Congo-Kinshasa: Quelle armée après l’état de siège?

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Analyse

Sept mois après la proclamation de l’état de siège dans les provinces de l’Ituri et du Nord Kivu par le président Felix Tshisekedi Tshilombo, les Forces armées de la RD Congo continuent à traquer un ennemi « invisible » nommé, à tort ou à raison, « ADF » (Forces démocratiques alliées). Un ennemi qui attaque le plus souvent là on ne l’attend pas. L’intervention de l’armée ougandaise dans les opérations engagées dans ces deux régions a mis à nu le caractère « rudimentaire » tant de l’équipement que de renseignements de l’armée congolaise. Notre armée est malade. Elle est malade de tous ces combattants à la loyauté flottante qui pullulent en son sein. Il faut espérer qu’après l’état de siège, plus rien ne devrait plus être comme avant. Il faudra réformer l’armée nationale sur ces quelques axes: recrutement (maîtrise des effectifs), formation, discipline, ravitaillement et équipement. L’objectif est de doter le pays des Forces de défense à la puissance de feu dissuasive.

« Pour que le Rwanda et l’Ouganda restent debout, le Congo-Kinshasa doit rester à genoux« . Cette phrase a été attribuée à un haut gradé de l’armée rwandaise (Rwandese defence forces). Les ex-Zaïrois ont encore frais en mémoire que l’un des premiers actes posés par le pouvoir AFDL à Kinshasa a été la nomination – par le président LD Kabila –  d’un officier rwandais au poste de chef d’état-major général de l’armée congolaise. Aussitôt après, plusieurs dizaines de milliers des soldats des ex-Forces armées zaïroises furent internés à la Base de Kitona, au Kongo Central, transformée en un camp de concentration. C’est un autre débat.

A Kinshasa, le débat continue à faire rage dans les deux chambres du Parlement congolais. Au centre de la controverse, il y a la présence de l’armée ougandaise (UPDF) dans la province de l’Ituri. Objectif avoué: traquer les « rebelles ougandais » dits ADF en « mutualisation » des forces avec les Forces armées de la RDC.

Dans une intervention, jeudi 2 décembre, le président du Sénat, Modeste Bahati Lukwebo, a déclaré que c’est sur « recommandation » du Parlement (Commission défense et sécurité) que le Président de la République avait autorisé la conjugaison des forces entre les armées de deux pays. Président de l’Assemblée nationale, Christophe Mboso Nkodia Pwanga, a abondé dans le même sens. Inutile de dire que les observateurs restent sceptiques.    

DES SOUVENIRS TRAUMATIQUES

Pour la grande majorité de la population congolaise, la présence des soldats de Yoweri Kaguta Museveni sur le sol de leur pays réveille des « souvenirs traumatiques« . Les Congolais ont encore frais en mémoire notamment les affrontements ayant opposé les soldats ougandais et rwandais dans la ville de Kisangani, chef-lieu de l’ex-province Orientale. Des plaies tant psychologiques que physiques sont loin d’être cicatrisées.

N’empêche. Depuis lundi 29 novembre, l’UPDF, l’armée de Museveni, est dans nos murs. Sous prétexte d’aider les Congolais, les Ougandais en profite, en réalité, pour exercer un « droit de poursuite » qui ne dit pas son nom. Le 16 novembre dernier, deux attentats ont secoué la capitale ougandaise, Kampala. Bilan 4 morts et 33 blessés. Ces attaques ont été attribuées… aux rebelles ougandais des « ADF », basés en RD Congo, particulièrement dans le Territoire de Beni.  

Mardi 30 novembre, l’armée de Museveni a sorti le « grand jeu« . Avant de déployer ses troupes sur le sol congolais, les forces spéciales de l’UPDF a eu recours à l’artillerie lourde ainsi qu’à des hélicoptères d’attaque pour pilonner les « bases » des ADF. Le bilan n’est pas encore communiqué. Les FARDC sont en passe d’être réduites au rang de « figurant » dans ces « opérations conjointes« . Les habitants disent avoir aperçu des drones. Osons espérer que les soldats ougandais vont regagner leur pays sans « oublier » quelques hommes après cette démonstration de force.

ET SI LE M23 S’ÉTAIT MUE EN « ADF »?

