de votre inconditionnel Tshilombo, vous les avez ci-haut. Il vous s’agit de les lui traduire sans « mutatio libelli » en tshiluba pour sa prompte et meilleure compréhension. Quant à la patience et le long terme que vous prôner, vous feriez mieux d’aller en battre campagne à Kabeya Kamwanga et à travers la diaspora mwan’etu.

  5. « Beni ou le drame qui s’éternise ».
    Depuis près d’un quart de siècle, le Congo fait face à deux défis majeurs qui sont liés: l’insécurité chronique et la misère endémique. La sécurité d’abord. Un président de la RDC sera jaugé sur la base de sa capacité à lutter contre l’insécurité à l’Est et ailleurs au pays.
    L’insécurité à l’Est et bien médiatisée. Mais les groupes armés maï-maï sont bien actifs dans le Tanganyika. Les Mbororo se comportent dans les Uélés comme dans un pays conquis. Personne n’en parle à Kinshasa. Les jeunes de Kamwina Sapu, si certains parmi eux n’étaient pas devenus des talibans et wewa, il y risque d’autres rentrent dans la brousse et reprennent du service. faute d’encadrement par les pouvoirs publics.
    L’alternance pacifique au pouvoir tant vantée n’a pas sorti le Congo de sa situation ambiguë de ni paix,ni guerre. Le Congo continue à compter ses morts.
    FATSHI était en voyage en Tanzanie, quand en Ituri, on inhumait 165 Congolais. Seulement en septempbre 2019, l’ONU a dénombré 77 exécutions sommaires. Minembwe brûle, Beni à feu et à sang, à Kinshasa, les institutions élues gardent le silence comme une tombe.La coalition au pouvoir se livre une guéguerre comme des gosses. Les talibans radicalisés et leurs frères siamois en béret rouge font tellement du bruit que la clameur de nos très patriotes compatriotes de l’Est est diluée. Il faut y ajouter, la consommation sans modération de la prière, la bière, la musique, le diamba qui a rendu notre jeunesse veule.
    En matière de sécurité, pendant ses 10 premiers mois de sa présidence, FATSHI a lamentablement échoué. Avant janvier 2019, on disait que c’est Kabila qui tuait et laissait tuer les Congolais. En 2019, c’est encore le bouvier de Kingakati qui est responsables des massacres?
    Sur le plan socio-économique, Fatshi pose des actes dans un but essentiellement électoraliste. Les sautes-ovins, ça ne se mange pas. Pourquoi engloutir des sous dans des projets certainement surfacturés quand l’Hôpital Maman Yemo manque certains matériels nécessaires pour son fonctionnement? La gratuité de l’enseignement de base devait remplir les salles des classes. Elles sont vides.Les enseignants réclament la revalorisation de leurs salaires et l’amélioration de leurs conditions.Les compatriotes du Kivu ont dit qu’ils n’ont pas besoin de la gratuite de l’enseignement,mais de la sécurité. Ils n’ont pas tort.
    Le pays est en danger. Nous devons faire bloc. Mais cette union sacrée sera facile si la coalition FCC-CACH au pouvoir arrête ses conneries du triomphalisme avilissant. Il faut qu’elle reconnaisse que les élections qui l’ont placée au pouvoir ont été chaotiques,parce qu’elles avaient été voulues ainsi par Kabila, l’Ayatollah du Congo. Seul maître à bord du bateau Congo.

