L’occupation du Congo-Kinshasa

Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo
Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo

L’occupation du Congo-Kinshasa par le Rwanda est une perception ou réalité aujourd’hui intériorisée par des millions de Congolais et assumée sans le moindre état d’âme par de hauts commis d’Etat rwandais. Dans cet article, je ne vais pas revenir sur la définition de l’occupation en droit international. Cependant, il convient de souligner, comme l’écrit Sylvain Vite dans son article « L’applicabilité du droit international de l’occupation militaire aux activités des organisations internationales », que « l’essentiel du régime juridique de l’occupation militaire figure dans le Règlement annexé à la IVe Convention de La Haye de 1907 concernant les lois et coutumes de la guerre sur terre, la IVe Convention de Genève de 1949 relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre et le Protocole additionnel I de 1977 relatif à la protection des victimes des conflits armés internationaux ». Par ailleurs, même en droit international, on peut lire dans l’encyclopédie libre Wikipédia que « l’occupation militaire recouvre en même temps différentes éventualités, et il n’est pas toujours aisé de savoir si telle ou telle situation tombe sous le coup de cette définition juridique ». Dans cet article, je vais reproduire l’échange que j’ai eu récemment avec un lieutenant congolais sur le sujet concerné.

La période du 12 au 20 février 2020 m’a trouvé en congé dans une bourgade du Nord du pays, en ma qualité de bourlingueur. Les infrastructures hôtelières faisant défaut, j’étais descendu dans un centre d’hébergement d’une congrégation religieuse. Je pouvais y prendre le petit déjeuner seul à la table de la communauté libérée par les ayants droit. Mais pour les autres repas, je devais me débrouiller. En prenant connaissance de mon nom de famille, la sœur intendante avait cherché à connaitre mes origines en déclarant que « Mayoyo » était un nom soit de Bandundu, soit du Kasaï. Après avoir su que j’étais un Mumbala du territoire de Bulungu dans la province du Kwilu, elle s’était présentée à son tour comme une Mumbunda du territoire d’Idiofa et m’avait recommandé aussitôt pour mes autres repas, cette fois-ci en Kikongo, une enseignante Muyansi du territoire de Bulungu, ancienne aspirante au sein de la même congrégation.

L’enseignante était honorée à l’idée de pouvoir préparer mes repas. Sa cuisine était excellente. J’avais même droit aux plats de mon Kwilu natal dont le « mukiongi », les « ndjindji » et les « mikungu » que « les gens d’ici ne consomment pas », m’avait-elle confié. En plus de ses qualités culinaires, l’enseignante avait invité quelques personnalités de son groupe de « Bana Membres », composé des ressortissants de l’ex-province de Bandundu, de la province du Kongo Central et de la république du Congo-Brazzaville. C’est ainsi que j’avais eu la chance de rencontrer un lieutenant originaire du Kongo Central. Au cours de notre conversation, j’avais introduit le thème de l’occupation du pays par le Rwanda. J’avais ainsi appris que l’existence des « Rwandais » était bien connue de tous au sein des FARDC; que ceux-ci avaient pris des noms typiques des ethnies congolaises; qu’ils s’étaient mariés à des Congolaises de souche quand ils ne vivaient pas en concubinage avec elles, tout en faisant des gosses; et que certains de leurs enfants avaient déjà atteint le niveau des études universitaires.

Le lieutenant m’avait cité deux exemples dans son propre régiment, en commençant par leur commandant qui aurait pris un nom caractéristique de l’ethnie luba. Au cours d’une dispute au mois de janvier 2020, un autre gradé du régiment aurait traité publiquement ce dernier de « Rwandais », avant d’ajouter que tôt ou tard, leur compte serait réglé. Par la suite, l’officier « impoli » aurait été convoqué à Kinshasa. Mais la hiérarchie militaire provinciale traînerait les pieds à exécuter l’oukase de Kinshasa, craignant que l’outrecuidance de l’officier congolais authentique ne débouche sur un malheur. Le deuxième cas était celui d’un officier « rwandais » qui aurait pris un nom puisé dans le patrimoine culturel des Bakongo. Un jour, sa concubine congolaise de souche lui aurait posé la question suivante en chambre: « Qui es-tu au juste? Tu me dis que tu es Mukongo. Mais dehors, les gens me disent que tu es un ‘Rwandais' ». Le « Rwandais » aurait alors menacé sa dulcinée d’un revolver, lui interdisant de ne jamais l’embêter avec « une question aussi idiote ». Le lendemain, la femme aurait pris ses cliques et ses claques sur les conseils pressants de sa famille pour s’exiler volontairement dans le pays voisin. Quelques mois plus tard, le « Rwandais » aurait été muté dans la province du Kongo Central.

En suivant le lieutenant, je ne pouvais m’empêcher de penser aux écrits de l’ancien Conseiller spécial et Monsieur sécurité du président Mobutu Sese Seko, Honoré Ngbanda Nzambo Ko Atumba, qui décrivent minutieusement comment le tandem Kagame-Kabila a réussi à rouler toute une nation dans la farine, en plein XXIème siècle, au point qu’aujourd’hui, le général Jean Bosco Kazura, petit frère de Paul Kagame et actuel chef d’Etat major de l’armée rwandaise, considère les FARDC comme une « seconde armée de l’armée rwandaise ». Dans la médiocrité ambiante de la crasse politique congolaise, il convient donc de rendre un vibrant hommage à ce fils du pays, jadis bourreau parmi les bourreaux et aujourd’hui lanceur d’alerte ou éveilleur des consciences.

L’infiltration des Rwandais dans les institutions congolaises, surtout celles de sécurité et de défense, est une réalité palpable. Comment en sortir? Telle était ma question au lieutenant avant qu’il ne soit rejoint par un de ses compagnons d’armes que l’enseignante ne connaissait pas. Aussi celle-ci m’avait-elle prévenu dans un réflexe maternel ou fraternel: « Kutuba makambu yayi ve na meso n’andi. Mono zaba yandi ve ». Traduisez: « Ne poursuis pas cette conversation en sa présence. Je ne le connais pas ». Mais le lieutenant était déjà lancé dans sa réponse: « Tosala nini? Tomesana na bango. Et puis, président alobi te bazali ba ndeko na biso ». Traduisez: « Que faire? Nous sommes déjà habitués à eux. Et puis, le président de la république a déjà tranché: ce sont nos compatriotes ».

Réagissant aux propos du jeune lieutenant, je soulignais d’abord son erreur de jugement. S’il était vrai que les Congolais s’étaient habitués à ces « Rwandais », en était-il de même de ces derniers? Avaient-ils oublié pourquoi ils étaient dans l’armée congolaise plutôt que dans celle de leur pays? Avaient-ils oublié pourquoi ils avaient renié leurs identités pour prendre celles des Congolais authentiques afin de mieux de fondre dans la masse? Le lieutenant s’était incliné face à la pertinence de ce questionnement. Mais il avait mis en lumière la difficulté de combattre les « Rwandais » de l’intérieur de l’armée. Occupant des postes stratégiques, avait-il expliqué, ils avaient la facilité de faire et de défaire les carrières. Confrontés à cette triste réalité, les officiers congolais dont les formations et les avancements en grade reposeraient entre les mains des « Rwandais » ne pouvaient que courber l’échine.