Au centre, le « colonel » Sultani Makenga, ex-chef militaire du M23

Depuis la prétendue « guerre de libération » dite la « guerre des Banyamulenge » ayant porté Laurent-Désiré Kabila à la tête l’Etat congolais grâce à l’appui notamment des armées du Rwanda et de l’Ouganda, le Congo-Kinshasa n’a plus d’armée digne de ce nom. Incapable d’assurer la défense de ses frontières, le pays est à la merci des velléités expansionnistes de certains voisins.

Après la rupture entre Mzee Kabila et ses anciens parrains rwando-ougandais, fin juillet 1998, les provinces du Nord-Est sont secouées par des pseudo-rébellions et autres mutineries. Il y a eu le CNDP (Congrès national pour la défense du peuple) de Laurent Nkunda dont la mission claironnée était de « protéger » les membres de la communauté Tutsi, les Banyarwanda, rebaptisés « Banyamulenge« . Est-il infamant d’être appelé « munyarwanda« ?

Après la « disparition » de Nkunda et son CNDP, on a assisté à la naissance d’une nouvelle « rébellion » dénommée « Mouvement du 23 mars » ou « M23 ». Coïncidence ou pas, celui-ci est « piloté » par des Rwandophones. C’était en juillet 2012. Affaiblie, l’armée congolaise va subi le « brassage » et le « mixage« . Bonjour l’infiltration de l’armée par des « mutins » manipulés par certains pays voisins.

« Jamais au grand jamais, une armée ne prend un mutin pour en faire un nouveau soldat« . L’homme qui parle est le feu général Paul Mukobo Mundende. C’était au cours d’une interview avec Congo Indépendant. Pour lui, les combattants du CNDP et du M23 étaient des « faux mutins« . « C’était un arrangement entre Joseph Kabila et les initiateurs du M23 dans le but de déstabiliser et d’affaiblir le Congo-Kinshasa« . Ancien patron du Contre-espionnage du Rwanda, le colonel Patrick Karegeya a été le premier à déclarer que ces deux mouvements furent conçus à Kigali. « Le président Paul Kagame était aux manettes« , a-t-il souligné dans une interview accordée au quotidien du « Soir ». Une chose paraît sûre: le phénomène « ADF » – né en 1995 en Ouganda avant d’installer ses bases arrières dans l’ex-Zaïre – a pris de l’ampleur en octobre 2014 soit une année après la « défaite » du M23. Et si le M23 s’était mué en « ADF« ? Pourquoi plus personne ne parle des Hutus rwandais des FDLR? Que sont-ils devenus?  

REMETTRE LE « GRAND CONGO » DEBOUT

Le président Felix Tshisekedi entouré par des officiers de l’armée et de la police

Tout au long de ses dix-huit années passées à la tête de l’Etat congolais, l’ancien président « Joseph Kabila » semblait avoir peur d’une « armée républicaine« . Une armée sur laquelle il n’aurait aucune prise. Pour lui, sa garde personnelle, les fameux « GR » (Garde républicaine) suffisaient amplement. L’homme restera, jusqu’au bout, réfractaire à toute réforme de la force publique (armée, police, services de renseignements), telle que consignée dans l’Accord-cadre d’Addis Abeba du 24 février 2013. Il n’a rien fait pour « consolider » l’autorité de l’Etat à l’Est.

Ancêtre de l’armée nationale congolaise, la « Force publique » a été créée en 1886. C’était à l’époque du Congo léopoldien. En tant de paix, l’armée comptait 25.000 hommes. Quarante mille, sur pied de guerre.

Paul Mukobo avait une certaine idée pour réformer l’armée et la police. Il l’a dit à l’auteur de ces lignes en dehors de l’entretien. Pour lui, il faut doter le pays de 100.000 policiers et de 40 à 60.000 fantassins. Des hommes et des femmes bien entrainés et bien équipés. Selon lui, la formation individuelle et en groupe devrait se dérouler durant douze mois.

Pour lui, les décideurs devraient mettre l’accent plus sur la puissance de feu (artillerie, chars, hélicoptères d’attaque, missiles sol-sol et sol-air, Orgue de Staline) que sur les effectifs. Selon Mukobo, le Congo-Kin doit baser en permanence deux à trois bataillons aux frontières qui nous séparent avec le Burundi, l’Ouganda et le Rwanda. Il ne faudrait pas qu’après l’état de siège soit égal à avant l’état de siège.

