Felix Tshisekedi élu président par Joseph Kabila

Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo
Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo

J’ai été au Quartier Matonge de Bruxelles au lendemain de l’annonce des « résultats provisoires » de l’élection présidentielle du 30 décembre 2018 au Congo-Kinshasa. D’abord dans un salon de coiffure. Ensuite chez un vendeur des DVD de musique congolaise moderne. Enfin, sur commande, chez un marchand des produits cosmétiques que raffolent les Africaines pour s’éclaircir la peau. En me déplaçant d’un endroit à l’autre, j’ai rencontré des compatriotes interviewés par des « journalistes » des sites qui polluent la toile.

Pour le Congolais soucieux de l’unité, de la stabilité et de la prospérité nationales que j’ai toujours été, la victoire de tout Muluba m’aurait enchanté en dépit du peu de cas que je fais de la démocratie partisane et conflictuelle. Car une telle victoire servirait l’unité nationale après que le Congo ait connu un premier président issu de l’aire linguistique Kikongo, un deuxième de l’espace Lingala, et un troisième ainsi que son extension maléfique de la zone Swahili. Mais la célébration de la « victoire » du premier président de l’univers Tshiluba à laquelle j’ai été témoin m’a carrément fait douter de notre capacité collective à nous relever à court et moyen termes de la honte nationale qui est la nôtre depuis l’arrivée au pouvoir de l’AFDL. Car ce « conglomérat d’aventuriers », dixit son chef de file apparent Laurent-Désiré Kabila lui-même, traduit avant tout la volonté de vassalisation du pouvoir d’Etat congolais par l’hégémonie tutsi rwandaise. D’abord à travers l’idiot de service que fut Laurent-Désiré Kabila. Ensuite par l’ascension inattendue et fulgurante du cheval de Troie rwandais qu’est Joseph Kabila, suivie du déversement des Rwandais dans l’appareil sécuritaire du pays notamment à travers les opérations de mixage et brassage, stratégie dévoilée avec moult détails par Honoré Ngbanda, l’ex-conseiller spécial et flic du dictateur Mobutu. Enfin à travers la vénalité des hommes politiques congolais qui encensent le nouveau despote juste pour se retrouver et se maintenir au festin du pouvoir, crétinisés qu’ils ont été pendant les longues années Mobutu.

Quand un homme est élu président de la république en Afrique ou ailleurs au monde et surtout quand il vient de l’opposition à une dictature comme celle de Joseph Kabila, son premier devoir est de rendre hommage au peuple qui l’aura ainsi hissé au-devant de la scène politique nationale. Déclaré vainqueur par les « résultats provisoires » de la présidentielle, l’opposant Felix Tshisekedi, prolongement naturel de son éternel opposant de père Etienne Tshisekedi, n’a pas dérogé à cette règle générale. Il a rendu un vibrant hommage, jugé difficilement acceptable par lui-même, au despote qui, fort de son statut d’homme fort, s’est substitué au peuple en décidant d’asseoir Tshisekedi dans le fauteuil présidentiel contre la vérité des urnes qui, elle, proclame haut et fort la victoire de Martin Fayulu.

Comme au lendemain de l’assassinat de Laurent-Désiré Kabila, tout change en apparence sous le ciel politique congolais, mais le grand vainqueur reste le même: l’hégémonie tutsi rwandaise incarnée par le Tutsi congolais d’origine rwandaise qu’est Joseph Kabila (dixit le Tutsi Laurent Nkunda). Elu président de la république par cette hégémonie qui contrôle l’appareil sécuritaire ainsi que les services secrets du pays et qui dispose de surcroit d’un immense trésor de guerre amassé sur le dos du peuple congolais, comme l’a toujours si bien démontré Honoré Ngbanda, le pouvoir de Felix Tshisekedi sera similaire à celui du l’ex-président rwandais, le Hutu Pasteur Bizimungu, premier idiot de service de l’hégémonie tutsi rwandaise. Il aura le même contenu que celui du deuxième idiot de service de la même hégémonie ethnique, le président Laurent-Désiré Kabila. Il sera de même nature que le pouvoir du président Melchior Ndadaye, élu démocratiquement dans un Burundi où l’appareil sécuritaire et les services secrets étaient sous domination tutsi. Tel père, tel fils, le pouvoir de Felix Tshisekedi sera sans pouvoir comme le fut celui de son père Etienne Tshisekedi en sa qualité de premier ministre du dictateur Mobutu du 1er au 25 novembre 1991. Comme on l’aura constaté, Felix Tshisekedi va courir le même risque que les quatre dirigeants cités ci-dessus d’autant plus que dans le cadre aussi boiteux que celui de la démocratie partisane et conflictuelle, sa position sera davantage fragilisée par la majorité parlementaire que le despote vient de se fabriquer, au nom du Front Commun des Cons (FCC), avant même que ne soient dépouillés tous les bulletins de vote. A la moindre velléité d’indépendance vis-à-vis de l’hégémonie ethnique incarnée par Joseph Kabila, ce sera la chute politique et/ou physique assurée.

Que faire maintenant? L’hégémonie ethnique venue d’ailleurs et incarnée par Joseph Kabila est-elle une fatalité? Non. Martin Fayulu, vainqueur et « perdant » de l’élection présidentielle, a déposé, à la Cour constitutionnelle, un recours en contestation des résultats provisoires de la présidentielle. Comme dans nombre d’Etats africains et surtout au Gabon où elle a été surnommée « Tour de Pise » puisque se penchant toujours du côté du despote de l’heure et de sa clientèle interne, la Cour constitutionnelle congolaise a certes fait preuve de son inféodation au régime Kabila, mais elle peut nous réserver une surprise, ses juges sachant que le despote ne peut plus garantir leur maintien à leurs postes. Si jamais ils restaient toujours des marionnettes entre ses mains, en validant son pacte secret avec Felix Tshisekedi, Martin Fayulu et les autres opposants devraient bien décoder le message de la communauté internationale afin d’éviter à notre peuple tant martyrisé les affres de nouvelles turbulences. En effet, la communauté internationale est consciente du pacte ci-dessus. Cependant, pour elle, cela constitue tout de même une avancée pour un pays aux élites sans boussole qui n’aura connu aucune alternative pacifique en près de six décennies d’indépendance.

Depuis que Joseph Kabila est au pouvoir, lui seul piège l’opposition et celle-ci ne l’a jamais piégé alors que les opportunités n’ont pas manqué. La coalition « Lamuka » et les autres opposants aujourd’hui trahis et déçus auront donc intérêt à ne pas tomber dans le piège du despote qui a réussi une fois de plus à diviser l’opposition. Si la communauté internationale reconnait le traître Tshisekedi comme président de la république, les opposants devraient éviter l’erreur que ce dernier avait commise en excommuniant Bruno Tshibala après que le même despote ait débauché ce dernier des rangs de l’UDPS pour en faire un premier ministre. Pour ne pas être un président fantoche, à l’instar du premier ministre fantoche Bruno Tshibala, Felix Tshisekedi aura besoin du soutien de toute la nation afin de minimiser voire de mettre un terme à la libido dominandi des élites tutsi du Rwanda et du Congo-Kinshasa. Aussi condamnable soit-elle, la trahison de Felix Tshisekedi est un moindre mal par rapport à la vassalisation du pouvoir d’Etat congolais par une republiquette voisine contre laquelle toutes les énergies devraient être mobilisées.

L’UDPS, la « fille ainée de l’opposition », jouissait d’une certaine respectabilité par rapport à la vénalité quasi-généralisée des politiciens congolais. Aujourd’hui que ce parti étale à son tour sa vénalité en trahissant ouvertement la volonté du peuple, cette situation inattendue devrait inciter les élites du pays à tirer des leçons du processus de démocratisation amorcé par le président Mobutu le 24 avril 1990. La démocratie partisane et conflictuelle a lamentablement échoué à mettre un terme au mal congolais, qui est un mal universel, à savoir la domination ou la prise en otage de l’appareil de l’Etat par un ou plusieurs individus issus de la même ethnie et/ou région. En dépit de la tenue de trois scrutins dits démocratiques en 2006, 2011 et 2018, notre Etat reste dominé par une nouvelle hégémonie, celle des Tutsi rwandais incarnée par Joseph Kabila, après celle des Ngbandi, incarnée par Mobutu Sese Seko. Telle est la première leçon.

Deuxième leçon, on ne lutte pas contre l’hégémonie ethnique en stigmatisant les membres de toute une ethnie. On ne lutte pas contre l’hégémonie ethnique en faisant la chasse aux Baluba comme on tenterait de le faire aujourd’hui chez moi à Kikwit parce que l’hégémonie tutsi incarnée par Joseph Kabila a trouvé un troisième idiot de service en la personne du Muluba Felix Tshisekedi. On lutte contre l’hégémonie ethnique en proposant des alternatives aux systèmes politiques qui la favorisent et la pérennisent, la démocratie de façade ou des singes mise en place en 2006 étant l’un d’eux.