Ensuite, j’expliquais au lieutenant et à son ami l’amalgame fait par le président Félix Tshisekedi lors de sa rencontre avec la diaspora congolaise de Londres le 19 janvier 2020, en parlant des Banyamulenge. Certes, ceux-ci sont des Congolais authentiques. Publié en 1959 par Duculot à Bruxelles, c’est-à-dire in tempore non suspecto, le livre de G. Weis, « Le pays d’Uvira. Etude de géographie régionale sur la bordure occidentale du lac Tanganika », situe leur entrée dans l’actuel espace Congo-Kinshasa peu avant 1885 quand « quelques familles de pasteurs Tutsi, fuyant le Ruanda traversèrent la Ruzizi, pénétrèrent au Congo Belge et se fixèrent en premier lieu à Lemera dans la chefferie des Fulero au Sud-Kivu. Les descendants de ces émigrés gagnèrent la chefferie des Vira et y fondèrent les villages de Galye, Munanira, Kishombwe et Kalonge-Kataka, au-dessus des derniers villages Vira. L’immigration ne donna pas lieu à des réactions hostiles de la part des Vira parce qu’elle se localisa en dehors des terres occupées par ceux-ci ». Ils se baptiseront Banyamulenge quand sous le régime Mobutu, ils s’allieront aux FAZ pour combattre la rébellion de Laurent-Désiré Kabila, soutenu par des Tutsi rwandais. Mobutu ira même jusqu’à déplacer certains Banyamulenge au Nord de la province du Shaba où ils seront appelés Banyavira.

L’amalgame du président Tshisekedi vient du fait que depuis la guerre de l’AFDL, le terme « Banyamulenge » est devenu un fourre-tout dans lequel on retrouve tous les Tutsi vivant au Congo-Kinshasa. Telle est la dynamique propre au phénomène identitaire. Quand j’exerçais mes fonctions de « Bula Matadi sans frontières » en République Centrafricaine, par exemple, j’avais été surpris d’apprendre que dans ce pays-là, le terme « Banyamulenge » désignait les rebelles de Jean-Pierre Bemba qui avaient volé au secours du président Ange-Félix Patassé confronté à la rébellion de François Bozize, construisant ainsi le chemin de leur leader vers la Cour pénale internationale à La Haye. Mais dans le contexte congolais, une telle dynamique est dangereuse. D’où la nécessité de séparer le bon grain de l’ivraie. La question à laquelle le Congo-Kinshasa est confronté est donc là: comment faire la différence, de manière responsable et respectable, entre d’une part les Hutu et surtout Tutsi rwandais déversés dans les institutions congolaises par la perfidie de Joseph Kabila, surtout dans l’armée, la police et les services de renseignement, et d’autre part, les Hutu et Tutsi congolais?

Tout peut arriver dans un Etat déstructuré, en déliquescence, en échec, défaillant, faible ou failli. La déstructuration du Congo-Kinshasa avait commencé déjà sous le régime Mobutu. Prédateur et archétype de roi fainéant qui n’a construit aucune route reliant le Nord au Sud et l’Est à l’Ouest, Mobutu avait placé la stabilité de son pays sur ses mortelles épaules humaines en lieu et place d’institutions fortes. Depuis sa chute, l’amateurisme et la médiocrité de Kabila père et surtout de Kabila fils, doublées d’une prédation et d’une trahison sans précédent de la part de ce dernier ont fini par donner le coup de grâce à l’Etat congolais. Si l’on veut remonter la pente, on doit absolument mettre en place une commission de vérification dans laquelle les églises conventionnelles et non les « binzambi-nzambi » devraient prendre le lead.

L’objectif de cette commission consisterait à passer au crible le profil ou curriculum vitae de tout animateur de l’Etat à un niveau donné ou choisi de responsabilité. Dans les forces de sécurité et de défense, on pourrait prendre comme seuil le grade de capitaine. Une fois qu’une telle commission serait mise en place et dotée des moyens conséquents à la hauteur de l’enjeu de l’infiltration ou occupation, les infiltrés seraient démasqués et subiraient la dureté de la loi. Et dans leur sillage, tous les faussaires et autres usurpateurs qui arpentent allègrement les allées du pouvoir.

Depuis son indépendance, le Congo-Kinshasa est confronté à de multiples problèmes de gouvernance. Ceux-ci requièrent certes de la volonté politique qui elle-même dépend de la conception et de la mise en place d’un système politique propice à l’émergence d’un tel desideratum. Mais ils appellent aussi et surtout des solutions concrètes, loin des lamentations, gesticulations et incantations si courantes à l’intérieur et à l’extérieur des structures de l’Etat congolais.

 

