Le Congolais a peur du policier et du militaire de son pays

Sous d’autres cieux, la vue d’une personne en uniforme de policier ou de militaire rassure et suscite un sentiment de sécurité. Au Congo-Kinshasa, c’est le contraire. Depuis la nuit des temps, les Zaïro-Congolais ont peur. Ils ont peur du policier appelé pompeusement « agent de l’ordre ». Ils ont peur également des individus en tenue militaire. Ici, il n’y a pas que l’uniforme qui provoque la frayeur. Il y a aussi le fameux AK47. Le redoutable Kalachnikov.

A en croire certains « politistes », tout être humain investi d’une parcelle de pouvoir est tenté d’en abuser. Histoire de faire sentir à l’autre le poids de son autorité. Les policiers et les militaires ne font qu’appliquer cette règle non-écrite.

En France et en Belgique, la durée de formation d’un gardien de la paix ou d’un policier est respectivement de 8 mois (plus un stage d’un total de six semaines) et de 12 mois et six mois de stage. Les candidats sont préalablement soumis à une rigoureuse pré-sélection. Quelle est la durée de formation d’un policier ou d’un militaire Congolais? Dieu seul le sait.

Les Congolais ont encore frais en mémoire le spectacle ubuesque offert par des ex-combattants des mouvements politico-militaires. Des formateurs de l’armée belge avaient demandé à ces derniers de poser quelques actes élémentaires consistant à démonter et à remonter une arme. Une « mission impossible » pour ces « pistoleros ». Ce n’est pas de leur faute. On ne leur appris qu’à appuyer sur la gâchette.

D’aucuns pourraient gloser que les réalités congolaises ne peuvent être comparées à ce qui se passe en France ou en Belgique. Erreur. Erreur parce que ces deux nations nous servent généralement de modèles, de référence. Les Congolais n’ont-ils pas le droit d’aspirer à l’excellence?

Ces dernières semaines, des éléments de la « force publique » (l’armée et la police) du « Congo démocratique » ont défrayé lamentablement la chronique. En cause, ce que Floribert Chebeya appelait « la culture de la gâchette facile ». Des policiers et des militaires ont « noirci » davantage l’image de leur noble métier jetant l’opprobre sur leurs collègues qui exécutent leur mission avec professionnalisme et dans le strict respect des lois et des règlements.

Le samedi 24 juillet, Honoré Shama Kwete, étudiant en deuxième graduat à l’université de Kinshasa, est abattu. L’auteur présumé du meurtre est le policier Maya Malemba. Ce jeune homme n’a commis ni crime ni délit. Il participait à des « travaux pratiques » dans le cadre du cours de cinéma. Après un échange verbal sans doute vif, des coups de feu retentissent. Le jeune homme s’effondre, victime de la folie humaine.

Une tragédie tout aussi stupide a eu lieu le mercredi 28 juillet. Le sous-commissaire Kayala a été tué « malencontreusement » par l’officier de police Kalenda Ntumba. A l’origine du drame, il y a l’interpellation d’un citoyen dont le « crime » est d’avoir omis de porter le fameux masque anti Covid-19.

Comme si tous ces événements tragiques ne suffisaient pas, on apprenait, mardi 20 août, qu’un soldat « en état d’ivresse » a abattu deux de ses collègues. Les faits ont eu lieu dans le secteur de Ruwenzori, au Nord-Kivu. Où étaient passés les fameux « PM » (Prevoté militaire) chargés de veiller au maintien de la discipline au sein de la force publique?

La police et l’armée ont principalement pour mission la préservation de la paix civile et la tranquillité publique. Il s’agit de permettre à chaque citoyen de jouir de sa liberté dans le respect des lois et surtout sans nuire à la liberté d’autrui. Quel est le problème?

Et si le problème découlait d’une « double ignorance »? D’un côté, des citoyens ignorent leurs droits. Peut-on jouir d’un droit dont on ignore l’existence? De l’autre côté, des agents de la « force publique », peu éduqués, sous-payés, formés de manière rudimentaire. Pire, ils ne savent ni les contours de leur mission encore moins les limites de leur pouvoir.

