Gloria Sengha: « Felix Tshisekedi n’a pas encore fait ce qu’il disait… »

Agée de 28 ans, juriste de formation, Gloria Sengha, alias Panda Shala (seuls les Sankurois pourraient décrypter ce sobriquet), est une activiste de la société civile congolaise bien connue. Son crédo tient en cinq mots: la défense des droits humains. Militante du mouvement citoyen la « Lucha » (Lutte pour le changement), elle participe, en août 2017, à la rédaction du « Manifeste Citoyen Esili » à Chantilly, en France. Une rencontre dont l’organisation matérielle fut l’œuvre du duo Sindika Dokolo et André Mbata Mangu. Depuis 2018, « Gloria » dirige une organisation de défense des droits humains dénommée « Vigilance citoyenne » (VICI). Vendredi 22 octobre dernier, cette militante – qui est également avocate au barreau du Kongo Central – a jeté un regard fort critique sur la marche des affaires publiques depuis l’avènement de Felix Tshisekedi Tshilombo à la tête de l’Etat. C’était sur le média kinois CML13. « Rien n’a changé. Les arrestations continuent », dit-elle. La militante n’exclue pas de descendre dans l’arène politique en présentant sa candidature aux élections législatives de 2023. INTERVIEW.

En scrutant votre parcours, on constate que vous avez commencé à vous intéresser à la vie politique en 2009. C’est en 2011 que vous vous êtes engagée. Pourquoi?

A l’instar de la grande majorité des Congolais, ma famille était convaincue qu’Etienne Tshisekedi wa Mulumba avait remporté l’élection présidentielle du 28 novembre 2011. Je vous laisse deviner la déception lorsqu’on a appris que le « vainqueur » était le président sortant Joseph Kabila. Pour nous, ces résultats étaient loin de refléter la vérité des urnes. A l’époque, je venais de débuter ma première année à l’université de Kinshasa. En 2015, j’ai été approché par la « Lucha ».

En août 2017, vous avez participé à la rédaction du « Manifeste Citoyen Esili » sous la bannière de la « Lucha ». Pourquoi avez-vous, par la suite, quitté ce Mouvement?

J’ai quitté la Lucha parce que nous n’avions plus la même vision.

Qu’entendez-vous par « vision »?

Nous n’avions plus les mêmes méthodes de combat. Dans la Lucha, le leadership était collégial. Or, j’avais mes propres méthodes que j’estimais indispensables pour mener la lutte. Pour moi, il fallait faire « du porte à porte » pour conscientiser les citoyens sur le fait que les gouvernants sont tenus à une obligation de rendre des comptes à l’égard des citoyens.

Depuis 2018, vous êtes à la tête du Mouvement « Vigilance Citoyenne ». Quelle est la différence avec le mode d’action utilisé dans la « Lucha »?

Je préfère ne pas m’engager dans ce débat. Je peux vous assurer que mon mouvement est engagé dans la lutte pour l’avènement d’un véritable changement au Congo-Kinshasa. La Lucha fait partie de mon histoire. Elle fait partie de ma vie de militante. A Kinshasa, on ne parlerait pas de la Lucha sans Gloria. Et-ce en dépit du fait que le mouvement est né à Goma, au Nord-Kivu?

Lors de votre passage sur CML13 (Congo Média Libre) chez Louis-France Kuzekisa – pour ne pas le citer -, vous avez déclaré que l’avènement de Felix Tshisekedi à la tête de l’Etat avait suscité un certain espoir. Et que cet espoir est déçu. Pouvez-vous expliciter votre pensée?

Cet espoir est déçu parce que l’actuel Président est une personne avec laquelle nous avons mené le combat pour arracher le changement. Pour nous, il devrait incarner les valeurs qu’il défendait en tant que membre de l’opposition. J’ai le sentiment que les valeurs ne sont pas transmissibles, par héritage, de père à fils. Après son arrivée au pouvoir, Felix a fait alliance avec Joseph Kabila. Il a fini par rompre cette union à la satisfaction générale. Le constat est là: le chef de l’Etat peine à montrer la cohérence entre ce qu’il disait dans les rangs de l’opposition et ce qu’il fait en tant que gouvernant. Sur le terrain, la tentation est forte de conclure que ce n’était que du « ôte-toi de là que je m’y mette ». C’était le pouvoir pour le pouvoir. Finalement, le pouvoir pour quoi faire?

Que répondez-vous à ceux qui soutiennent qu’une certaine ambiance libérale règne au pays depuis l’investiture de Felix Tshisekedi?

J’estime, pour ma part, que rien n’a changé au niveau de l’exercice des droits et libertés. Les arrestations arbitraires continuent. Des journalistes ont été détenus à l’ANR et à la prison de Makala pour des faits bénins. L’intolérance est montée d’un cran de la part des membres du parti présidentiel.

Pouvez-vous citer les noms des journalistes enfermés à Makala?

Jacky Ndala, par exemple…

Il n’exerçait pas le métier de journaliste au moment de son arrestation…

C’est un ancien journaliste qui a adhéré à l’Ensemble pour la République. Peut-on dire que la liberté d’expression est respectée? Je ne le pense pas.

Gloria Sengha Panda Shala, activiste des droits humains

D’aucuns pourraient vous rétorquer que Ndala avait donné un « mot d’ordre » à caractère séditieux aux militants de ce parti…

Pourquoi la rigueur de la loi est appliquée à Jacky Ndala mais pas à Augustin Kabuya? Le secrétaire général de l’UDPS n’avait-il pas menacé de distribuer des armes aux « combattants » afin de s’opposer aux personnes qui menaceraient le pouvoir de « Felix »?

Je pourrais citer également le cas de Tatiana Osango qui a été détenue à l’ANR pour avoir, semble-t-il, interviewé un monsieur qui faisait l’apologie du tribalisme. La journaliste n’a fait que son travail…

Les faits sont connus: elle avait donné la parole à des militants d’un parti d’opposition qui avaient lancé des appels aux meurtres…

Denis Kadima vient d’être investi en qualité de Président du Bureau de la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Qu’en pensez-vous?