Par Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo

30 thoughts on “L’occupation du Congo-Kinshasa

  1. Mon frère Mayoyo Tippo-Tippo
    Encore une fois, vous confondez une “infiltration” avec une “occupation” alors que la premiere est un processus de la deuxieme. C’est a dire, l’infiltration est une mission qui precede l’occupation qui est un but vise. Mais ce but peut etre directement atteint par une aggression militaire. C’est d’ailleurs le cas de l’Irak occupe par les Americains malgre la presence des irakiens de souche au sommet de toutes les institutions. Et Paul Kagame confirme cette realite pour le Congo-Kinshasa au cours d’une interview avec Al Jazeera que vous pouvez d’ailleurs retrouver sur internet!
    Donc, des le depart, vous identifiez mal le probleme devant le Lieutenant en lui posant la question de savoir “comment en [infiltration] sortir?” alors que ce stade est de toute evidence depasse avec l’imposteur rwandais Hypolite Kanambe alias “Joseph Kabila” au sommet de l’Etat congolais. Vous l’auriez mieux compris si vous aviez lu mon aricle “La nationalite d’origine: une escroquerie legitimee par une elite “intellectuelle” congolaise” publie sur ce meme forum de Congo independent au mois d’aout de l’annee derniere. Il est toujours disponible!
    Vous continuez de faire allusion aux “Tutsis congolais” dans votre article. Or, comme je l’ai demontre dans mon blog intitule “Les Tutsis congolais: une assertion mensongere” publie dans mon blog en 2017 et que je reprends in extenso ci-dessous, il demeure une assertion mensongere qui a evolue, comme l’explique bien Monsieur Honore Ngbanda Nzambo, avec le vocable frauduleux de “Banyamulenge” – qui sont en realite des “Banyarwanda” – et qui apparaissait pour la toute premiere fois en 1976 dans le mémoire de licence de l’étudiant Tabazi Rugama (cfr. https://www.info-apareco.com/2020/03/06/video-texte-replique-de-lapareco-a-larticle-de-cedric-muyoboke-mudumiza-et-a-la-declaration-de-la-communaute-des-banyarwanda-en-rdc/.
    Contrairement a vos pretentions selon lesquelles les  » Banyamulenge » sont “congolais authentiques”, il n’existe pas dans la configuration ethnographique du Congo-Kinshasa des “Congolais authentiques” qui s’identifient par une “communaute”. Aucun! Attaches a leurs origines, les “Congolais authentiques” s’identifient tous par leurs tribus qui chacune presente trois caracteristiques distinctes, a savoir la langue, le territoire et la chefferie. Par consequent, d’ou tirent ces “Banyamulenge/munyamulenge” ou “Tutsis congolais” leur identite par rapport a ces trois caracteristiques? Je note en passant que “Banyamulenge/munyamulenge” ou “Tutsis congolais” sont des groupes ehniques et non des ethnies ou tribus! Il est regrettable que vous ne fondiez votre argumentation que sur le seul livre de G. Weis dont vous semblez avoir tire une conclusion erronee!
    Les « Tutsis congolais »: une assertion mensongère!
    Par Chryso Tambu, publié le 12 décembre 2017 – modifié le 13 aout 2019
    Ils sont plusieurs – ces « intellectuels » ou pseudo-lobbyistes congolais – à tenter de défendre la « cause » d’une catégorie des originaires du Ruanda-Urundi, particulièrement celle de la classe sociale tutsi venue du Rwanda. Après Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo et Jnfb Bondekwe (prétendument un Congolais), la dernière tentative sur les réseaux sociaux revient à un certain Basile Diatezwa sur le mur facebook de Jnfb Bondekwe qui partage d’ailleurs son avis. Ayant identifié par l’ordonnance-loi 71-020 du 5 janvier 1972, selon Basile Diatezwa, non seulement une violation des « droits acquis des personnes originaires du Rwanda et du Burundi établies au Zaire entre Janvier 1950 et Juin 1960 » mais aussi des « contradictions », semble-t-il, qui « vont s’aggraver avec la loi 81-002 du 29 juin 1981… » et de nature à causer préjudice à la « nationalité congolaise d’origine » reconnue à la population d’expression kinyarwanda, d’après lui, depuis la Table Ronde et « confirmée » par l’article 6 de la Constitution de Luluabourg ». Basile Diatezwa se trompe!
    La toute première observation à faire est que Basile Diatezwa ignore que l’ordonnance-loi 72-002 du 5 janvier 1972 rendait caduque celle du 26 mars 1971 portant numéro 71-020. Et le retrait d’un privilège – une naturalisation collective – n’est pas une violation d’un droit!
    Fondant son argumentation sur l’article 6 de la Constitution de Luluabourg, Basile Diatezwa se perd dans son raisonnement. Il est écrit à l’alinéa 1 qu' »Il existe une seule nationalité congolaise », tout en précisant à l’alinéa 2, qu' »elle est attribuée, à la date du 30 juin 1960, à toute personne dont un des ascendants a été ou est membre d’une tribu ou d’une partie de tribu établie sur le territoire du Congo avant le 18 octobre 1908″. Et Basile Diatezwa a tort de considérer cette « population d’expression kinyarwanda », notamment des Tutsis ou « Banyamulenge », comme étant une tribu et de surcroit une tribu congolaise! Alors que, d’après la toute première carte ethnographique du Congo-Belge présentée par le révérend père Moellar de Laddersous en 1910, la présence d’une tribu tutsi, encore moins hutu n’est signalée! Cette information est relayée par l’archiviste belge EJ Vanderwood qui publie en 1939 de la documentation relative à la région du Kivu et qui couvre la période de 1870 à 1918. Et dans l’Encyclopédie du Congo Belge, Tome 1, au chapitre 1er consacré au recensement de toutes les tribus ou ethnies du Congo-Belge, la « tribu » ou « ethnie » tutsi et hutu ne sont pas répertoriées. Par conséquent, l’ordonnance-loi 71-020 du 26 mars 1971, laquelle accordait collectivement, dans un premier temps, la nationalité congolaise aux personnes originaires du Ruanda-Urundi établies « au Congo à la date du 30 juin 1960 », se justifiait.
    Cependant, moins d’un an après exécution de la loi, cette première naturalisation collective sera déclarée nulle et non avenue par l’ordonnance-loi 72-002 du 5 janvier 1972. Se limitant à un certain groupe d’étrangers à l’article 15, cette nouvelle loi n’accordera collectivement la nationalité qu’aux personnes originaires du Ruanda-Urundi établies « dans la province du Kivu avant le 1er janvier 1950 et qui ont continué à résider depuis lors dans la République du Zaire jusqu’à l’entrée en vigueur de la loi ». De ce point de vue, la question d’une prétendue violation de la loi ne se pose pas non plus étant donné que la procédure d’abrogation d’une loi précédente avait été effectivement respectée.
    Par ailleurs, l’abrogation de l’ordonnance-loi 72-002 du 5 janvier 1972 par la loi 81-002 du 29 juin 1981 introduisant entre autres le principe d’un « caractère strictement individuelle de la demande de la nationalite zairoise » était ni une violation de la loi ni une contradiction.
    Le Congo-Kinshasa est sous occupation. Et les occupants tutsis rwandais, sous la supervision de leurs tuteurs occidentaux qui en tirent des dividendes, ont élaboré et imposé aux Congolais une « Constitution » taillée sur mesure de l’imposteur rwandais, Hypolite Kanambe alias « Joseph Kabila », au sommet de l’Etat. Afin de tromper la vigilance du peuple congolais et accommoder ces occupants tutsis rwandais, dont le leader Paul Kagame est assis sur son trone à Kigali et manifeste ses vélléités expansionnistes, la notion de « tribu » qui caractérise la nationalité d’origine depuis l’accession du Congo-Kinshasa à l' »indépendance » sera remplacée par celle des « groupes ethniques » pour ainsi lire à l’alinéa 3 de l’article 10 de cette charte du pouvoir d’occupation – reconnue , à tort, comme la « Constitution » de la « République démocratique » du Congo – « Est congolais d’origine, toute personne appartenant aux groupes ethniques dont les personnes et le territoire constituaient ce qui est devenu le Congo (présentement la République démocratique du Congo) à l’indépendance », ignorant également délibérement trois dates importantes, à savoir le 18 octobre 1908, le 15 novembre 1908 et le 1er aout 1885 respectivement retenues précédement dans la Constitution de Luluabourg et les deux lois (l’ancienne et la nouvelle) sur la nationalité durant la IIe République comme références historiques pour la configuration ethnographique du Congo-Kinshasa.
    Certes, une tentative de falsifier l’Histoire!
    chryso45@hotmail.com

    1. Cher chryso45,
      Avant de vous lancer dans des explications qui chercheraient à convertir un converti, lisez très bien la première phrase de mon article : « L’occupation du Congo-Kinshasa par le Rwanda est une perception ou réalité aujourd’hui intériorisée par des millions de Congolais et assumée sans le moindre état d’âme par de hauts commis d’Etat rwandais ». La perception peut être différente de la réalité. Je n’ai pas voulu répéter ici que pour moi, c’est une perception ; ce que j’ai déjà écrit ailleurs. La réalité pour moi, c’est l’infiltration par la ruse de Paul Kagame aidée par la perfidie de Joseph Kabila.
      Vous me reprochez de parler des Tutsi congolais ? D’accord ! J’ai juste une question. Quand je cite le livre de G. Weis, publié en 1959 et faisant état de l’entrée dans l’actuel espace Congo-Kinshasa de « quelques familles de pasteurs Tutsi fuyant le Ruanda » peu avant 1885, allez-vous traiter ce chercheur de menteur ou de mystificateur ? Sur quelle base ? Par ailleurs, en quoi vous et moi sommes-nous plus Congolais que ces Tutsi-là ? En quoi vous et moi sommes-nous plus Congolais que leurs descendants qui « gagnèrent la chefferie des Vira et y fondèrent les villages de Galye, Munanira, Kishombwe et Kalonge-Kataka, au-dessus des derniers villages Vira », leur « immigration ne donna[nt] pas lieu à des réactions hostiles de la part des Vira parce qu’elle se localisa en dehors des terres occupées par ceux-ci » ?
      Pour votre information, toute la leçon sur la nationalité congolaise que vous croyez me donner, non seulement je la maitrise parfaitement, mais en plus, je l’ai exploitée abondamment dans mon troisième livre « La Deuxième Guerre Occidentale contre le Congo. Offensive des médias et dessous des cartes » (Paris, L’Harmattan, 2006, 285 pages). C’est dans la Deuxième Partie intitulée « Les dessous des cartes » et au premier Point traitant de « Le conflit de nationalité au Kivu », avec les deux sous-points suivants : « Les populations dites d’origine étrangère au Kivu » et « Gestion du conflit de nationalité au Kivu ». Il convient de noter que dans cette gestion, l’Etat congolais s’est conduit de manière irresponsable.
      Continuer à nier l’évidence, c’est-à-dire l’existence des Tutsi congolais, n’est pas une attitude responsable. Reconnaitre cette évidence ne signifie nullement que tous les Tutsi vivant au Congo-Kinshasa sont des Congolais.

