Le devoir d’ingratitude en marche

Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo
Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo

J’ai signé plusieurs articles dans Congo Indépendant depuis qu’un des fils du Sphinx de Limete préside aux destinées de notre nation. Dans Félix Tshisekedi élu président par Joseph Kabila (13 janvier 2019), j’écrivais déjà ce qui suit: « Martin Fayulu, vainqueur et ‘perdant’ de l’élection présidentielle, a déposé, à la Cour constitutionnelle, un recours en contestation des résultats provisoires de la présidentielle […] Si jamais [les juges] restaient toujours des marionnettes entre [les mains du despote], en validant son pacte secret avec Félix Tshisekedi, Martin Fayulu et les autres opposants devraient bien décoder le message de la communauté internationale afin d’éviter à notre peuple tant martyrisé les affres de nouvelles turbulences. En effet, la communauté internationale est consciente du pacte ci-dessus. Cependant, pour elle, cela constitue tout de même une avancée pour un pays aux élites sans boussole qui n’aura connu aucune alternative pacifique en près de six décennies d’indépendance ».

Dans l’article Amen! (21 janvier 2019), je notais que « si Félix Tshisekedi jouit de la reconnaissance internationale en dépit de la énième comédie électorale qui vient de se jouer sous le ciel congolais, ce qui est fort probable, ses chances de gouverner réellement seront certes très minces, mais cela ne signifie pas qu’il soit impossible de mitiger les nuisances de Joseph Kabila et l’hégémonie qu’il incarne ».

Comme la plupart de mes compatriotes, j’ai eu mes coups de colère face à l’inacceptable que venait de nous imposer le couple Kabila-Tshisekedi. Mais fidèle à moi-même et conscient du fait que la quête de la vérité des urnes était un combat certes noble mais perdu d’avance dans le contexte particulier des élections de décembre 2018, j’interpellais en ces termes le chevalier dudit combat: Fayulu, taisez-vous SVP! (26 janvier 2019). Dans ma conclusion, je notais que « Fayulu devait certes rappeler qu’il était le vainqueur de l’élection, que le processus électoral était vicié dès le départ et que la victoire de Tshisekedi faisait partie de notre misère et non de sa solution. Cependant, il aurait gagné en estime en soulignant les victoires remportées par le peuple face au despote. Joseph Kabila n’a pas obtenu le troisième mandat consécutif dont il rêvait. Malgré la mobilisation de tous les moyens de l’Etat, il n’a pas réussi à imposer son dauphin que le peuple a littéralement transformé en une pauvre carpe. Ce faisant, Fayulu se serait sorti la tête haute en appelant le peuple à respecter la décision de notre ‘Tour de Pise’, [la Cour constitutionnelle], tout en insistant que la route était encore longue pour redresser celle-ci et qu’il s’engageait à œuvrer dans cette direction pour que la transparence soit un jour au rendez-vous de notre histoire électorale. Car, ce qui est en jeu ici, ce n’est pas le destin d’un homme. C’est plutôt celui de tout un peuple dont la sortie de la mauvaise gouvernance endémique ne se fera que de manière graduelle ».

Face à l’impatience de notre peuple de voir notre drôle d’alternance politique déboucher sur la mort politique du despote, je signais un autre article le 27 février 2019: Le devoir d’ingratitude s’impose. J’écrivais alors que « la Constitution boiteuse du pays aidant, Félix Tshisekedi piégé par le despote Joseph Kabila peut s’en sortir et piéger à son tour son prédécesseur ». La même profession de foi restait de mise dans l’article Faut-il sauver le soldat Tshilombo? (1 février 2020): « A moins de disposer d’un autre plan plus opérationnel et bénéfique pour le peuple, sauver le soldat Tshilombo va de l’intérêt et du devoir de la nation entière. Rester à l’écart comme spectateur dans l’espoir de se réjouir de la chute de Tshisekedi parce qu’il aura accepté que le despote Kabila vole pour lui la victoire électorale d’un autre équivaudrait à apporter de l’eau au moulin du despote ».