Je suis personnellement déçue du fait de l’absence du consensus autour de sa désignation. On peut trouver l’expertise un peu partout. Je ne suis pas d’accord avec l’argument tribalo-ethnique selon lequel Kadima a été indexé du fait de son appartenance à une ethnie. Luba ou pas luba, nous devons apprendre à reconnaitre la compétence. Le véritable problème au niveau de la CENI porte deux noms: la transparence et l’impartialité. La CENI, sous la direction de Denis Kadima, sera-t-elle impartiale lors de la publication des résultats électoraux? Depuis 2006, tous les cycles électoraux ont été émaillés de contestations. Les Congolais n’ont-ils pas le droit d’aspirer à des élections libres, transparentes et démocratiques? La situation que traverse notre pays découle de triples irrégularités en 2006, 2011 et 2018. Des résultats furent proclamés par la CENI et valider par la Cour constitutionnelle. Il faut craindre qu’il n’y ait pas de changement. Et ce aussi longtemps que les gouvernants du moment seront tentés de placer leurs « obligés » à la direction de la CENI pour « fabriquer » des résultats qui ne reflètent pas la volonté populaire. Je m’interroge pourquoi Kadima n’est du soutien que par les membres d’un seul parti politique? Pourquoi pas les autres?

Dans votre interview précitée, vous avez déclaré notamment: « Bravo à M. Fayulu pour sa constance ». Que pensez-vous de son « alliance » avec « Joseph Kabila » dans le cadre du « Bloc patriotique »? Allez-vous participer à la manifestation programmée le samedi 6 novembre?

La phrase selon laquelle « la politique est dynamique » m’exaspère un peu. Les acteurs politiques s’associent juste pour préserver leurs intérêts. Quid du passé récent au cours duquel des gens ont perdu la vie dans le combat contre Joseph Kabila? Comment peut-on s’associer avec des gens sans foi ni morale qui ne se repentent pas de leurs méfaits passés? Je ne suis pas du genre à faire feu de tout bois. Je ne participerai pas à la manifestation du samedi 6 novembre.

Dans un tweet publié le 24 octobre par la Lucha, cité par Stanis Bujakera, on peut lire: « Aucune circonstance, aucun pragmatisme, aucun combat ne vaut la peine d’une alliance délibérée avec ceux qui ont mis à feu et à sang l’est du Congo, le Kasaï, Yumbi, qui ont fait tuer Chebeya, fusiller Thérèse [Kapangala] et Rossy [Mukendi], immoler Luc [Nkulula]… sans justice ni la moindre repentance ». Votre commentaire?

C’est un excellent message. On ne peut pas, sous le prétexte que « la politique est dynamique », passer par pertes et profits tous les événements ayant endeuillé notre peuple. La mémoire collective est très importante. Elle nous permet de garder présent à l’esprit trois questions. D’où nous-venons? Où sommes-nous? Où allons-nous? Nous devons nous poser une question: ceux qui sont morts depuis 2015 pour l’avènement d’un Congo démocratique seraient-ils fiers de nos « alliances politiques »? Faut-il pactiser avec le diable juste pour combattre Felix Tshisekedi? Nous devons respecter la mémoire de ceux qui sont morts en laissant leurs familles. Le tweet de la Lucha est interpellant! Nous ne nous sommes pas engagés dans le combat politique pour prendre la place des « sortants ». Nous luttons pour l’avènement d’un Congo meilleur.

 

Propos recueillis par Baudouin Amba Wetshi

16 Commentaires on “Gloria Sengha: « Felix Tshisekedi n’a pas encore fait ce qu’il disait… »

  1. Bravo Gloria Sengha!
    A mon humble avis, en pactisant avec Hippolyte Kanambe alias « Kabila », Fayulu vient de se tirer une balle au pieds. C’est vraiment le summum de la honte du politique.
    Au fait, au cours de ces dernières années, tout en éprouvant de la sympathie pour Fayulu Madidi, je m’étais pourtant toujours demandé pourquoi Paul Kagame ne manifestait aucune crainte vis-à-vis des actions menées par Fayulu, alors que le Dr. Dénis Mukwege (par exemple) lui a toujours foutu la trouille! Eh bien, j’ai maintenant la réponse à cette préoccupation.
    « Un homme d’Etat pense aux futures génération, mais un homme politique pense aux élections futures ». [Abraham Lincoln].

    1. Cher KUM,
      La politique est dynamique, dit-on. C’est vrai. Mais je suis entièrement d’accord avec Gloria et la Lucha. S’allier à Joseph Kabila avec tous les crimes qu’il traine derrière lui et qui ne semblent pas perturber le sommeil de Tshilombo, l’autre opposant d’hier, est une erreur politique de la part de Fayulu. Il aurait dû poursuivre son opposition de son côté et cracher sur les miettes que Kabila va certainement lui jeter.

  2. Felix Tshilombo ne peut pas faire ce qu’il disait simplement parce qu’il n’a pas les mains libres. Il s’est laissé enfermé dans un DEAL ! Connaissez-vous un président de la république qui laisserait ses propres filles se faire expulser avec leur mère du territoire national par sa propre SECURITATE ?
    En quelle langue voulez-vous qu’on vous l’explique ?

  3. Cher BAW,
    @ Vous attestez d’une « alliance »de Fayulu avec ‘JK’ ! .Telle que vous la décrétez ici, c’est selon moi à moitié vrai, juste une « alliance objective » », c’est dire que Fayulu n’a pas fait le choix de conviction de s’allier à ‘JK » mais se retrouve sur le terrain à jouer le même objectif ponctuel. A ma connaissance il n’e l’a pas avoué et nulle part un dirigeant de Lamuka n’a avoué une affinité de fond autre. Fayulu a à tort ou à raison appelé les forces politiques et sociales à se constituer en un front patriotique contre ce qu’il appelle « dictature Fatshi ». Doit-on considérer le Fcc comme force politique et sociale du pays et surtout y’a-t-il une dictature comme une autre en face ?
    @ C’est peut-être là où il a péché par amalgame mais il arrive ‘en politique à se retrouver avec des ‘allés objectifs’ avec lesquels on ne partage qu’un combat ponctuel. C’est comme un risque du métier : des alliances se font même si les protagonistes n’ont pas d’intérêts de fond et de convictions communes. Fayulu ne viendra pas la revendiquer mais elle est là. Refuserait-il plus explicitement la compagnie des politiciens qui par le passé ont failli contre le pays et le peuple qu’il n’empêcherait pas davantage ces derniers à descendre dans la rue contre l’ennemi commun qu’est devenu pour eux deux Tshisekedi; Mme Senga a sans doute de bonnes raisons de ne pas descendre dans la rue en même temps que le Fcc mais elle ne pourra pas nier que des impératifs pratiques, symboliques et stratégiques peuvent expliquer cette concomitance des manifestations pour autant qu’elle n »accuse pas Faylu de crimes et délits comme elle ferait du Fcc. Je sais qu’ il est devenu une règle sur CIC de brocarder tout de Fayulu,, permettez-moi de le trouve excessif et inutilement méchant.