      1. Mon frère Mayoyo Tippo-Tippo
        L’absurdite de votre raisonnement est que vous defendez des “Banyamulenge” qui ne se sont, eux memes, jamais consideres comme des “Congolais authentiques”! Il suffit de lire leur propre revendication dans une lettre addressee au Secretaire General des Nations Unies en date du 20 juin 1980 au sujet de la restitution (et non la reconnaissance) de la nationalite congolaise (zairoise a l’epoque) qui leur avait ete accordee (une naturalization) – “de plein droit”, soulignent les 5 signataires originaires du Ruanda-urundi – par une ordonnance presidentielle. Cette evidence que personne ne contredit ou refute – ni les interesses eux memes – se trouve dans “Crimes organises en Afrique centrale”, un livre ecrit par le president de l’Apareco, Honore Ngbanda Nzambo!
        Premiere observation: au lieu de fonder votre argumentation avec certitude, vous le faites plutot avec incertitude! Au fait, a propos des “Banyamulenge”, vous ecrivez “le livre de G. Weis situe leur entrée dans l’actuel espace Congo=Kinshasa peu avant 1885…” Il s’agit la d’une preuve (et non une evidence) inadmissible car elle est basee sur une incertitude! Cependant, la certitude figure dans trois evidences historiques, a savoir la toute première carte ethnographique du Congo-Belge présentée par le révérend père Moellar de Laddersous en 1910, la documentation relative a la region du Kivu publiee en 1939 par l’archiviste belge EJ Vanderwood et qui couvre la période de 1870 à 1918, et l’Encyclopédie du Congo Belge, Tome 1, au chapitre 1er ou sont repertoriees toutes les tribus ou ethnies du Congo-Belge, qui ne signalent nulle part la presence des “Banyamulenge”/”Tutsis congolais ou “Banyarwanda” et que je cite comme arguments dans mon blog “Les Tutsis congolais: une assertion mensongere” ainsi que, dernierement, mon article “La nationalite d’origine: une escroquerie legitimee par une elite “intellectuelle” congolaise” publie dans ce meme forum en aout 2019!
        Deuxieme observation: citant George Weis, vous notez « quelques familles de pasteurs Tutsi, fuyant le Ruanda traversèrent la Ruzizi, pénétrèrent au Congo Belge et se fixèrent en premier lieu à Lemera dans la chefferie des Fulero au Sud-Kivu.” Mais, que signifie le verbe “fuir”? En francais facile, c’est quitter un lieu en toute hate. Question: de qui s’agit-il? Reponse: “quelques familles de pasteurs Tutsi”. Question: quel lieu ont-elles quitte a la hate (fui)? Reponse: “le Ruanda”. Question: pour quelle destination? Reponse: le “Congo-Kinshasa”. Donc, leur identite (origine) est connue! le lieu de depart, aussi! Et la destination, egalement! Mais Alors, comment pouvez vous ainsi considerer ces “quelques familles de pasteurs Tutsi” qui ont trouve refuge (tala muisi ya zaza) au Congo-Kinshasa comme des “Congolais authentiques” ou Congolais d’origine? Dans cette citation, il ne s’agit pas d’une reconnaissance, de la part de George Weis, de ces refugies qui fuyaient le Ruanda comme “Congolais authentiques”, loin s’en faut!
        Troisieme observation: vous mentionnez “ils se baptiseront Banyamulenge…”. Revenons a la question fondamentale que je vous ai posee precedemment. Dites-moi, par rapport a trois caracteristiques propres a une tribu (une notion sociologique de la nationalite congolaise), c’est a dire la langue, le territoire et la chefferie, comment determiner donc la “congolite authentique” des “Banyamulenge” ou “Tutsi”? “Mulenge” n’est il pas une reference a une montage et “Tutsi” a une classe sociale?
        Salut!

    1. Cher Jo Bongos,
      En admettant que la notion de Tutsi congolais soit fausse, ce qui est faux, olobi pe osilisi : « Moto na moto na mboka na ye » ? Kende koyebisa ba Congolais oyo bazwa ba nationalités ya ba mboka ya Poto par exemple totala soki bakoyoka yo. La nationalité est une notion juridique. Cela, beaucoup de Congolais semblent ne pas le savoir.

      1. @Mpangi Mayoyo,
        Vous avez peut-être rencontré Ruberwa, le chef de la Légion rwandaise au Congo, au campus de Lubumbashi où il était inscrit comme étudiant rwandais. Quand est-il devenu congolais pour ensuite devenir vice-président du Congo et aujourd’hui ministre de la…décentralisation ?
        James Kabarebe, l’actuel conseiller spécial du président rwandais est-il un mpangi de Masimanimba ou un rwandais 100% ?
        S’il est un mpangi de chez nous, comment a-t-il fait pour devenir ministre de la défense du Rwanda et aujourd’hui conseiller spécial du président rwandais ? A-t-il été naturalisé rwandais ? Quand ? S’il est rwandais, comment a-t-il fait pour être chef des armées congolaises ? Hein ?
        Ah, je vois, c’est parce que nous sommes tous des frères. Voilà une explication…béton. J’ai compris.
        Moto na moto na mboka na ye. Oui et oui. De génération en génération, aucun congolais d’Ixelles n’a revendiqué l’autonomie de cette commune. Aucun congolais n’a exigé des autorités belges la création d’une armée ou police composée uniquement des ressortissants d’origine congolaise pour protéger cette commune et ses habitants. Aucun congolais n’a demandé à la maison royale un quota de congolais au sein des institutions belges…
        Boni ko mpangi, na yo pe olingi okotela ba tueurs wana ? Obosani makambu basala ba ndeko na yo ?
        Tala ku tseki, tala ku mamba !

      2. Pour le cas du Congo-Kinshasa, la nationalite congolaise est d’abord une notion sociologique car basee sur la tribu (article 6 de la constitution de luluabourg de 1964) avant qu’elle ne soit juridique! Encore une fois, bien lire mon article « la nationalite d’origine: une escroquerie legitimee par une elite « intellectuelle » congolaise!

      3. # Mollo, cher Mayoyo ; « la nationalité est une notion juridique », aussi vite claqué comme pour arguer pro-domo de la justesse de votre affirmation. Hélas je crains que vous ne rabattez que ceux qui ne veulent pas voir plus loin que votre banale assertion. Voulez-vous dire en effet que le droit est aveugle, il accorderait la nationalité de façon automatique à celui qui la réclame sans se référer à aucune base ? La nationalité est à terme la ‘sanction’ du lien juridique entre un individu et un État mais c’est une notion bien plus complexe et variée que le simple acte juridique dans la mesure où preuve légale de l’appartenance à un État, elle repose sur une vision politique qui fait que chaque État pose ses conditions pour définir son statut de nationalité. Entre des États qui se basent sur le ‘droit de sang’ et d’autres le ‘droit de sol’, la notion juridique que vous décrétez a vite pris des distances pour nous renvoyer à une conception d’abord ‘politique’ avant le quitus juridique.
        # La Loi Congolaise a acté une nationalité exclusive concurrentiellement à toute autre tandis que le Rwanda accorde indéfiniment cette exclusivité à tout celui qui a une « origine » rwandaise où qu’il aille, quoi qu’il devienne entre-temps. Des querelles institutionnelles annoncées que par médiocrité ou traitrise nos dirigeants refusent de voir. Voyez-vous alors l’étroitesse d’une nationalité exclusivement juridique dont on voit aujourd’hui les conséquences surtout que personne, ni le PR qui a décrété du haut de sa tribune ni la Loi qui à ce stade, n’a accordé sans discussion aux fameux Banyamulenge. Du coup insister sur la seule reconnaissance juridique c’est voir la nationalité par le petit bout de la lorgnette qui passe dangereusement par pertes et profits les fondements propres à chaque État et même la Loi écrite en vigueur dans notre cas.
        # Renvoyer la nationalité Congolaise à son histoire, ceux dont les ascendants au 30 juin 1960 actaient leur présence en 1885 sur le territoire atteste de la base sociologique de notre nationalité. Ce n’est pas là une universalité juridique de tous les Etats. Ma vieille mère n’aura aucun besoin d’aller ester en justice pour prouver sa nationalité non seulement parce que depuis bientôt 90 ans qu’elle est au monde elle n’a jamais quitté le Congo de sa naissance mais aussi parce que son histoire lui accorde cette nationalité sans chercher d’autre preuve juridique.
        Voilà le bémol à ne s’attarder qu’à la « notion juridique de la nationalité » !