  6. EN BREF, FATSHI ET LA MONUSCO ONT BEAUCOUP EN COMMUN: DE FAINEANTS JOUISSEURS, BUDGETIVORES ET INCOMPETENTS .
    A PRIME ABORD, LE SG DE L’ONU GUTTIEREZ EST PARMI LES PLUS CORROMPUS DES FONCIONNAIRES DE L’ONU, ET SON ARROGANTE DAME ALGERIENNE DE LA MONUSCO A KIN, N’EN PARLONS PAS.
    COMME FATSHI-KAMERHE, GUTTIEREZ DOIT PLAIRE A KABILA AFIN D’ASSURER A SON PAYS SA MAIN-MISE SUR LE PROJET DE GRAND INGA QUE KABILA OCTROYA ILLEGALEMENT AU PROPRIETAIRE DE REAL-MADRID – PAR AILLEURS INCAPABLE DE FINANCER.
    QUANT A FATSHI, IL DOIT AUSSI BEAUCOUP A SON MENTOR DE KINGAKATI. A BENI ON ATTEND TOUJOURS LA REALISATION DE SES VIDES PROMESSES TANDIS QU’IL SE LA COULE DOUCE EN MULTIPLES VOYAGES INUTILES DE JOUISSANCE A L’ETRANGER.

  7. Chers Compatriotes,
    L’Est du Congo a été, est et restera toujours un talon d’Achille du Congo (RDC). Le problème dans ce coin du pays est plus que complexe. Il faut des solutions de fond qui devraient résulter d’une grande consultation sur place en engageant aussi les chefs coutumiers du coin. Pour avoir voyagé dans le coin, les assassinats ne sont pas toujours l’oeuvre de ceux que l’on pointe du doigt. A des moments on accuse à tort ou à raison des auteurs étrangers alors que le vrai problème se situe au sein du pays. Lorsque l’armée agit et chasse les groupes armés, s’il y a des assassinats, il faudrait se rendre à l’évidence. L’action de l’armée n’est pas une action efficace pour résoudre ce problème. Il faut, tout en maintenant la présence militaire dans la région, exploiter d’autres voies de sortir de ce chaos. Les analyses trop théoriques et les plaintes ne sont pas suffisantes et ne nous avancent pas dans la recherche des solutions. Le Maréchal a subi les conséquences de cette instabilité qui était moins visible durant son règne, mais c’est de là qu’est venue aussi sa chute. Le Mzee lui aussi a connu un sort malheureux sans avoir eu le temps de se pencher sérieusement sur ce problème. Le Raïs n’a fait que gérer cette situation, dans quel but ? Personne ne peut le dire avec assurance. Maintenant Tshisekedi hérite de cette situation, sans avoir une armée, sans avoir des services de renseignement, et sans avoir une quelconque expérience dans la gestion du pays. La situation de l’Est nécessite l’implication de plusieurs acteurs en commençant par ceux qui sont sur terrain. Le président n’est pas l’unique concerné. Que Dieu nous vienne en aide.