A propos, le président Yoweri Kaguta Museveni tient en piètre estime tous ces pays africains incapables de garantir la sécurité de leur territoire. Il l’a dit avec, un sourire malicieux, au cours d’une interview accordée à France24, début septembre dernier: « Un pays qui ne peut pas assurer la sécurité de son territoire ressemble à une personne physique souffrant du Sida« .

Le « Grand Congo » doit, pour retrouver sa respectabilité, réformer ses forces de défense et de sécurité. C’est le prix à payer pour que ce « Géant » de l’Afrique centrale se remettre debout. N’en déplaise aux pays voisins bien connus…

Baudouin Amba Wetshi

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12 thoughts on “Congo-Kinshasa: Quelle armée après l’état de siège?

  1. La passion, une passion irrationnelle, c’est ce qui anime le congolais dans son comportement et sa réflexion. Tous les congolais savent dans quelles conditions les Rwandais et Ougandais sont arrivés chez nous. Comment Laurent Desiré Kabila a tout accepté jusqu’à hypothétiquer l’existence même du Congo pour satisfaire aux exigences de ses parrains. Mais avant l’épopée Rwando-Ougandais au Congo, l’armée congolaise n’était que l’ombre d’elle même. Mobutu qui était hanté par les complots, qui voyait des ennemis partout a complètement destructuré et détruit l’armée a coup d’arrestations et éliminations systématiques. Il a de surcroît placé à des postes stratégiques ses frères qui n’avaient aucune formation militaire. Certains haut gradés ne savaient même pas lire la carte d’état major. Lorsque Laurent Desiré Kabila arrive avec ses parrains, il envoie des centaines d’hommes de troupe à Kitona où la plupart ont péri dans des conditions effroyables. Il nomme les Rwandais à la tête de l’armée congolaise, on connaît le résultat. Celui qui se fait appeler Kabila n’a fait que parachever l’œuvre de celui qu’il pretend être le fils. L’histoire de l’armée au Congo est faite de tragédie et de trahison. De l’armée coloniale en passant par la force publique jusqu’aux Faz et Fardc, notre pays était devenu un champs d’expérimentation grandeur nature. Cet était de chose est souvent l’œuvre des fils et filles du pays. Nous devons cesser de faire l’autruche en jetant toujours la faute sur les autres. Nous devons nous regarder en face et faire un diagnostic sans complaisance. Continuer à croire que le monde entier est contre nous est une attitude irresponsable voire lâche. Oui, il faut réformer cette armée gangrenée par l’affairisme et la traîtrise, mais cela demande une prise de conscience collective. Ce n’est pas l’affaire d’un individu mais celle de tous les congolais épris du patriotisme, le reste n’est que l’écume des choses. Je ne suis pas forcément contre la présence des troupes ougandaises au Congo pour nous aider à combattre les ADF arrivés chez nous depuis des dizaines d’années dans les conditions que l’on sait, mais à conditions que cela se face dans des conditions qui ne soient de nature à traumatiser d’avantage les populations déjà meurtries pars les événements que nous connaissons tous. Quant à l’etat de siège, rien ne dit qu’il va résoudre tous les problèmes de cette partie du pays, mais dès lors qu’il ( état de siège) peut arrêter ces dégâts et amorcer un début de solution, il faut le soutenir. D’ailleurs, nous savons qu’en portant atteinte à certains intérêts occultes il sera combattus par ces affairistes véreux qui s’enrichissent sur le dos des pauvres compatriotes qui ont déjà payé un lourd tribut. La passion nous aveugle, elle nous pousse à nous haïr et nos ennemis en profitent pour nous infiltrer et nous détruire de l’intérieur. C’est ça le mal congolais

