La nationalité d’origine: une escroquerie légitimée par une élite « intellectuelle » congolaise!

Tout commence à Sun-City en 2002, après l’assassinat de Laurent Désiré Kabila, avec le fameux Dialogue « inter-congolais » où prennent activement part des Tutsis rwandais ou « Banyamulenge » (Banyarwanda), dont Azarias Ruberwa, qui vont décider, avec le consentement des gangsters congolais réunis sur place, du destin du peuple congolais. Afin de « bénéficier de l’égalité des droits et de la protection aux termes de la loi en tant que citoyens » tel qu’exigé à l’article 14, alinéa 1er de la « Constitution » de la Transition du 4 avril 2003, il sera ainsi prescrit dans la loi organique 04/024 du 12 novembre 2004 à l’article 6 ce qui suit: « Est congolais d’origine toute personne appartenant aux groupes ethniques et nationalités dont les personnes et le territoire constituaient ce qui est devenu le Congo (présentement la République Démocratique du Congo) à l’indépendance ». Traduction: un tutsi de nationalité rwandaise ou un ndingari de nationalité sénégalaise, voire même un flamand de nationalité belge est Congolais d’origine au même titre qu’un muluba, un muyaka ou un mongo par le simple fait qu’il s’identifie à des individus qui se sont retrouvés sur le territoire qui couvre le Congo-Kinshasa et qui est éventuellement devenu « indépendant » à la date du 30 juin 1960. Curieusement, mais certes pour tenter de tromper la vigilance du peuple congolais sans modifier l’intention de la loi, le terme « nationalités » ne figure pas dans l’article 10 de la loi suprême reconnue à tort comme « Constitution » de la « République démocratique » du Congo du 18 février 2006! Une telle référence aussi explicite dans un document largement disponible aurait été suicidaire pour ces « hommes venus d’ailleurs »!

Lorsqu’Azarias Ruberwa, au cours d’une interview (cfr: https://www.youtube.com/watch?v=z2FQCnNUrks) publiée le 13 février 2016, déclare au micro de Marius Muhunga TV que « lorsque le Congo est devenu Congo en 1885… il y avait une composante de la communauté tutsi dans ce qui est devenu par la suite la RDC », le journaliste aurait pu lui poser la question suivante: laquelle? Car, il existe au Rwanda 20 clans (ubwoko en Kinyarwanda), à savoir Abanyiginya, Abagesera, Abega, Ababanda, Abacyaba, Abasinga, Abashambo, Abahinda, Abazigaba, Abungura, Abashingwe, Abenengwe, Abasita, Abatsobe, Abakono, Abanyakarama, Abarihira, Abahondogo, Abashambo, et Abongera. Ils ont tous la même langue (le Kinyarwanda), la même religion et la même culture. Et les deux groupes ethniques – Tutsi et Hutu – sont effectivement des classes sociales ou des catégories socio-économiques au sein de tous ces clans et ne peuvent en aucun cas être considérées comme « tribus », encore moins des « tribus congolaises »!

La Constitution de Luluabourg du 1er aout 1964 est la toute première à définir la nationalité congolaise à l’article 6 comme suit: « Il existe une seule nationalité congolaise. Elle est attribuée, à la date du 30 juin 1960, à toute personne dont un des ascendants est ou a été membre d’une tribu ou partie de tribu établie sur le territoire du Congo avant le 18 octobre 1908 », tout en prévoyant aussi à l’article 7 une option pour la naturalisation dans la loi organique nationale du 18 septembre 1965. Gardant cette même notion sociologique de la nationalité congolaise basée sur la tribu, la législation sur la nationalité durant la IIe République ne modifiera initialement que la date de référence du 18 octobre 1908 pour la remplacer par celle du 15 novembre 1908 dans la loi 72-002 du 5 janvier 1972, et par la suite, par celle du 1er août 1885 dans la loi 81-002 du 29 juin 1981. De même, n’y ayant trouvé d’inconvénient, Laurent Désiré Kabila maintiendra cette même provision de la loi pour ne changer que le nom du pays afin de l’adapter à la nouvelle terminologie due au changement de régime.