Il est donc temps que les Congolais s’imprègnent de la seule alternative clairement articulée et disponible dans mon article publié par ce journal en ligne le 28 avril 2018 sous le titre de « Evangile démocratique selon Saint Mayoyo » (on peut accéder à cet article en rentrant son titre, sans les guillemets, dans le moteur de recherche du journal). Ce sont les rêves qui font avancer les nations. Mais encore faut-il que les élites conçoivent des idées-outils susceptiles de matérialiser les rêves. La démocratie des singes n’en est pas une.

 

Par Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo

35 réflexions au sujet de « Felix Tshisekedi élu président par Joseph Kabila »

  1. Cher Mayoyo,

    Si la cour constitutionnelle en RDC ne dit pas la justice qui correspond à la vérité des urnes, alors le peuple Congolais doit prendre sa responsabilité historique et patriotique, et finir avec le président illégitime hors mandat et ses manipulations une fois pour toute. Le peuple au Burkina Faso l’a fait ; les peuples en Algérie, en Tunisie, en Egypte, etc., l’ont fait. Les peuples des Républiques socialistes soviétiques l’ont fait, et le peuple Français l’a fait avec la révolution française. Assez, c’est assez. Le temps d’action c’est maintenant. Le président illégitime hors mandat est affaibli. Il faut finir avec lui maintenant, ou alors il va se reprendre, et la situation du peuple Congolais sera pire que jamais.

    Tu as vu juste quand tu écris qu’on “lutte contre l’hégémonie ethnique en proposant des alternatives aux systèmes politiques qui la favorisent et la pérennisent”. Tu n’es pas sans le savoir que ces alternatives politiques sont déjà proposées par beaucoup des Congolaises et Congolais. “L’évangile démocratique selon Saint Mayoyo” est un exemple. “Le Chemin de la renaissance techno-socio-économique en RDC et en Afrique” (l’Harmattan/Les impliques, Paris, 2016) est un autre exemple. Et la liste continue. Mais toutes ces alternatives proposées doivent être appliquées sur le terrain pour causer du changement. Car, en soi, ces alternatives sont des “rêves qui font avancer les nations. Mais encore faut-il que les élites conçoivent des idées-outils susceptibles de matérialiser les rêves ». Or sur le terrain, c’est le président illégitime hors mandat qui contrôle tout et fait tout pour que jamais une alternative ne soit appliquée dans le pays. Le président illégitime hors mandat contrôle tous les appareils de l’Etat, l’armée, la police, les services de renseignement, la justice, la finance, y compris les élites ; et c’est lui à travers la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) qui vient de décider du résultat des élections présidentielles du 18 Décembre 2018, pour justement étouffer la possibilité d’alternative politique réelle en RDC.

    A certains moments historiques, des peuples se sont réveillé et ont dit non à ceux-là qui contrôlaient tous les appareils de l’Etat, l’armée, la police, les services de renseignement, la justice, la finance, y compris les élites, car ces peuples en avaient mare avec l’oppression et la misère. C’est ainsi qu’en Mai 1789, le peuple Français avait décidé de dire non à l’ordre injuste et oppressif établi par les bourgeois et exploiteurs du peuple ; alors que ces bourgeois exploiteurs contrôlait tous les appareils et services de l’Etat, le peuple Français s’était battu corps et âme. En Novembre 1799, le peuple Français avait triomphé en reversant les bourgeois exploiteurs qui contrôlaient tout et paraissaient invincibles. Les peuples de l’ancienne Union des Républiques Socialistes Soviétiques (URSS) en avaient mare avec l’oppression et l’exploitation par des dirigeants communistes. Ils se sont réveillé et ont dit non aux oppresseurs exploiteurs Communistes. De 1990 à 1991, les peuples de ces anciennes républiques de l’URSS se sont soulevés, ils ont chassé les dictateurs et ont arraché leurs libertés. Plus récemment, le peule du monde Arabe s’est mobilisé pour faire tomber des dictateurs qui contrôlaient tous les appareils et services de l’Etat en Algérie, en Tunisie, en Egypte, etc. Au Burkina Faso, une révolte populaire soutenue avait, au troisième jour, contraint le Président Blaise Compaoré à démissionner, alors que pendant 27 ans il avait tous les appareils et services de l’Etat entre ses mains.

    L’heure a sonné pour le peuple de la RDC. Pendant des années, sans armes, mais avec leurs sangs et vies, les jeunes filles et jeunes garçons de la RDC, les habitants des villages, villes et cités en RDC, ont tout bravé avec courage et détermination, et le 30 Décembre 2018, ils ont vaincu le président illégitime hors mandat et son dauphin. Ce n’est donc pas en ce dernier moment d’arrachement de la victoire finale qu’il faut proposer des alternatives qui sont déjà proposées par plusieurs écrits des Congolaises et Congolais. Pour le moment, si la cour constitutionnelle qui est la dernière carte de manipulation du président illégitime hors mandat ne dit pas la justice qui correspond à la vérité des urnes, le peuple Congolais doit par obligation historique et patriotique prendre les choses entre ses mains et se faire justice à l’exemple du peuple de Burkina Faso, des peuples d’Algérie, de Tunisie et d’Egypte, des peuples des Républiques socialistes soviétiques, et du peuple Français, car assez c’est assez.

    1. Cher Tongele N.Tongele,

      Je pouvais conclure mon article par vos mots. Mais je pense que vous connaissez notre pays aussi bien que moi. Ma crainte est de voir cette prise de responsabilité se matérialiser à travers des massacres entre Congolais et la chasse aux Baluba pendant que l’hégémonie tutsie rwandaise exportée dans notre pays se renforcerait davantage. Croyez-moi, la trahison cde Felix Tshisekedi me révolte autant que vous. Mais élites et les hommes politiques doivent apprendre à avaler de telles couleuvres ou à surmonter une telle révolte pour se concentrer sur l’essentiel. Par ailleurs, je note que tout au long du règne du cheval de Troie rwandais, les Congolais ont eu plusieurs occasions de se soulever. Ils ne l’ont pas fait. Rien n’indique qu’ils le feront cette fois-ci. Les soulèvements populaires ont leurs raisons que la raison ignore. Le soulèvement au Congo pourrait être déclenché par un évènement éloigné des crimes de notre nouveau despote.

    2. Je partage ceux que vous avez écrit mais ma question est simple: pourquoi le peuple congolais doit se soulever maintenant ? Pourquoi ne l’a-t-il pas fait hier et pourquoi ne le ferait il pas demain ? Pensez-vous qu’aujourd’hui est-il suffisamment mûr pour se soulever ? Moi, je pense que ce soulèvement s’il arrive un jour s’allumera pendant qu’on ne s’y attendra pas. De façon soudaine comme un feu de paille. Maintenant que vous voulez que le soulèvement se fasse immédiatement, pensez-vous que le camp d’en face qui a débauché un des éléments importants de votre camp vous laissera faire ce que vous mijotez en toute quiétude ? Mettez vous dans la tête que la lutte si lutte il y a sera manifestement longue.

  2. Ah! Quelle joie immense de vous lire ce matin et de me liberer. Un message d’apaisement. Je vivais a cinq kilometre de la presidence du Burundaise quand les militaires tutsi avaient cuellient le feu president Ndadaye comme un malfait, lui qui etait objectivement elu par son peuple et non elu par le president Buyoya. Hier j’avais discute avec un compatriote muluba (medecin de son etat) ici en afrique du sud sur la situation de notre pays et j’ai ete scandalise par son fanatisme. Il n’a plus de raisonement. Comment est il possible qu’un president qui cede tout, l’armee, la securite, les finances etc..puisse gouverner? Un monsieur qui munimise nos morts pendant sa campagne en disant que ceux qui ont fait des tueries vivront en paix? Et nous qui venions de perder les notres a cause de la barbari de Kabila Kanambe? Un monsieur qui ne comprend meme pas ce qui s’etait passe chez lui avec Kamwina Nsapu? Les baluba ne connaissent pas Kamhere, Bakoyeba ye. Sur l’armee, mon compatriote docteur me fait avancer que le president peut nommer des generaux, cela m’a fait rire c’est comme s’il croyait que les corrompus generaux congolais vont maintenant brusquement se tourner du cote de Felix. Au fond c’est la victoire du front commun des cons et des tutsi. nos freres et soeurs bien aimes ba demulu vantars sont entres par
    la tres mauvaise porte, celle des esclaves. Fayulu devra maintenir sa position d’un homme non corruptible.