En dépit de ses hommages publics appuyés à l’endroit de son prédateur de prédécesseur, Félix Tshisekedi, cet homme qui est tout le contraire des leaders impulsifs que furent Patrice Lumumba, Etienne Tshisekedi et Laurent-Désiré Kabila mais avec un défaut notoire lié à l’usage de la parole en public, reste engagé dans une guerre froide dont l’objectif est de mettre Joseph Kabila hors d’état de nuire. Tshisekedi a lancé une opération de charme en direction du Camp Tshatshi, en soignant les conditions de vie des soldats. Il a éloigné les généraux de la Kabilie des intrigues de la capitale en les envoyant au front de l’Est. Il a montré qu’il pouvait inquiéter les bonzes du Front commun des corrompus (FCC) en s’en prenant à leur petit chef de bande Ramazani Shadary qui déclarait vouloir paralyser le pays si jamais on s’en prenait à Albert Yuma, puissant patron de la Gécamines et centre névralgique du système mafieux mis en place par Joseph Kabila. Lentement mais sûrement, Félix Tshisekedi accompli son devoir d’ingratitude. C’est ce qu’il faut comprendre quand dans Présidentielle du 30/12/2018: ‘Kabila’ passe aux ‘aveux’ (3 février 2020), Baudouin Amba Wetshi écrit: « Ceux qui côtoient l’ex-président ‘Joseph Kabila’ assurent que ce dernier s’ennuie et ressemble de plus en plus à un ‘toxicomane sevré’. Il a les nerfs à vif et serait devenu tempétueux. Aigri. Et ce pour avoir constaté que la ‘télécommande’ qui lui permettait de garder le contrôle absolu sur son ‘partenaire’ commence à accuser des ratés ».

Le 4 février dernier, la guerre froide que se livre le couple Kabila-Tshisekedi a ramené la résidence dite GLM au-devant de la scène politique nationale. Qu’on se souvienne qu’au lendemain de son investiture, Félix Tshisekedi n’avait pas de résidence officielle. Celle occupée par son prédécesseur avait été alors présentée par celui-ci comme un bien privé qu’il aurait racheté aux héritiers de Groupe Litho Moboti (GLM), Litho Moboti étant un oncle à Mobutu. En bon dictateur dirigeant le pays dans une vision néo-patrimonialiste, Kabila y avait accumulé tout un arsenal de guerre à utiliser à des fins privées. Des hélicoptères et chars de combat. Des missiles. Des jeeps militaires, etc. Tshisekedi a désarmé cette résidence dont les héritiers assurent par ailleurs qu’elle n’a jamais été vendue au despote.

Tout se passe comme si nos ancêtres à nous Congolais veillaient cette fois-ci au grain. Pendant deux ans, Joseph Kabila s’est acharné contre la dépouille mortelle d’Etienne Tshisekedi. Mais son acharnement s’est révélé être une bénédiction pour ce dernier qui a fini par avoir des funérailles nationales alors que son fils était devenu président de la république par la même volonté démoniaque de Kabila. Volonté démoniaque car dans ses calculs, Kabila pensait que de tous ses opposants candidats à la présidence de la république lors des élections de décembre 2018, Félix Tshisekedi était le maillon faible qu’il pouvait manipuler à sa guise. Il serait donc plus amer pour lui et plus réjouissant pour le peuple que ce soit ce même Félix Tshisekedi qui lui fasse mordre la poussière. Que le devoir d’ingratitude se poursuive, jusqu’à ce que la peur, qui a déjà commencé à changer de camp, envahisse totalement le cœur de cet individu médiocre sorti d’on ne sait où et qui a réussi à clochardiser tout un peuple par la faute de ses propres élites. C’est à ce prix et à ce prix seulement que Félix Tshisekedi passera du statut de traître à la nation à celui de président de tous les Congolais, applaudi partout comme tel non seulement par les « Talibans », dans un élan digne d’une coterie tribale, mais par tous les Congolais.

 

Par Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo

23 thoughts on “Le devoir d’ingratitude en marche

  1. Il n y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. même les convertis de la 36 e heures sont les bienvenus. Selon Mr Mayoyo, Felix Tshisekedi vient de répondre à son devoir d’ingratitude, il vient donc de s’émanciper. Connaissant la rancune tenace de l’homme venu d’ailleurs, nous devons nous attendre à la publication du deal qu’il aurait signé avec l’actuel Président. Le ridicule ne tue pas si non beaucoup de compatriotes seraient six pieds sous terre. Les congolais en on assez de débats sur les personnes, ils veulent qu’on leur parle de leurs conditions socio-économiques. La politique politicienne commence à lasser même les plus accros à la rêverie.