Que faire? « Mon peuple périt par ignorance », dit l’Evangile. « L’initiation à la citoyenneté » qui est fredonnée ici et là devrait cesser d’être un simple slogan pour devenir un cours d’éducation civique. Et pourquoi pas un cours d’ « initiation politique »? Il s’agit de permettre aux citoyens de connaitre, dès l’école secondaire, leurs droits autant que leurs devoirs. Cette éducation civique devrait s’étendre aux membres de la force publique. Il s’agit d’apprendre à ces derniers de ne plus interdire ce que la loi n’interdit pas. Et partant, libérer le Congolais de la peur des hommes en uniforme.

 

Baudouin Amba Wetshi

7 Commentaires on “Le Congolais a peur du policier et du militaire de son pays

  1. Oui, l’éducation civique a été supprimé du programme scolaire. Les “El-Chapo”, appelés abusivement “politiciens”, “honorables”, excellences”,… ont formé, non pas des agents de l’ordre, mais des plantons-tueurs pour assurer leur propre protection et non pas celle des personnes et de leurs biens. Comme qui dirait, dans ce Gondwana-là, c’est plutôt du chacun pour soi!

  2. « Le Congolais a peur du policier et du militaire de son pays » ! Cela me renvoie à mon expéditif séjour dans l’armée où l’on nous inculquait que « civil azali munguna ». C’est donc quelque part un héritage de la colonisation : la ‘Force publique’, force militaire et police de l’Etat colonial était à la fois au service de l’ordre public mais aussi un rempart des colonisateurs face à une population indigène toujours à discipliner pour les besoins de la puissance coloniale. On le voit aujourd’hui dans les banlieues françaises où les jeunes avec majoritairement des origines étrangères prennent facilement les forces de l’ordre pour des ennemis. Mais c’est vrai que chez nous celles-ci nécessitent d’être mieux choisies, mieux formées, mieux payées et mieux loties dans leurs conditions de vie pour mieux être au service de l’ordre public ! C’est vrai aussi qu’un cours d’éducation civique à l’école serait une base minimum qui pourra permettre aux Citoyens de mieux apprivoiser leurs droits et devoirs !

  3. En 2014-2015, j’ai été un témoin privilégié du déploiement des policiers et soldats congolais dans la mission de maintien de la paix en République Centrafricaine. A Bambari où étaient basés nos soldats, sous le commandement du Colonel Clément Bitangalo aujourd’hui Général au front de l’Ituri, il m’arrivait même, dans l’exercice de mes fonctions, de passer nos troupes en revue et de les haranguer. Sur le plan opérationnel, elles étaient parmi les meilleures en dépit de faibles moyens logistiques que le pays avait mis à leur disposition. Il convient de noter que ces moyens sont loués par la plus grande organisation internationale planétaire et le loyer apporte beaucoup d’argent aux pays contributeurs des troupes. Nos troupes étaient très appréciées de la population. Les soldats ont été renvoyés pour un dossier qu’un autre pays aurait pu défendre aisément. Les policiers, eux, ont été renvoyés parce que les moyens logistiques promis par Kinshasa n’arrivaient pas après une première, une deuxième et une troisième mise en garde. Mais comme ils étaient très bons, l’organisation planétaire a dû organiser des concours pour retenir au moins une dizaine de leurs officiers. Devenus des employés de l’organisation planétaire, ceux-ci ont servi comme coordonnateurs aux contingents de police des autres pays. Dans la ville de Kaga Bandoro, le coordonnateur congolais était un ancien de la rébellion du MLC. Dans le camp de l’organisation planétaire de cette ville, il était mon voisin. Soki nayebisi bino azalaki ku coordonner ba activités ya contingent de police ya mboka nini, bo kokamwa. L’environnement politique. Voilà ce qu’il faut avant tout changer dans le pays de merde qu’est notre pays. Et on ne peut changer cet environnement qu’en changeant de système politique. Le système politique actuel continuera à tirer notre nation vers le bas.