    1. Cher Raz,

      Le national-tribalisme a toujours été le moteur du pouvoir au Congo-Kinshasa et ailleurs en Afrique. Ma fille biologique unique qui fréquente les réseaux sociaux que moi je ne fréquente pas m’a rapporté plusieurs réactions de la part de nos compatriotes luba-kasaïens. On peut comprendre que le petit peuple tombe si bas. Mais il y a aussi des intellectuels qui réagissent de la même manière, c’est-à-dire sans la moindre capacité analytique. Et c’est bien dommage. Car, la dénonciation de la trahison de Tshisekedi par des intellectuels luba-kasaïens pouvait servir la cause nationale.

  3. Chers Compatriotes,
    Je partage beaucoup d’idées de cet article de notre ami MBTT. Je suis un peu gêné par l’utilisation des injures qui est fréquente chez lui. Ce passage : « on ne lutte pas contre l’hégémonie ethnique en stigmatisant les membres de toute une ethnie. On ne lutte pas contre l’hégémonie ethnique en faisant la chasse aux Baluba comme on tenterait de le faire aujourd’hui chez moi à Kikwit parce que l’hégémonie tutsi incarnée par Joseph Kabila a trouvé un troisième idiot de service en la personne du Muluba Felix Tshisekedi. On lutte contre l’hégémonie ethnique en proposant des alternatives aux systèmes politiques qui la favorisent et la pérennisent, la démocratie de façade ou des singes mise en place en 2006 étant l’un d’eux ». L’expression jusqu’à ce que l’on trouve « un troisième idiot ». Ce n’est pas vraiment un terme qui pourrait sortir facilement de la bouche d’un penseur qui réfléchit et qui ne peut pas réfléchir sous le coup de la colère. Cher MBTT, un grand savant a dit: « avec la logique, on part de A à B, tandis qu’avec l’imagination, on va partout ». Nos raisonnements, nos dissertations évoluent souvent dans la dynamique logique. Ce qui fait qu’il est plus facile que nous nous fassions comprendre. Mais la poétique que nous admirons tous ne fonctionne pas de cette manière: « d’où la découverte de nouvelles figures, de nouveaux néologisme ». En politique, ce n’est pas toujours la logique qui fonctionne, tout comme sur le terrain militaire. L’imagination est souvent la source de plusieurs solutions inédites. La situation actuelle peut être une voie à utiliser pour libérer le pays. Car, toutes nos logiques sur papier n’ont jamais abouti au renversement de la situation et la libération de notre pays pour que nous puissions participer tous pratiquement à sa reconstruction. Vous m’avez lu dans mes précédentes réactions. J’ai essayé de montrer le problème avec ce président élu, proclamé par la CENI. Ce qu’il nous faut, maintenant c’est d’imaginer, à partir de cette situation, comment procéder pour que nous soyons capables, aussi bien au parlement que dans d’autres institutions du pays, de reprendre effectivement les commandes de notre pays. Il faudra y aller progressivement et aussi intelligemment. Si « Mandela » une fois libéré avait chercher à se faire justice, où serait l’Afrique du Sud actuellement ? Traiter « Félix » d’idiot, même s’il n’a pas fait les études que vous vous avez fait est une injure publique qui risque de vous revenir si cet « idiot » prouve qu’il avait raison de prendre cette voie pour pouvoir libérer par des moyens moins brutaux, notre pays. Car, nos discours en ligne, n’ont rien apporté jusque là. Vous au moins, avec votre Evangile, vous avez, à l’instar de Jésus Christ des adeptes, disciples, et apôtres. Engagez-les dans quelque chose qui soit une innovation dans la voie de la libération du Congo. Vous parlez de « la démocratie de façade ou des singes », mais je suis surpris que ce soit vous qui traitez vos congénères de « singes ». Je me souviens d’une phrase : « la démocratie est un luxe pour les Africains noirs… » qui avait soulevé beaucoup d’indignation parmi les Africains en Belgique. Le jour où un européen blanc vous citera, le traiteriez-vous de raciste ? Je suis vraiment déçu de vous, parce que j’attendais beaucoup de vous en tant que penseur qui pouvait se départir de sa révolte pour contrôler son langage et écrire un texte qui donnerait à réfléchir, et non un texte qui blesserait ses semblables. Je partage votre point de vue dans ce passage, sans partager les injures que vous y mettez. J’espère que votre analyse va susciter des actions allant dans le sens de l’unité pour pouvoir libérer le pays. Et si ce que nous traitons de trahison maintenant était une voie géniale pour éviter le bain de sang inutile à Kinshasa ? Exhortons nos compatriotes à l’unité. Monsieur Fayulu a la liberté et le droit de saisir la Cours comme il l’a fait. Mais il ne peut pas inviter ses courtisans et membres de son parti à se révolter de façon à ne pas accepter le résultat qui ne les arrange pas. Parce que la démocratie des hommes que vous connaissez nous a donné beaucoup de situations difficiles à comprendre en Belgique: « le MR et la NVA, Philippe Moureau évincé du siège du bourgmestre de Molenbeek malgré beaucoup de voix de préférence qu’il avait eu ». Donc, même dans la démocratie occidentale, les coalitions existent qui peuvent aller contre la volonté populaire. Nous avons un défi maintenant, c’est d’imaginer comment nous en sortir. Mais ayons au moins la délicatesse de voir pour la première fois dans l’histoire du pays, le transfert du pouvoir, de façon plus ou moins pacifique et essayons de résoudre des problèmes urgents du pays et de notre peuple. Que Dieu nous vienne en aide.

    1. Cher Elili,

      C’est depuis longtemps que vous me lisez. Ceci n’est pas la première fois que j’utilise l’expression « idiot de service », synonyme de l’expression « idiot utile », qui est différente du mot « idiot » tout court. Je l’ai déjà utilisée dans plusieurs articles pour décrire le pouvoir de Laurent-Désiré Kabila. Question : Pourquoi ne réagissez-vous qu’aujourd’hui ? Dois-je comprendre vous voulez justifier l’injustifiable comme vous le faite si bien en insinuant que la « victoire » de Tshisekedi évite un bain de sang à notre peuple ? Va-t-on aux élections pour qu’un perdant soit proclamé vainqueur ? Mes articles dans CIC s’inscrivent dans le cadre d’une tribune libre et non dans celui d’un exercice académique ou scientifique. Si vous voulez me connaitre sur le plan scientifique, lisez mes livres dont vous devez certainement connaitre les titres. Apprenez également qu’en 1984 à l’Université de Lubumbashi (UNILU), j’étais sorti premier lauréat d’un concours de dissertation et d’éloquence organisé par les Rotary Club de Lubumbashi, en collaboration avec le Rotary Club de Kinshasa, à l’intention de tous les finalistes de l’UNILU. C’est vous dire que je sais ce que je fais quand j’écris comme j’écris dans CIC.

  4. Cher mayoyo, votre sens immoral et tribal sont les vrais problemes pour ce pays et donne aucune modestie a vos ecrits, pourriez- vous nous expliquer clairement ceux vous traitez de l’extension malefique du mal.
    Pour ta gouverne, si aujourdhui ce pays attire les occidentaux ce n’est pas pour de la musique ou salon de coiffure qui pillulent a Kinshasa mais pour les riches gisements que regorgent l’est du pays celle appartenant au Swahili.
    Je tiens a vous rappeler: Etre idiot est un choix mais etre mal eduque n’est jamais un choix car ca vous colle toute la vous
    Dites nous qu’ont reelement fait mobutu ainsi que ton frere Kasavubu

    1. @J.M.P

      C’est certain que Mayoyo va vous tailler un costard…

      Mais on ne peut laisser passer vos boniments sans réagir. Où voyez-vous le  » sens immoral et tribal  » de Mayoyo ? Le vrai problème pour ce pays, ce sont des personnes comme vous, monsieur, qui ne supportez pas qu’on vous crache la vérité en face. Ainsi donc, pour vous, les riches gisements que regorgent l’est du pays appartiendraient au  » Swahili  » ? D’où sortez-vous un tel boniment ? Et vous-même, de quelle planète venez-vous ?

      A considérer votre facilité et aisance à tutoyer tout le monde, je n’ai pas de peine à imaginer de quelle colline vous êtes. Laissez Mobutu et Kasavubu tranquilles. Dites-nous plutôt pourquoi vous détestez vos frères hutu ou alors, taisez-vous et rentrez chez vous, en reprenant vos banyangombe.