Mais quelle est la pertinence de toutes ces dates mentionnées dans la législation sur la nationalité congolaise d’origine? Il s’agit des références historiques pour une configuration ethnographique du Congo-Kinshasa par rapport à ses frontières héritées de la colonisation. Ayant aussi compris l’attachement d’un individu à sa communauté de base, nos koko – d’abord Joseph Kasa-Vubu, ensuite Mobutu Sese Seko, et plus tard Laurent Désiré Kabila – tenaient tous les trois à éviter toute confusion avec une identification basée sur les origines, notamment la tribu, laquelle distingue essentiellement un autochtone (mokolo mabele) d’un étranger (mopaya) qui avait d’ailleurs gardé son statut d’immigré ou réfugié après l’ « indépendance ». Car, ni la toute première carte ethnographique du Congo-Belge présentée par le révérend père Moellar de Laddersous en 1910, ni l’Encyclopédie du Congo-Belge, Tome 1, au chapitre 1er consacré au recensement de toutes les tribus ou ethnies du Congo-Belge, ni même la documentation relative à la région du Kivu et qui couvre la période de 1870 à 1918 publiée par l’archiviste belge EJ Vanderwood en 1939 ne signalent la présence d’une tribu « tutsi » ou « banyamulenge », encore moins « hutu » sur le territoire du Congo-Kinshasa.

Une première parenthèse. Le principe d’un « caractère strictement individuel » de la demande de la nationalité zairoise à l’époque ayant été introduit dans la loi 81-002 du 29 juin 1981 pour les originaires du Ruanda-Urundi, Azarias Ruberwa qui prétendait, au cours de la même interview accordée à Marius Muhunga TV, être fier d’être « tutsi » devrait éclairer l’opinion sur l’ajustement de son statut d’immigré ou réfugié à celui d’un Congolais d’origine qui l’aurait permis justement de rejoindre la course à la magistrature suprême en 2006. Peut-être qu’avec la nomination de son grand-frère comme « chef coutumier » à Minembwe (cfr: https://www.youtube.com/watch?v=RU_46ZEjaww), il n’est pas erroné de croire qu’il s’identifie alors, lui aussi, à la deuxième vague de ces réfugiés que la Croix Rouge avait installés dans les hauts-plateaux de Mulenge en 1964 et qui tentent de revendiquer une portion de terre congolaise sous le vocable frauduleux de « Banyamulenge ».

Il sied de mentionner qu’Azarias Ruberwa n’est pas le seul à trouver refuge dans l’article 6 de la loi 04/024 du 12 novembre 2004 qui lui reconnait la nationalité congolaise d’origine. Moise Katumbi Chapwe et Vital Kamehre, nés tous les deux des parents étrangers, sont parmi ceux-là qui peuvent aussi la revendiquer sans être inquiétés! Mais pendant que le premier demeure tout de même vague et inconfortable à chaque fois que la question sur ses origines lui est posée, le dernier, lui, ayant tenté en vain de convaincre l’opinion sur sa « congolité », s’identifie aux Bashi du Kivu par sa première épouse, semble-t-il, tout en évitant de présenter son arbre généalogique au risque d’exposer sa filiation, laquelle, selon Valentin Mubake, est repérée à l’autre rive de la rivière Ruzizi.

Une deuxième parenthèse. A côté de ces dates historiques qui ont servi de références à la configuration ethnographique du Congo-Kinshasa et qui ont été délibérément ignorées, non seulement le terme « tribu » qui figurait dans toutes les législations précédentes en la matière a été remplacé avec ruse par celui de « groupes ethniques » mais aussi le terme « ascendants » a été substitué par celui de « personnes » (une référence très vague) afin d’éviter de se conformer à la loi 197 du 29 janvier 1999 – la dernière à exiger implicitement en même temps une filiation ou un lien familial avec le terme précis « ascendants ». Et c’est ce qui explique l’émigration massive planifiée des Banyarwanda vers l’Est du Congo-Kinshasa et éventuellement la création des chefferies atypiques dont celle de Minembwe dans le Sud-Kivu qui est aujourd’hui une réalité avec l’installation officielle du grand frère d’Azarias Ruberwa nommé comme « chef coutumier » en violation de toute tradition ou pratique ancestrale!