  4. LU POUR VOUS ! LISTE CIVILE, PALAIS, VOYAGES OU LA VIE DE PACHA DU ROI FÉLIX
    Depuis son accession au pouvoir, Félix Tshisekedi mène au frais du Trésor public congolais une vie de pacha. Par ses très nombreux voyages, le président congolais qui a décrété une gratuité scolaire introuvable aura au moins eu le mérite de permettre à tous les enfants congolais d’accéder à la géographie et à la connaissance de toutes les capitales. A Kinshasa, un nouveau palais présidentiel est en cours de finition. Cent millions USD y ont été engloutis. Le maître du cobalt, du cuivre, du nobium, de la tantalite, du lithium et des minerais les plus rares au monde peut bien s’offrir un petit joyau digne des palais de Samarcande, des jardins suspendus de Babylone ou du temple de Louxor. Rien n’est trop beau pour le Roi du Congo dont la liste civile dépasse celles des plus grands souverains du monde.
    Depuis les premières élections démocratiques de 2006 qui ont marqué l’entrée du pays dans la troisième République, jamais les dépenses du Président de la République n’ont autant obéré le budget de l’Etat. Le nouveau maître du Congo Félix Tshisekedi a tout simplement fait exploser les dépenses du personnel de la Présidence qui, selon certains experts du gouvernement sont passées de 1% du Budget à 2,4% du Budget en 2020. Et les perspectives à venir ne sont pas réjouissantes !
    Au signal d’alarme envoyé par l’Observatoire de la Dépense Publique, ODEP, sur le train de vie de l’Etat, une enquête fouillée sur les dépenses de la Présidence de la République sous le règne de Félix Tshisekedi Tshilombo révèle l’immense gouffre que constitue cette institution pour la RDCongo.
    Le projet de loi de Finances de l’exercice 2022 déposé par le ministre du Budget indique que la Présidence congolaise est devenue une mangeoire où chacun trouve de quoi rassasier son appétit. Les prévisions budgétaires déposées au Parlement donnent les détails par section, rubrique budgétaire et chapitre des dépenses de la première Institution congolaise.
    30 millions USD pour les dépenses couple présidentiel congolais
    Une observation attentive de la ventilation des dépenses indique que les députés vont allouer au seul Roi Félix une liste civile digne des plus grandes cours européennes. Au titre du chapitre 10100, à la rubrique Bureau du Président, on lit que le Chef de l’Etat congolais se verra allouer 25 milliards FC, soit 12 millions USD pour l’année 2021. Les amoureux du football observent que Félix Tshisekedi touche l’équivalant de la prime annuelle versée par Chelsea à son attaquant vedette Roméo Lukaku. Comparaison n’est pas raison dit-on, mais on ne peut s’interdire de penser qu’avec 1 million USD/mois, le roi du Congo rejoint voire dépasse les plus grandes stars du ballon rond. Quant à son salaire du Chef de l’Etat, il est versé dans une autre rubrique qui affiche un modeste montant de 340 millions FC, soit 170.000 Usd. En réalité, cela correspond au salaire du Président Emmanuel Macron qui s’élève à 15.203 euros bruts par mois. Une broutille pour le nouveau roi du Congo !
    Outre la liste civile, en 2022, le couple Félix-Denise pourra également puiser dans un fonds spécial d’intervention de 35 milliards, soit 17 millions USD, logé au Cabinet du Président. Disposant d’une enveloppe officielle de près de 30 millions USD, le Chef de l’Etat et la Première Dame peuvent voir l’avenir à l’abri de la gêne.
    Quant au cabinet du Chef de l’Etat, ses effectifs ne cessent de grossir qui, pour l’exercice 2022, affiche une augmentation de personnel qui atteindra 1096 cadres et agents, son seul fonctionnement devrait coûter 55 milliards, soit plus de 27 millions USD auxquels il faut ajouter les rémunérations qui absorberont 93 milliards de FC, soit 46 millions USD.
    Les familles royales européennes jouent la rigueur et la transparence
    A titre de comparaison, en Belgique, où le PIB par habitant avoisine 40.000 USD/Habitant, le train de vie du Chef de l’Etat est bien plus modeste. La Liste civile du Roi s’élève à 11,55 millions d’euros sur laquelle le Souverain belge touche 370.000 euros pour ses frais personnels et ceux de sa famille. Aucune allocation n’est prévue pour la reine Mathilde. L’ancien roi Albert II reçoit quant à lui un modeste « salaire » de 15.500 euros mensuels. Au Pays-Bas, le Roi Willem Alexander touche un revenu personnel annuel de 998.000 euros, soit 83.167 euros par mois. Et un budget de 5 millions annuels a été voté pour payer son personnel et ses dépenses privées. Son épouse, la reine Maxima touche quant à elle 33.000 euros par mois et bénéficie d’un budget de 659.000 euros pour son personnel. La Reine Margrethe II du Danemark reçoit du gouvernement une dotation annuelle de 12 millions d’euros. Cette dotation qui, au Danemark, porte le nom de rente ou d’apanage couvre les frais de fonctionnement des cabinets de la famille. Il ne s’agit pas d’un salaire exclusif mais d’une enveloppe qui sert à payer les salaires des employés du palais et les frais d’entretien de certains bâtiments.
    Au Royaume-Uni de Grande Bretagne et d’Irlande du Nord, le gouvernement alloue chaque année à Sa Majesté la Reine Elizabeth la somme de 11,2 millions d’euros afin de financer ses frais de représentation, ses dépenses courantes et l’entretien de ses palais. Il faut dire que la reine est à la tête d’une fortune de plus de 350 millions d’euros. La liste civile du Roi Felipe d’Espagne est inférieure à 8 millions d’euros. Le jeune roi a réduit sa liste civile et ordonné la publication annuelle de ses comptes.
    En RDC, on vit sur un tout autre train. Mais rien à voir avec les vieilles couronnes européennes qui vivent dans la frugalité. La liste civile allouée au Roi du Congo est identique à celle des chefs d’Etat de Belgique, des Pays Bas, du Danemark et de Grande Bretagne. La comparaison s’arrête là! Petit hic, la RDCongo trône toujours au rang des pays les moins développés du monde. 75% de Congolais vivent avec moins de 2 USD/jour, le PIB/habitant n’atteint pas 450 USD et la pauvreté ne cesse de s’accroître. Les Nations-Unies annoncent que 27 millions de Congolais souffrent de malnutrition parmi lesquels 3 millions de jeunes enfants de malnutrition aiguë…
    43 rubriques de dépenses pour les 13500 agents de la présidence congolaise
    Depuis l’arrivée au pouvoir de Félix Tshisekedi en janvier 2019, les dépenses de la présidence sont en augmentation constante. Une analyse exhaustive des tableaux d’exécution des dépenses montre que les dépenses sont passées de 288 millions en 2018, à 320 millions en 2019 et 363 millions en 2020. Tout indique qu’une frénésie d’argent s’est emparée de la Présidence de la République. Selon l’ODEP, Félix Tshisekedi a créé une dizaine de services publics « budgétivores » à la présidence de la République, « jouant le même rôle que l’administration publique voir même le gouvernement légalement investi par le Parlement ».
    En réalité, aujourd’hui, plus de 42 services sont aujourd’hui à charge de l’Institution. La présidence de la République emploie plus de 13500 personnes. Outre le Cabinet du Président (1096), il s’agit de l’Inspection Générale des Finances (329), le Comité National de Sécurité (287), la Maison Militaire du Chef de l’Etat (525), le Service National (757+1744), la Clinique de la Cité de l’Union Africaine (77), le Secrétariat Général (2043), l’Office Privé du Chef de l’Etat (120), la Communication Présidentielle et Porte-Parole du Chef de l’Etat, le Comité National de Coordination de la lutte contre le Terrorisme International (423), l’Agence congolaise de la transition écologique & développement durable, la Cellule d’appui au programme d’urgence intégré et développement communautaire, le Programme de Désarmement, Démobilisation, Relèvement Communautaire & Stabilisation, le Cabinet du Ministre près le Président de la République, le Conseil présidentiel de veille stratégique, l’Agence Nationale de la Prévention et Lutte contre la Corruption (52), le Conseil National de la Couverture Santé Universelle, le Programme National Multisectoriel de Lutte contre le VIH/Sida, la Cellule du climat des affaires, le Mécanisme National du Suivi de l’Accord Cadre d’Addis Abeba (59), le Mécanisme Régional de Suivi de l’Accord Cadre d’Addis Abeba (0), le Bureau des services des Conseillers spéciaux, l’Agence pour la prévention & la lutte contre la traite des êtres humains, la Coordination pour le changement de mentalités, l’Agence pour le Développement et la Promotion du Projet Grand Inga (ADPI – 30), la Coordination des ressources extérieures et suivi des projets, la Lutte contre les Violences Sexuelles et le recrutement des Enfants (28), le Représentant personnel du Chef de l’Etat à la Francophonie, la Cellule de gestion des projets et des marchés publics, les Jeux de la Francophonie 2022, le Domaine Agro-Industriel de la Nsele (110), le Journal Officiel (401), le Fonds Social (71), les Invalides de guerre (388), les Réserves Stratégiques Générales (RSG – 351), et les Témoins privilégiés de l’Indépendance.
    Au rang des services de la présidence les plus budgétivores, après le cabinet du Président de la République dont les crédits sollicités représentent près de 75 millions USD et le Bureau du Président qui avoisine 15 millions USD, soit 90 millions USD à eux deux représentant plus de 33% du Budget de toute l’Institution, l’Inspection Générale des Finances de Jules Alingete vient en troisième position avec des crédits avoisinant 50 millions USD pour le corps des 329 inspecteurs et membres du personnel de l’IGF, soit 20% des crédits de la Présidence. Enfin, les fonctions sécuritaires représentées par le Comité National de Sécurité (21 millions USD), la maison militaire (15 millions USD) et la coordination de la lutte contre le terrorisme international (11 millions USD), absorbent à eux trois également 20% des crédits de la Présidence.
    Un Mont Ngaliema à cent millions de dollars
    Parallèlement aux frais de fonctionnement et aux rémunérations, l’enveloppe pour les interventions sociales, culturelles et scientifiques sollicitée s’élève à 3,3 milliards FC, soit 1,6 million USD. Une rubrique intitulée, investissement sur ressources propres devrait absorber 24 milliards FC soit 12 millions USD sur lesquels apparaît un montant de 3 millions pour le palais présidentiel. En réalité, plus de 100 millions USD ont déjà été dépensés pour le Palais qui devrait recevoir les futures hôtes de marque de la République, parmi lesquels le très attendu souverain belge Phillipe 1er. Les dépenses effectuées pour la réfection du Palais n’ont jamais été contrôlées et ont été effectuées en dehors de toutes les règles les plus élémentaires de passation des marchés publics. SurfacturationS, détournements sur fonds de paiements de faramineuses commissions demeureront longtemps l’empreinte de ce chantier.
    L’Observatoire de la Dette Publique a relevé qu’« à fin septembre par exemple, plusieurs institutions ont épuisé leur budget annuel. La présidence a dépensé 253,7 millions $ contre les crédits votés de 159,8 millions $, dégageant un dépassement de 93,9 millions $, soit 111%. En 2020, la même institution avait connu des dépassements : 177,8 millions $ utilisés contre les prévisions de 158,9 millions $, soit un dépassement de 18 millions $ ». Pour l’ODEP, ces dépassements budgétaires sont en partie liés au nombre pléthorique de personnels à la Présidence de la République et à la création de plusieurs services publics « budgétivores ». Et d’ajouter : « Ainsi, depuis le mois d’Août 2021, la Présidence engage les dépenses sans disponibilité de crédits. Conséquences, toutes les recettes additionnelles sont utilisées pour le fonctionnement, surtout dans des voyages du Président. En parallèle, les investissements nagent entre 3% à 5% des dépenses publiques ».
    Alors que la rue congolaise gronde et qu’un profond malaise ronge la société, un expert du ministère des Finances atteste que « Nous sommes en train d’assister aux effets décalés des mauvais choix de politiques économiques dont un bon exemple a été la tentative d’administration des prix des produits alimentaires et des billets d’avion ». Il poursuit : « La mise en oeuvre désordonnée de la gratuité de l’enseignement a créé un choc macro-budgétaire sur le système de l’enseignement de base, que le pouvoir n’arrive pas à gérer au regard de la précipitation dans sa mise en œuvre dans une improvisation totale ». De toute évidence, les dépassements fustigés par l’ODEP représentent un clou dans la chaussure du ministre Kazadi. Les pressions sociales vont aller crescendo au fil des semaines. Dans un contexte politique tendu marqué par la mise en route laborieuse du nouveau cycle électoral, la RDCongo va au-devant de très grandes tempêtes. Jusqu’à présent, Félix Tshisekedi a été épargné des cyclones et des ouragans. Dans la période qui s’annonce, son habileté à maintenir le cap va être testée. Un conseiller du ministre du Budget rappelle à juste titre que « Le premier défi aurait dû être de concentrer les efforts dans la création d’un espace budgétaire à moyen terme par une meilleure mobilisation des ressources propres et une rationalisation de leur utilisation, afin de permettre de faire face aux besoins sociaux de base et en infrastructures ». Il n’en a pas été ainsi ! Loin de là, voyages et dépenses somptuaires ont marqué les débuts du règne des Tshisekedi. Reste à voir si les Congolais, d’habitude si résignés et fatalistes, continueront à regarder sans réagir le train de vie pharaonique de leur Président et de sa cour.
    Bernard Mulumba (Congoquonaime.com)