  5. Cher Mayoyo,

    Cette farce électorale me renseigne ceci :

    – L’imposture rwandaise au Congo n’a aucune base au sein de la population. L’échec cuisant de son candidat à la farce de Nangaa en est la preuve par excellence. Cette imposture ne tient que par la corruption de quelques racailles qui accompagnent les tueurs rwandais depuis l’assassinat de Ngandu Kisase, LD Kabila et tant d’autres. Et si vous observez bien, vous verrez que ce sont toujours les mêmes qui sont autour de Kingakati.

    – Critiquer la traitrise de Tshilombo -en s’alliant avec les génocidaires du peuple congolais, devient un crime. Il faut que les luba comprennent que Tshilombo n’est pas leur roi et que le critiquer ne revient pas à insulter toute une ethnie. Il faut arrêter cette bêtise, de tout amalgamer. Tshilombo a été nommé par Nangaa sur ordre du gang rwandais. Tout comme tous ces députés nominés et listés par Nangaa alors que plusieurs centres de compilation n’avaient pas transmis leurs résultats. Etrangement, personne ne conteste cette pratique. Ahurissant !

    – Je reste persuadé que cette imposture rwandaise est fragile. On peut la faire exploser. Ici, c’est l’Eglise qui est toute la résistance et qui doit s’affirmer comme l’élément cristallisateur de la crise paroxysmique. Contre la dictature de Marcos, répondant à l’appel des autorités religieuses, une foule gigantesque aux mains nues réussit à arrêter des chars dans les rues de Manille. Cette force du nombre, du  » pouvoir du peuple  », et la conviction religieuse de tous ceux qui se trouvèrent engagés dans cette confrontation directe leur permirent de dépasser la peur d’êtres victimes, la peur de la mort. C’est ce que doit faire la Cenco, en publiant les résultats en leur possession et en expliquant que le pays est occupé par des rwandais qui ont décidé de faire des congolais leurs esclaves. On ne peut pas laisser ce gang rwandais et leurs chiens de garde congorais continuer à tuer, humilier les congolais et piller le Congo.

    1. Cher Jo Bongos,

      Je l’ai déjà écrit, le national-tribalisme a toujours été le moteur du pouvoir dans notre pays. Je comprends parfaitement l’amalgame qui consiste à percevoir toute critique de la trahison clairement identifiée de Felix Tshisekedi comme une attaque contre l’ethnie luba-kasaïenne. Comme vous, je pense qu’un appel à la résistance lancée par l’Eglise catholique pourrait être fructueux. Mais lancée en Amérique latine, la théologie de la libération n’a pas trouvé un écho favorable à Rome. Je comprends donc la prudence de la CENCO. Voilà pourquoi je préfère explorer d’autres pistes. Le soutien de la nation à un traitre pour qu’il ne soit pas un président fantoche en est une. Je sais que cela est scandaleux qu’un vainqueur déclaré d’une élection présidentielle se retrouve à cohabiter dans une position d’extrême faiblesse avec le perdant reconnu officiellement par les urnes et le pouvoir en place. Mais le Congo n’a-t-il pas toujours été une terre des contrastes ?

  6. Bel exposé!
    Alors, que les « Bana Betu » comprennent qu’il ne s’agit pas ici de défendre une ethnie, moins encore un individu, mais c’est l’intérêt de la Nation et de la Mère-Patrie que nous sommes tous tenus de défendre.
    S’est-on une fois demandé pourquoi Paul Kagame a demandé à l’ONU de reconnaître promptement l’élection de Félix Tshisekedi?
    Même un bébé qui vient d’être sévré peut comprendre cet N-ième complot qui se concocte contre la nation congolaise et contre son peuple. Est-il besoin d’être un universitaire pour comprendre pourquoi « Kabila » s’est taillé tous les ministères régaliens et raflé une majorité large dans le parlement?
    KALA YE BUINGI, comme on dirait chez les kongo.

  7. Avec cette haute trahison de la part du plus grand traître-collabo que le Congo-Zaïre ait jamais connu, la balkanisation de fait de notre pays est décrété, d’autant plus que les Congolais ne sauront plus crier haro sur un imposteur étranger qui trônerait au sommet de l’État. Personne ne les entendra désormais, puisqu’à présent celui qui vend le pays en braderie est fils même de ce pays. Ainsi le Tutsi Power ayant placé la barre de l’occupation très haut, personne ne les empêchera désormais d’accomplir leur objectif qu’ils s’etaient fixés vis-à-vis du Congo de Lumumba.

    1. Fine analyse dont j’accepte volontiers et ,la logique et la conclusion. Pour ma part j’en tire une seule leçon: la solution réside dans une action immédiate consistant à accompagner Martin Fayulu dans sa lutte pour la vérité des urnes. Celle-ci a des chances de déboucher sur des violences post-électorales voire un véritable soulèvement populaire. C’est alors que le peuple et ses dirigeants seront enfin en phase pour bouter l’occupant hors du territoire national. Mais cette démarche suppose au préalable une critique sans complaisance de la situation réelle du pays (notamment l’occupation du pays par un Etat étranger, chose que je n’ai jamais entendue chez Fayulu, or une analyse biaisée de la situation conduira nécessairement à l’échec).

  8. @ Ndeko Mayoyo

    Je suis un peu déçu de votre papier qui évite d’analyser profondément la situation en se contentant de quelques piques.

    Quelle était la situation et quel était le combat

    Ainsi que Vous l’avez brillamment rappelé, le pays est sous domination des Tutsi rwandais soutenus par des multinationales. C’est ce que nous appelons OCCUPATION !

    Cette situation se traduit par les massacres de plus de 8 millions de morts, les viols de plus de 4 millions de nos concitoyens (homme, femme et enfants) et le déplacement de plus de 4,5 millions de congolais chassés de leurs terres.

    A cette situation se rajoute le déversement massif des populations venues du Rwanda au nord Kivu et le pillage sans précédent de la RDC.

    Notre combat est de mettre fin à l’occupation (massacres, pillage…). Mettre fin à l’occupation n’est pas un concept abstrait. C’est du concret ! Mettre dehors les occupants, arrêter les massacres, déterrer les fosses communes, demander les comptes aux génocidaires, déchirer les contrats de pillage…

    Pourquoi sommes-nous mécontents ?
    Mafa ou FATSHI peu importe et là n’est pas le problème. Il fallait y aller sans aucun deal avec les occupants. Or, Félix a commencé par un deal idiot avec le pion de la kabilie (Kamerhe l’homme qui travaille pour Kabila). A ce deal idiot se rajoute un autre deal inacceptable avec Kabila dont nous avons obtenu copie.

    Tshilombo, trop content de devenir président, a tout accepté: se délester de tous les leviers du pouvoir et gracier au nom de l’udps les occupants, pillards et génocidaires du peuple congolais. Ils pourront vivre en paix au Congo et seront les partenaires de l’udps. Quelle insulte aux victimes !

    Il ne s’agit pas d’attendre pour voir ce qui va se passer avant de se prononcer, il s’agit de faire fonctionner nos cerveaux pour analyser la situation afin de tirer des conclusions qui s’imposent.

    1** Alias Kabila va devenir sénateur à vie. Selon les résultats publiés par Nangaa, il va devenir président du sénat donc 2ème personnalité de l’état. Il redeviendra président si malheur arrivait à Tshilombo.

    2** l’occupation est avant tout militaire. Renseignez-vous sur l’appareil sécuritaire de l’état congolais. Plusieurs centaines d’officiers rwandais occupent tous les postes clés et plusieurs milliers de militaires venus d’ailleurs stationnent en RDC et menacent la paix et la sécurité.

    Or, la première chose à faire était de reprendre en main l’armée, la police et les services de sûreté de l’état. Purger l’armée ne peut se faire que par la force. Il faut neutraliser les infiltrés. Première épreuve de force avec les occupants. Comment va-t-il le faire avec ses partenaires sans renier le deal signé. Il va nommer les généraux ? Laissez moi rire. Il y a une armée au sein de l’armée qui n’écoute que Kabila qui deviendra le 2e personnalité de l’état.

    3** Pour redresser la RDC il faut revenir sur tous les contrats de pillage signés par son partenaire alias kabila. 2ème épreuve de force.

    Je peux développer longuement. Comment voulez-vous suivre un homme qui signe des accords en catimini (Ibiza, Venise, …), qui va couver l’échine chez Museveni, qui présente un faux diplôme, qui cède tous les leviers de pouvoir et qui pis est, fait des génocidaires des congolais ses partenaires !!!

    Ah mais il faut attendre, il n’a même pas prêté serment, jugement hâtif… dixit le fun club FATSHI. Sommes nous donc incapables d’analyser, de comprendre, de prévenir, d’anticiper… pourquoi devons-nous accepter alias Kabila comme 2e personnalité de l’état ???