La survie du Congo-Kinshasa en tant que nation aura ainsi été compromise par une élite « intellectuelle » congolaise.

 

Par Chryso Tambu
chryso45@hotmail.com

18 thoughts on “La nationalité d’origine: une escroquerie légitimée par une élite « intellectuelle » congolaise!

  1. Chers Compatriotes,
    La question Tutsi est une question beaucoup plus frustrante pour tous les Congolais en commençant par ceux qui sont directement concernés: les compatriotes de l’Est. Le problème se pose surtout lorsque l’on voit la manière dont ces Tutsi qui se disent congolais se comportent envers le pays dont ils réclament la nationalité. Cette question est d’autant plus pénible lorsque nos élus ne l’ont jamais soulevée avec pertinence pour en trouver des solutions. L’Est semble être abandonné aux Tutsi qui posent problème par leur manière d’aimer le Congo qu’ils semblent bien aimer. Une situation m’avait cependant interpellé. Il y avait eu il y a quelques années des massacres des Tutsi dans des camps à l’Est à la Frontière Burundaise. Azarias Ruberwa, accusait les Congolais d’être des auteurs de ces massacres, alors que ces massacres étaient revendiqués par les rebelles Burundais, et que Ruberwa était le vice-président du Congo. Toujours le même Azarias, parce que Bizima ne se fait plus entendre, vice-président du Congo, il ne reste pas à l’ambassade du Congo, mais à celle du Rwanda. Nos élus devraient résoudre ce problème et protéger nos compatriotes de l’Est. Il est inconcevable que Kinshasa continue à vivre normalement alors que Beni connaît des massacres inadmissibles. Ce que Chryso dénonce ici est un fait réel. La balle est dans le camp du gouvernement actuel, nous espérons qu’il fera mieux que du tant du Raïs. Que Dieu nous vienne en aide.

  2. Je suis sidéré d’entendre certains intellos congolais (soi-disant) dire sans sourciller: « La question de nationalité est un faux problème ». Ces ignobles compatriotes ignorent certainainement ce que signifie un citoyen d’un pays et ses devoirs et obligations envers celui-ci.
    Si la citoyenneté est définie comme le « fait pour un individu d’être reconnu officiellement comme citoyen d’un État »; par consequent ses devoirs consistent dans le respect de la loi : « les citoyens doivent respecter les lois afin de vivre ensemble dans une société organisée. C’est l’assurance que la LIBERTÉ, les DROITS et la SÉCURITÉ soient garantis pour tous. En plus du respect des lois, chacun a le devoir de faire preuve de CIVISME et de CIVILITÉ. »
    Aux compatriotes à l’esprit étroit qui prétendent que ces « Banyamulenge » (soi-disant) sont dans leur droit de révendiquer la nationalité congolaise, nous poserons la question de savoir si ces Tutsi qu’ils défendent becs et ongles font réellement preuve de CIVISME et de CIVILITÉ en terre congolaise. Ces balourds ne s’aperçoivent-ils pas que ces Tutsi défendent l’intérêt de leur pays d’origine, le Rwandais en lieu et place des intérêts congolais?
    Où a-t-on vu un Sarkozy défendre les intérêts de la Hongrie contre ceux de la France? Ou encore un Obama défendant les intérêts du Kenya contre ceux des USA?