  8. L¨AGE DE LA RAISON ?
    Nos excuses pour ceux qui ne possedent pas des connaissances assez avancées en matière de Défense.
    La RDC a atteint le point « critique » où la conscience collective exige des solutions radicales et innovatrices.
    Dans une réflexion que nous allons publier sur le site de JJ Wondo, nous allons tenter de démontrer comment « l idulgence politique » influence toujours les questions de la Défense au Congo, cela depuis l´indépendance.
    Maintenant que la solution ultime est « militaire », la question d´une optimisation des forces armées du Congo se trouve sur la table.
    Nous payons le prix de l´africanisation de l´armée decidée par Kasavubu et Lumumba quand ils avaient decidés de distribuer les grades aux congolais qui ne possedaient pas le niveau de l´éducation militaire satisfaisante. Nous payons le prix des « mixages-brassages-integrations » des milices rebelles dont les leaders sont des généraux de pacotille sans competance militaire.
    Nous payons ce prix et ce prix devrait nous convaincre qu´il est temps d´innover.
    INNOVATION ?
    La première des innovations est de se decider (enfin) á mettre fin aux approches « fragmentaires » que nous pratiquons depuis 1960 en ayant plusieurs partenaires pour équiper et former notre armée. Cette fois ici faisons un choix lucide et intelligente. Nous devons imperativement choisir un seul pays assez puissant technologiquement et militairement capable d´assumer le rôle de « LEADER NATION » dans toutes les questions militaires. Les questions idéologiques ne peuvent plus influencer notre choix quand seule la philosophie de l UTILITARISME devrait être la seule réference comme guide.
    Un leader nation capable de nous apporter une doctrine, des capacités technologiques et cognitives le plus rapidement possible. Ces rafistologes que nous avons toujours experimentés doivent prendre fin.
    FELIX?
    Contrairement aux apparences, cette decision de transferer l´état-major général de l´armée au Kivu apporte un grand changement pyschologique et stratégique. Cette fois ici, même les pays voisins predateurs se retrouvent directement face aux responsables militaires congolais dont les choix dans la stratégie de la Défense seront sanctionées par tous les congolais. En effet, quelle excuse l´actuel chef d´EMG des FARDC peut présenter si les massacres des civils continuent quand lui même est non loin de la zone opérationelle?
    Moins d´1 an de mandat et une exigeance d´un resultat sur le terrain, pour Felix les promesses ne vont plus suffire quand ses choix, ses decisions doivent apporter un changement.
    EFFECT BASED OPERATION
    Quand on lance l offensive au mois d´octobre, les généraux congolais ont tout simplement fait le contraire de ce que les théories militaires modernes recommandent.
    Au lieu de « massifier les effets » sous forme du nombre des équipements (hélicoptères de combat et de transport, drones pour la reconnaissance, artillerie de saturation, capacité des communications avec les troupes) et surtout une preparation logistique et un recyclage des unités á engager sur le terrain. ils ont augmentés la « masse » des troupes.. qui se battent á « arme égale » avec les groupes armés.. Armés des simples Ak 47 ou RPG7, marchant á pieds.. sans superiorité logistique ou informationnelle. Non franchement, Felix devrait profiter de cette situation pour apporter les innovations en matière de Défense.

  9. L¨HERITAGE DE MOBUTU
    Quand Mobutu fait de Baramoto un général 4 étoiles, non seulement il fait le lit de sa chute, mais pire provoque volontairement la fin des FAZ et les invasions du Zaire.
    LD Kabila reprend la même bourde en fabriquant des généraux á tour de bras au nom de la révolution.
    Le pire avec Joseph est cette tradition des généraux intouchables, hommes d´affaires, proprietaires des mines qu¨on avait vu vers la fin de Mobutu
    FELIX LE DOS CONTRE UN MUR
    Felix qui est le premier président « civil » de la RDC depuis Kasavubu, pire issue d´un parti politique non-violente se retrouve le dos contre un mur ! Contrairement á Mobutu qui était entrain de mourir du cancer, contrairement á LDKabila ivrogne révolutionaire et produit de la guerre froide. contrairement á Joseph accusé d´être un « étranger »..Felix congolais 100 % se trouve juste au debut de son mandat. Cette guerre á l´Est est le plus grand test pour son pouvoir et il ne peut pas reculer: la solution est militaire et non des negociations, des palabres avec des chefs coutumiers ect.. Il est le commandant suprême qui doit relire lucidement l´histoire de 60 ans d´approches fragmentaires dans le domaine de la Défense.
    Ce que nous attendons de lui est qu´il fasse des « choix » et mieux qu´il assume ces choix devant tous les congolais.
    OPTIMISER LES FORCES ARMEES?
    Selon des informations en provenance de l´ONU, sa mission militaire au Congo doit quitter dans 3 ans. Ainsi, les congolais vont se retrouver face á eux même.
    Felix a le devoir de commencer ce processus incontournable de l´optimisation des forces militaires du Congo.
    La première option dans cette direction est le choix d´un pays partenaire unique qui peut assumer le rôle de « leader nation » en matière des réformes ou d´optimisation de la Défense de la RDC.
    Comme en Irak ou en Afghanistan, le choix des USA semble être l´option logique á cause des ressources technologiques et politiques immenses de ce pays dont Felix lui même semble proche.
    Felix doit avoir le courage de « casser » cette tradition de Mobutu où on se retrouve avec des « seigneurs de guerre » généraux puissants et intouchables. Quand l´ONU parle d´un apport dans le domaine de « renseignement », le message implicite est que les généraux congolais qui sont toujours en faveur des « longues guerres interminables » sont aussi les chefs de ces groupes armés. Ces généraux qui puisent dans l´arsenal des FARDC pour armer les milices qui assurent la protection de leurs mines au Kivu ne doivent pas continuer ce travail de sape dont les populations payent un si grand prix.
    De Felix nous attendons un message assez explicite contre la Monusco dont la composante « africaine » est la plus grande deception. En effet, l´Afrique du Sud puissance technologique militaire du continent est une grande deception. Non seulement ce pays n´a pas fait un effort pour transferer les technologies militaires de pointe qu´il exporte vers l´Asie et les pays du Golfe.. pire sa force dans la fameuse brigade africaine tourne les pouces et refuse de se battre. Il est temps de signifier á l´ONU que 20 ans de présence militaire au Congo c´est assez.
    Mais que Felix présente une option valable dès maintenant.
    Assumons nous pour une fois.. Faisons un choix basé sur la philosophie de l´UTILITARISME.
    La voie ultime est militaire.
    ANGOLA LA REFERENCE
    Quelle est la difference entre l´Angola et la RDC ? Dos Santos avait fait venir les mercenaires sud-africains pour reprendre Soyo des mains de Savimbi. Soyo c´est la production du petrole. Ensuite, satisfait des performances d´Executive Outcomes, Dos Santos va se lancer vers Lunda Norte pour recuperer les mines de diamant. La fin de Savimbi resulte de ce choix militaire intelligent.
    Le Kivu et l´Ituri sont exactement comme Soyo et Lunda Norte.. Tous ces groupes armés n´existent qu´á cause de l´exploitation des minerais.
    Tant que l´État congolais sera incapable de recuperer ces mines, notre peuple va payer un prix très lourd !
    Oui, le président est plus que « concerné » car la solution ultime est militaire.