    1. Elombe@
      « Réformer une armée  » n´est pas une question de « prise de conscience collective ».. Non, pas du tout.
      L´UDPS avec ses 30 ans d´opposition devait posseder une idée, un plan, un programme de défense du Congo que les congolais doivent voir en application en ce moment.
      Vous êtes au pouvoir depuis 3 ans et que voyons-nous? Vous avez repris la Garde Républicaine de Kabila.. pire même Augustin Kabuya est sous la protection de la « GR ».
      Il n´est pas question de la « passion » quand les congolais attendent de vous des réformes de l´armée, un programme en matière de défense et une gouvernance sécuritaire du Congo.
      PARADOXE?
      Le président du Congo s´affiche souvent avec l´ambassadeur des USA, mais pour quelle raison cette puissance mondiale ne fait pas comme en 1960 quand la CIA avait aidée le Congo activement á combattre les milices communistes?
      Elombe@ lisez l´article de DAVID ROBARGE  » CIA´s Covert Operations in the Congo, 1960-1968: Insights from Newly Declassified Documents.
      Vous vous rendrez compte que pendant 8 ans, la CIA a non seulement financée la guerre, mais aussi apportée la logistique, les avions de combat et les pilotes, mais surtout une « supériorité opérationnelle » sur le terrain.
      Notez en passant que ni Kasavubu et ni Mobutu n´avaient eu besoin de se rendre aux USA, tout se passait dans l´ambassade des USA á Kin.
      Ainsi, le président Felix a l´avantage d´avoir un ambassadeur des USA á Kin qui peut l´aider (pouvait l´aider) á mettre en place ces réformes militaires y compris obtenir un back up des USA.
      PARADOXE 2
      Le président Felix est chez lui á Bruxelles où se trouve non seulement le siège de l´OTAN, mais surtout celui de l´UE.
      Pendant ses « 100 voyages », les congolais s´attendaient á un speech devant le Parlement de l´UE afin de demander une aide militaire capable de nous aider á réformer l´armée et la police.. nada rien.
      Même pendant ces 6 mois de l´état de siège, notre président ne demande pas une expertise militaire de l´UE/OTAN afin d´évaluer et optimiser ce qu´il considere him self comme son « programme militaire »
      LE MAL CONGOLAIS?
      L´ironie de ce jour est la liberation de Kamerhe.. Elombe@ savez-vous que l´acquisition des maisons pour les militaires et policiers était un « programme en matière de défense » du président Felix pour ses 100 jours au pouvoir?
      Voyez-vous des maisons des militaires quand Kamerhe est libre en ce moment?
      Le mal congolais est celui de ne pas se poser des questions.. Sans se poser des questions, nous n´aurons pas des réponses.
      MUKOBO ?
      Juste pour dire á mister BAW que la génération des généraux Mukobo formée pendant la Guerre Froide est « out of the map ».
      Les guerres modernes et les menaces de l´an 2021-2022 exigent une autre approche pragmatique pour la défense du Congo.
      Rien que la lecture des articles sur les activités de la CIA nous apprend que le seul pays capable de changer la situation militaire au Congo reste les USA.
      La Chine, si puissante financièrement n´a pas donnée des signes d´une volonté d´aider le Congo á stabiliser son territoire.. Au contraire, la Chine se contente de puiser les minerais.. sans se soucier de la bonne gouvernance ni de la sécurité des congolais.
      Mister BAW, nous devons commencer par faire un choix. Choisir une puissance militaire internationale qui peut non seulement financer notre budget de la défense et apporter des connaissances pour augmencer nos capacités militaires, mais aussi apporter une forme de « dissuasion » où aucun pays voisin ne peut oser nos attaquer par peur des « représailles ».
      Il est temps de commencer á exiger des programmes en matière de défense de la part de l´opposition.. bien longtemps avant la campagne électorales.. Pour l´actuel président du Congo, c´est trop tard.. Nous ne le voyons pas faire mieux pendant les 24 mois de son mandat..