  5. Je suis souvent agacé d’entendre ces jeunes gens faire croire la lutte pour la démocratie et l’état de droit a commencé avec eux. C’est trop facile de donner de leçon et surtout de chercher à plaire à la fameuse communauté internationale pour être financé. Il ne suffit pas de militer au sein d’une association pour se croire capable de maîtriser la gouvernance d’un pays aussi complexe comme la RDC. Il y a chez nous de gens qui se cachent derrière la profession de journaliste pour se croire tout permis, au point d’appeler au meurtre sous prétexte d’exercer une prétendue liberté d’expression. Le tribalisme est un fléau que Gloria a du mal à appréhender. Le Congo est un pays difficile à gouverner, le moindre étincelle peut provoquer des catastrophes que personne ne peut maîtriser. Le foisonnement du spectre médiatique au Congo crée un climat toxique qui porte des germes d’une destruction imprévisible. Gloria doit parcourir l’histoire de cette immense pays pour comprendre la légèreté des ses analyses. La liberté est une contrainte, ce n’est nullement un doit acquis sans le respect des libertés des autres. On est tous souvent tenté par une prophétie auto réalisatrice pour se croire plus intelligent et plus grand que les autres. La modestie est une qualité rare chez les congolais. Comparez un système Kabiliste honni, dans lequel on pouvait arrêter, torturer et tuer sans devoir la moindre explication à qui que ce soit avec ce qui se passe aujourd’hui est une sottise. Mme Gloria n’a vraiment rien compris, elle est dans la rancœur et le ressentiment, ce qui est de nature à obscurcir tout jugement. Dommage.