    1. Cher L’œil du cyclone,
      On dirait qu’apprendre à bien lire un texte ne vous ferait pas de mal. Je n’ai écrit nulle part que Félix Tshisekedi « vient de s’émanciper ». Comme le titre du texte l’indique, je parle plutôt du devoir d’ingratitude qui est en marche. Cela signifie que l’émancipation de Tshisekedi vis-à-vis de son bienfaiteur Joseph Kabila est en marche. Notez qu’il y a une différence entre « entre en marche » et « aboutir ». La route est encore longue pour l’effectivité de l’émancipation ci-dessus et elle reste semée d’embuches. Ce qui n’empêche qu’on salue les pas déjà faits dans la bonne direction. Comme je le fais dans cet article.

  2. Vous avez tres bien dit et tout dit. Amen !
    Que FATshi ouvre l’oeil et le bon, et qu’il se mefie aussi des « Kamerheons » en son sein !

    1. #L’œil du cyclone
      Mollo, svp ; un peu de mesure, cher ami car là, c’est carrément l’hôpital qui se moque de la charité. Lisez ne fût-ce la chronologie des papiers de Mayoyo sur CI qui en crescendo démontrent son arbitrage pour Tshisekedi contre ‘JK’. Tout y est pour comprendre que c’est plutôt vous qui êtes aux abonnés absents aux débats sur les dossiers et privilégiez ceux sur les personnes, en l’occurrence ici à l’avantage de Tshisekedi. Et c’est clair : contrairement à vous, vos interlocuteurs ne viennent quasiment jamais ici à défendre les Fayulu, Katumbi Bemba… Nous ne lisons ici que le nom de Katumbi. Arrêtez donc de nous proclamer sans honte le contraire.
      Heureusement vous avez de quoi vous repentir: vous ne semblez pas être de ces imbéciles qui ne changent pas d’avis, du moins vous faites depuis 48h ce converti de la 25ème heure même si vous refusez de le reconnaître. Je venais de vous le démontrer ailleurs comme il est clair que Mayoyo sur cet article comme sur d’autres joue clairement le salut du pays pour Tshisekedi contre ‘JK’. Il nous convie à sauver le soldat Tshilombo contre plus criminel en face, qu’auriez-vous alors à lui reprocher ?

  3. Monsieur Mayoyo,nous attendons des actes concrets.Tshilombo refuse de fouiner non seulement dans le passé mais aussi au présent.Il refuse de divorcer d’avec le FCC comme le veut la « Base ».Pouvons-nous lui faire confiance? Des actes SVP pour nous convaincre.

    1. Cher assambala,
      J’ai bien écrit qu’en dépit de ses hommages publics appuyés à l’endroit de son prédateur de prédécesseur, Félix Tshisekedi reste engagé dans une guerre froide dont l’objectif est de mettre Joseph Kabila hors d’état de nuire. L’opération de charme en direction du Camp Tshatshi, l’éloignement des généraux de la Kabilie des intrigues de la capitale, le coup de poing à la carpe et petit chef de bande FCC Ramazani Shadary et le désarmement de la résidence GLM sont autant d’actes concrets dans cette guerre. C’est quand celle-ci sera gagnée que Félix Tshisekedi pourra souffler. Nommé par Joseph Kabila, il aura enfin l’éthique et le courage de s’adresser à son bienfaiteur dans les mêmes termes que Robert Badinter au président François Mitterrand qui venait de le nommer à la tête du Conseil constitutionnel français. Le 4 mars 1986, lors de son investiture, Badinter a eu ces mots pour son bienfaiteur : « M. François Mitterrand, mon ami, merci de me nommer président du Conseil constitutionnel, mais sachez que dès cet instant, envers vous, j’ai un devoir d’ingratitude ». Le devoir d’ingratitude s’impose parce que Tshisekedi n’a pas été nommé président d’une entreprise de Joseph Kabila mais de la république du Congo-Kinshasa. Si dans son inculture Kabila considère notre pays comme un simple butin de guerre, Tshisekedi a le devoir de l’éduquer en accomplissant son devoir d’ingratitude. S’il ne réussit pas à accomplir ce devoir, son mandat sera un échec. Car il lui sera impossible de reformer l’Etat avec Kabila comme partenaire.