  3. Les Banyamulenge Tutsi Nilotiques Rwando-Burundo-Ougandais ne sont pas des Kongolais n’en déplaise aux fanatiques aveugles de l’Udps familiale qui les considèrent aujourd’hui comme leurs alliés politiques trompés par les démons de circonstance et distraction qui les envoûtent ! Les Nilotiques Kongolais sont les « Alur » du territoire de Mahagi, les « Kakwa » et les « Bari » vivant au Nord du KONGO répertoriés en 1885 dans l’espace EIC (État Indépendant du Congo) … Dans son livre « Demain, qui gouvernera le monde ? » , le Français Jacques Attali écrit dans son introduction ceci « Depuis aussi longtemps qu’il pense, l’homme s’est posé la question de la maîtrise du monde. Il a d’abord imaginé que des dieux gouvernaient la nature et qu’il n’y pouvait rien. Puis des hommes, prêtres, militaires, oligarques, ont prétendu gouverner des portions du monde, des mondes, puis le monde. Ils se sont efforcés de le conquérir. Par la foi. Par la force. Par le marché. […,] … Effectivement au Kongo RDC les Tutsi Nilotiques Rwando-Burundo-Ougandais tentent de gouverner le Kongo RDC par la force et la ruse machiavélique « Ubuenge » en complicité avec la classe politique (1996-2019) locale médiocre, corrompue, inconsciente qui continue de considérer un imposteur Rwandais usurpateur d’identité Kongolaise comme un vrai Kongolais, le permettant de nommer un leur comme président protocolaire sans impérium (effectivité du pouvoir). Notons que les Nomades Occupants venus du Tigré via le Yémen longeant la côte Est d’Afrique cohabitent déjà pacifiquement avec les populations autochtones de l’Érythrée, du Djibouti, du Kenya, de l’Éthiopie, de la Somalie, du Soudan, du Soudan du Sud, de l’Ouganda, du Burundi, de la Tanzanie et du Rwanda… Les Kanambe, Ruberwa, Rugwiza, Nyarungabo, Kamerhe ont acquis la nationalité Kongolaise d’une manière occulte, la preuve, les Unpowered Tutsi Nilotiques Nomades Occupants s’opposent farouchement à un recensement administratif et scientifique des habitants du KONGO RDC… L’élite politico-intellectuelle-artistico-religieuse se déroge à son rôle en continuant de commenter, d’analyser la politique RDCienne en faisant fi de l’imposture, de l’occupation pooitico-économico-administrative, militaire, sociologique, spirituelle de la RDC… Après l’Est du Pays, la pieuvre « Banyamulenge » s’étend du Centre à l’Ouest jusque dans le Grand Kasaï où après l’assassinat du Grand Chef « Kamwina Nsampu » les Kongolais ont été chassés de leurs terres à Tshimbulu et environs remplacés par les Tutsi Nilotiques qui portent aujourd’hui officiellement les noms et patronymes à consonnance Kasaïenne…. Pis dans le Kongo Central, la communauté Tutsi « Banyamulenge » occupe Boma, Mbanza-Ngungu, Kisantu pour affirmer, consolider leur hégémonie par la force et la ruse machiavélique »Ubuenge » au cœur de l’Afrique… Jusqu’à quand ? Ainsi soit-il… Ingeta