    1. Elombe@
      3 ans.. depuis que vous traitez tous ceux qui disent la vérité d´avoir de la « haine », du « rancoeur ». du « ressentiment ».. comme si les orginaires du Kasai qui s´exilent au Katanga en marchant á pieds est une fable.. comme si les congolais qui sont tués chaque semaine malgré l´état de siège est une invention issue de la « haine ».. comme si les embouteillages montres dans la capitale est resulte du « ressentiment »
      GOUVERNER LE CONGO
      Etrange que ceux qui ont luttés pendant 32 ans pour accèder au pouvoir afin d´apporter la « démocratie » et la « justice sociale » ne savaient pas pendant tout ce temps que « gouverner un État » ne s´improvise pas et surtout qu´il faut rendre compte de la gestion qu´ils font du pays á tous les congolais.
      PROMESSES ELECTORALES
      Quand Elombe@ parle de la « communauté internationale », il oublie sans doute que Felix et son gang avaient pillés la reserve de change avec le programme des 100 jours.. et le FMI/BM ont sauvés le Congo d´une crise financière en apportant des devises á la Banque Centrale.
      Que fait Felix ? Il voyage et dilapide ces dollars qu´apportent le FMI/BM.. chaque mois, il se permet de voyager avec une centaine des « griots » ..
      C´était cela l´objectif de la longue lutte de plus de 30 ans?
      Oui, Felix aura du mal á tenir ses promesses électorales.. Il ne lui reste que 2 ans.. et peut-être moins..
      LE FILM DU « SILENCE »
      Même si Felix et son gang appliquent l´embargo sur ce film qui racontre le genocide des congolais. .. la diplomatie du président du Congo qui consiste á accorder des « faveurs » aux pays agresseurs du Congo, aux auteurs des crimes de guerre et crimes contre l´Humanité, ce film va démontrer que les options diplomatiques de Felix sont une trahison á la memoire des millions des morts.
      Rendez-vous dans 2 ans.. pendant la future campagne électorale.. mister Elombe@ va faire le bilan..