  4. Celles et ceux qui ont vécu dans un Camp Militaire, qui ont étudié dans une école à l’intérieur d’un Camp Militaire ou ont fréquenté les Soldats et Policiers dans leur vie du temps de Mobutu diront que notre Soldatesque était parmi les meilleures de l’Afrique, si ce n’est la meilleure (Armée et Police), celles-là ou ceux-là n’auront jamais peur du Militaire ou Policier Zaïro-Kongolais, les restes de la population flippaient à la seule idée de traverser le Camp Militaire Mobutu pour aller vers la Zone (Commune) Lemba. .. Quand aux Policiers PM (Police Militaire), ce fut la crème de crème avant 1982 si l’on considère certaines anecdotes historiques du Site « Mboka Mosika », nous étions choqués la 1ère fois nous vîmes les Militaire et Policiers quémander l’aumône, rançonner les Civils autour du Camp Mobutu… Personnellement nous n’avons pas peur du Soldat ou Policier Zairois, le feeling d’un Enfant d’un Soldat sûrement car nous entrions dans le Camp Militaire ex Mobutu pour étudier 7 ans durant (de la Maternelle jusqu’en 6ème Primaire), notre Beau-frère fut Sergent des FAZ (Forces Armées Zaïroises), ses enfants (neveux) et leurs amis furent nos amis, à la Cité de l’autre côté de la Rivière Matete, personne n’osait entrer dans le Camp sauf les élèves qui y etudiaient… Bref dans l’esprit nous fûmes Enfant de Soldat, nous déclinons l’identité du Sergent à chaque interpellation… Raison pour laquelle, le spectacle désolant actuel des FARDC (Forces Armées Rwandaises Déployées-Disséminées au Congo-Kinshasa) infiltrées commandées par les Officiers Banyarwanda dû à un manque de Leadership et Occupation Militaires nous chagrine au plus haut point… Nous (Combattant Résistant de l’Ombre) avions vu de nos propres yeux des LIKILI AMBOLO mal vêtus venus de la Province chétifs, peureux devenir des Caporaux aguerris très bien vêtus aprèsune Formation Physique intense… À l’école des Officiers de Matete, des Sous-officiers intellectuels y sont sortis qui n’avaient rien à envier à ceux de l’EFO (École de Formation des Officiers) Kananga, nous assistions à des Proclamations (Collations des Grades) pour des multiples promotions aux noms prestigieux des anciens Colonels et Généraux, suivies des défilés grandioses (Avec le Lokele en Vedette)… Bref si aujourd’hui les policiers sont sous-payés, impayés, mal vêtus de la tête aux pieds, leurs soldes mensuelles détournées impunément par leurs Supérieurs hauts gradés sans troupes, eux-mêmes mal payés par rapportaux Officiers Banyarwanda, la faute incombe totalement à l’Occupation Rwandaise c’est-à-dire à toute la chaîne diabolique de la COMMUNAUTÉ dite INTERNATIONALE à savoir les COMMANDITAIRES (Impérialistes Occidentaux Mondialistes Eugénistes Satano-occulto-nécromanciens, MONUSCO du machinONU) soi-disant DECIDEURS selon l’Udps Familiale de Limete-PÉTUNIAS, ensuite les SOUS-TRAITANTS (Rwanda, Ouganda, Burundi, Angola, Tanzanie etc.) qui pillent nos richesses entre temps grâce au Mondialisme par les Multinationales et enfin les EXÉCUTANTS (Politichiens Collabos Kongolais inconscients congénitaux Traîtres) sans idéal politique nés pour TRAHIR, Tshilombo-Pétain en tête suivi de Fayulu-Lamuka, Bemba j’ai accepté l’inacceptable, Muzito wa Gizenga etc etc qui ont l’ADN de la TRAHISON contre la Nation KONGO-ZAÏRE… « Quittez les Institutions d’Occupation Rwandaise  » dixit Honoré NGBANDA… Ainsi soit-il… INGETA