  4. Compatriote Chryso Tambu et tous les autres amis,
    # J’ai une question essentielle et actuelle que je nous adresse mais pour laquelle je doute que nous ayons des réponses efficaces, hélas !
    # Vous avez lu attentivement les différentes moutures de notre Constitution et lois organiques sur la « nationalité » et décelé à juste titre une « escroquerie » que ces différents textes ont légitimé à propos de la fameuse « nationalité d’origine ». Les différentes modifications ont concerné « la date de référence historique » à laquelle on fixe la présence sur le territoire pour fixer la nationalité d’origine (« 1er août 1885, 18 octobre 1908, 15 novembre 1908, 30 juin 1960 »), le contenu de l’ascendance (« tribus, groupes ethniques, nationalités, ascendants, personnes ») et ont permis à des groupes immigrés notamment venus du Rwanda, Burundi, Ouganda d’en jouer pour s’arroger « la nationalité d’origine Congolaise ».
    # Mon interrogation présente est de savoir par ces temps de retour au bon voisinage sans ‘armistice’ signé avec le Rwanda – un Rwanda qui nous a agressés et occupés et qui hier encore était notre ennemi principal – prôné par le nouveau PR Tshisekedi, quelles chances avons-nous encore de mettre de l’ordre dans ce sujet de la nationalité et comment ?
    Des groupes ethniques étrangers sur le territoire Congolais n’ayant figuré sur aucune carte ethnographique de l’époque (1910, 1939) et ceux qui ont même gardé leur statut d’immigrés ou de réfugiés après l’indépendance, (cas de Rubewa et de ses frères Banyamulenge) sont devenus des Congolais à part entière jusqu’à prétendre à la Présidence de la République. En plus, cela au détriment de leurs voisins autochtones dont ils s’accaparent les terres et l’autorité traditionnelle !
    # Comment allons-nous rendre justice à nos Concitoyens ainsi lésés qui en souffrent et réclament ? L’élite intellectuelle et politique Congolaise en fonction qui a légitimé consciemment ou forcée l’escroquerie de cette nouvelle « nationalité d’origine » se pose-t-elle encore ces questions patriotiques de la survie de sa Nation ? Voilà mon inquiétude…

    1. @Nono
      Lorsqu’une loi est injuste, on cesse de la respecter! Depuis pres de 7 ans je suggere la « desobeissance civile » (« civique » pour certains comme Honore Ngbanda) qui eventuellement devra aboutir a un « soulevement populaire » afin de recuperer notre pays et enfin mettre de l’ordre.

      1. Ndeko Cryso,
        # La « désobéissance civile ou civique », le « soulèvement populaire » sont un vœu légitime et patriotique que vous, moi et les patriotes Congolais formulent depuis des lustres pour  » récupérer notre pays et enfin y mettre de l’ordre ». La loi actuelle sur la « nationalité d’origine » est « injuste » parce que d’abord concoctée pour favoriser l’entrée massive des étrangers dont la loyauté est manifestement douteuse voir absente envers notre pays. Nous savons en effet que beaucoup d’entre eux restent accrochés sentimentalement mais surtout politiquement et sécuritairement à leur berceau d’origine, le Rwanda, l’Ouganda, le Burundi… devenus nos ennemis à la suite du génocide du Rwanda dans lequel aucun Congolais n’est coupable mais qui ne les a pas empêchés d’exporter délibérément leur « conflit ethnique séculaire entre Hutu et Tusti » chez-nous avec au bilan le plus grand génocide planétaire aujourd’hui oublié surtout à cause de l’indifférence et même la complicité d’une CI lâchement malade de sa mauvaise conscience (cf leur mollesse lors du génocide rwandais de 1994). Il n’y a donc pas à redire sur notre droit à la légitime défense, à la désobéissance civile et au soulèvement populaire pour nous débarrasser de cette occupation.
        # Le hic, c’est comment y arriver, comment faire que notre ‘vœu’ légitime de libération active ne devienne pas ‘pieux’ ? L’imprévisibilité de planifier sûrement une mobilisation populaire décisive fait que depuis tous les temps que nous souhaitons le soulèvement, nous ne l’avons pas encore réussi. Comment faire ? Est-ce qu’en même temps nous ne pouvons pas tenter une « révolution de l’intérieur du système » plus accessible en essayant de jouer avec les mécanismes certes très imparfaits en place – élections, majorité législative, gouvernement frauduleux…? Le combat pour la « vérité des urnes », vous ne pouvez plus en douter, trouve aujourd’hui des limites surtout si nous ne le circonscrivons qu’aux élections du 30 décembre 2018 d’autant qu’une majorité des Congolais s’est résignée à donner une chance au PR nommé dans ces conditions fort contestables.
        # Bien sûr nos invitations verbales et autres participent de notre résistance, elles ne sont donc pas vaines pour préparer le terreau d’une mobilisation populaire mais celle-ci est toujours absente alors que les prétextes n’ont pas manqué. Ainsi lorsque le PR nommé nous promet même sans convaincre de « déboulonner le système dictatorial » ne devons-nous pas le prendre au mot et le pousser à rompre effectivement à terme avec le partenariat qu »il s’est infligé ? Ce que je me hasarde à proposer ici maladroitement faute de « l’obéissance civile » ou du soulèvement populaire » que nous n’arrivons pas encore à réussir ne peut-il pas être une alternative plausible quitte à mieux l’organiser ? Voilà le pragmatisme auquel je suis arrivé : qu’en pensez-vous ?