  4. Cher Mayoyo,
    Je ne peux manquer en toute honnêteté de relever la pertinence de votre article. Cependant, en ce qui concerne les prévisions tacticiennes ou stratégiques en vue d’un début du bien-être et mieux-être victorieux de notre peuple, il faudrait que la main puissante et invisible à laquelle vous semblez faire allusion continue à agir de concert avec la détermination de notre peuple. Globalement, je ne peux que vous remercier parce qu’en vous lisant , vos avis me semblent plus équilibrés maintenant qu’au début de l’investiture de Felix. Cependant, je ne peux manquer de dire « let’s wait and see ».
    Armand

    1. Cher Armand,
      Dans ce texte, je renvoie à des prises de positions qui étaient les miennes peu avant et dès le début de l’ère Félix Tshisekedi. Puisqu’il est là, l’intérêt du peuple voudrait qu’il puisse se sortir du piège dans lequel il est tombé. Tel a toujours été mon credo ; ce qui n’empêche que mes textes expriment en même temps ma révolte pour la trahison de Tshisekedi. Car, ce qu’il a fait ne mérite pas d’autre nom. Par ailleurs, j’ai toujours souhaité qu’il abandonne son langage ordurier vis-à-vis de ses anciens camarades afin qu’il puisse rassembler le peuple autour de lui bien au-delà de sa coterie tribale qui est trop bavarde mais sans arguments convaincants. Je le sais, le chemin de l’émancipation de Tshisekedi est semé d’embuches. C’est dire que comme vous, je dis « let us wait and see », tout en souhaitant que le despote Kabila soit mis définitivement hors d’état de nuire.

    2. @armand.
      Let’s wait and see ».
      Le chemin d’ingratitude de Félix à l’égard de son bienfaiteur JKK reste certainement long et plein d’embûches. Certes Félix a construit quelques logements décents pour les militaires au Camp Tshatshi. Mais les orphelins et les veuves des militaires ont fait un sit-in à la Cité de l’UA pour protester contre leurs conditions de vie dans les camps militaires. Dans le Camp Badiadingi , par exemple,les familles des officiers vivent dans une promiscuité inimaginable. Si au moins ils avaient une solde importante,ils pouvaient louer des maisons à la cité.
      On a l’impression que les officiers au front à l’Est sont plutôt kabilistes que fatshistes. Leur bilan en est la preuve(Cfr Beni-Lubero.com). Selon la très sérieuse radio onusienne Okapi,depuis le 2 févier,au moins 46 congolais sont victimes d’attaques de l’ADF. Sous d’autres cieux,ses crimes odieux auraient provoqué un tollé général, le pays serait sous le choc. Au pays du duo FATSHI-JKK, c’est même pas un fait divers dont les médias nationaux font cas, la mort et la vie étant banalisées.
      Félix a procédé à la nomination des des hauts cadres de l’Anr. A en croire l’Evêque Mukuna qui a été convoqué par l’Anr pour expliquer sa démarche de l’éveil patriotique,les méthodes sont restées les mêmes que celles de l’ancien régime.Peut-être la torture physique mise à part. Félix vient aussi d’opérer des changements dans la magistrature. Ces hommes seront-ils fatshistes ou kabilistes,ayant tous servi sous l’ancien régime?
      Un despote ne quitte le pouvoir que si on l’y contraint. Soit par un coup de force( le Centrafricain Bokasa),par les armes( le Zaïrois Mobutu,l’Ougandais Idi Amin,l’Irakien Saddam Hussein,le Tchadien Hussein Habré…). Ou par les élection(le Philippin Marco en 1986, le Gambien Yaya Jammeh). Mais le Congo et Félix ont fait le choix de pousser progressivement leur satrape à la sortie. Y arriveront-ils?Let’s wait and see.
      A en croire Mayoyo,personne à l’étranger,ne viendra au secours de JKK, en cas de confrontation avec Félix.au regard de ses crimes économiques et contre l’humanité. Il est aussi regrettable que les investisseurs étrangers ne se bousculent pas au portillon pour soutenir Félix; en dépit du tapis rouge que les partenaires étrangers lui déroulent. Les front social chauffe. Depuis que Félix est là,le chômage endémique et de masse a reculé de combien de %? Combien d’emplois créés? L’explication que c’est Kabila et son FCC qui bloquent le pays tiendra la route combien de temps? Pendant que Félix gère son encombrant allié en vue de le contraindre à lâcher prise,lui et les hauts cadres de l’UDPS et de l’UNC croquent l’os avec fufu ya munena, arrosés du vin de l’Azanie. Le peuple piaffe d’impatience de voir le changement tant promis. Le peuple congolais va peut-être sauver le soldat Félix,même si Félix et l’UDPS n’ont jamais aidé personne.