    2. Cher Elombe,
      « Le Congo est un pays difficile à gouverner » ? Et pourquoi ? Etait-ce le message de l’UDPS quand Joseph Kabila dirigeait mal le pays ? Mais voyons ! Il n’y a pas des pays faciles à gouverner et d’autres qui seraient difficiles. Le Congo comme du reste la quasi-totalité des Etats africains reste englué dans des problèmes de gouvernance qui ne trouvent pas des solutions pour deux raisons fondamentales. La première est la mentalité de colonisé qui nous fait croire que la démocratie occidentale que nous copions d’ailleurs aveuglement est l’unique horizon de notre temps. La deuxième est notre système éducatif centré sur la transmission des connaissances par les enseignants et leur reproduction par les élèves et étudiants. Notre système éducatif n’est pas orienté vers la recherche des solutions aux problèmes. Je poursuis une carrière internationale dans la gouvernance depuis 2004. J’ai toujours gravi les échelons à force de concours suivis des interviews. Jamais je n’ai participé à un seul concours où il a été question de reproduire des connaissances acquises. Les questions des concours mettent toujours les candidats en face des scenarios de gouvernance. Ils sont alors appelés à expliquer comment ils règleraient les problèmes. On comprend pourquoi dans les pays africains, la politique est souvent question de slogans et non de stratégies. Prenez l’exemple de Fatshi. Il a mis en place une coordination dite de changement des mentalités. La première mentalité à changer et qui explique l’incurie des pouvoirs africains depuis les indépendances, c’est la prise en otage de l’Etat par le président de la République et une poignée d’individus gravitant autour de lui et dont le premier cercle est constitué des frères tribaux. La CENCO le répète depuis Mobutu. Alors qu’il a choisi de s’entourer des frères tribaux, Fatshi croit pouvoir changer les mentalités des Congolais. Il n’y a pas pire idiotie. Autre exemple. C’est tout le monde qui parlait des reformes après le départ de Kabila. Fatshi a demandé l’aide des Américains pour réduire l’influence néfaste de ce dernier. Mais où sont les propositions des reformes des uns et des autres et surtout de l’UDPS, parti hier dans l’opposition et aujourd’hui au pouvoir ? Nulle part. La mauvaise gouvernance endémique des Etats africains n’est pas seulement une question de volonté politique. C’est avant tout le résultat obligé de l’incapacité des Africains à régler les multiples problèmes de gouvernance auxquels ils sont confrontés. Juste un dernier exemple. Le professeur André Mbata a organisé une fois à Kin un colloque sur le bilan des dix années d’existence de notre Constitution. Son colloque a conclu que nous disposions d’une bonne Constitution mais que la volonté de bien gouverner manquait dans le chef de nos dirigeants. Quelques mois plus tard, le même Mbata a participé à un colloque sur le bilan de la démocratisation en Afrique australe. Conclusion du colloque face au désenchantement démocratique généralisé ? Il faut explorer des alternatives au schéma démocratique mis en place un peu partout en Afrique australe. Message que je ne cesse de marteler dans ce forum.

      1. Mbuta MAYOYO
        Mr Mbata est la HONTE pour tous ceux qui affirment posseder une éducation universitaire.
        On lui confie une « Commission Paritaire » afin de résoudre le conflit de la CENI.. Ce professeur juriste et brillant dans les coloques contaste pourtant que la commission n´est pas « paritaire » car l´opposition avait cessée de participer aux travaux.. mais le fameux Mbata présente quand les travaux devant le Parlement..sans se soucier d´indiquer que la « commission » n´était pas paritaire..
        DEMOCRATIE EN AFRIQUE AUSTRALE
        Le cas du Botswana et de la Nambie indique qu´il ne faut pas chercher des altérnatives au schéma démocratique.. Il est avant tout question de « gouvernance démocratique ».
        Si le Botswana est entrain de démontrer non seulement une bonne gouvernance des ressources financières du pays, la démocratie avance aussi á cause des leaders politiques éduqués et engagés.
        EDUCATION?
        Mbuta Mayoyo, juste une question en passant.. Notre pays n´a jamais eu un président qui possede une éducation universitaire depuis 1960..
        Quelle est la « réaction mentale » d´un président complexé par le niveau de l´éducation de ses conseillers et de ses ministres?
        Il nous faut inclure ce facteur dans la mauvaise gouvernance.
        L´ANALYSE DU MINISTRE DE LA DEFENCE AU SUJET DE L´ETAT DE SIEGE
        Il ya espoir.. pour une fois, un ministre de la défense ose dire tout haut devant le Parlement que les « causes de l´absence des performances » de l´armée pendant l´état de siège sont á rechercher dans lla « planification politique ». Ce que l´état de siège est une démonstration de la mauvaise gouvernance d´un État.
        Le ministre dit tout haut qu´il n´ya jamais eu une planification concertée entre le gouvernement et les généraux responsables de l´armée. Pire, cette decision est avant tout une démonstration de « force » de l´admnistration du président qu´est impossée sur le gouvernement sans tenir compte des exigeances techniques et financières.. si pas juridiques avant de lancer l´état de siège.
        Mbuta Mayoyo..la mauvaise gouvernance retarde la démocraisation au Congo… Les juristes congolais portent une lourde responsabilité quand ils sont toujours entrain de « rafistoler » les textes afin de couvrir les dérives du président en fonction.
        Elombe@ se trompe.. Le Congo ne sera jamais facile á « gouverner », mais c´est aussi le cas des USA, de la France ou de l´Indonesie.