      2. « Depuis pres de 7 ans je suggere la « desobeissance civile » (« civique » pour certains comme Honore Ngbanda)… »
        C´est dans ses déboires – loin du pouvoir et du pays – que NGBANDA se rappelle que la désobéissabce civile/civique est importante. Sia !
        Et depuis (plus de) 7 ans vous ne nous dites pas comment réaliser vos idées. Na mawa !

  5. ndeko Nono,
    Tshilombo est prisonnier! Le « prendre au mot »? A-t-il « deboulonne le systeme » avec Azarias Ruberwa? Et les ministres qui viennent de faire allegeance ou confirmer leur loyaute envers leur « Grand-Pretre » a Kingakati?
    La desobeissance civile ou civique qui devrait aboutir a un soulevement populaire se prepare. Par consequent, informez, conscientisez, et ,le moment venu, mobilisez!

    1. chryso45
      QUE DES CONNERIES ! C´est depuis des années que vous répétez votre « informer (intoxiquer), conscientiser blablabla. ZÉRO ACTION. Prisonniers de vos propres illusions et mesonges.

      1. prorwanda
        Que de la manipulation ! C’est depuis plus de 18 ans que vous pourchassez vos frères hutu dans notre pays… sans succès, alors que vous contrôlez toute la partie Est du pays. ZERO ACTION ou simple UBWENGE pour occuper nos terres et massacrer nos populations ? Prisonniers de vos propres illusions et mensonges d’un nouvel empire Hima…
        Ndoto ya baba !

  6. Cher Chryso,
    Le 4 octobre1830, date de la proclamation de l’Indépendance de la Belgique par le Gouvernement Provisoire à l’issue de la Révolution, deux tribus coexistaient de ce nouvel Etat européen: les Wallons et les Flamands. Aujourd’hui, 03 septembre 2019, des nouvelles et nombreuses tribus ou sous-tribus se sont ajoutées venant de tous les coins de la Terre: des originaires des deux Congo, de France, de Grande Bretagne, des Etats Unis, de Colombie, de Turquie, du Maroc, du Rwanda, du Vietnam, des Philippines, etc. Ceux d’entre eux qui possèdent la nationalité belge sont des Belges à part entière. La notion même de « Belge d’origine » a été bannie de la Constitution belge par une réforme, il y a quelques années. Comment expliquer la focalisation des Congolais sur quelques dizaines de milliers de personnes s’exprimant en kinyarwanda ou en kirundi ? Les 80 millions des Kongomani sont-ils réellement menaces par eux ? Sur quel plan ? En quoi ? C’est une perte de temps et d’énergie que le peuple congolais aurait dû investir dans la consolidation de l’Etat de droit et de l’unité nationale et surtout pour le développement du pays. Cette question nous a fait perdre une trentaine d’année dans notre marche vers le progrès. Nous n’avons plus le droit de nous distraire, ni perdre une seule annee. Notez que, après le génocide rwandais, nos récriminations contre les Banyarwanda sont perçues, à travers le monde, comme des relents et velléités génocidaires. A notre corps defendant.