      1. Cher kolomabele,
        Je comprends notre impatience vis-à-vis du pouvoir de Félix Tshisekedi. Souvenez-vous d’une déclaration de la CENCO quand ce dernier avait accepté l’inacceptable : « Il n’aurait pas dû accepter ». En se laissant piégé, Tshisekedi s’est compliqué la tâche. S’il réussit le pari de dribler à son tour son bienfaiteur, il sera applaudi. Mais il faut qu’il fasse vite car, comme vous le soulignez, le ciel congolais s’assombrit chaque jour davantage pendant que Tshisekedi déploie son énergie à défaire le piège à con qu’il n’avait pas vu, obnubilé qu’il était par la perspective de devenir Mr. le Président de la république. Et s’il échoue, on va se moquer de lui de plus bel.

  5. @ MBTT,
    Comme Armand et Nono, je salue l’evolution equilibree de vos debats et arguments depuis l’avenement de FATshi au sommet par la magie de Kingakati. Qu’en deplaise aux fanatiques de la trempe de l’Oeil du Cyclone et autres Avocats du Diable qui se partageant les $15 Million avec « Kamerheon » et qui nous crachent des sophismes sur ce site !
    Suggestion patriotique: Vu la richesse et pertinence de vos idees (comme d’ailleurs celles de BAW), je suggere a vous deux de penser a l’etablissement d’une « Podcast ». Donc une chaine de diffusion sur l’Internet a destination de nos compatriotes au Pays et a travers le Monde. Une Podcast couterait moins de 1000 Euros pour son lancement, et serait ouverte (sur invitation) aux penseurs-debatteurs afin de mieux edifier nos compatriotes dans la « These et l’Antithese ».

  6. @Mpangi Mayoyo,
    Pour accréditer votre thèse selon laquelle le devoir d’ingratitude est en marche vous donnez les exemples ci-après:
    **1 Tshilombo reste engagé dans une guerre froide dont l’objectif est de mettre Joseph Kabila hors d’état de nuire.
    **2 Tshisekedi a lancé une opération de charme en direction du Camp Tshatshi, en soignant les conditions de vie des soldats.
    **3 Il a éloigné les généraux de la Kabilie des intrigues de la capitale en les envoyant au front de l’Est.
    **4 Il a montré qu’il pouvait inquiéter les bonzes du Front commun des corrompus (FCC) en s’en prenant à leur petit chef de bande Ramazani Shadary
    Selon vous, Lentement mais sûrement, Félix Tshisekedi accomplit son devoir d’ingratitude…
    Malheureusement, je ne fais pas la même lecture que vous, bien au contraire.
    Revenons sur les FAITS (dans l’ordre ci-dessus) et mettons de côté nos OPINIONS.
    **1 le changement ou le début de changement passera forcément par le changement des hommes. Or, à ce jour ( armée, police, services de renseignement, justice, cours constitutionnelle, les domaines clés de l’économie nationale, …) Félix n’a quasiment rien touché pour ne pas déplaire à son partenaire. Le chef d’état major des FARDC est resté en place, à l’ANR, il a mis Kakiak ex numéro deux qui est aussi pourri que kalev… je ne vois aucun signe d’engagement pour mettre aka Kabila hors d’état de nuire, à moins que vous ayez d’autres faits.
    **2 l’opération de charme au camp Tshatshi avec une école et quelques maisons (surfacturées par son voleur de dircab) est totalement insignifiante au regard des enjeux. En effet, l’enjeu majeur reste le contrôle effectif de l’appareil sécuritaire. Aucun militaire militaire congolais stationnés dans ce camp et chosifiés par aka Kabila n’a intérêt à s’en prendre à lui. Mettre en avant des infimes réalisations au camp Tshitshi, C’est prendre le problème par le mauvais bout.
    **3 les généraux envoyés dans l’Est où le sang de congolais coule, où les armées rwandaise et ougandaise se baladent, ne peuvent pas répondre à la stratégie d’éloignement de la capitale alors qu’on craint la balkanisation du pays et on pleure nos morts. Quels sont les généraux envoyés dans l’Est? Nduru Tchalingoza commandant de l’opération, ex bras droit de bosco Ntaganda, Numbi John, Amisi tango machin numéro 2 des FARDC… on a donc envoyé des loups garder la bergerie pour plaire au partenaire complice de Kagame. Admirons le résultat: BENI, Minembwe, Djugu en Ituri… Félix n’a aucun contrôle de la situation.
    **4 Retirer le passeport diplomatique de Shadary est aussi pour moi insignifiant. Le fcc tient un gros dossier sur les corruptions à grande échelle de Félix et sa bande (plusieurs centaines de millions de dollars de contrats de magouille de gré à gré). Qu’il aille s’occuper de Zoé qui est en train de créer un pays dans un pays et on applaudira.
    Pour moi, c’est mon OPINION, la situation s’empire en défaveur de Félix. Au dossier de faux diplôme s’ajoutent plusieurs dossiers de corruption. Félix n’a pour l’instant aucun levier et aucune marge de manœuvre. Je ne vois donc aucun début du commencement du devoir d’ingratitude.