    Je le répète, il fallait y aller les mains libres et engager l’épreuve de force pour défenestrer la kabilie. Le meilleur moyen pour y parvenir était de faire un deal secret FATSHI – MAFA pour sauver le Congo et non un deal avec la kabilie.

    Les congolais sont incapables de comploter contre les occupants par esprit de lucre (lokoso ya mbongo). En attendant, l’occupation continue avec son cortège de maux.

    1. @Ndeko Muana ya mokolo lopango,

      La situation antérieure, nous la connaissons tous. Mon propos dans cet article était de montrer l’étendue ou la misère du pouvoir que Tshisekedi détiendra à la suite du deal avec le perdant de l’élection qui s’avère être le plus grand vainqueur. Je tenais aussi à souligner que la nation a intérêt à faire en sorte que Tshisekedi ne soit pas le président fantoche que ce deal fait de lui.

  9. Chers Compatriotes,
    Notre ami MBTT écrit : « Si vous voulez me connaitre sur le plan scientifique, lisez mes livres dont vous devez certainement connaitre les titres. Apprenez également qu’en 1984 à l’Université de Lubumbashi (UNILU), j’étais sorti premier lauréat d’un concours de dissertation et d’éloquence organisé par les Rotary Club de Lubumbashi, en collaboration avec le Rotary Club de Kinshasa, à l’intention de tous les finalistes de l’UNILU. C’est vous dire que je sais ce que je fais quand j’écris comme j’écris dans CIC ». Je ne peux prétendre savoir que vous ignorez quand vous écrivez dans CIC. Vous avez une personnalité intellectuelle de loin au dessus de la mêlée. Mais je sais aussi que l’erreur est humaine et que l’inattention guette toujours toute personne qui a pour activité d’écrire, ou de parler (éloquence). Je ne veux en aucun cas, vous faire un procès d’intention. Seulement je crains qu’une petite distraction ne puisse nous conduire à des résultats que nous n’avons pas souhaités. Si le concept idiot a une acception particulière chez vous, je pense qu’il serait prudent de votre part de mettre entre parenthèse votre acception afin que nous soyons tous capables de saisir votre pensée. Qu’en est-il de l’expression « démocratie des singes » ?
    Je vois aussi notre compatriote Jo Bongos écrit : « Ici, c’est l’Eglise qui est toute la résistance et qui doit s’affirmer comme l’élément cristallisateur de la crise paroxysmique. Contre la dictature de Marcos, répondant à l’appel des autorités religieuses, une foule gigantesque aux mains nues réussit à arrêter des chars dans les rues de Manille. Cette force du nombre, du » pouvoir du peuple », et la conviction religieuse de tous ceux qui se trouvèrent engagés dans cette confrontation directe leur permirent de dépasser la peur d’êtres victimes, la peur de la mort. C’est ce que doit faire la Cenco, en publiant les résultats en leur possession et en expliquant que le pays est occupé par des rwandais qui ont décidé de faire des congolais leurs esclaves. On ne peut pas laisser ce gang rwandais et leurs chiens de garde congorais continuer à tuer, humilier les congolais et piller le Congo ». Il invoque curieusement l’expérience des Philippines sous Marcos. Cette citation me surprend. Je dois lui faire remarquer que ce n’est pas la première fois que l’Eglise Catholique s’implique dans la vie politique du Congo, sous « Kabila Fils ». En 2011, le Cardinal Monsengwo avait dit clairrement : « Monsieur Tshisekedi Etienne est le gagnant de ces élections ». Combien des Congolais avaient démissionné pour ne pas travailler avec le diable ? Le Chef d’Etat major était-il « Muluba » ? Si l’Eglise Catholique devient un instrument à manipuler pour des actions politiques que nous sommes incapables d’initier en tant que peuple uni, alors, soyons logique jusqu’au bout, donnons aux catholiques: prêtres, religieuses, religieux, des fonctions importantes dans la gestion de la chose publique afin que l’on redresse le pays. Or, si nous faisons bien attention, parmi ceux qui soutiennent ou ont soutenu ce pouvoir jusqu’ici, on compte des catholiques. J’exhorte mes compatriotes qui pensent que la situation actuelle du pays peut nous conduire à créer un autre problème, la frustration entre nous et les divisions qui ne peuvent pas nous permettre de redresser le pays. Certes la situation est bien grave, mais nous n’allons pas trouver des solutions en nous excitants. Les conseillers qui ont conduit le pouvoir à une telle solution savaient que les Congolais allaient réagir comme réagissent tous ceux qui ont les nerfs sur le vif et qui n’ont jamais et ne pourront jamais trouver une solution collectif. J’ai appris aussi que dans un match de box, lorsque l’on reçoit un mauvais coup et qu’on s’énerve en perdant de vue l’adversaire, on perd le match. Nous sommes dans une situation où si nous ne faisons pas attention, nous n’irons nulle part, et nous condamnerons nos enfants à rester esclaves des autres pour des générations. Soyons unis, et cherchons des solutions ensemble. Ne nous livrons pas, comme à notre habitude collective, à nous soulager par des réactions brutales, incontrôlées, qui ne nous conduisent pas à un résultat qui soit efficace pour notre situation. Que Dieu nous vienne en aide.

    1. @ Elili,

      Cherchez-vous à vous plaire à vous-même ? Je peine à comprendre votre prose.

      -Tshilombo a-t-il favorisé la cohésion nationale en signant son pacte avec la  » Kabilie  » ? Ou peut-être que vous doutez que tel pacte existe.

      – Dans la configuration qui se dessine : sénat, assemblée, armée, renseignements et tous les postes régaliens aux mains de FCC, expliquez-moi comment Tshilombo va appliquer son programme/projet de société. S’il en a un.

      – D’après vous et votre sens de la boxe, les congolais doivent accepter cette farce de Nangaa parce que Felix a été nommé président et que la paix va revenir à Beni ?

      – Connaissez-vous réellement ce qu’a été l’action des évêques philippins pour stopper Marcos ? Si oui, en quoi c’est  » curieux  » de l’invoquer dans le cas congolais ?

      – Pour votre information, le Cardinal Monsengwo n’a jamais demandé aux congolais de descendre dans les rues. Ce qu’avaient fait les évêques philippins.
      Que dieu vous vienne en aide !

    2. Cher Elili,

      Il y a une différence entre “idiot” et “idiot de service”. Retenez qu’une personne intelligente peut être un « idiot de service » juste par esprit de lucre ou de gloire. Si vous connaissez les pratiques de la « Kabilie », vous devez savoir que le deal entre Kabila et Tshisekedi ne pouvait pas se faire sans que le premier ne corrompe financièrement le dernier en plus de la promesse de l’asseoir dans un fauteuil présidentiel vide de pouvoir réel. Vous posez la question de savoir ce qu’il en est de la « démocratie des singes. Il ne s’agit ni plus ni moins que de la démocratie mise en place par des êtres humains qui n’ont d’autre ambition que d’imiter servilement, comme le feraient des singes, la production culturelle d’autres nations en termes de gouvernance. Vous avez l’habitude de terminer vos interventions par ces mots : « Que Dieu nous vienne en aide ». Vous devez être satisfait maintenant que Dieu nous a donné un président de la république sans pouvoir réel que Joseph Kabila, qui continue à disposer de tous les leviers du pouvoir, pourrait faire valser à la moindre velléité d’indépendance de la part de son idiot de service.

  10. Cher Mayoyo,

    1° Pour la première fois, à mon avis, vous actez sans discussion « l’occupation rwandaise » du Congo. Vous l’appelez ici « l’hégémonie tutsi rwandaise » installée chez nous via ses ‘chevaux de Troie’, du président jusque là hors-mandat aux multiples infiltrations aux commandes du politique, de la haute administration, des forces de sécurité, de la finance en passant par la clientèle locale à leur dévotion. Vous insistez là-dessus qu’on se demande si une lumière nouvelle, un fait jusque–la peu au fait de votre conscience se sont imposés subitement dans votre logiciel.
    Mais c’est déjà ça, vous parlez enfin un langage commun à beaucoup de Congolais.

    2° « F Tshisekedi élu PR par ‘JK' » càd « nommé’ en termes plus explicites, c’est aujourd’hui un fait, je ne crois pas que dans notre contexte, les recours justes et légitimes y changeront sensiblement quelque chose. Ligoté par son pacte castateur avec le régime en amont et par cette dépossession planifiée d’une majorité législative, le nouveau PR risque de ne régner plutôt que de gouverner comme il sied à ce poste ; il aura sa part à la mangeoire mais son programme présidentiel mutera ainsi en programme du FCC.
    En réponse au « besoin de changement » massivement manifesté par le peuple, le régime aura en effet réservé une fin de non recevoir en ne respectant pas la « vérité des urnes » avec ses nominations.
    FT Tshilombo sorti de l’Udps, fille aînée de l’opposition a donc devant lui un exercice laborieux et risqué, saura-t-il quand même représenter un tant soit peu cette fibre d’opposants aux dictatures ? Attendons voir.