  2. Mon cher Mayoyo,
    # Sans entrer dans le fond, le détail et l’histoire contenus dans le terme « occupation » chez les Congolais mais aussi chez les Rwandais, j’avoue n’avoir pas compris votre entêtement à vouloir en introduction vous accorder à la définition classique de l’occupation, selon le droit international, alors que dans votre développement vous avez bien montré que s’agissant des Rwandais au Congo tout se passait, se passe dans la dissimulation, la ruse et dans une violence non revendiquée qui est tout sauf l’occupation militaire de la loi de 1907 ou de 1947 mais une infiltration calculée… Je vois mal selon de telles perspectives juridiques l’occupation du Congo par le Rwanda ne pas être qu’une perception, jamais une réalité, même si vous y ajoutez une source qui affirme que « l’occupation militaire recouvre en même temps différentes éventualités, et il n’est pas toujours aisé de savoir si telle ou telle situation tombe sous le coup de cette définition juridique ». La seule voie pour s’en approcher selon moi n’est pas d’attendre une nouvelle Convention sans doute anachronique en cette période de paix ou de guerres asymétriques mais de forcer un renouveau théorique. C’est dans ce sens que j’ai été heureux de découvrir dans un commentaire de notre ami Ghost le lien d’un article intéressant à ce propos : « Comment neutraliser un pays sans le dire-Ukraine 2014 » (= https://lavoiedelepee.blogspot.com/2020/02/comment-neutraliser-un-pays-sans-le.html )
    # Il part du constat que « la plus violente confrontation entre États européens depuis 1945 (le conflit entre la Russie et l’Ukraine de février 2014 à février 2015) n’a jamais atteint le seuil de la guerre « déclarée ». Il aura suffi pour cela que le camp le plus puissant, la Russie, combine habilement trois opérations militaires « sous le seuil » et soit capable de nier qu’elle est en train de les réaliser ».
    L’auteur y analyse et théorise les différentes opérations entre les deux pays sur le plan militaire mais l’analogie essentielle avec le cas duCongo/ Rwanda elle est dans les motivations et les pratiques politiques sus-jacentes : elles ont consisté en une dissimulation, une non-officialisation de la confrontation, favorisées par l’absence de réelle implication concrète des puissances occidentales, par une sorte de laisser-faire délibéré de leur part qui a abouti après ce temps à la reconnaissance passive d’une victoire du Rwanda par un Congo faible encore susceptible d’être démembré comme a fini l’Ukraine.
    # « Comment sortir de l’occupation ou si vous voulez de l’infiltration des Rwandais dans les institutions congolaises, surtout celles de sécurité et de défense ? »
    Vous proposez « une commission de vérification qui aurait mission de passer au crible les trajectoires des animateurs de l’État d’un certain niveau à l’issue de laquelle les infiltrés et dans leur sillage, tous les faussaires et autres usurpateurs dans les allées du pouvoir.seraient châtiés selon la loi. Je ne sais si la médiocrité, la vénalité et surtout la complicité de notre crasse politique pourront leur permettre un tel exploit ? Avant toute chose il faudra que les Rwandais encore forts dans nos institutions sous la bénédiction de leur puissant maitre Kagame soient déchus d’une façon ou d’une autre. Mais en fait il suffit que quelques uns ou même un seul dans notre camp soient dotés d’une forte volonté politique et de l’audace pour initier et mener la bataille du redressement. Y’en a-t-il dans un horizon visible ?

    1. PS
      Pour finir, je préfère mettre les points sur les i selon mon entendement que l’analyse ci-dessus entre Russie et Ukraine éclaire et tenter de répondre aux querelles constantes des Congolais, occupation ou non ? L’occupation du Congo par le Rwanda est ainsi une réalité qui ne relève même pas d’un procès de termes ou de stades notamment entre « infiltration et occupation », elle ne relève simplement pas de la définition juridique classique. Mais d’une distorsion délibérée de son expression par le plus puissant de deux belligérants servi par la CI pour échapper justement au reproche international accolé à la réalité de l’occupation et à ses sanctions. Je suis sûr qu’en dehors du Congo vs Rwanda et de l’Ukraine vs Russie on peut trouver d’autres illustrations dans toutes ces guerres clandestines ou ouvertes dont les vainqueurs sont connus à l’avance parce que trop puissants pour être châtiés.

    2. Cher Nono,
      Vous parlez de mon entêtement ? Retenez que l’occupation militaire est une violation du droit international. Pour la dénoncer dans les instances internationales, il faut se référer à sa définition dans le droit international. Cela va de soi.

      1. Je crois avoir démontré qu’il ne s’agissait pas d’une « occupation militaire » au sens classique du droit international, c’est ce qui discrédite ici et là certaines analyses d’officiels et spécialistes conformistes et donne du grain à moudre aux observateurs critiques. La Russie ne serait pas plus puissante que l’Ukraine, la CI aurait trouvé des arguments juridiques imparables pour qualifier sa présence en Ukraine (Crimée) comme une occupation (militaire). De même pour le Congo, il y’a eu des épisodes où l’occupation militaire par le Rwanda était démontrable par la justice internationale mais la plupart de temps le pauvre Congo a souffert de l’indifférence de cette justice internationale.
        Les puissants Yankees dénient le droit de la CPI d’aller fouiller dans ses actes criminels (Afghanistan, Palestine/Israël? Irak…) et ceux de ses alliés, croyez-vous que c’est parce qu’il n’y a pas d’arguments juridiques pour ? C’est d’abord parce que leur puissance crée ou détruit le droit international selon leurs vétos d’autorité.
        Selon cette logique ne peut-on pas conclure que l’occupation militaire dont vous dites qu’elle relève du droit international ne peut-elle pas s’avérer à géométrie variable ? Moi je ne veux pas m’en ternir à cette lecture orthodoxe, qui sait d’ailleurs si demain avec la montée des rivaux à l’Amérique elle ne devienne pas un objet de querelles ouvertes entre les puissants. Et des arguments juridiques défendables pour les Congolais qui crient à l’occupation depuis un quart-de-siècle, l’infiltration sera alors reconnue comme consubstantielle à l’occupation.

  3. La bravoure, outre de contraster toute information à publier, c’est aussi de s’abstenir des déclarations « mutu propio », de son propre chef.Quand bien même toute personne et spécialement tout congolais dispose d’un « ius usus inocui » d’expression sur le site Congoindépendant, devons-nous être conscients du danger de succomber dans la « vis impositiva » d’une Histoire devinée.
    Mieux vaut tard que jamais, d’avoir reconnu l’occupation du Congo bien qu’en demi teinte. De grâce, que cette timide tardive reconnaissance « ex nunc » en février 2020 en Saint Thomas après des témoignages « in vivo » de ceux-là mêmes des congolais (militaires) qui subissent en première ligne et dans leur chair ladite occupation rwandaise, ne se convertisse en occasion pour faire distiller insidieusement des messages du genre « Certes, ceux-ci (banyamulenge) sont des Congolais authentiques ». Cessons-en surtout avec notre mensonge selon lequel les Ex-FAZ de Mobutu se surent été alliés à d’imaginaires « banyamulenge » pour combattre le bourrique multipolygame Laurent-Désiré Kabila. Veuillez cesser enfin de faire avaler le rwandais Kanambe comme un congolais à part entière qui n’a juste que trahi. Ayons surtout honte d’affirmer une nationalité à des assaillants qui munis de leurs vaches s’installèrent sur un espace juste par le fait de la non-opposition des autochtones du lieu. Peut-être faut-il considérer « peuple Bandundu authentique » les mystérieux pasteurs qui déversèrent « ex nihilo » des milliers de vaches à kwashiorkor sur les territoires du Kwango et Kwilu.
    La vraie question est: que recherchons-nous? Avec mandat de qui mobilisons-nous toute notre énergie par la massive libération du sodium des vésicules sarcostiques de nos cellules tant somatiques que germinales? Hein???