    1. Cher Muana ya mokolo lopango,
      Au risque de me répéter, soutenir qu’un processus est en marche, cela ne signifie pas qu’il a abouti. Bien sûr que les défis sont énormes dans tous les secteurs. Mais on ne peut pas dire que le début du commencement du devoir d’ingratitude arrivera quand tous ces défis seront relevés. D’ailleurs, compte tenu de l’héritage empoissonné des années Mobutu et des deux Kabila, il est impossible d’en arriver là après une seule législature. Quand vous soutenez que « le changement ou le début de changement passera forcément par le changement des hommes », vous revisiter notre vieux débat. Et vous connaissez ma position à cet égard. Par rapport à Mobutu Sese Seko, Laurent-Désiré Kabila était un autre homme. Par rapport à ce dernier, Joseph Kabila était est autre homme. Pourtant, il n’y a jamais eu de changement dans la gouvernance du pays. Il n’y a eu qu’un « ôtes-toi de la que je m’y mette » … pour faire la même chose voire pire que son prédécesseur. Voilà pourquoi pour moi le vrai changement sera impulsé par le changement de système politique qui matérialisera enfin l’effectivité des contre-pouvoirs, surtout par rapport au pouvoir détenu par le président de la république.

  7. Kie kie kie kie kie kie kieeeeeeee! Panzi pasi na koseka!
    Finalement, l’évidence commence à rattraper le 1er d’entre les Mpangistanais de ce club. La vraie vérité oyo eyaka na ascenseur, yango oyo ebandi kokoma malembe malembe. Peut importe la formule « Ingratitude » choisie pour s’amender, et justifier le come-back, l’essentielle c’est la marche arrière entamée.
    Motuna: Pourquoi depuis la proclamation de FATSHI, n’avait-on pas envisagé l’hypothèse de l’ingratitude pourtant visible dans la fonction mythique d’un président de la république.
    Aaaah Ya Gabby Mokia, oleki ba savants ya ba francais milayi ya Congo Independant.
    Olobaki: Bakabelaka moninga mwasi te. Même le dauphin dans un même parti, revêtu de l’imperium, le pouvoir mystique de la fonction fini toujours par se débarrasser de son mentor. Les exemples sont légions : Mauritanie, Angola pour ne citer que ces 2 pays.
    Bon! Tozo zela les preuves ya vérité des urnes ou ya « deal ». Occasion ya conflictualité entre FCC et CACH est l’opportunité de nous balancer la vérité ya nomination ya FATSHI. Nous attendons!
    Autre chose: Doyen Amba Wetshi tozo zela article sur Ambongo. Balobi kanda naye contre Kabila ezalaki mpo ya jeep oyo ba lakaka ye. Sasa Anaipata ile Jeep. Makelele vyote vina isha. Muzee Amba unasema ajee???
    Les sous-traitants bolobi nini? Nga mpe nakolemba te. Nakoloba teeeee bokoyina nga.

    1. Cher Lokumu,
      Vous vous trompez terriblement quand vous voyez une « marche arrière » dans mes prises de positions. De même que ceux qui parlent d’une « évolution équilibrée » dans celles-ci. On peut réfléchir sur différents aspects de ce qui est arrivé à notre nation depuis les élections de décembre 2018. Concernant l’attitude à adopter face au pouvoir de Félix Tshisekedi, ma position n’a jamais changé ou évolué ou connu de marche arrière. Ce texte est suffisamment éloquent à ce sujet. Car, avant même que le pouvoir de Tshisekedi ne soit reconnu par la communauté internationale, ce qui était d’ailleurs fort probable pour moi, j’étais d’avis que ce pouvoir devait être soutenu pour mieux lutter contre les grandes capacités de nuisance du despote Joseph Kabila. Cette prise de position n’a pas bougé d’un iota. Pour votre information, l’expression « devoir d’ingratitude » n’est pas négative en politique. C’est plutôt positif. Il y a devoir d’ingratitude ou d’indépendance quand on est nommé par le chef de l’exécutif pour incarner un pouvoir qui doit servir de contre-pouvoir à l’exécutif.