  5. COMME LE DIT NOTRE COMPATRIOTE NONO, COMBATTANT RESISTANT DE L’OMBRE Y COMPRIS LE COMPATRIOTE BITUMBA MAYOYO BITUMBA TIPO TIPO  » LE CONGOLAIS A PEUR DU POLICIER ET DU MILITAIRE DE SON PAYS « . AUX EXEMPLES CITES PAR MES COMPATRIOTES CI-DESSUS, QUANT A MOI, JE ME REFERE AU CARNET DE VOYAGE DU CONGO – RUANDA – URUNDI DE MA MERE BIOLOGIQUE.
    ESSAYONS UN PEU D’ANALYSER EN BREF LES PERIPETIES SUIVANTES DANS LA VIE REELLE DES KONGOLAIS ET KONGOLAISES DE LA COLONISATION A L’INDEPENDANCE.
    I. ERE COLONIALE.
    CIVIL AZALI MONGUNA, MILITAIRE, POLICIER ASEKAKA TE ( NE RIGOLE PAS, NE BLAGUE PAS, NE RIT PAS ), POLICIER, MILITAIRE ALIAKA KWANGA TE ALIAKA SE MAPA, LOSO, MADESU, POLICIER, MILITAIRE ALEKI CIVIL NA MAKASI ( POLICIER ET MILITAIRE SONT PHYSIQUEMENT TRES FORTS EN JUDO, CATCH, CROC- EN- JAMBE ET POLYVALENT DANS TOUS LES ARTS MARTIAUX.. DE BONS SPORTIFS ).
    CES SLOGANS ET CHIMERES DES COLONS BELGES INCULQUEES AUX CIVILS FAISAIENT DE NOS MILITAIRES ET POLICIERS KONGOLAIS SOUS LA COLONISATION DES ETRES EXTRAORDINAIRES DIFFERENTS DES CIVILS, SURTOUT UN MILITAIRE ET POLICIER MUNGWETU DONT LE CHAPEAU ENTRAIT DIFFICILEMENT DANS LEURS TETES POINTUES, FAISAIENT PEUR AUX CIVILS VOIRE MEME LES GOSSES PLEURAIENT EN LES VOYANT FLANER DANS LA RUE.
    A CELA IL FAUT AJOUTER DANS LA POLICE COLONIAL, LE CHAPEAU ROUGE CHECHIA ARABE MUNI D’UNE PETITE QUEUE ARTIFICIELLE EN NOIR SUR LE CHECHIA , CHECHIA APPELE MBILA
    MATTRAQUE NOIRE APPELEE NGONDO, CORDES, SIFLET APPELE MPIOLOLO, MENOTTES EN BLANC TOUT CELA DANS LE BUT D’AUGMENTER LA PEUR DU CIVIL. UN SEUL COUP DE MPIOLOLO, LE DELINQUANT OU UN FUIYARD DEVRAIT ETRE IMMOBILE SOUS PEINE DE CONTRAVENTIONS.
    A CELA, IL FAUT AJOUTER CECI, NOS MILITAIRES ET POLICIERS NE PORTAIENT PAS DES CHAUSSURES MAIS BIEN DES GUETRES, UNE BANDE D’ETOFFE COUVRANT LE BAS DE LA JAMBE TOUT CELA POUR BIEN COURIR EN LEUR FACILITANT UN BON SPRINT POUR ATTRAPER UN DELINQUANT EN FUITE.
    D’AILLEURS, UN POLICIER COIFFE DE SON MBILA FAISAIT DE LA DISCIPLINE DANS TOUTE LA COMMUNE ET QUARTIER.
    OUI, SANS DISCUSSION, JADIS LE KONGOLAIS SOUS LA COLONISATION AVAIT AUSSI PEUR DU POLICIER  » MBILA  » ET DU MILITAIRE  » SOKOTO  » DE SON PAYS.
    MAIS LA DISCIPLINE ET LA SECURITE, L’INTERESSEMENT ET LA MOTIVATION DU MILITAIRE ET DU POLICIER KONGOLAIS ETAIT A L’ODRE DU JOUR SUR LA PLAN DE RAVITAILLEMENT, SALAIRES PAYES TOUJOURS A TEMPS, LA BOUFFE A GOGO DANS LES MAKUSA = CANTINES, BUANDERIES, TERRAIN DES JEUX, SALE DE CINEMA etc. IL Y AVAIT TOUT DANS LES CAMPS MILITAIRES. AVANT ET APRES LE TRAVAIL, LE SALUT AU DRAPEAU ETAIT OBLIGATOIRE…