    1. Cher mamale,
      Lisez bien la première phrase de mon texte : « L’occupation du Congo-Kinshasa par le Rwanda est une perception ou réalité aujourd’hui intériorisée par des millions de Congolais et assumée sans le moindre état d’âme par de hauts commis d’Etat rwandais ». J’ai déjà eu à donner mon avis sur le sujet de l’occupation. Dans ce texte, je ne reviens pas sur ce que j’en pense. Je me mets à la place des gens comme vous qui la vivent comme une réalité alors que pour moi, c’est une perception dont la réalité s’appelle infiltration. Donc, il ne faut pas lire dans ce texte une quelconque reconnaissance de cette notion d’occupation par moi. Non. D’ailleurs, l’occupation étant une notion de droit international, il n’y a aucune instance internationale où le Congo-Kinshasa pourrait aller déposer et défendre un tel dossier avec succès. Cela équivaudrait tout simplement à se prévaloir de ses propres turpitudes, après que notre nation ait laissé Joseph Kabila être hissé au sommet de l’Etat, qu’elle l’ait élu à deux reprises et qu’elle le soutienne encore aujourd’hui dans l’espoir de le voir revenir aux affaires. Cela dit, l’essentiel de cet article est justement ce que vous soulignez plus loin quand vous écrivez : « La vraie question est : que recherchons-nous ? ». Ce que moi je recherche à travers cet article, c’est de montrer à ceux qui s’imaginent que notre pays est occupé par le Rwanda ou encore à ceux qui auraient une telle perception que ce problème, qui s’appelle en réalité infiltration, peut être résolu. Car, face aux problèmes, on a besoin des solutions et non d’éternelles lamentations. Mais vous allez loin quand vous poursuivez : « Avec mandat de qui mobilisons-nous toute notre énergie par la massive libération du sodium des vésicules sarcostiques de nos cellules tant somatiques que germinales ? ». Vous avez toujours signé non certes des articles mais des interventions dans cet espace. Avec mandat de qui ? Quand vous aurez honnêtement répondu à cette question, vous vous rendrez facilement compte de la légèreté de votre question. Dernière remarque, ce n’est pas en intervenant avec moult locutions latines que vous allez réussir à emporter l’adhésion autour de votre perception de l’occupation. J’ai fait de brillantes humanités littéraires chez les meilleurs éducateurs qui poussent exister au monde : les Jésuites.

      1. De plus en plus!
        Si votre stupide théorie que vous reconnaissez ici avoir diffusée avec réitération reçoit encore aujourd’hui d’intenses contondantes contradictions, est-il intellectuellement décent de persévérer dans l’erreur?
        Arrêtez-en de véhiculer des fausses notions de Droit International Public et de Droit en général sur l’occupation. « Iura novit curia », le juge sait du Droit. Il s’agit de lui apporter les faits pour qu’il rende aussitôt justice (Da mihi factum dabo Tibo ius). Les congolais disposons du « fumus boni iuris », c’est-à-dire de l’apparence de bon Droit de la qualification des divers faits et actes des rwandais comme occupation. Ces faits et actes sont « numerus apertus », partant des diverses et répétitives agressions suivies de l’imposition des brassages des « militaires », jusqu’à l’alignement de l’Économie du Rwanda sur le patrimoine minier et naturel du Congo.

  4. Des explications alambiquées, des définitions trafiquées, C’est bien ça le problème des spécialistes auto-proclamés. Tout est tiré par les cheveux, aucune cohérence, c’est du coq à l’âne purement et simplement. Infiltration, occupation, on s’y perd dans ce fatras des témoignages soi-disant recueillis auprès d’un homme des troupes en mal de sensationnelle. Qu’il y ait quelques rwandais dans l’armée congolaise, on a pas besoin d’avoir fait sciences po pour le remarquer. Nous savons que Laurent Desiré Kabila un ancien trafiquant venu dans les bagages des ougandais et Rwandais a noyauté l’armée congolaise en plaçant des étrangers aussi bien civils que militaires aux postes de responsabilité, c’est qui explique la difficulté à réformer ce corps social, mais en profiter pour avancer de théorie conspirationniste en enfourchant le credo simpliste qui conduit aux sentiers battus de l’occupation, ceci ne fait pas sérieux.

    1. Cher L’oeil du Cyclone,
      Comme vous l’avez si bien écrit, « qu’il y ait quelques Rwandais dans l’armée congolaise, on n’a pas besoin d’avoir fait sciences po pour le remarquer ». Le problème, c’est quand vous écrivez plus loin que cela « explique la difficulté à réformer ce corps social ». Que fait-on face à une difficulté ? On cherche des solutions. Cet article ne reconnait pas l’occupation. Il suggère une solution à ce que des milliers de Congolais y compris dans cet espace considèrent, à tort bien entendu, comme une occupation. L’article ne prétend pas que c’est l’unique solution. Mais au moins, son auteur a une attitude plus responsable que ceux qui se lamentent à longueur des journées sur cette prétendue occupation.

      1. Chers Mayoyo et Oeil du cyclone
        Les tenants de la thèse d’occupation passent par « perte et profit » l’occupation très militarisée en 1994 du Grand Kivu par les armées d’Habyarimana sous les injonctions de la France et l’approbation de l’ancien président Mobutu. Les montagnes et plateaux de Ruzizi furent arrachés injustement aux populations locales pour être érigés en QG des armées rwandaises (Hutu & Interamwe) en vue de la préparation d’une contre offensive. La question est de savoir quelle fut la responsabilité de Monsieur Honoré Ngbanda à l’époque des faits? Monsieur Kengo Wa Dondo, premier ministre de l’époque , s’opposa farouchement mieux publiquement à l’entrée des armées Hutu au Congo contre l’avis de Mobutu et ses frères de la coterie. L’enjeu pour les Français consistait à contrer l’avancée anglo-saxonne sur les pays des grands-lacs. Le commanditaire de cette guerre fut Bill Cinton, administrateur des sociétés minières américaines basées au Canada. Il en est de même de Jean Chrétien, ancien premier ministre canadien. Mobutu leur avait refusé des titres miniers à l’époque de « boom » des métaux précieux. A l’œil du cyclone je dirai:  » c’est un devoir de conscience ». C’est de la responsabilité scientifique et éthique que de relever par des approches inductivo-qualitatives faites de témoignages et entrevues sur terrain (c’est l’approche scientifique de Mayoyo), les facteurs exogènes (explicatifs) de la liquidation de l’armée congolaise. C’est utile pour les générations présentes et futures en vue de l’action dont la nature devrait être définie en toute sagesse et responsabilité.
        Tenez par exemple, un ancien officier Hutu me sachant congolais , m’a abordé dans un train en provenance de Bruxelles pour me dire que ce sont eux qui se sont battus contre les AFDL de Kagame en 1995-1996. Mais seulement, ils étaient en tenue de FAZ. Les « ex-Faz » ne voulaient pas se battre.Ils abandonnaient leurs tenues au profit des armées Hutu. Kabila père aurait repris la même stratégie en 1998. Mon frère médecin de son état a eu à soigner des militaires Hutu rapatriés d’urgence au Camp Ceta vers Mikondo -Kingasani.
        Je crois en mon sens que la solution à cette problématique ne pourrait être qu’administrative puis judiciaire. Elle devrait passer par le rétablissement de l’autorité de l’Etat. Ce n’est nullement de la « chinoiserie ». C’est simple. Il nous faut de bons alliés au niveau international et de la volonté politico-administrative au niveau local.
        Puissé-je dire : « Que le Seigneur Jésus Christ nous fasse justice en vue de l’intégrité de la terre de nos ancêtres pour le bien être de nos populations « .