  6. JE VOUS EN PRIE DE BIEN VOULOIR INFORMER NOTRE RESPECTUEUSE COMPATRIOTE MADAME GLORIA SENGHA, FATSHI BE LE BOURLINGUEUR NE PEUT PAS FAIRE CE QU’IL DISAIT PARCE QU’IL N’A PAS LES MAINS LIBRES CONCERNANT LE FAMEUX DEAL COMME L’A DIT NOTRE COMPATRIOTE JO BONGOS.
    QUANT A MOI, J’AJOUTERAI CECI, PARCE QUE LE CHEF SUPREME DEALER AKANGA FATSHI BE BOLOKO YA BOMA. NE CONFONDONS PAS CE BOLOKO YA BOMA EN PRISON DE BOMA OU DE MOTO YA LIBOMA, IL S’AGIT ICI DE CE FAMEUX ET TERRIBLE CATCH A LA EDINGWE LEQUEL CONSISTE A SERRER DOUCEMENT MALEMBE MALEMBE LE COU DE SON ADVERSAIRE JUSQU’A SON EPOUISEMENT, ETOUFFEMENT COMPLET = BIS IN DEN TOD, MEIN LIEBER FREUND.
    MEISTER EDINGWE WEISS BESCHEID WOVON ICH UEBER DIESER LEBENSGEFAHR KAMPF REDE = MAITRE EDINGWE CONNAIS BIEN DE QUOI S’AGIT-IL AU SUJET DE COMBAT DANGEREUX.
    A NE PAS AUSSI OUBLIER, A CELA , IL FAUT AJOUTER LES PRESSIONS SANS FINS DES CONSEILLERS ET MINISTRES WARRIORS, RAMOS, TALIBANOS, MUNIEROS, CORRUPTIONIOROS, DESTRUCTEUROS TOUS DE BANA LOLA DE LA DIASPOURI SELON LE REVOLUTIONAROS ET MAQUISAROS MZEE LAURENT DESIRE KABILA.
    JE M’ARRETE ICI.
    PLEASE NO STUPID COMMENTS ARE NEEDED HERE.
    PLEASE BE GENTLEMAN AS I RESPECT YOUR WAY OF THINKING, OK!
    BITTE KEINE BLOEDE KOMMENTARE SIND NCHT HIER ERLAUBT.
    IF SOMETHING IS WRONG ON MY WAY OF THINKING, I BEG YOUR PARDON.
    AS YOU KNOW, I ONLY USE MY FREEDOM OF EXPRESSION AND NO MORE. DAS IST NUR MEINE MEINUNGSFREIHEIT MEHR NICHT = C’EST SEULEMENT MA LIBERTE D’EXPRESSION PAS PLUS, OK!
    BITTE MEINE DAMEN UND HERREN, AUGEN AUF IM KONGO.

  7. Les problèmes de la RDC sont d’une complexité inouïe ( colonisation déshumanisante, indépendance précipitée et piégée, convoitises prédatrices sur les ressources inestimables de la RDC, emprise américano-occidentale depuis 1885 suivie depuis une dizaine d’années de l’emprise chinoise avec leur lot de pillages de ressources et d’inteférences politiques mortifères, personnel politique sans vision, incompétent, n’ayant comme seule préoccupation que de s’en mettre plein les poches, population abrutie et abêtie à dessein, sans culture politique digne de ce nom, prête à acclamer ses bourreaux, etc…) et ne peuvent être abordés avec un minimum de chances de succès sans une préparation conséquente et des hommes expérimentés, courageux et aguerris, tout ceci faisant cruellement et manifestement défaut à l’actuelle équipe dirigeante qui semble plus pratiquer la politique du « ôtes-toi de là que je m’y mette » avec son slogan bien connu « c’est notre tour »!
    Dans cette situation, on ne peut que souhaiter du courage à Gloria Sengha avec l’espoir que viennent un jour des hommes de la trempe de T. Sankara ou de J. Rawlings, suffisamment incorruptibles pour « nettoyer les écuries d’Augias » que représente la République dite démocratique du Congo!
    « Qui oublie de tirer les leçons de son histoire est condamné à la revivre »

    1. SANKARA?
      Triste d´apprendre que Sankara peut inspirer les congolais. Lisons-nous la même histoire?
      Sankara auteur de 2 coups d´État militaire ne peut servir de source d´inspiration au Congo « démocratique ».
      La meilleure source d´inspiration est JJ Rawlings qui a démontré qu´il est possible d´appliquer la démocrartie afin d´atteindre la bonne gouvernance en Afrique.
      JJ Rawlings est l´un des rares président africain qui a terminé un programme avec le FMI. Ensuite, les structures mis en place par le FMI continuent de faire du Ghana l´un des pays qui affiche la bonne gouvenance en Afrique.

  8. @ « Vérité au-deçà des Pyrénées erreur au-delà ! » Permettez que j’applique pour analyse cet adage bien français, sans néanmoins démagogie ni relativisme sophiste, à nos jugements sur la situation du pays même chez les citoyens cultivés. Je veux simplement dire que souvent chez nous la vérité change selon celui qui parle, selon qu’il est un inconditionnel du pouvoir en place ou qu’il lui est critique.
    @ Voilà dessus un « lu pour vous » qui détaille les faits et gestes du pouvoir tshisekediste plus particulièrement sur ce que quelqu’un appelle la « liste civile, palais, voyages et vie de pacha du roi Félix ». Le ton est certes moqueur et l’intention très critique sur la gestion du Président Tshisekedi mais au-delà que dit de faux cet inventaire minutieux ? Ne peut-on objectivement et honnêtement signaler que les interminables voyages pas toujours fondés de notre Chef de l’Etat et la pléthore progressive de son cabinet grèvent lourdement le budget lilliputien du pays générant ces importants dépassements budgétaires qui contrairement aux dénégations de l’IGF Alingete sont bel et bien des fautes graves de gestion ainsi que l’affirme justement l’ODEP quant en même temps des détournements de fonds publics sont découverts partout. Ironie du sort, Tshisekedi court le monde pour quémander l’argent qu’entre-temps il dépense sans ménagement. Et la loi des Finances pour 2022 accorde des crédits encore plus plantureux à la PR et aux autres institutions hors investissements. Tenez, la gratuité de l’enseignement est un nécessaire impératif de développement mais à voir le foutoir qu’elle a provoqué avec des grèves qui empêchent les élèves d’aller à l’école un mois durant depuis la rentrée montre à tout le monde que cette gratuité a été mal préparée et pas financée ; aurait-on tort de le relever ? 100 millions USD auraient été au débotté engloutis pour la construction d’un nouveau palais présidentiel alors que les anciennes structures à cet effet ont été privatisées sans que le nouveau PR n’y trouve à redire.
    @ On a confié au Rwanda le raffinage de notre or, de notre coltan et d’autres minerais sous-prétexte d’empêcher leur sortie frauduleuse, une bonne gouvernance souveraine peut-elle avaliser telle légalisation de pillage et telle haute trahison ? Et ne parlons pas de la naïveté incompréhensible des amitiés de notre champion avec son « frère » Kagame qui ne cesse de nier ses crimes au Congo. Notre secteur minier, indispensable pilier de notre budget est bradé aux étrangers mais pour le moment on en est encore aux incantations sur une révision du secteur. Etc, etc, etc…
    @ Bref en plus d’une liste civile qui fait envier les royautés des pays riches révélant ainsi une gouvernance budgétaire captive pour les besoins essentiels des populations nous avons beaucoup d’autres actes à dénoncer dans la gestion de notre pays sous le pouvoir actuel sans qu’on soit accusé de haine, de jalousie ou de tribalisme comme si la critique était interdite au souverain primaire représenté par chaque citoyen de ce pays.
    Alors « vérité au-deçà des Pyrénées erreur au-delà » ? Que nenni, il y’a certes des vérités conjoncturelles qui dépendent davantage des moments et des lieux ou encore des sympathies diverses à une cause mais il existe une vérité fondamentale qui existe pour elle. Il y’a de bonnes choses et surtout de belles intentions dans le mandat de Tshisekedi jusque-là mais il y’a un fond de légèreté, des malfaçons délibérées ou inconscientes comme une inacceptable navigation à vue qui le plombent sans discussion. Et lorsqu’on souhaite un soutien utile au mandat du Président Tshisekedi, que celui-ci réussisse, aboutisse à un bilan concrètement bénéfique au pays et au peuple, il ne peut être interdit à aucun Citoyen de ce pays de dénoncer cette mauvaise gouvernance comme semblent nous l’interdire certains pro-tshisekedistes inconditionnels qu’on lit ici avec leur incessant reproche de haine, de jalousie, de tribalisme en donneur de leçon. A bon entendeur…