    II. A L’INDEPENDANCE:
    LA DISCIPLINE ISSUE DE LA COLONISATION ETAIT EGALEMENT PRESENTE. LES NOUVEAUX OFFICIERS KONGOLAIS VEILLAIENT AU RESPECT DE LA LOI. LES POLICIERS ET LES MILITAIRES ETAIENT BIEN TRAITES AVEC TOUS LES AVANTAGES ET FAVEURS DUES AUX AGENTS DE L’ODRE PUBLIC.
    LA VIE N’ETAIT PAS EN ROSE MAIS CA MARCHAIT BIEN, LA VIE DU MILITAIRE ET DU POLICIER KONGOLAIS ETAIT BIEN, PAS DE SOUCIS CAR LE MEME SYSTEME SOUS LA COLONISATION FONCTIONNAIT PLUS OU MOINS BIEN A LA LETTRE APRES LE DEPART DES AUTORITES BELGES.
    III.
    SOUS REGIME MOBUTU:
    ICI, IL Y LIEU DE NOTER QU’AU DEBUT DU POUVOIR DE MOBUTU TOUT ETAIT EN ORDRE SUR LE BIEN ETRE DU POLICIER ET MILITAIRE KONGOLAIS.
    LE FAMEUX SLOGAN: CIVIL AZALI MONGUNA, POLICIER ET MILITAIRE ASEKAKA TE, AZALI MAKASI ET QUE SAIS-JE ENCORE, ETAIENT TOUJOURS DANS LES TETES DES KONGOLAIS ET KONGOLAISES. LA POLICE ET LE MILITAIRE ETANT DES ETRES EXTRAODINAIRES.
    CETTE POLICE ET MILITAIRE JADIS EXCEPTIONNELLE ET DISCIPLINE DEVINT TOUT D’UN COUP UNE SOLDATESQUE.
    ON LES VOIT PORTER LES ARMES DANS LA CITE APRES LES HEURES DE TRAVAIL, LES CAMPS MILITAIRES JADIS BIEN PROPRES SE TRANSFORMERENT EN TAUDIS, CRASSEUX, FAUTE DE NOUVELLES CONSTRUCTIONS, LES FAMILLES SE PARTAGEAIENT UNE CHAMBRE POUR 3 VOIRE MEME 4 FAMILLES, COINCEES COMME DES SARDINES DANS UNE BOITE DE CONSERVE.
    LA VIE DU MILITAIRE ET DU POLICIER KONGOLAIS ETAIT DEVENUE MEDIOCRE D’OU LE DEBUT DE MADESU YA BANA cad LA CORRUPTION CAR SANS LA CORRUPTION UN MILITAIRE ET POLICIER NE POUVAIT PAS NOURIR TOUTE SA FAMILLE ET 2eme BUREAU = CONCUBINES ET LES BATARDS. ON VOIT LES OFFICIERS SUPERIEURS DEVENIR AFFAIRISTES DE TOUTES SORTES, PROPRIETAIRES DE LIBONGO = PORT FLUVIAL AVEC DES BATEAUX DE FORTUNE BATTANT PAVILLON MUSELEKETE, NTABA, KWANGA…
    IV.
    ERE DU REVOLUTIONNAIRE MZEE LAURENT DESIRE KABILA,
    DANS SA GIBECIERE PLEIN DE CONGLOMERATS D’AVENTURIERS AFDL SOI-DISANT REVOLUTIONNAIRES, BERETS ROUGES MADE MAO TSETOUNG EL COMMANDANTE LAURENT DESIRE KABILA FUT REGNER DE L’ODRE DANS TOUTE L’ETENDUE DU KONGO. LA DISCIPLINE ET LE RESPECT DE L’UN ET DE L’AUTRE. CELUI QUI NE RESPECTAIT PAS LA LOI, IL ETAIT CHICOTTE EN PUBLIC. LES CONDUCTEURS DES FULA FULA AMUSORIA MATETE – ZANDO CENTRAL QUI TRANSPORTAIENT PLUS PASSAGERS EN NE RESPECTANT PAS LES NORMES ETAIENT CHICOTTES DANS LEURS FESSES NUES DEVANT LES PASSAGERS.
    L’INSECURITE, LA CRIMINALITE AVAIT TOTALEMENT DISPARU. CHACUN VAGUAIT BIEN A SES OCCUPATIONS SANS ETRE INQUIETE. IL N’Y AVAIT DU TRAVAIL A GOGO MAIS LA DEBROUILLE ETAIT BIEN LA ET LA MONNAIE CIRCULAIT BIEN, CHACUN POUVAIT MANGEAIT A SA FAIM, SE FAIRE SOIGNER, L’ENSEIGNEMENT MARCHAIT AUSSI BIEN.