  5. L’entêtement (l’obstination) de MBTT rime avec l’acharnement contre les Résistants Combattants Kongolais, contre son propre pays KONGO-Zaïre et contre son propre Peuple ! Si les NOMADES OCCUPANTS Banyarwanda se sentent Kongolais depuis 1885; Durant 20 ans pourquoi alors [quel intérêt ont-ils de] massacrer, violer avec des objets contondants, tuer, déplacer 18 millions des Vrais Kongolais Bantous et Pygmées qui les ont précédés sur ces Terres ?… Depuis 1996 la cohabitation forcée « satano-occulto-nécromancienne », imposée par les Impérialistes Nephilim entre les Banyarwanda et les Bantous et Pygmées Kongolais commence à rendre l’assimilation possible, le mélange des gènes et ADN réel car les intellectuels Kongolais jouent le rôle ingrat des avocats du Diable défenseurs des Nomades Occupants Banyamulenge… En parcourant l’histoire précoloniale selon l’auteur Américain « Adam Hochschild » dans son excellent livre « Les Fantômes du Roi Léopold. Un Holocauste oublié », l’auteur très bien documenté n’a fait aucun cas d’une quelconque tribu Banyamulenge avant 1885 voire avant 1908 dans l’espace EIC (État Indépendant du Congo), le livre de G. Weis paru chez Duculot Bruxelles en 1959 peut-il contredire le témoignage authentique des milliers des Missionnaires Protestants et Catholiques qui ont défilé au Kongo entre 1482 et 1885 ensuite entre 1908 et 1959 dont fait allusion Adam Hochschild ?… En lisant cet article tout vrai Kongolais pure souche pur sang a la nette impression de lire une « plaidoirie partisane » de Mr Bernard Maingain, avocat belge qui s’est dit mandaté par la communauté Banyamulenge, pour conduire une “mission de défense judiciaire” visant à s’opposer à la “destruction volontaire, violente et sauvage” imaginaire de la communauté Banyamulenge en RDC (République des Criminels)… L’auteur (MBTT) de cet article cite le livre de G. Weis, « Le pays d’Uvira. Etude de géographie régionale sur la bordure occidentale du lac Tanganika » publié en 1959 sans tenir compte délibérément des écrits antérieurs des autres auteurs non Belges, neutres comme Adam Hochschild qui avait utilisé une documentation dense, claire et fouillée issue du Musée de Tervuren et des autres encyclopédies inconnues du grand public contenues dans les NOTES, BIBLIOGRAPHIE et INDEX de son livre… Un certain « Médard Kayamba Badye » abonde dans le même sens que G. Weis dans « Le passé des Banyamulenge et la mémoire des autres (1970-2006); s’appuyant sûrement sur les écrits antérieurs de G,Weis, Olga Boone, C. Norton, lui (Médard Kayamba Badye) par contre emploie plutôt un autre ton un peu réservé en disant ceci « Mulenge est un lieu (pour certains une rivière, pour d’autres une montagne) où est situé le village de ce nom au sud d’Uvira, en plein territoire de Bavira et de Bafulero ou Bafuliro. Le village va se développer en vaste agglomération à l’extrême Nord du Lac Tanganyika. Il devait abriter des pasteurs tutsi et hutu, qui menaient leurs troupeaux vers les Hauts Plateaux de l’Itombwe, depuis, [semble-t-il, le milieu du 19e siècle]. Certains ethnologues ou anthropologues (Olga Boone et C. Newbury) parlent de ces pasteurs comme des groupes étrangers qui se seraient implantés à l’Ouest de Baraka, en territoire de Fizi, chez les Babembe »… G Weis, Olga Boone, C. Newbury, Médard Kayamba parlent de l’implantation des Tutsi au KONGO-Zaïre au 19e siècle alors que dès le 15e siècle ces populations Tutsi ont tenté et réussi la même assimilation et la même implantation au Rwanda jadis habité que par les Hutus et les Twa… Wikipédia écrit ceci sur la chronologie exacte de l’arrivée des habitants sur la terre du Rwanda « Les tribus twa de chasseurs-cueilleurs, premiers occupants, auraient vu s’installer sur leurs terres, au cours du 9e siècle, des agriculteurs bantous (hutu), puis, au 15e siècle, des pasteurs nilotiques tutsi originaires du nord-est de l’Afrique »… À propos de la génétique le même Wikipédia dit ceci sur les Tutsi : Y-ADN (lignées paternelles). Les études génétiques actuelles du chromosome Y suggèrent que les Tutsis, comme les Hutus, sont en grande partie d’extraction bantoue (80 % E1b1a, 15 % B, 4 % E3). Les influences génétiques paternelles associées à la corne de l’Afrique et de l’Afrique du Nord sont rares (1 % E1b1b), et sont attribuées aux premiers habitants qui ont été assimilés. Cependant, les Tutsis ont beaucoup plus de lignées paternelles nilo-sahariennes (14,9 % B) que les Hutus (4,3 % B)… Sieur MBTT joue avec le feu car la Terre est sacrée comme le Droit d’aînesse l’est, nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude… Il est écrit dans Proverbes 16 : 33 « On fait tout pour connaître l’avenir, mais c’est le Verbe du Véritable Dieu Tout-Puissant qui détermine la réponse » ou « On jette le sort dans le pan de la robe, mais toute décision vient du Véritable Dieu Tout-Puissant »… Ceci explique que le hasard n’existe pas, c’est le Véritable Dieu Tout-Puissant qui détermine tout, les 12 ou 13 tribus d’Israël Antique se sont partagées la Terre promise de Canaan en tirant au sort car il est écrit « Il a jeté pour eux le sort, et sa main leur a partagé cette terre au cordeau, ils la posséderont toujours, ils l’habiteront d’âge en âge »… L’AVENIR nous (Kongolais et Kongorais) dira si c’est le Véritable Dieu Tout-Puissant qui a donné la Terre du KONGO-Zaïre aux Banyamulenge ou non même la nationalité au cas par cas leur sera refusée… Ainsi soit-il… INGETA

  6. Chacun a droit à la parole mais n’en est pas moins soumis à une vigilance personnelle et patriotique. Est-ce le combat qui vaille pour le Congo est celui d’obtenir une reconnaissance officielle internationale de l’occupation, ou d’ailleurs de l’écarter, plutôt qu’il devrait nous conduire à éradiquer sur le terrain tout éventuel support humain, institutionnel ou autre matériel de cette condition pour un Congo efficace parce que souverain ?
    On lit ravis les prises de position des Congolais d’en bas ou d’en haut, de dedans le système ou de dehors, des tshisekedistes ou des ‘kabilistes’ ou de l’opposition, que ne pouvons-nous attendre que tous prenions davantage conscience du risque de l’infiltration et de l’occupation et agissons parce que, que nous le voulions ou pas, le risque reste bel et bien pendant.
    Si les Rwandais étaient à ce point absents de ce pays et si inoffensifs, croyez-vous que nous continuerions de trouver matière à en parler depuis si longtemps ? Nous avons notre part dans nos malheurs, autant éviter de nous constituer en camps et de ne parler qu’à partir d’obédiences politiciennes comme on le devine si souvent derrière les avis ! En effet en lisant certains, pointer l’occupation ou l’infiltration rwandaise serait en rejeter la responsabilité sur le pouvoir en place ou sur le magistère de Tshisekedi ou encore y trouver un motif pour rabrouer un contradicteur habituel. Non c’est simplement prendre acte d’un danger qui menace le pays depuis 25 ans auquel nous devrons être attentifs !

    1. Cher Nono,
      Face à une occupation, il y a deux réponses possibles. Soit on saisit les instances internationales pour la dénoncer et la combattre. Soit on se bat pour bouter l’occupant dehors. Je constate que les compatriotes qui considèrent que notre pays est occupé ne s’engagent pas dans l’une de ces voies ou les deux à la fois. Pour moi, il s’agit d’une infiltration et face à celle-ci, ma réponse est ce que je propose ici. Je pense que c’est ce que vous recherchez quand vous laissez entendre qu’il faut « éradiquer sur le terrain tout éventuel support humain, institutionnel ou autre matériel de cette condition pour un Congo efficace parce que souverain ». S’il y a des approches meilleures que celle-là, je suis prêt à en prendre connaissance. Mais nous devons savoir que continuer à nous lamenter comme nous en avons l’habitude ne règle nullement le problème.