    3° Sinon avons-nous une autre voie de sortie de cette victoire politique et non électorale comme elle aurait dû l’être ?
    Vous proposez l’unité, ne pas excommunier le président nommé comme un simple traître. Pourquoi pas sauf que cela dépendra aussi de son attitude.
    J’ai entendu la SADC conseiller un gouvernement d’union nationale mais en même temps un recomptage des voix : deux solutions plutôt contradictoires dans la mesure où le recomptage des voix obéit à un impératif de vérité des urnes niée exactement par le régime justement pour ne pas avoir besoin d’un rafistolage national mais imposer sa main-mise sur les affaires nationales. Je crains que le puissant FCC la suive.
    La CI se satisfera vite de cette élection, c’est pour elle un moindre mal, un PR venu quand même de l’opposition, la paix et la stabilité du pays maintenues.
    Vous chutez indubitablement sur votre marotte, « un modèle démocratique endogène loin de ce que vous appelez démocratie partisane et conflictuelle ». La même remarque de ma part : où trouvez-vous place dans notre théâtre d’une alternative alors que tout y est fait justement pour l’empêcher. Ce n’est pas tant faute des modèles alternatifs, le vôtre et d’autres, qu’ils n’ont pas été appliqués mais bien parce que la réflexion ne peut s’immiscer que lorsque l’autocratie prédatrice aura disparu ou en voie de l’être ; ce n’est pas encore le cas chez nous.
    Ainsi donc selon moi la priorité ce sont des actions pour secouer décisivement la dictature et l’occupation que nous subissons et entre-temps aider d’une façon ou d’une autre le nouveau PR à trouver des recettes pour se libérer quand il le peut de la camisole rwando-kabiliste comme vous l’avez vous-meme suggéré.

    1. Cher Nono,

      Ce n’est pas la première fois que je parle de l’hégémonie tutsi rwandaise exportée au Congo-Kinshasa. J’en parle même dans mon livre sur les media mensonges occidentaux sur la guerre du Congo, livre publié en 2006, c’est-à-dire in tempore non suspecto. Contrairement à vous, je sais faire la différence entre un pays occupé et un pays sous influence d’un autre. Quand vous affirmez que la priorité de l’heure n’est pas la réflexion sur les alternatives à la démocratie de façade mais « des actions pour secouer décisivement la dictature et l’occupation que nous subissons », je vous renvoie à la lutte armée contre la dictature de Mobutu. Ce dernier enfui, aviez-vous vu les « libérateurs » réfléchir sur la bonne manière de gouverner le pays ? Non. Ils ont pris la place du dictateur déchu et de sa clientèle interne pour faire exactement comme eux. Quand on lutte pour la libération d’un peuple, on doit au préalable disposer d’idées-outils pour matérialiser celle-ci. Sinon, le discours sur la libération ne peut être qu’un leurre.

      1. Estimé Mayoyo,

        Ça nous éloigne quelque peu du sujet en cours mais permettez que je répète ma simpiternelle remarque à votre approche !

        1° Si vous en êtes encore aux schémas conventionnels qui définissent l' »occupation » et peut-être de vos prises de position antérieures, je ne doute pas alors que vous aurez encore beaucoup de mal à sauter le pas, à la confirmer chez-nous.
        En effet que me repondrez-vous si je vous demande de faire la différence entre « OCCUPATION, HÉGÉMONIE, INFLUENCE, INFILTRATION… » ? Se conjugue-t-elle en termes de qualification juridique ou de volume. À quel taux par exemple « l’infiltration rwandaise » dans tous les secteurs de commandement de la vie nationale deviendra-t-elle une «  »occupation’ ou ne le deviendra jamais parce qu’elle ne répond pas à la notion conventionnelle d’occupation telle qu’elle a été définie en Occident au sortir de dernières guerres ?
        Hier l’Allemagne envahissait au vu et au su de tous la France avec ses armées et tout son appareil politico-administratif, aujourd’hui le Rwanda, apparentés et parrains envahissent le Congo sous des dehors trompeurs mais la réalité finale est la même : la mainmise sur les pays où ils ont jeté leur dévolu. Voilà pourquoi la polémique entre « occupation et infiltration, influence, hégémonie… » n’est d’abord que vaine querelle sémantique et relève des arrières-plans stratégiques.

        2° Quant à votre impératif « reflexif’, le jour où vous comprendrez mieux, cher Mayoyo, que la mise en place de nouveaux modèles democratisues plus adaptés à notre société ne l’est pas non tant parce qu’ils n’existent ou que les Africains n’y ont pas assez planché mais bien parce que d’abord nos agendas troubles et criminels ne lui ont pas donné la priorité, la promotion de votre modèle s’enrichirait alors d’un plus méthodologique. Pourquoi croyez-vous qu’elle a peu avancé depuis que vous en parlez ? Dire cela ne signifie point dénier la nécessité de cette réflexion mais seulement lui donner en pratique la chance et lui trouver la bonne opportunité de son application.

  11. @ JMP
    A te lire,J’ai honte d’etre un muswahili. unanipa haya sana ( tu me fais honte). C’est etre tres ignorant que d’oser croire que les riches gisements mineraux de l’est nous appartiennent nous les baswahili. Dites moi, n’est ce pas qu’au rwanda que nos matieres premieres sont traites et transformees maintenant? Tu es sur quelle planete? et d’ailleurs, les gisements du territoire congolais appartiennent a tous les congolais sans exception. C’est des ignorants comme toi qui faites croire a nos freres baluba que les diamants du pays leur appartient. Laisse des gens intelligents et des eclaireurs comme Mr. Mayoyo ouvrir nos tetes, nous n’avons pas besoins des confusionistes comme toi. Tika bato kimya. Potea.

  12. Nous sommes en politique.D’emblée, j’appuie totalement Félix et je le félicite pour son élection à la magistrature suprême. Par les décisions et les actes politiques qu’il prendra et posera, il réussira; beaucoup de compatriotes finiront par rejoindre l’UDPS de leur exercice de son mandat.La grande question que nous devrions nous poser, c’est de rechercher les mobiles et les motifs qui nous ont conduit à cette situation. Toutes ces littératures pondues ici dans le cic,sont étalées pour plusieurs raisons dont celles montrées son degré de connaissance de la langue de molière pour les uns, pour combattre ou soutenir une personne étrangère à son ethnie, de défendre ses propres intérêts pour d’autres.De grâce, ne nous laissons pas prendre dans une sorte de sophisme politique dans la problématique politique congolaise. Dans mon modeste intellect, démêler l’écheveau politique congolais n’est pas du tout aisé et je me dois poser quelques questions pour appréhender les contours flous de l’environnement politique congolais. Et voici mes questions: – pourquoi à genève, les opposants n’avaient-ils pas fait chorus autour de Félix pour le désigner candidat commun , que de chercher à les écarter malicieusement dans un complot ourdi par deux malfrats notoires pensant avec fermeté que le pouvoir ne fait que pour eux et exécuter par trois ambitieux « kwilois » : l’un a permis à Kimbuta de créer des immondices partout dans léo, l’autre ancien haut fonctionnaire à la finance internationale(sic!) et l’autre premier ministre honoraire de Kabila qui avait fait une casse du siècle en saignant à blanc nos finances publiques ? Félix , pendant tout ce temps qu’il fut président du rassop, s’était acquitté avec brio de ses prérogatives de président de cette plate forme politique. On a le témoignage de Muzito, pierre lumbi et les autres. croyant qu’il était naïf et bête, or l’homme est un animal politique formé dans le moule politique de son père. il a aussi un carnet d’adresse fourni. N’oubliez pas que nous sommes en politique, où tous les coups sont permis.Après genève, il a été vilipendé , tourné en bourrique et en tout sens. Mais ,c’est un animal politique qui savait bondir. Le dol juridique de genève pour la désignation du pétrolier et la « tricherie » de l’élection , c’est pareil. Assumez-vous messieurs! – Quid de relaxation de Bemba en cette période électorale et ses accointances avec le milieu de partis libéraux belges? Récemment, c’est à Paris qu’ils étaient partis demander à IVES le drian de faire pression sur Kabila pour obtenir l’annulation des élections. pour moi, mukongo, udps, souhaite que créons une synergie autour de Félix, il peut réussir là où d’aucuns ont échoué de pratiquer la politique de crabes.  » ba congolais bayokana pona bayokana te ». L’électorat de Fayulu est tribal, sociologique exacerbé par Bemba, Mbussa et les autres,puissiez-vous comprendre ?

