Vote à l’Assemblée nationale de la loi organique sur la CENI

Les députés nationaux ont voté, vendredi 4 juin, à une écrasante majorité, la loi organique portant fonctionnement de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), lors de la plénière de l’Assemblée nationale conduite par son président, Christophe Mboso N’Kodia.

Le président de l’Assemblée nationale a déclaré que 336 députés sur un total de 337 votants ont voté « oui », un député a voté « non » et aucun député n’a voté abstention. Par conséquent, a-t-il ajouté, ce texte de loi sera envoyé au Sénat pour une seconde lecture. « Vous venez de doter le pays d’un outil important qui régit le fonctionnement de la CENI. Tout est prêt pour aller aux élections en 2023 » a dit Christophe Mboso N’Kodia Puanga à l’endroit des députés nationaux avant de leur adresser ses remerciements pour l’assiduité au travail et leur patriotisme.

ACP/

4 Commentaires on “Vote à l’Assemblée nationale de la loi organique sur la CENI

  1. @ Comme dit l’Assemblée nationale a adopté de façon écrasante (336 sur 337 présents) hier 4 juin, « la proposition de loi organique modifiant et complétant la l’ancienne portant organisation et fonctionnement de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) ». Et cela sur base exclusivement du rapport de la Commission PAJ de l’Assemblée en l’absence de l’auteur de la proposition Lututundula l’ancien député devenu Ministre ; le député Mbata de l’Udps parti présidentiel, président de la Commission PAJ a dû présenter et défendre le dit rapport. Dans quels termes et quelles conditions exactement ?
    @ Le moins qu’on puisse dire à ce stade de loin qu’on l’a aperçu, l’équipe Mbata a entrepris pour allégeance et intérêts du camp présidentiel qu’il représente de rejeter beaucoup des innovations voulues par son initiateur notamment en étoffant davantage la plénière alors que Lutundula voulait en minorer l’importance.
    Qu’importe diraient certains la réforme voulue a raté, aujourd’hui elle est devenue une illusion parce qu’ainsi qu’elle vient d’être adoptée en première lecture elle passera comme une lettre à la poste le cap de la deuxième lecture au Sénat ainsi que le contrôle de conformité à la CC, – ces deux instances sont notoirement dévolues au pouvoir en place -, et sera au bout promulgué par le PR.
    @ On peut s’en féliciter mais le procédé ne peut manquer d’interpeller tout observateur vigilant : rien de nouveau sous le soleil se dira-til, on propulse les mêmes us du passé d’un pouvoir politique qui continue d’imposer sa mainmise sur la Ceni, hier c’était ‘JK’ et son camp aujourd’hui c’est Tshisekedi avec son Union sacrée. A ce point où Mbata le patron de la manoeuvre contrairement à tout le mal qu’il pensait lorsqu’il était hier dans l’opposition de cette prise en otage politique de la Ceni, proclame aujourd’hui sans honte que la Ceni ne peut pas être apolitique. Qui peut-il convaincre que s’il n’appartenait au pouvoir en place, il aurait usé d’une telle lâche audace ?
    @ Aujourd’hui, Il est donc presque certain qu’au diable les vœux unanimement exprimés par certains politiques, la population, la société civile, les Ong locales et internationales des défenses de droits et même l’Onu (voir les propos de la Cheffe de la Monusco) d’une nécessaire dépolitisation de la Ceni. Ne nous faisons donc pas trop d’illusions, nous vivrons les mêmes trahisons que celles qu’on a déjà vécues, la Ceni restera toujours l’otage des pouvoirs publics, hier ‘JK’ aujourd’hui Tshisekedi…

  2. UNE TENTATIVE D’ANALYSE, DE REFLEXION EN COURS DE ROUTE !?
    @ Avec son Union sacrée et après donc sa rupture d’avec son prédécesseur, Tshisekedi est devenu un Président moins virtuel qu’il l’était les deux premières années ans ayant enfin les mains libres ; son problème est alors devenu autre, sa capacité à gérer le pays. La réalité devant nous est que le changement promis tarde à venir et le désenchantement de la population n’est pas loin comme on venait de le voir avec ses pressions insistantes à propos des violences endémiques de l’Est qui ont poussé le Président à proclamer le fameux état de siège.
    @ On n’est pas alors loin de voir éclater sa navigation à vue : aucune planification documentée des dossiers, des priorités, beaucoup d’effets d’annonces et des promesses sans lendemains, des recyclages d’idées et de projets du passé qui pourtant ont échoué. Le développement, l’Etat de droit, la bonne gouvernance, la lutte contre la corruption, l’impunité et autres anti-valeurs, l’amélioration des conditions de vie, la pacification de l’Est, etc… sont encore aux abonnés absents. Le bouquet c’est lorsqu’on y ajoute un cabinet présidentiel tribalisé, pléthorique et coûteux, un taux de nominations kasaiennes, son village, très élevé, des voyages sans compter, des dépassements budgétaires réguliers et peu de vraies réussites, hélas…
    @ Ainsi aussi une gestion de la pandémie à l’œil, un état de siège quasiment improvisé, sans préparation documentée, sans même financement, sans loi, sans accompagnement et ainsi partout comme on le voit avec la catastrophe de Nyiragongo où sa seule satisfaction c’est de la voir sous contrôle alors qu’on y a vu une impréparation structurelle et une assistance peu efficace aux sinistrés .
    @ Hélas, à travers tout cela, même l’insécurité de l’Est critique pour le pays n’a pas longtemps semblé être sa priorité, la seule obsession aujourd’hui de notre Magistrat Suprême c’est d’installer son monopole pour aujourd’hui et pour 2023, le Parlement, le Gouvernement, la CC et maintenant la Ceni à sa botte.
    Question : cette dictature apparente avec un PR qui semble apprendre la gestion du pays en cours de route sans plancher à changer à fond sur un changement des conditions politiques, économiques, sécuritaires susceptibles de changer une gouvernance défaillante suffira-t-elle à assurer le succès de son mandat et surtout comblera-t-elle les immenses attentes de la population ? Comment avec un manque d’imagination aussi notoire et coupable de son équipe sauf à l’applaudir quoiqu’il fasse y réussira-t-il à changer les recyclages des projets du passé qui ont échoué en futures réussites ? Espérons que tout ne sera noir demain ; qui vivra verra !

  3. PS
    Tshisekedi a eu la grâce d’être soutenu par les Yankees et les Européens et ses relations voulues fraternelles à contre-courant de toute logique et d’une stratégie souverainiste avec le voisins rwandais et ougandais le servent. Si Américains et Européens ont traduit leur soutien sur le terrain en espèces sonnantes et trébuchantes comme en proclamations géostratégiques fortes, aucune indication ne dit que ça a été la même chose dans le cas du Rwanda et de l’Ouganda où l’on a même vu un Kagame ragaillardi par sa victoire sur la France de Macron nier les crimes de son armée au Congo tandis que l’Ouganda ne fait rien pour hâter la résolution de la dette qu’il nous doit. Au final Tshisekedi et le Congo bénéficieront-ils quand même du soutien de l’Amérique et de l’Europe malgré la montée internationale de Kagame qui n’a en fait jamais été notre frère comme le clame notre PR ?

  4. Ainsi le décor est bien planté pour un autre embrouillamini électoral en 2023. OYO MBOKA YA NDENGE NINI ?

Comments are closed.