Lettre de la diaspora congolaise à Sa Sainteté le Pape François

Chers Compatriotes,

En accord avec la Dynamique Chrétienne pour l’Unité et le Développement (DCUD) à Kinshasa, nous avons adressé une lettre à Sa Sainteté le Pape François pour lui confirmer le profond désir du peuple congolais de voir le Cardinal Laurent MONSENGWO assumer la responsabilité citoyenne de conduire la transition, pour une période de temps relativement courte, en vue d’une alternance démocratique et pacifique au sommet de l’État congolais.

Vous trouverez une copie de cette lettre en annexe du présent message.

Compte tenu de la situation actuelle du pays, je pense que notre démarche constitue le cri de détresse et l’appel au secours de tout un peuple pour lequel l’affection de Sa Sainteté n’est plus à démontrer et qui ne compte plus que sur l’aide déterminante de l’Église Catholique tant à l’intérieur du pays qu’auprès des puissances étrangères et des institutions de la Communauté internationale.

Vous en souhaitant bonne réception, je vous prie d’agréer, mes salutations fraternelles et patriotiques.

 

 

Athanase MAPESSA
Coordonnateur du CNTC
0032 493 10 93 12

4 réflexions au sujet de « Lettre de la diaspora congolaise à Sa Sainteté le Pape François »

  1. Chers Compatriotes,

    Voilà une action que nous devons tous soutenir. Car, aller aux élections dans l’état actuel du pays, c’est vouloir remplacer un voleur, un terroriste d’Etat, par un autre qui utilisera l’armée contre le peuple, et les politiciens opposants, la justice qui devrait être indépendante…. Nous devons soutenir une transition pour mettre au point les institutions républicaines : armée, justice, services de renseignement, organiser un recensement général… Seul un homme est capable de nous conduire aux résultats que nous souhaitons: le Cardinal Monsengwo. Les politiciens ont commencé à vouloir le salir avec l’histoire de la « Conférence Nationale », mais ces politiciens qui se dressent contre lui, qu’est-ce qu’ils ont fait pour le pays. Le Cardinal Monsengwo a été le seul qui a reconnu « la victoire d’Etienne Tshisekedi aux élections de 2011 ». Mais qu’est-ce que l’armée avait fait pour soutenir la volonté du peuple qui s’était ainsi exprimée par les urnes ? Didier Etumba a une grande responsabilité dans ce qui a suivi ces élections. Pendant les cinq ans de transition, un seul programme sera à l’ordre du jour la remise à jour des institutions du pays et le recensement de tous les congolais où qu’ils se trouvent. Ceux qui ont trahi le pays, alors que déjà dès la deuxième république, on comptait sur eux pour construire le pays, en faire un nation, un peuple, n’ont fait que prendre tout à leur profit. Les Universitaires qui ont été associés par le Maréchal à la gestion du pays qui n’ont rien fait dans le sens du renforcement de l’unité du pays devront céder la place à ceux qui seront formés dans le but de redresser le pays. Que Dieu nous vienne en aide.

    1. A Elili,

      Je suis d’accord avec vous à 100%. Dommage que notre pays connaît un déficit incroyable de politiciens. Les quelques rares politiciens qu’on peut facilement recenser raisonnent beaucoup plus avec les émotions qu’à leurs têtes . Avec pour résultat, on fait du sur place et le pays n’avance pas.Les élections du 23 Décembre 2018 vont tout simplement légitimer le pouvoir de Joseph Kabila qui pourra demeurer au trône de la République Démocratique du Congo pour l’éternité. Quel gâchis pour le présent et le futur ? Sans une « Transition Citoyenne au Congo », ce beau et grand pays va disparaître, et on deviendra tous des apatrides . Vos cris et jérémiades deviendront un sujet de moquerie auprès de vos prédateurs internes et externes. Je le dis et confirme mes propos par une certaine expérience vécue.

      J’ai dit !

      Kolomboka

    2. Ndeko Elili,

      Moi, je veux bien soutenir cette action. Concrètement, que dois-faire ?
      Si quelqu’un me donne le numéro du Pape, je l’appelle immédiatement.

  2. Une transition pilotée par le Cardinal Monsengwo est un projet défendable et commencer par solliciter l’aval auprès de l’Autorité de l’Église Catholique dont dépend le prélat censé selon leurs règles ne pas se prêter à la politique active participe d’une démarche sensée. N’empêche qu’au-delà de l’avis du Pape, il faut d’abord obtenir l’adhésion du Cardinal lui-même à ce projet, ce à quoi pour le moment il n’a semblé souhaiter répondre par l’affirmative. Autres écueils : nos ‘politiciens’, de l’opposition et surtout de la majorité, n’approuvent pas tous cette option quand d’autre part la CI tient plutôt pour un processus démocratique classique dont l’alternance passe par les élections…
    Ailleurs, quelle est la position majoritaire du peuple, notre Dynamique Chrétienne pour l’Unité et le Développement (DCUD) ne s’est jusque-là pas activée à demander son avis ou à le mobiliser pour réclamer cette voie, auquel cas leurs souhaits représenteraient un argument de taille pour vaincre les pesanteurs et les convaincre à la choisir…
    Bref, une « Transition citoyenne » sans les politiciens professionnels (sans surtout ‘JK’ et son système vermoulu), dont nous connaissons toutes les faiblesses qui s’emploierait à baliser le système pour une démocratie enfin viable est, disais-je, une option défendable et Monsengwo la piloter, le moindre mal mais on voit bien que pour y parvenir, il reste pour notre DCUD d’autres actions pour conforter leurs revendications…

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