    1. Cher zenga mambu,

      Dans les Etats au potentiel économique négligeable, des hommes élus présidents de la république ont besoin d’un carnet d’adresses. Mais dans un pays bourré de potentialités dans tous les domaines comme le nôtre, un élu à la présidence de la république n’a nullement besoin de disposer au préalable d’un carnet d’adresses. Les adresses viennent automatiquement vers lui. Le Cheval de Troie rwandais l’as suffisamment démontré. Par ailleurs, quand vous affirmez qu’en politique tout est permis, vous devriez, par voie de conséquence, blâmer un leader politique comme Etienne Tshisekedi pour avoir passé son temps à lutter pour l’avènement de l’Etat de droit. Retenez qu’aucun homme politique ayant des ambitions pour son pays et son peuple ne peut accepter d’arriver au pouvoir sans avoir les leviers du pouvoir. Seuls des êtres médiocres peuvent se le permettre. Attendons la formation du premier gouvernement Tshisekedi et nous allons bien rigoler… malheureusement pour le plus grand malheur de notre peuple qui n’a que trop souffert de l’incurie et de la vénalité der ses élites. En ce qui me concerne, je constate que la trajectoire de notre pays depuis l’ascension de l’AFDL et les élections de 2006 n’a fait que confirmer ma pensée. Comme je l’avais prédit dès le discours du 24 avril 1990, la démocratie n’a pas été au rendez-vous de notre histoire. Bien sûr que compte tenu de la souffrance de notre peuple, j’allais été content si je m’étais trompé. Mais hélas, j’avais raison quand Etienne Tshisekedi dansait le Mutwashi, contaminant dans son immense naïveté 99% de notre peuple qui l’avait rejoint dans cette danse. Il doit se retourner dans sa morgue en voyant son propre rejeton trahir son combat. Et cela ne changerait rien si ce dernier lui organisait des funérailles dignes d’un roi des rois ou faisait de lui un « héros » national ou encore le « père » de la démocratie congolaise qui n’a jamais existé.

    2. Mfumu Zenga Mambu quel poste ministériel allez vous occuper dans le futur gouvernement Tshilombo ? Nous allons bientôt rire mfumu surtout que Hippolyte Kanambe a pris toutes ses dispositions et ne laissera que des miettes à votre mythomane .

  13. Chers Tous,

    On ne peux pas négocier avant afin qu’on publie des résultats en fonction des négociations et demander aux congolais d’accepter au motif qu’on veut éviter un bain de sang.

    Un bain de sang qui est déjà là depuis plus de 20 ans. On vient de massacrer plus de mille personnes à YUMBI dans l’indifférence générale. On a enterré vivant des paisibles citoyens. De quel bain de sang voulons-nous éviter ?

    Assemblée provinciale 22 provinces sur 26 au FCC

    Assemblée nationale plus de 350 sièges pour le FCC (32 sièges pour l’udps). Même pas une minorité de blocage

    Le sénat sera pour le FCC, les gouverneurs de provinciaux seront FCC.

    Le FCC va contrôler la primature, La Défense, l’intérieur, la finance, la justice… bref tous les leviers du pouvoir reste entre les mains de la kabilie.

    Quel levier Fatshi pourra-t-il activer et pour lequel il a ou il aura besoin de nous ?

    Pensez vous que les 400 officiers rwandais et les plus 26 militaires étrangers (une armée dans une armée) vont se mettre à obéir à Tshilombo ?

    Dans un an, Fatshi pourra dissoudre le parlement mais peut-il restructurer la ceni avant ?

    L’arrogant Nangaa a déjà prévenu, la CC n’a que 2 choix: accepter sa mascarade ou annuler tous les scrutins.

    Quid du contrôle effectif de l’appareil sécuritaire. Je ne suis pas certain que le diplômé de l’ICC et son fun club comprennent le jeu et les enjeux.

  14. Au fait, il y a là un sérieux problème! Ou nous autres qui voyons que Tshilombo s’est tiré une balle dans le pied (en allant pactiser avec le diable) on est fous, ou alors il y a quelque chose qui ne tourne pas rond dans la tête de ces suiveurs-situationnistes aveugles.
    L’avenir nous le dira! Déjà hier on nous annonçait que Félix a maille à partir avec son bras droit Kabund, qu’il a refusé de le recevoir à l’hôtel Beatrice. Quel imbroglio! NAINO EBANDI TE!

    1. Ndeko KUM,

      Vous avez raison. Naino ebandi te ! Les mêmes qui aujourd’hui ne jurent que par Felix vont vite déchanter demain quand ils vont se retrouver dans des hôtels à Kinshasa en attente de nominations… Ils vont vite se rendre compte que leur président n’a aucun pouvoir de leur confier des ministères, que c’est un Roi Nu…car il ne contrôlera rien. Rien du tout. A la limite, il pourra leur glisser quelques billets de banque car c’est ce que les rwandais vont lui laisser faire. Ils vont le noyer d’argent en lui demandant de ne pas s’occuper des affaires sérieuses. Il ne serait même pas étonnant que demain certains cadres de l’UDPS émigrent vers le PPRD ou les autres machins du FCC pour pouvoir trouver des postes. C’est dingue que ces gens ne comprennent pas ce qui se trame. C’est dingue. Toloba toloba te ! Et quand on dit ça, des crétins nous traitent de  » tribaliste »,  » Ngbandiste  » et que sais-je encore…
      Oyo kindoki te ?

  15. Chers compatriotes,
    je voudrais bien faire comprendre à tous ceux qui écrivent sur CIC que nous ne sommes entre nous, ni opposants politiques, ni ennemis au niveau individuel. Nous essayons de partager nos idées en les couchant sur ce papier afin de nous enrichir mutuellement. Alors, lisons-nous, et ne nous lançons pas dans des procès d’intention.
    Il est aussi inconcevable de penser que l’on peut comprendre tout de tout le monde. Mes réactions : prosaïques ou élucubrations, si elles peuvent soulever des questions et ouvrir une voie dans une autre direction; tant mieux. Si elles ne sont pas comprises, elles ne seraient pas pour autant dénuées de sens.
    Cher Jo Bongos, vous écrivez : « cherchez-vous à vous plaire à vous-même ? Je peine à comprendre votre prose ». Si je cherchais à plaire à moi-même, il serait absurde que j’écrive. Je peux rester avec ce que je pense tranquillement chez moi. Si j’écris, c’est parce que je veux partager ce que je pense. Si vous ne le comprenez pas, alors posez-moi gentiment la question. Je ne me berce pas d’illusions, une phrase qui n’est pas comprise, ne l’est que confrontée à un contexte et non en elle-même. Cher Jo Bongos, je suis le premier à avoir signalé l’absurdité de la situation que nous connaissons avec la publication de ces résultats. J’ai comparé cette situation à celle de LD Kabila… Je reste persuadé que la proclamation des résultats a eu pour effet déplorable pour nous, entre autres, la division. Je ne crois pas que Félix représente les baluba, sinon la situation Ngoyi Kasanji n’existerait pas à Mbuji Mayi, ni Martin tout Bandundu. J’ai déploré les bagarres entre les jeunes de Lamuka et les motards… C’est ainsi que j’ai écrit dans le but d’appeler nos compatriotes à réfléchir sur la manière de nous en sortir.
    Vous parlez de l’Eglise et des Philippines. Je ne vous dirai pas plus sur ce que je sais au risque de me révéler, car j’ai choisi d’intervenir sous anonymat. Je pense que MBTT vous a déjà répondu au sujet de l’Eglise. J’aurais souhaité que vous citiez le document en anglais de l’archevêque de Manille qui appelait les chrétiens à descendre dans la rue. Nous avons un problème maintenant qui demande beaucoup d’astuces et des stratégies inédites. Je plains le président élu. Et si je dois dire quelque chose le concernant, je chercherais à trouver ceux qui l’entourent pour le dire. Mais ici, je voulais dire à mes compatriotes que nous avons en face de nous des spécialistes en des stratégies d’une intelligence diaboliquement très élevée. Je parle de diabolique parce que cette intelligence et utilisée pour causer du tort à la plus grande majorité des personnes dans notre pays. Alors, ne rentrons pas dans la danse pour ne pas rentrer dans leur manipulation. C’est pourquoi j’ai parlé de boxeur. Je suis aussi révolté que vous de voir ce qui se passe au Congo, surtout de voir l’unité acquise pendant la deuxième république devenir un lointain souvenir. Nous sommes en train de nous engouffrer dans le langage tribaliste sans nous en rendre compte. Si vous m’avez lu dans différentes réactions après la proclamation des résultats, j’invite nos compatriotes à penser des alternatives possibles pour en arriver à avoir un jour des dirigeants que seul le peuple aura choisi. Que Dieu nous vienne en aide.