    V.
    ERE DE L’OCCUPANT SOI-DISANT FILS DE MZEE LAURENT DESIRE KABILA.
    C’ETAIT LE DEBUT DE L’INSECURITE, CRIMINALITE, DETOURNEMENT DE FONDS, BRADAGE DE NOS RICHESSES, DES SIGNATURES LEONINS, LA TERREUR, PRISON POUR LES ANTAGONISTES DU REGIME D’OCCUPATION, PRISONS PLEINES A CRAQUER, LES TUERIES, DES GUERRES, DISPARITIONS..
    SOUS CE REGIME DE TERREUR, LA POLICE ET LE MILITAIRE KONGOLAIS ETAIT CLOCHARDISE, HUMILIE ET CES DERNIERS ETAIENT DEVENUS DE VRAIS MENDIANTS ET PICKPOCKET.
    VI.
    ERE FATSHI BETON AND CO.
    ERE MEDIOCRE AVEC TOUTE UNE ARMADA DES CHOMMEURS DEGUISES WARRIORS. UN TRAVAIL JADIS POUR UN SEUL CONSEILLER AUJOURD’HUI SOUS LE REGNE DE FATSHI BETON, LE MEME TRAVAIL EST EXECUTE PAR 50 CONSEILLERS AVEC DES SALAIRES EXTRAORDINAIRES.
    DES NOMINATIONS EN CASCADE EVIDEMMENT DES NOMINATIONS TRIBALES SUIVIS DES INJUSTICES DE TOUTES SORTES POUR LES COMPATRIOTES D’AUTRES TRIBUS.
    LA FAIM, LA MISERE, L’EAU. ELECTRICITE, L’EDUCATION FONT DEFAUT. LES KULUNAS ET CHEGUES A GOGO DANS TOUTES ARTERES DE LA CAPITALE. LES REGIONS NE SONT PAS EPARGNEES MEME LA PROVINCE NATALE DE FATSHI BETON LA MISERE EXTREME, L’EXODE VERS D’AUTRES REGIONS OU LA SITUATION SOCIALE EST PLUS MIEUX QUE DANS LA PROVINCE DE FATSHI BETON. TOUT LE MONDE GROGNE, LA VIE EST DEVENUE INSUPPORTABLE. LE MILITAIRE ET POLICIER D’HIER N’ARRIVE PAS A NOUER LE BOUT DU MOIS. ILS SONT DEVENUS EUX MEMES KULUNA, LEURS ENFANTS CHEGUES, LA SITUATION EST DEVENU INSUPPORTALE POUR TOUS LES KONGOLAISES ET KONGOLAIS, PAS D’EXCEPTION POUR UN SIMPLE CITOYEN QUE CA SOIT DE LA PROVINCE DE FATSHI BETON MISERE EXCESSIVE.
    LE MILITAIRE ET LA POLICE DE L’EPOQUE COLONIALE: CIVIL AZALI MONGUNA, POLICIER ET MILITAIRE ASEKAKATE, AZALI MAKASI, ALIAKA KWANGA TE, ALIAKA SE MAPA, LOSO, MADESU, CETTE POLICE ET MILITAIRE GRACE AVEC LEUR KALACHNIKOV SONT DEVENUS CHASSEURS DE MPUKU YA NDAKO, MISEKETE, NIOKA, NIAWU CAR TOUT QUI BOUGE SE BOUFFE AU KONGO.
    LE MILITAIRE ET LA POLICE SOUS FATSHI BETON EST DEVENU MUANA MOSALA, SENTINELLE, BODY GUARD.
    DANS TOUS LES WENZE LEUR PRESENCE EST LA DANS LE SEUL BUT SOUTIRER QUELQUE CHOSE CHEZ NOS PAUVRES MAMANS VENDEUSES. POLICIER ET MILITAIRE SE BAGARRE POUR LES BUTINS VOLES. LE RESPECT ENVERS CETTE MEME POLICE ET MILITAIRE ASEKAKA TE, MONGUNA YA CIVIL, AZALI MAKASI, ALIAKA KWANGA TE, ALIAKA SE MAPA, LOSO, MADESU… C’EST DU PASSE MES FRERES ET SOEURS.