  9. PS
    J’ai coupablement oublié d’évoquer dans mon sommaire inventaire la gestion calamiteuse de l’insécurité dans l’Est, un des grands ratés de 3 ans du mandat de Tshisekedi. Je n’en dirai pas plus, nous voyons tous que malgré l’état de siège instauré depuis le 6 mai, les tueries continuent et par moment s’aggravent. Pour preuve, la Commission Défense et sécurité de l’AN vient de produire un rapport qui épingle ses graves entorses en Ituri aussi bien qu’au Nord-Kivu. Il détaille dérapages, violations des droits de l’Homme et corruptions des magistrats militaires. Les députés déplorent in état de siège qui a été proclamé dans des circonstances atypiques, sans plan d’action stratégique et sans montage financier et 5 mois plus tard son fonctionnement est aussi bordélique qu’inefficace. La faute revient directement au PR qui l’a décidé entre deux voyages et dire qu’il a découvert après tout le monde une mafia et une infiltration dans l’armée sans que son séjour de quelques jours ne lui ait donné jusque-là des solutions qui hâtent l’éradication des groupes armés. Cet échec-là nous n’aurions non plus à le lui reprocher ? Allons donc…

    1. UN BORDEL
      L´état de siège est la preuve d´une absence de responsabilité politique de la part de Felix.
      Lui qui avait promis de « transferer » l´état major général de l´armée á l´Est a été incapable de nous expliquer pourquoi cette option n´est pas appliquée.. Au contraire, il a fait le contraire en expulsant pratiquement l´EMG des FARDC du Mont Ngaliema.. Heureusement que l´UE finance la construction d´une nouvelle infrastructure pour loger l´EMG au Camp Kokolo.
      Absence totale de bon sens et pire déficit de « démocratie » quand Felix « militarise » la gestion de deux provinces en tordant la Constitution.
      Ce que selon les textes, un état de siège est valable pendant 30 jours et ne peut être reconduit que pendant 15 jours.
      Les juristes « mercenaires » au Parlement ont trouvés l´astuce qui aide Felix a prolonger un état de siège qui viole la constitution depuis.
      L´absence de l´évaluation que demandent les parlementaires depuis des mois indique explicitement une forme de « dictature » où le président du Congo se comporte comme un « Roi Léopold 2 ».
      Non Elombe@ se trompe, le Congo n´est pas facile á gouverner á cause d´une absence d´une planification et pire d´un déficit de gouvernance

  10. Mon frère Mayoyo Tipo Tipo, très honnêtement, j’aime débattre avec vous pour des raisons évidentes. Car malgré nos profondes divergences, le débat reste courtois et fécond. Mon frère, le Congo que nous aimons vous et moi n’est pas l’enfer que vous ne cessez de dépeindre. Je ne cherche pas à occulter les difficultés réelles de ce gigantesque espace géographique qui attire les convoitises. Avons nous des bons dirigeants ? Peut être que non, sommes nous cette jungle infestée des bêtes sauvages, bien sûr que non. Je suis convaincu que vous ne le pensez pas dans vos critiques que je respecte. Vous êtes suffisamment informé pour savoir que notre pays est au centre d’énormes enjeux. Je maîtrise mieux les questions liées à l’économie qu’à des impératifs géopolitiques. D’ailleurs, comme vous le relevez souvent, nous avons effectivement obtenu une indépendante politique partielle, par contre économiquement notre pays est resté à la merci d’une main tentaculaire prédatrice mise en place par le système colonial. L’autre fois je regardais un documentaire intitulé  » de Obama à Trump  » je peux affirmer sans peur être contredit que le népotisme n’est pas l’apanage des congolais. Je suis contre le tribalisme, c’est un fléau qui ne favorise pas les equilibres dans un pays aussi fragmenté sociologiment comme le notre. Mais toutes proportions gardées, je ne pense pas que Tshisekedi se soit entouré uniquement d’un groupe des gens incompétents appartenant à son espace linguistique. Tous le monde reconnaît la technicité et les compétences de Kadima en matière électorale, ce Mr a franchi toutes les étapes, même les catholiques ont reconnu ses compétences, d’où vient cette obsession et cette volonté de vouloir écarter quelqu’un sous prétexte qu’il serait proche du Président. Et le mérite dans tout ça ?. Mon frère, vous êtes un homme sensé et réfléchi, vous êtes attaché à la valeur liée au mérite, je vous demande de juger les gens par la qualité de leur travail plutôt que des critères basés des appartenances ethinico-tribales. Quant à votre réflexion sur modèle de développement socio-politico-economique, c’est un vaste débat qui dépasse les frontières de notre pays. Je vous demande de jeter un coup d’œil sur la France avec le phénomène Zemmour et orban en Hongrie peut être que allez réviser un certains notre de vos stéréotypes.

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