    1. Cher Ghost,
      La solution militaire ULTIME ! Sans doute sauf à ne pas oublier que trop souvent le désastre vient non des mauvais soldats mais de mauvais commandants. Et qui sont les commandants ici ?
      Bien sûr que les armes sont nécessaires pour combattre celles de l’ennemi mais que vallent-elles si elles sont parfois utilisées par des hommes qui ont des agendas autres que le salut du pays ?Clemenceau de guerre lasse dans une France divisée eut cette phrase paradoxale : « La guerre est chose très grave pour la confier à des militaires ! » Il n’en triomphera pas moins en réussissant à imposer son autorité à l’armée et à redresser ainsi le pays. Qu’en dire de plus dans notre cas quand un Nyamuisi enfant du coin nous révèle que l’impuissance militaire visible à Beni est l’arbre qui cache la forêt, le chef de l’armée officielle étant en même temps le commandant des rebelles ADF qui endeuillent la région. Voilà l’arme qui est au bon service d’une nécessaire stratégie gagnante se retourner contre la victoire souhaitée car elle n’est qu’un outil et pas l’esprit du maître qui en use.
      A quoi alors vaquer en priorité ici ? Bien sûr à optimiser notre puissance militaire mais pour déminer le terrain et orienter dans le sens de la victoire du pays, d’abord à une autorité politique capable d’imposer et d’ordonner une solide ligne de défense globale, cohérente et audacieuse qui s’occupe autant de la logistique que du moral et intentions des combattants, sinon nous continuerons nos échecs bercés d’illusion que la seule puissance militaire suffit sans qu’elle réponde à une autorité qui la mène et l’ordonne à bon escient. Notre nouvelle administration avec Tshisekedi est-elle capable de cet exploit ?