  16. Mr. Valentin Mubake de  » l’udps peuple » n’avait-il pas raison quand il disait avant meme la campagne que le vrai dauphin de kanambe n’etait pas Shadari mais Felix? Pendant la campagne il a attire l’attention des congolais pour voir comment kanambe avait interdit que Fayulu fasse campagne a Kindu, Lubumbashi et kinshasa alors que son dauphin etre libre. Felix est un vrai traitre. Je me demande si les membres de ce parti ont des yeux pour voir> Mauwa na soni.

  17. @ Mayoyo
    Moi, je pose la question à mon compatriote politologue. N’est-on pas entré avec ce qui se passe actuellement dans notre pays après les élections du 30 décembre 2018 dans la configuration de la 1ère république entre un Kasavubu minoritaire à la présidence et un Lumumba majoritaire à l’assemblée évidement avec l’occupation en moins. Mais occupation il y avait néanmoins avec les multinationales que le gouvernement ne contrôlait pas.
    Merci, j’attends impatiemment votre réponse.

    1. Cher Lidjo,

      1960 fut notre toute première expérience de démocratie. On peut dès lors comprendre les errements de nos deux grands chefs, Kasavubu et Lumumba. Mais dès le départ, les deux dirigeants pensaient réellement être en mesure d’engager notre pays sur la voie de l’émancipation. Dans le cas de Felix Tshisekedi et l’UDPS, tout est clair, comme l’eau de roche, que face à l’hégémonie tutsi rwandaise exportée dans notre pays et incarnée par Joseph Kabila, Tshisekedi président n’aura aucune marge de manœuvre pour libérer notre peuple de cette nouvelle hégémonie. Mais il s’enrichira à coup sûr, comme le premier ministre Bruno Tshibala et tous les autres clients internes du despote, Et comme hier les Luba-Kat et autres Katangais de l’entourage de Kabila, des Luba-Kasaïens vont monter en puissance autour de Felix Tshisekedi et s’enrichir aussi longtemps qu’ils n’inquiéteront pas l’hégémonie en place et cela pour le plus grand bonheur du Rwanda et le plus grand malheur de notre pays.

  18. @Lidjo

    Permettez-nous de répondre à vos deux posts, le premier complète le second mais en somme notre modeste contribution sera peut-être un avis personnel qui pourrait vous mettre d’accord…

    De prime abord, considérez que les Tutsi Nilotiques Rwando-Burundo-Ougadais sont des Nomades descendants d’Akan venus tout droit du Tigré via le Yémen qui longèrebt la Côte Africaine, ils furent des porteurs de la Reine de Sabat qui visita le Roi Salomon (Ecclésiaste, Qotelet, Proverbes, Sagesse, Mon Mon en Sawa Ancien l’ancêtre de Lingala…)… À ce jour, les allochtones nomades Tutsi Nilotiques cohabitent « pacifiquement » avec les populations autochtones de Djibouti, Érythrée, Éthiopie, Kenya Somalie, Soudan, Ouganda, Tanzanie, Burundi, Rwanda… Ne perdez pas ça de vue. Dans 20 ou 30 ans nos enfants peuvent vivre la même chose… 22 ans c’est rien pour ce Peuple nomade qui a réussi à asseoir leur hégémonie ailleurs…

    Si nous ne nous trompons pas, dernièrement vous étiez à Kinshasa, sur un de vos messages, vous fustigiez l’inconscience congénitale des Kongolais. Nous sommes abasourdis de vous lire quand vous affirmez que la RDC (Rép à démocratiser) aura bientôt un Gouvernement valable qui contrôlera les multinationales qui nous tuent pour nos matières premières alors que Félix Tshilombo aka Philippe Pétain Léon Degrelle sera un simple président protocolaire si la Cour Constitutionnelle n’annule pas ce scrutin, au pire Kanambe alias Kabila sera son 1er Ministre vu la configuration électorale du parle ment godillot coopté nommé par les Occupants Tutsi Power car l’imposteur et ses frères ne voudront se faire harakiri, ils garderont l’imperium, l’Armée et tous les ministères régaliens qui ont été cédés par Tshilombo à Nairobi pour CASH à Kamerheon Lwa Kanyiginyi Nkingi la taupe des Occupants dans l’opposition accompagnatrice créée par eux-mêmes…

    Par contre comme vous, nous persistons et nous signons, vu le déroulé depuis 18 ans des aventures rocambolesques de notre classe politique corrompue, pourrie, toxique, médiocre qui est la malchance du Kongo dans cette période tumultueuse de son existence ; depuis 2001 de Sun City en passant par moult dialogues (Ibiza, Genval, Cenco Vatican Interdiocesain, Cité OUA…) jusqu’au coup fourré du 09 Janvier 2019 de notre Frère Bantou Félix Antoine Tshilombo qui a visiblement négocié sa nomination (allégeance, soumission) pour être Président étiquette des nomades Tutsi Nilotiques Rwando-Burundo-Ougadais qui veulent se sédentariser de force au Kongo, nous pensons humblement que le Peuple Kongo Souverain Primaire se soulevera à l’improviste comme un certain 04 Janvier 1959…

    Cela devient plausible, à la limite évident car le Colon Belge fût plus fort que l’Occupant actuel, tout le pays souffre du manque de « leadership individuel » mais le Peuple Kongolais qui a été minutieusement étudié par ses ennemis extérieurs et intérieurs raison pour laquelle toutes les stratègies satano-occultes mises en place pour le tromper fonctionnent à merveille, ce même Peuple a déjà prouvé son « leadership collectif » en 1959 pour chasser les colons Belges, cela est un trait de caractère que les Occupants et leurs parrains impérialistes omettent de prendre en compte… « Le Peuple Kongolais est certes lent comme un éléphant mais il est vraisemblablement ou vachement imprévisible comme l’ouragan dévastateur »…

    Un second 04 Janvier 1959 pointe à l’horizon car la colère couve, le pays est une cocotte minute, la campagne électorale l’a prouvé, le candidat Fayulu Martin a été plébiscité à l’Est du Kongo martyrisé… Quand ? Où ? Comment ? Par qui ? Par quoi le Soulèvement Populaire poindra comme un voleur ? Seul le Véritable Dieu Tout-Puissant Redoutable qui vit hors du continuum temps-espace le sait. Si en 1959, un simple match de foot (Vita-Mikado 1-3) avait mis le pays en ébullition, scrutons le ciel pour voir d’où viendra le feu de paille…

    « Provisoire » précède « Définitif »… Donc notre pays Nation Kongo n’est pas encore définitivement en cohabitation « pacifique » avec les Occupants Nomades Barbares Envahisseurs Tutsi Nilotiques Rwando-Burundo-Ougadais venus tout droit du Tigré pour s’y sédentariser de force en complicité avec notre propre classe politique qui est inconsciente congénitale…

    Par contre notre crainte est que le mot « Bientôt » pour ce Soulèvement Populaire utilisé dans la Bible actuelle deviendra un indicateur dangereux car ce dernier mot peut signifier à l’immédiat, maintenant, demain, après demain, à tout moment. « Bientôt » dans la Bible falsifiée est utilisé aussi abusivement comme dans « JC de Nicée ou Jésus revient Bientôt ». Tout le monde sait pertinemment combien de temps cela dure déjà. Espérons que le cas du Kongo ne sera pas une éternité…

    Au final la nouvelle République au KONGO doit se substituer au système cleptomane Mobutiste-Tshisekediste-Kabiliste-Kanambiste, donc une vraie Alternative qui verra l’entrée du 4e Présidium Bâtisseur Nemrod du Kongo prophétisé par Kimbangu… Faute de cela l’Alternance du même système continuera indéfiniment jusqu’à ce que le Peuple Souverain Primaire mette fin à cette tragédie tragi-comique, ce Théâtre de Vaudeville politico-démocratique scénarisé à Kingakati-Kigali-Rwanda-Washington-Paris-Bruxelles…

    Vu ce qui précède « Un politicien pense à la prochaine élection. L’homme d’Etat, à la prochaine génération » James Freeman Clarke. Notre aïeul commun P.E Lumumba dit « L’histoire du Kongo ne s’écrira ni à Bruxelles, ni à Paris, ni à Washington mais au Kongo »… Ainsi soit-il…

    Peace… INGETA

Laisser un commentaire