Kamina: des mercenaires ex-yougoslaves pour « Kabila »

Président hors mandat depuis le 19 décembre 2016, « Joseph Kabila » se prépare à jouer son va-tout. Selon des sources bien informées, le satrape congolais aurait recruté des mercenaires ex-yougoslaves. Certains seraient basés à Kamina, province du Haut Lomami. D’autres seraient déployés à Kalemie, province du Tanganyika.

Selon des sources bien informées, c’est un citoyen congolais qui se dit « président du PPRD-Serbie » qui aurait procédé à ces recrutements au nom de la Présidence de la République. Plusieurs dizaines de mercenaires auraient fait le voyage Belgrade-Dar es Salam-Kamina via Kalemie.

Base militaire, la ville de Kamina abrite également un important centre de formation. Des éléments appartenant à une « force de réaction rapide » ont achevé en août dernier une session de formation. Celle-ci aurait été assurée par des Coréens du Nord.

Des concitoyens du dictateur Kim Jong Un seraient occupés à initier des militaires congolais non seulement au maniement d’armes mais aussi à la fabrication des explosifs. Quid des mercenaires ex-yougoslaves?

Selon des sources kinoises, ces « chiens de guerre » seraient chargés de deux missions. Primo: mener des actions de sabotage à travers la capitale. Secundo: exfiltrer « Joseph Kabila » et sa fratrie de Kinshasa en cas de « débordement ». Destination: Kalemie. Cette ville n’est séparée de la Tanzanie que par le Lac Tanganyika.

« Joseph » et ses frères et sœurs portent, en réalité, le patronyme « Mtwale ». Ils sont nés en Tanzanie. Ce pays les a vus grandir. On semble oublier que le « raïs » a fait son service militaire à Mbeya en tant que citoyen tanzanien. Inutile de dire que « Joseph » et sa fratrie n’ont aucune attache psychologique avec le Congo-Kinshasa.

Depuis le démembrement de l’ex Shaba-Katanga en quatre provinces, « Kabila » affiche un intérêt pour le moins suspect sur le Haut-Katanga, le Haut Lomami et surtout le Tanganyika. A tort ou à raison, des observateurs suspectent le « raïs » de préparer un « repli » à Kalemie. Et pourquoi pas une sécession?

En février 2016, des chars d’assaut, une soixantaine, ont quitté le port de Kinshasa. Destination, l’ex-Katanga via le port d’Ilebo. Au mois d’avril de cette même année, l’activiste des droits humains Timothé Mbuya n’avait pas manqué d’exprimer son inquiétude au ministre de la Défense Atama Tabe face à cet arsenal et des troupes lourdement armées appartenant à la garde présidentielle dite « Garde républicaine » (GR).

A Kinshasa, des véhicules bourrés d’armes et des munitions sont entreposés, depuis juillet 2016, au Camp militaire Kokolo. Pour tromper la vigilance de la population, ces engins ont fait le voyage Boma-Kinshasa ornés du logo « OR ». Autrement dit, « Office des routes ».

Mi-mai dernier, « Joseph Kabila » a fait « don » aux populations de la province du Tanganyika « un gigantesque bateau cargo d’une capacité de 3.000 tonnes ». La construction devrait durer 15 mois. Le marché n’a pas fait l’objet d’un appel d’offres. Nul ne sait le coût de ce navire qui pourrait transporter 500 passagers.

L’intérêt manifesté par « Joseph Kabila » pour la ville de Kalemie suscite pas mal d’interrogations dans les milieux « katangais ». D’importants travaux d’infrastructures sont confiés à des entreprises chinoises.

Un contingent de mercenaires ex-yougoslaves serait déjà en « stand-by » au chef-lieu de la province du Tanganyika. Un autre serait basé à Kamina. Chacun prépare l’après 31 décembre prochain comme il peut…

 

B.A.W.
© Congoindépendant 2003-2017

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