    1. Cher Jean-Marie Mabiti
      Je vais vous aider a reflechir avec deux questions: C’est quoi le terrorisme? Et quel est son objectif?
      Ensuite, vous parlez de « consolidation de l’Etat de droit ». Que signifie « Etat de droit » pour vous? Est il une realite pour le Congo-Kinshasa pour qu’il soit « consolide »?
      Je ne peux pas me prononcer sur le cas de la Belgique. Mais d’apres votre logique, un naturalise americain est il americain a part entiere?
      Vous ecrivez « cette question nous a fait perdre une trentaine d’annee de marche vers le progres ». Comment?
      Vous mentionnez « nos recriminations contre les Banyarwanda ». Quel est le sens que vous donnez au mot « recriminations » pour lequel vous semblez porter un jugement pervers a l’endroit des Congolais, particulierement a ceux de Beni, Butembo, ou du Kasai, Bas Congo, etc.?
      Toujours par rapport a la Belgique que vous citez dans votre argumentation comme exemple avec les « tribus » et « sous-tribus » des 4 coins du monde, Y a-t-il un refugie ou un sans-papier qui est devenu ministre d’Etat ou premier ministre d’abord et ensuite citoyen belge?
      Enfin, le principe du « caractere strictement individuel » de la demande de la nationalite zairoise a l’epoque pour les personnes originaires du Ruanda-Urundine ne se justifiait pas, d’apres vous? Et quelle a ete la suite?

    2. @Jean-Marie Mabiti
      Vous écrivez : « […]Notez que, après le génocide rwandais, nos récriminations contre les Banyarwanda sont perçues, à travers le monde, comme des relents et velléités génocidaires. A notre corps défendant. »
      Que voulez-vous dire : selon une doxa internationaliste occidentale qui sanctifie le crime absolu du « génocide » et ses victimes les Congolais devraient encaisser leur désarroi comme un fait accompli contre lequel ils n’auraient aucun recours ? Ils n’auraient aucun droit de dénoncer et de condamner l’immense « contre-génocide » qu’ils ont subi des Rwandais parce que de leur côté ils ont vécu un génocide…
      Pour moi, vos propos m’apparaissent comme un cauchemar inacceptable, un aveu d’impuissance qui ressemble à un « syndrome de Stockholm » qui vous pousse à prendre en pitié vos bourreaux, un incroyable conditionnement à l’Occident qui vous fait passer la tragédie de votre peuple, la plus grave au monde après celle de la dernière Guerre, pour un fait divers à oublier comme vous y pousse l’entendement occidental qui voudrait que les anciennes victimes de génocide soient devenues des saintes incapables des méfaits ou ne peuvent qu’en être pardonnés à l’avance quoi qu’ils fassent.
      Vous me faites peur, cher ami, avez-vous lu et visionné des documents sur la tragédie de l’Est comme le Mapping 2010 de l’ONU ? Non « à notre corps défendant » , nous nous devons plutôt de continuer à clamer le génocide dont nous avons été victimes du Rwanda de Kagame avec l’aide de l’Occident jusqu’au jour où nous serons entendus : « Kagame est le plus grand criminel de guerre en fonction » …

  7. Chers Compatriotes,
    Nono pose une question intéressante : « un Rwanda qui nous a agressés et occupés et qui hier encore était notre ennemi principal – prôné par le nouveau PR Tshisekedi, quelles chances avons-nous encore de mettre de l’ordre dans ce sujet de la nationalité et comment ? ». Nous avons une chance mais conditionnée par l’engagement des Congolais pour le Congo. Car, dans cette question, vous verrez que le Congolais a toujours privilégié trahir son pays et se mettre dans le camp des étrangers. Lorsque le Rwanda et l’Ouganda sont entrés au Congo, ils l’ont fait grâce aux Congolais. Car, sans ces Congolais, le Rwanda et l’Ouganda seraient accusés d’avoir agressé un Etat souverain. Mais il fallait avoir des hommes de paille. Je ne vous apprends rien vous avez et vous vivez jusqu’aujourd’hui les différentes trahisons des Congolais contre leur propre pays. Une erreur grave, nous avons laissé l’exercice de gestion de la chose publique dans les mains des bandits…Maintenant, il faudra faire avec et arriver à avoir beaucoup de Congolais qui s’engagent dans l’intérêt du pays. Sans cela, nous attendront longtemps pour que les choses changent et nous risquons de ne pas voir ce jour là. Cela peut venir aussi vite. Que Dieu nous vienne en aide.