  10. @NONO
    Felix est le président du Congo pour le pire et le meilleur.. pendant 5 ans.. Quelques soient les circonstances qui font de lui le président, les congolais ne peuvent qu´exiger de Felix de faire ce travail.. Il n´a pas de choix et il doit agir quelque soit le prix á payer.
    20 ans d´une mission militaire ne s´explique pas par un « chef » occulte des ADF.. Ce mysterieux chef était aussi celui qui avait pratiquement ceder Goma au M23.. K´histoire nous enseigne qu´en moins d´une semaine, le M23 avait cessé d´exister… parce que même l´ONU a été sous pression pour resoudre cette question.
    Felix n´a pas besoin d´un « exploit », tout ce que les congolais attendent de lui c´est avant tout des actions mauvaises ou bonnes, dont il sera le seul responsable devant nous tous.

    1. @Ghost
      Libre à vous de vous de vous contenter d’un président figurant, qui vous suffit parce qu’il est là.
      La leçon que je tire de nos 60 ans et même de nos 20 ans d’errements est qu’il existe bien de rois fainéants, toxiques pour leur pays et pour leur armée. J’attendrai donc bêtement que Tshisekedi me prouve ce qu’il vaut comme Commandant supreme !

  11. Monsieur Mwamba,
    Veuillez laisser Dieu tranquille dans son coin et croyez-moi, vous ne vous trompez pas. Substantivement, nous ne sommes plus compatriotes. Veuillez dire surtout à Tshilombo qu’il est déjà inscrit sur la liste des débiteurs du Kongo Central du montant de 15 millions de dollars des revenus pétroliers de la nation Kongo que son collègue voleur rwandais Kamherere a soutiré des comptes du Trésor Public. L’audit « ex tunc » la date de sa nommination au poste de président protocollaire déterminera sa dette cumulée vis-à-vis du Kongo Central, notamment par son vagabondage touristique.

      1. Compatriote Mamale,
        Ce qui me préoccupe tant ce n’est pas votre réaction. C’est plutôt quand on s’éloigne du réalisme politique, c’est quand on sublime la fonction politique oubliant les manigances et ses dérives potentielles ou réelles. C’est enfin quand on semble blanchir un passé récent où les abus et les détournements des deniers publics étaient le lot du quotidien. Le fait de dénoncer et de s’acharner sur les 15 millions qui se seraient volatilisés dans le néant est une bonne démarche citoyenne qui n’empêche pas d’apprécier les actions positives.
        Mwamba Tshibangu

  12. P.S à Ghost
    Je ne comprends pas bien votre autre allusion. Pour moi, au contraire de votre avis, c’est bien une tutelle occulte qui explique le demi-échec d’une offensive militaire de 20 ans. Des mauvais commandants (civils et militaires) font de mauvais combattants qui vont à l’échec. Dans le cas précis, il a suffi qu’ils laissent Mamadou Ndala et ses troupes combattre librement pour venir à bout du M23 en une semaine. La preuve, c’est le destin de ce héros : assassiné comme un lapin quelque temps après pour son exploit patriotique, comme tous les autres qui ont osé comme lui. L’armée sera toujours au service d’une cause, d’une direction (politique) !

    1. Monsieur Mwamba,
      Les 15 millions des revenus pétroliers de la Nation Kongo ne se sont pas volatilisés dans le néant. Ils se trouvent « iuris tantum » en possession d’une association de voleurs que sont Tshilombo et le rwandais Kamherere. Votre réaction à tentative de liquéfier un crime contre les finances publiques de la Nation Kongo est constitutive d’un délit de coopération nécessaire d’occultation inscrit au catalogue des délits imprescriptibles contre l’Administration de Justcice Kongo, poursuivables aussitôt que possible.
      A propos de sublimation, sachez que la nation Kongo se réserve le pouvoir d’étendre l’horizon d’exigence de responsabilités tant pénales que civiles contre le Kongo Central. Le peuple Kongo en décidera, et sur ce point, Tshilombo en ce qui le concerne, se vera certes sa responsabilité s’étendre « ex tunc » les largesses obtenues des fonds publics sous le régime conjoint de son père et Mobutu, en passant par Ibiza, Venise, … Détrompez-vous donc que Tshilombo sera le seul à la barre de la Justice du Kongo Central.

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