  7. Je suis tout à fait d’accord avec votre conclusion. Se lamenter n’est pas une solution effectivement.

  8. Chers compatriotes,
    Vous l’aurez sans doute déjà remarqué. Quand je donne mon avis sur une intervention ou une réaction, je ne traite jamais celle-ci de stupide, d’idiote ou que sais-je encore. J’argumente parce que nous nous trouvons ici dans un espace bien nommé « Opinion & débat ». C’est ce que les Jésuites m’ont appris dans l’un de leurs quatre collèges datant du Congo Belge, à savoir le Collège Saint Ignace à Kiniati dans le Kwilu où je suis allé, Boboto à Kinshasa, Mbanza-Boma dans le Bas-Congo et Alfajiri au Kivu. Au Collège Saint Ignace, j’ai marché sur les pas des hommes tels que le Dr. Jean-Jacques Muyembe, le plus grand historien du pays, le professeur Isidore Ndaywel e Nziem, l’ancien procureur de la république Nestor Bokuma Etike, Maitre Gerard Kamanda wa Kamanda, l’ancien recteur de l’UNILU, le professeur Mpeye Miango, les deux Takizala, le professeur et l’homme politique, pour ne citer que ces noms. Je sais que certains d’entre nous ont été dans des Instituts Mashakado. Mais il n’est jamais trop tard pour apprendre à débattre. L’injure dans un débat est une arme des faibles. Elle est d’ailleurs à la portée de tout enfant qui apprend à peine à s’exprimer. Alors, faisons un bon usage de le Tribune libre que Baudouin Amba Wetshi a mis à notre disposition. Et surtout, ne perdons pas notre temps à demander à l’ancien élève des Jésuites que je suis de se taire. C’est tout simplement impossible. Même en pleine pandémie du coronavirus.

    1. Mon frere Mayoyo Tippo Tippo,
      Vous aviez « marche dans les pas de… ». Donc, biso – surtout ngai autodidacte que je suis – tosengeli tobanga yo, si je comprends? Autrement dit, to juger yo par rapport a ces « grand-pretres » et non par rapport ya nonsense ya article na yo? Ba mpangi ya Vincent!

    2. @Mpangi,
      Osololi faux.
      Obandi :  » Quand je donne mon avis sur une intervention ou une réaction, je ne traite jamais celle-ci de stupide, d’idiote ou que sais-je encore  ».
      Après, obebisi :  » Je sais que certains d’entre nous ont été dans des Instituts Mashakado.  » C’est quoi un institut Mashakado ?
      Ceci démontre que même un digne jésuite peut insulter… stress à cause de la situation pandémique actuelle ?
      Ad maiorem Dei gloriam !
      Na esprit ya bien.
      De la part d’un autre jésuite.

  9. @MBTT,
    Clin d’œil 😉🙏 feu Nestor Bokuma Etike c’est notre Oncle Maternel… Fraîchement sorti du Collège Saint-Ignace de Kiniati, il [ex-Secrétaire d’État à la Justice et ex Procureur Général de la République du Zaïre, Juge Magistrat lors du fameux procès Jean Nguza Karl-I-Bond)] débarqua d’Ikoki via Kiniati chez nous à la commune de Matete où il a fait toutes ses études de Droit à l’ex Lovanium actuel UNIKIN… Sieur MBTT vous qualifiez maintenant méchamment vos compatriotes des élèves des Instituts Mashakado comme l’est votre président protocolaire Tshilombo-Pétain pensionnaire de l’Institut Mokengeli, pendant que vous y êtes dîtes seulement « Institut Makolo Pasi ou Saint Bisumba »… Dites donc @MBTT le niveau d’études jadis au KONGO-Zaïre entre 1955 et 1985 était presque égal, seules la seriosité, la discipline, la réputation différaient mais le programme scolaire était identique sur tout le territoire… Personnellement la CONNAISSANCE LIVRESQUE ne nous impressionne jamais car nous sommes un INITIÉ CONSACRÉ… Notre parcours scolaire et universitaire au KONGO-Zaïre est celui de tout enfant Kongolo-Zaïrois de notre âge, 6 ans de l’EP Camp Mobutu (Lemba) fraichement construite pour les enfants des soldats, nous y fûmes inscrits grâce à une cousine mariée à un soldat Sergent des FAZ [Notre géniteur fût contre-maître naval à l’ONATRA ex OTRACO], après examen d’orientation, dirigé vers CO2 Institut Bahumbu (Matete) la territorialité primait… Après examen d’orientation nous fûmes redirigés vers PXII, Collège Boboto, Collège Elikya où notre nom fût affiché mais notre Grand-Frère nous inscrivit à ses frais au Complexe Scolaire Cardinal Malula 12 rue Limete Saint-Dominique [une école de l’excellence dont les frais de minérval en disaient long sur la qualité de l’enseignement dispensé qui n’avait rien à envier aux Internats réputés du Zaïre d’antan] en Humanités Commerciales où nous sortîmes Bachelier, une année Graduat Sciences Économiques à l’UNIKIN, arrivé à 18 ans en Occident.. Bref nous avons une éducation complexe mi Officielle, mi Catholique, et à la maison notre géniteur fût Diacre Presbytère Protestant… Adulte nous croyons et sommes sûrs et certains que la connaissance livresque est incomplète (la RDC actuelle en est la preuve vivante) comme il est écrit dans Job (Te Musea) 32 : 8 « Mais en réalité dans l’endroit où se sépare le corps et l’âme « le cordon d’argent » se trouve l’esprit, c’est l’Esprit Divin du Véritable Dieu Tout-Puissant qui donne l’intelligence ; ce n’est pas l’âge qui procure la sagesse, ce n’est pas la vieillesse qui rend capable de juger » ou en Français courant « Mais en réalité, dans l’homme, c’est l’esprit, le souffle Divin du Tout-Puissant, qui donne l’intelligence ; ce n’est pas l’âge qui procure la sagesse, ce n’est pas la vieillesse qui rend capable de juger »… Après 60 ans d’indépendance @Sieur MBTT, parlez des diplômes et des cursus scolaires et universitaires au KONGO-Zaïre occupé par les Nomades Occupants Banyarwanda c’est un peu culotté, à la limite indécent et ringard… @MBTT, nous (Vrais Kongolais) sommes en pleine « Ère du Verseau » où tout se sait rien n’est caché, les « Missionnaires Jésuites » qui ont formé toute l’élite politico-intellectuelle-artistico-religieuse Zaïro-Kongolaise que vous êtes viennent de l’Occident, leurs pays respectifs sont-ils ou furent-ils gérés comme au KONGO-Zaïre-RDC jusqu’en 2020 ?… Des fois vaut mieux faire une introspection personnelle en se sondant soi-même si on le peut avant de catégoriser vos compatriotes des élèves des Instituts Mashakado qui ressemblent comme deux gouttes d’eau à l’Institut Mokengeli où Tshilombo-Pétain aka Félix Antoine Tshilombo-Kaniki président protocolaire nommé par l’imposteur Rwandais alias Joseph Kabila que vous (MBTT) suppliez presque « faire le devoir d’ingratitude » envers son mentor politique Rwandais de surcroît, FATSHI BIDON y a échoué lamentablement en 4eme Humanités en obtenant péniblement 39 %… Optez @Sieur MBTT pour la Devise du Poète Satirique Italien Rosa Salvator « Aut tace aut loquere meliora silentio » (« Soit se taire, soit dire des choses meilleures que le silence »)… Sans rancune… Bon confinement… Bonne continuation… INGETA

    1. @Combattant Résistant de l’Ombre,
      Merci pour ce complément d’information sur le Vieux Nestor. On peut ajouter sur la liste qui est loin d’être exhaustive le premier Congolais à être élevé au rang de Procureur en chef d’un Tribunal pénal spécial, le Vieux Toussaint Muntazini des FARDC, au Tribunal pénal spécial en République Centrafricaine. Non, cher compatriote Combattant Résistant de l’Ombre. Je ne qualifie pas mes compatriotes d’anciens élèves des Instituts Mashakado. Je dis simplement que dans un débat, recourir à l’injure renvoie aux lacunes dignes d’un Institut Mashakado. Bon confinement à vous aussi.

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