    1. « […]Mon interrogation présente est de savoir par ces temps de retour au bon voisinage sans ‘armistice’ signé avec le Rwanda – un Rwanda qui nous a agressés et occupés et qui hier encore était notre ennemi principal – prôné par le nouveau PR Tshisekedi, quelles chances avons-nous encore de mettre de l’ordre dans ce sujet de la nationalité et comment ?[…] »

  8. Une parenthèse !?!
    # Ne tournons-nous pas en rond ? Le « soulèvement populaire » n’est pas une spécialité du seul Ngbanda, il est un idéal rêvé par une immense majorité des Congolais pour tenter de provoquer un changement radical qui balaie nos vieilles mœurs politiques, sociales et intellectuelles et leurs animateurs actuels qui ont démontré leur faillite. Il n’y a donc pas à redire là-dessus sauf que malgré les prétextes successifs et la conscientisation pour le réussir, nous n’avons aucune garantie de le voir demain ou après demain.
    « L’occupation rwandaise » n’est pas non plus une focalisation du seul Ngbanda et encore moins une vue d’esprit désincarnée, la lecture de notre histoire récente qui a culminé un 17 mai 1997 nous la confirme à moins d’être aveugle volontaire.
    # Que faire de toutes ces réalités et de nos vœux bien légitimes ?
    Voilà où nous continuons à nous empoigner entre Congolais souvent trop passionnellement : au mieux les choix partisans des uns et des autres ne devraient pas nous empêcher de réfléchir sur une stratégie commune et efficace même à travers nos forums basés souvent en dehors du pays. En passant, notons que si le retour volontaire et réfléchi au pays de certains membres de la diaspora peut représenter un plus, l’action de la diaspora à partir des pays d’adoption a démontré de son côté son bénéfice pour le pays ; alors l’obsession de certains à décréter bêtement la nécessité pour cette diaspora de rentrer au pays pour être utile sonne comme un pitoyable manque d’arguments.
    Sinon tous les avis, réflexions et actions valent à condition qu’ils nous permettent d’être enfin efficaces, n’usons donc pas trop vite d’anathèmes définitifs les uns envers les autres. Tout peut faire nombre et apporter des parts des solutions pour notre pays, c’est là à mon pauvre avis, une realpolitik nationale indispensable !

    1. 1. « Le « soulèvement populaire » n’est pas une spécialité du seul Ngbanda, il est un idéal rêvé par une immense majorité des Congolais… » : Le rêvent-ils de la même manière? Le 30 juin, on a cherché cette majorité derrière Fayulu à Tshangu. Ne confondons la rhétorique des ‘résistants’ et les voeux du peuple. (En plus, il n´y a aucune garantie que c´est un BON CHEF qui se pointera à la fin de ce ‘soulèvement’).
      2. « Voilà où nous continuons à nous empoigner entre Congolais souvent trop passionnellement… » : D´accord avec vous. Sauf que certains ne sont pas conscients de leurs passions.
      3. « … décréter bêtement la nécessité pour cette diaspora de rentrer au pays…  » : A/ Personne n´a DÉCRÉTÉ quoi que ce soit. B/Il a été signifié à la diaspora qu´elle est la bienvenue. C/ C´est aux ‘résistants’ autoproclamés guelards qu´on demande de descendre sur le terrain des combats. Eux, ce n´est pas la diaspora. Il n´y a pas d’ équivalence.
      4. « c’est là à mon pauvre avis, une realpolitik nationale indispensable » : D´accord avec vous !

  9. Je me souviens encore quand Ruberwa (du RCD pro rwanda) comptabilisait fièrement, sur les medias internationaux, le nombre des soldats gouvernementaux tués par ses troupes rebelles pendant la geurre d’agression.

Comments are closed.