    2. @lokumu.
      Dans une élection réellement démocratique,transparente et équitable,la première déclaration du gagnant consiste à remercier d’abord ses électeurs,ensuite tout le peuple et enfin à encourager le candidat perdant.C’était pas le cas au Congo en décembre 2019.
      Bien avant la proclamation des résultats,on avait vu Cach et FCC flirter. On a posé la question à Kabund pourquoi ces contacts soudains avec le FCC? Il avait répondu que c’était pour la gestion commune du pays.Toujours bien avant la proclamation des résultats,Félix est venu faire une déclaration lyrique en faveur de Kabila, un personnage sulfureux aux yeux des Congolais. Donc il connaissait les résultats avant la proclamation. Plus d’une fois,Félix a déclaré qu’il y a eu un accord entre le FCC et le CACH pour la cogestion du pays. Quand on a gagné,on a pas besoin d’alliance. On gouverne seul.
      Cach est minoritaire dans toutes les institutions:-10% au Parlement, 2% au Sénat,1 seul gouverneur, 30% au gouvernement.
      Les talibans radicalisés demandent à MAFA les preuves de sa victoire,ils n’ont jamais donné celles de la victoire de Félix.
      Mayoyo, comme tout le Congolais,piaffe d’impatience de voir disparaître de l’échiquier politique congolais le bouvier de Kingakati. Il cherche à la loupe des indices difficilement visibles. L’ANR, l’Armée,le gouvernement,les deux chambres du parlement et la territoriale,la magistrature sont aux mains des hommes qui doivent leur ascension professionnelle et sociale à Kabila. Vont-ils tous se « dékabiliser » pour se « fatshiliser »? Vont-ils tous suivre Fatshi dans sa vision de l’ingratitude envers leur créateur commun? Let’s wait and see .
      En un an,rien ne marche. Sur le plan socio-économique,le peuple grogne et il y a un risque qu’il se mette à gronder bruyamment.La situation sécuritaire est toujours préoccupante à la partie orientale du pays. A Kabeya Kamwanga,sur la rivière Lubi,une embarcation a chaviré:bilan:une vingtaine des compatriotes aurait disparu. Sous d’autres cieux,le ministre des transports devait s’expliquer devant le parlement.Au Congo du duo toxique de la Cité de l’UA et Kingakati,c’est même pas un fait divers les médias.
      C’est pas parce que les talibans radicalisés crient haut et fort,affichant un triomphalisme arrogant,que Félix avait vraiment gagné.D’ailleurs,en disant avec ou sans la machine à voter,nous irons aux élections,Félix savait que l’affaire était dans le sac. CACH eza bord Kabila. Henri Magie est-il fou? Pas si fou que ça.