  2. Cher BAW,
    @ Désolé de vous le dire : pour moi, l’essentiel qui aurait du être le vôtre, c’est de prendre le courage d’adresser directement et fermement votre prose sur l’armée au Président Tshisekedi et à son équipe, et pas annoncer faits et vœux connus en l’air !
    @ Dans un récent commentaire je vous reprochais de vous attarder inutilement sur l’équivalence connue de tous entre CNDP et M23 (deux faces de la même médaille) et vous demandais de nous décrypter plutôt l’état déplorable de nos forces de sécurité, état de siège ou pas, sur fond de naïveté, légèreté et même complicité traîtresse au sommet de l’État. Vous venez d’y répondre en partie même si je ne comprends pas pour ma part pourquoi vous semblez accrocher la valeur de l’armée à l’état de siège qui devrait exister avant pendant et après l’état de siège.
    @ Pour le reste je crains que votre exposé ne livre que des convenances attendues sur l’armée, rien qui mérite une attention particulière sauf que l’intervention sur notre sol de l’armée ougandaise pour s’attaquer aux ADF met à nu, c’est vrai, le caractère rudimentaire, malade de nos FARDC qui peinent depuis plus de deux décennies à éradiquer des groupes rebelles largement commandités de l’extérieur par nos voisins rwandais et ougandais et même burundais. N’empêche que lorsque vous convoquez l’indifférence coupable de ‘JK’ à former une armée républicaine dissuasive vous ne dites pas l’essentiel sur ce que fait et doit faire le pouvoir en place, l’état de siège s’étant révélé être un expédient à la va vite pas si approprié. Que doivent faire aujourd’hui nos autorités civiles et militaires pour ‘recruter, former, discipliner, ravitailler et équiper une armée enfin dissuasive’ ? Le chef d’État nous a-t-il pas dévoilé sans lendemains la mafia, l’infiltration nocives dans l’armée ?
    @ « Pour que le Rwanda et l’Ouganda restent debout, le Congo-Kinshasa doit rester à genoux », cette phrase qui a été abondamment démontrée par notre histoire récente semble tout d’un coup oubliée par Tshisekedi, Mboso et Cie qui se précipitent sur une urgence vieille sur pression de l’Ouganda en acceptant leur prétendue aide à éradiquer enfin les ADF. Mais qui sont les ADF, comme le M23 et d’autres ? Mutualisation des forces ou pas, la lutte efficace contre les groupes armés présents dans l’Est de notre pays ne sera d’abord que l’œuvre des Congolais, d’une armée enfin crédible et jamais par des Rwandais ou Ougandais qui vivent de notre faiblesse : comment un Chef d’État Congolais est-il si incapable de le comprendre ? Autant en changer…
    @ « Un pays qui ne peut pas assurer la sécurité de son territoire ressemble à une personne physique souffrant du Sida », dixit Kaguta : en quelle langue faut-il le faire entendre à Tshisekedi et Mboso ? Tout le reste, cher BAW, est de la parlote qui ne vaut tripette !
    Adressons-nous donc fermement et directement au pouvoir en place, l’armée ougandaise au Congo ne pacifiera pas notre pays, c’est une lamentable illusion !

    1. NONO@
      Mister BAW.. s´adresse au président Felix.. Il sait comment s´adresser au président du Congo via ce site qui est consulté in live par les conseillers du président Felix.. si lui même n´a plus le temps de lire.
      De plus en plus, les congolais ont la perception que pour l´actuel président, c´est trop tard et pasi ya pamba.
      Imaginez un président du Congo qui invite Kagame dans une conférence sur les violences faite aux femmes quand tous les congolais accusent le Rwanda de ces violences depuis plus de 20 ans? Imaginez un président du Congo qui garde silence quand le M23 attaque l´armée nationale et RwandAir commence ses activités dans l´espace aérien congolais? Imaginez un président en fonction au Congo qui invite l´armée de Museveni au Congo et autorise l´Ouganda á construire une route dont les taxes du péage seront versés á Museveni? Imaginez un président qui autorise la liberation de Kamerhe.. et Bakonga..
      Toutes ces actes du président se passent pendant quelques semaines.. comme si il ne soucie plus de ses fonctions ni de son futur politique et multiplie les bourdes !
      Trop tard pour le président Felix.. en 24 mois, il ne peut pas réaliser ce qu´il ne pouvait pas faire en 3 ans.. Impossible

      1. Ndeko Ghost,
        Bien sûr je sais que la présidence dispose des services qui suivent les différents organes de presse Congolais et peut-être même parmi eux certains qui commanditent certaines thématiques qui les soucient. Justement selon moi à ce stade il faudra s’adresser autrement, fermement et directement à ce PR qui perd de plus en plus les pédales à son poste.

  3. Cher BAW,
    On ne peut construire des forces de défense et de sécurité d’un pays avec des officiels étrangers infiltrés. Tant qu’on règle pas le problème rwandais, rien de bien se fera au Congo. Encore moins avec des médiocres heureux comme ceux qui sont au  »pouvoir » aujourd’hui à Kinshasa.

  4. Pour mener à bien l’action de réforme de notre armée nationale, nous allons faire recours à ceux-là mêmes qui ont dit: « Pour que le Rwanda et l’Ouganda restent debout, le Congo-Kinshasa doit rester à genoux». Quel paradoxe et quelle ignominie!
    Le triumvirat des 3 « K » (Kagame-Kanguta-Kanambe) a toujours voulu imposer sa suprématie dans la région, à travers un expansionnisme sanguinaire tutsi-hema.
    En quelle langue les Congolais veulent-ils qu’on leur explique?