    CES CIVILS AZALI MONGUNA ET GOYI GOYI SONT CETTE FOIS CI TABASSES PAR LES CIVILS, LA PEUR A CHANGE DE CAMPS. NE TOUCHE PLUS AUX CIVILS CAR ON MERITE UN CACHOT DE FORTUNE QUELQUE PART DANS UN TAUDISA LA CITE.
    MEME LES FAUX TALIBANS EN PAPIER DU 10eme RUE N’ECHAPPENT PAS A LA MISERE QUI RONGE TOUTE LES COUCHES DE LA CLASSE BASSE. MAIS NOS AVEUGLES POLICIERS ET MILITAIRES TALIBANS EN PAPIER DU 10eme RUE CROIENT TOUJOURS AUX MIRACLES ET A LA VENUE D’UN AUTRE TALIBAN LIBERATEUR POUR AMELIORER LA VIE DES KONGOLAIS ET KONGOLAISES.
    TOUT CA C’EST LE PONGI DE BEBE, DREAMS DES BEBES TALIBANS DU 10eme RUE SOUS LE COMMANDEMENT DU GENERAL FILS MUKOKO 30 ETOILES DIVISION MONIATO.
    AH CETTE POLICE ET MILITAIRE LA EST DEVENU AUJOURD’HUI MENDIANT, CLOCHARD.
    MOKILI EKOBALOKA OYO TOYOKA YANGO OYO ESALEMI.
    POLICE ET MILITAIRE, TALIBANS EN PAPIER DU 10eme RUE LUZIBULA MESO, FUNGOLA MISO, KALUNIMBA KO, KOLALA TE.
    MBOKA KONGO EZALI YA BISO YONSO, EZALI YA MOTU MOKO TE OH!
    JE M’ARRETE ICI.
    PLEASE NO STUPID COMMENTS ARE NEEDED HIER.
    PLEASE BE GENTLEMAN AS I RESPECT YOUR WAY OF THINKING, OK!
    BITTE KEINE BLOEDE KOMMENTARE SIND NCHT HIER ERLAUBT.
    IF SOMETHING IS WRONG ON MY WAY OF THINKING, I BEG YOUR PARDON.
    BITTE MEINE DAMEN UND HERREN, AUGEN AUF. IM KONGO
    KAPUTTMACHEN GEHT SCHNELL, AUFBAUEN DAUERT GENERATIONEN.

  6. Dans les années 60 et 70, les militaires et gendarmes congolais/zaïrois étaient respectés t appréciés! On ne les voyait pas déambuler à travers la Ville avec armes en train de tracasser les civils!
    Avec la déliquescence progressive du pouvoir politique de Mobutu et surtout les fameux pillages de 1991 et 1993, on a vu apparaitre un autre type de militaire et de policier quémandeur, tracassier, indiscipliné, etc…
    Le régime de l’Homme venu d’ailleurs a achevé de déstructurer l’Armée et la Police, notamment en procédant à des nominations ne respectant pas les critères prévus, en intégrant des bandes de rebelles et autres voyous sans tri strict ni formation préalable! Dire que cela relevait d’un plan machiavélique ourdi ailleurs relève de l’euphémisme! Du jour au lendemain, on a vu des énergumènes incapables d’écrire leur nom devenir qui lieutenant, qui colonel et même général! Le plus dramatique c’est que cela a été fait avec la participation si pas à l’instigation d' »intellectuels » congolais
    traitres à leur propre pays pour des besoins d’enrichissement et de positionnement personnels!
    Que faire et qu’attendre? Vivement un Jerry Rawlings ou un Thomas Sankara!!!

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