  8. TSHILOMBO est un traitre ! S’il ne s’était pas mis à table avec « Joseph KABILA » au travers du deal moyennant billets verts qu’il a conclu avec lui les Congolais aurait parcouru davantage de kilomètres sur la route qui conduit au départ du despote ! TSHILOMBO qui s’est fait rouler dans la farine n’est pas différent de son « prédécesseur » il est tout aussi calculateur. Pour arriver à ses fins le fils d’Etienne TSHISEKEDI n’a pas hésité à faire usage d’un faux diplôme tout d’abord pour se hisser à la tête de l’UDPS/TSHISEKEDI et ensuite pour asseoir sa candidature à l’élection présidenetielle. Celle-ci n’a pas été invalidée ni par la Cour Constituttionnelle ni par la CENI parce que TSHILOMBO était le véritable dauphin de « Joseph KABILA » qui était et est parfaitement au courant de l’existence confirmée par la Justice belge de ce faux diplôme ! Mentionnons également que c’est en violation des statuts de l’UDPS/TSHISEKEDI qu’il a nommé unilatéralement KABUND président a.i. de cette coterie tribale ! Tout comme sa menace brandie à Londres de dissoudre le Parlement ne constitue en réalité qu’une chimère croire que TSHILOMBO sortirait vainqueur d’un bras de fer avec « Joseph KABILA » relève de la naiveté !
    En 2007, Bien que JP BEMBA disposait d’une garde armée celui-ci dû se résoudre à quitter la RDC …
    TSHILOMBO outre le fait qu’il a appuyé sa candidature sur un faux diplôme, qu’il a été corrompu par « Joseph KABILA » a également violé au moins deux dispositions constitutionnelles. Ce sont là autant de casseroles que « Joseph KABILA » ne manquera pas de mettre sur le feu le moment venu. A ces casseroles, il faut encore rajouter celles de ses collaborateurs qui se sont illustrés par des abus de pouvoir visant à s’assurer des avantages financiers occultes ainsi que la gabegie et le manque de rigueur budgétaire du principal intéressé. Le scandale liés à la construction des sauts-de-mouton, ses nombreux voyages tout comme l’existence d’un gouvernement pléthorique en sont une parfaite illustration
    En conclusion , pour paraphraser un ancien Commissaire européen : TSHILOMBO n’est pas un espoir pour le Peuple congolais !
    « Fraus omnia corrompit » s’il exerce toujours par usurpation les fonctions de Président de la République en 2023 TSHILOMBO ne pourra plus cependant présenter de candidature à l’élection présidentielle ! Les juristes ont compris pourquoi !

  9. @Congo-election,
    Monsieur, ne ramassez pas les informations de la rue pour en faire votre vérité.
    Par amour du ciel, juste pour vous aider : Le président FATSHI n’a jamais déposé de diplôme dans son dossier de candidature. Avant d’écrire il faut d’abord fouiller pour se renseigner. Utilisez Google pour lire l’article 103 du code électoral, vous comprendrez facilement qu’il existe de l’alternatif au diplôme. A savoir qu’un chef de parti avec une expérience politique d’au moins 5 ans peut s’en passer de diplôme universitaire dans son dossier de candidature.
    Yebela déjà pour ne pas vous faire du mal en 2023.
    Boboto Bolingo.

    1. @Lokumu Inutile de vous fatiguer ! La décision rendue par le Conseil de déontologie journalistique (CDJ) à propos de l’article de La Libre Belgique du 8 janvier 2019 qui a fait état de l’introduction par TSHILOMBO d’un faux diplôme dans son dossier de candidature est accessible à quiconque !
      https://www.lecdj.be/telechargements/CDJ-19-04-B-Kapuya-c-H-Leclercq-La-Libre-avis-11septembre2019.pdf
      « Concernant l’affirmation selon laquelle un document attestant de l’obtention de ce faux diplôme avait été déposé devant la Commission électorale nationale indépendante comme le prévoit la loi congolaise, le Conseil relève qu’elle reposait sur des sources concordantes dont le journaliste a précisé l’origine et la teneur pour l’une d’entre elle au lecteur et pour les autres – confidentielles – au CDJ.  » extrait de la décision rendue par le Conseil de Déontologie journalistique (CDJ) dans la plainte 19-04 B. KAPUYA contre Hubert LECLERQ/La Libre Belgique
      A cet égard, nous espérons d’ailleurs – si ce n’est pas encore le cas – que le journaliste mis en cause va lancer des poursuites judiciaires contre le Représentant au Benelux de l’UDPS/TSHISEKEDI et ministre près le Président de la République (sic) !
      Nous connaissons parfaitement l’article 103 du Code électoral. Votre rengaine comme celle de B. KAPUYA et du représentant au Benelux de l’UDPS/TSHISEKEDI selon laquelle TSHILOMBO aurait fait valoir son expérience professionnelle (laquelle d’ailleurs ? ) et non pas introduit de faux diplôme dans son dossier de candidature relève d’un combat d’arrière-garde !
      Par ailleurs, la presse belge a largement fait écho de la mission rogatoire envoyée en Belgique par les autorités judiciaire de la RDC en relation avec le faux diplôme de TSHILOMBO suite à sa présence avéré dans son dossier de candidature à l’élection présidentielle.
      A ce propos, Nous vous renvoyons au moteur de recherche que vous avez cité afin de prendre connaissance de ces articles de presse.
      Quoiqu’il en soit, nous notons que vous ne contestez pas l’existence du faux diplôme de TSHILOMBO !

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