  5. Qu’est ce qui empêche Felix Tshisekedi de réformer l’armée, la police et les services de renseignément?
    Le mandat est entrain de se dégrainer jour après jour. Lui et son gouvernément finiront par s’en aller sans rien faire, comme se fut Joseph Kabila; après avoir volé tout l’argent du pays , personne parmi les congolais n’ose l’arrêter. Il déambule, il roule carrose, il organise de festivals, à l’aise, comme si de rien n’était.
    L’argent de mines congolaises, peut servir pour reformer larmée, construire des autoroutes en réliant toutes les provinces. Construire des rails pour TGV(train à grandes vitesses), réliant aussi toutes les provinces. Construire des poteaux électriques, à partir du Barrage Inga, pouvant distribuer du courant à chaque maison se trouvant en RDC, en réliant evidemment toutes les provinces.
    Comment combattre le dollar?
    Il suffit de mettre un contrôl rigoureux dans toutes les frontières, et obliger d’acheter nos matières premieres avec le Franç Congolais; le même jour notre monnaie sera récherchée pour l’achat non seulement du minerais, mais aussi des bois et de l’électricité.
    La RDC est une grande puissance d’Afrique, il faut des dirigeants visionnaires, intelligents et compétents.
    Il n’y a rien qui manque pour démarrer.

  6. L ‘ armée de Museveni qui bombarde nos sols et nos arbres consacre l’ECHEC CUISANT de l’Etat de siège. C’était une escroquerie intellectuelle. Le peuple a le droit, maintenant, de savoir combien de millions ont été décaissés par les  » voyous  » de Tshilejelu. Aussi, qui va payer la croisière des mercenaires ougandais chez nous ?

  7. et aucun mot sur l’entrée des troupes ougandaise et rwandaise qui sont une formes d’echec de l’etat de siège …..

  8. QUELLE ARMÉE APRÉS L´ÉTAT DE SIÈGE ?
    C´est la question de mister BAW.
    Le plus enseignement de l´état de siège est que la RDC n´aura plus besoin d´une armée « classique », une armée qui fait des « guerres classiques » et dont les troupes font la guerre á arme égale avec des milices.
    Nous avons appris avec les pertes immenses de notre peuple que la forme de l´armée héritée de la Force Publique et des ex FAZ de Mobutu n´est plus celle qui peut assurer la sécurité de notre pays.
    « ECHEC CUISANT DE L´ÉTAT DE SiÈGE »
    C´est avant tout l´échec des généraux ex FAZ.. qui possedent une éducation academique datant de la guerre froide. En effet, les meilleurs généraux des FARDC sont les rares ex FAZ qui ont été formés dans les academies militaires en Occident ou qui ont fait les études supérieures á l´école d´état-major de Binza.
    La fameuse école de guerre qui devait recycler la grande majorité des généraux issuent des brassages n´est qu´une école « militaire privée » dont les limites des connaissances militaires sont démontrées pendant l´état de siège.
    Quelque soit le niveau des « infiltrations », nous devons être lucides en reconnaissant que l´absence d´une éducation militaire compatible avec les guerres aysmétriques modernes est la principale cause de l´échec cuisant de l´état de siège. La planiication de l´état de siège avec une absence totale d´une « preparation spécifique » pour les troupes á déployer au Kivu et en Ituri est une indication d´une grande insufisance de compétence au niveau de l´EMG des FARDC.
    L´EMG n´a ni fait une analyse profonde des capacités des troupes et de la logistique, ni surtout pris le temps d´acquerir des informations précises sur les capacités militaires des milices, de leur moyens de communication ou de la logistique dont elles disposent.
    Comment les généraux FARDC peuvent-ils accepter de lancer des opérations militaires sans planification, sans preparation des troupes et pire sans supériorité logistique ou informationnelle?
    Á suivre

  9. POUR MA PART LA PREMIERE DE CHOSE A FAIRE ETAIT DE ROMPRE DES RELATIONS DIPLOMATIQUES AVEC TOUS CES TROIS PAYS MERDEURS (RWANDAIS ,BURUNDI ET OUGANDA) QUI NE NOUS APPORTENT NI APPORTERONS RIEN.
    ON VANTE LE RWANDA ALORS QUE TOUT LE MONDE SAIT QUE CE PAYS VOLE VIOLE LE CONGO MEME ZEMMOUR L’AVAIT DIT TOUT HAUT UN JOUR SUR UNE CHAINE DE TELE FRANCAISE .

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