Lueur d’espoir pour l’Afrique

Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo
Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo

De « grands » noms de la politique congolaise lisent, sans intervenir ou peut être en intervenant sous des pseudonymes, les écrits sur ma vision de la démocratie publiés dans l’espace « Opinion & débat » de Congo Indépendant. Le 6 juin dernier, l’un d’eux, qui a malheureusement requis l’anonymat, a réussi à avoir je ne sais comment mon adresse email privée et m’a écrit ce message laconique: « Cher compatriote, vous n’êtes pas seul dans votre combat. Bonne audition de la pièce jointe! ». En relisant le « grand » nom de l’expéditeur du courriel, j’ai d’abord cru qu’il s’agissait d’une bonne blague. Mais après quelques échanges, je me suis rendu à l’évidence. J’ai alors ouvert la pièce jointe.

Notons au passage qu’il y a quelques années, un autre « grand » nom aujourd’hui l’une des figures de proue de la coalition CACH avait contacté le rédacteur en chef de ce journal en ligne pour demander si je pouvais travailler avec lui alors qu’il traversait le désert appelé opposition. Compte tenu de mon engagement professionnel et de son adhésion à la démocratie des singes, la réponse ne pouvait qu’être négative. Plus tard, un deuxième « nom », l’une des têtes d’affiche de l’actuelle coalition LAMUKA, m’avait écrit pour m’informer qu’il voyait les choses de la même manière que moi. On s’était promis de rester en contact sans plus.

Dans cet article, je voudrais partager le contenu du document vocal que j’ai reçu ainsi que le bonheur qui fut le mien de découvrir que pendant que nos masses continuent à se ranger derrière des marchands d’illusions en matière de démocratie ou de bonne gouvernance, des intellectuels africains éclairés remettent en cause le modèle politique occidental dans le but de transformer tôt ou tard le visage de l’histoire tourmentée du continent.

Le document, qui n’est pas daté, est une interview du professeur PLO Lumumba. Je dois avouer que je ne le connaissais pas. Il avait accordé l’interview à la chaîne de télévision ougandaise NBS, vraisemblablement lors d’une visite à Entebbe et au cours d’une période marquée par la bipolarisation de la vie politique kényane incarnée par Raila Odinga et Uhuru Kenyatta. Comme jadis au Congo, le duel quasi-personnel, toujours au nom de la démocratie, entre Mobutu et Tshisekedi, duel aux conséquences néfastes pour le peuple alors qu’au sujet de la démocratie, les deux individus étaient des nains sur le plan du savoir.

Quand on google son nom, on apprend que PLO Lumumba, de son vrai nom Patrick Loch Otieno Lumumba, est un Kenyan né en 1962 et qui a été directeur de la Commission anti-corruption de son pays, de septembre 2010 à août 2011. Depuis 2014, il est directeur de la Kenya School of Laws. Avocat éloquent, Lumumba est titulaire d’un doctorat en droit de la mer de l’Université de Gand en Belgique. C’est également un panafricaniste convaincu qui a prononcé plusieurs discours percutants recommandant des solutions africaines aux problèmes africains.

L’interview s’ouvre sur une question concernant la bipolarisation ci-dessus qui, depuis des années, semble résumer à elle seule toute la politique kényane. Lumumba enchaîne directement en indiquant qu’il s’agit là de la croyance erronée des Africains pour qui leurs leaders sont des messies comparables à Moïse tenant un bâton dans sa main et fendant en deux la mer rouge. Il poursuit que dans son entendement à lui, la démocratie est une compétition des idées et ceux qui ont des idées mettent celles-ci sur la place publique pour que les populations fassent leur choix. Malheureusement, note-t-il, dans plusieurs pays africains, nous fondons nos espoirs sur des élans ethniques et des individus élevés au rang des dieux. Et quand nous choisissons un tel chemin, poursuit-il, nous devons en payer les conséquences. Il développe son idée en martelant que quand nous traitons des êtres humains comme des dieux, ils commencent à penser qu’ils sont des dieux, se comportent comme des dieux, s’imaginent qu’ils ne peuvent qu’être bons et nous en payons les conséquences. L’Afrique se comporte ainsi, s’insurge-t-il, avant de conclure que nous continuerons à nous comporter ainsi jusqu’à ce que nous soyons en mesure d’ouvrir enfin nos yeux. Notons à ce sujet qu’au Congo, par exemple, un homme arrivé au pouvoir dans des conditions abracadabrantesques, pour ne pas dire honteuses, est déjà qualifié de Josué puisque son père, un illustre et populaire marchand d’illusions, fut qualifié de Moïse Sauveur.

Deuxième question du journaliste. La démocratie a-t-elle un futur en Afrique ou constitue-t-elle un concept inapproprié pour le continent africain? PLO Lumumba fulmine. Qu’est-ce que cette chose appelée démocratie? Il fait observer qu’en Afrique, nous laissons les Européens de l’Ouest définir pour nous ce que doit être la démocratie; que la démocratie doit signifier organisation des élections tous les cinq ans; que la démocratie doit signifier création des partis politiques; que la démocratie doit être endossée par l’Europe de l’Ouest et l’Union Européenne après chaque cycle électoral. Il conclue alors que nous devons nous demander ce qu’est la démocratie. Pour lui, la démocratie est la participation du peuple dans la prise des décisions concernant la gouvernance étatique. A cet égard, il se demande s’il est possible pour nous Africains de définir pour nous-mêmes ce que c’est que la démocratie dans le mesure où cela signifie participation du peuple. Il s’emporte enfin en constatant que l’Afrique autorise à ce que nous Africains soyons définis par d’autres peuples; ce qui lui fait de la peine, avoue-t-il, et qui explique notre tragédie.

Au regard de ce qui précède, le journaliste demande si l’Afrique a la capacité de se définir elle-même quand on pense aux injustices subies sous l’époque coloniale, au niveau élevé de pauvreté et à la dépendance à l’aide extérieure. PLO Lumumba note que nous ne sommes pas les seuls à avoir été colonisés; que les Indiens l’ont été; qu’on retrouve des éléments de colonisation chez les Chinois; et que les Coréens ont été également colonisés. Il appelle alors les Africains à se libérer de l’argument selon lequel la colonisation et la traite des esclaves ne peuvent pas sortir de notre manière de penser. Pour lui, l’Afrique a la capacité de se prendre en charge. Il affirme qu’il y a suffisamment d’Africains qui en parlent dans différents coins du monde. Mais, se lamente-t-il, en Afrique, en dépit des meilleures intentions des meilleurs d’entre nous, nous sommes incapables de laisser à ces dignes fils et filles du continent l’opportunité de le servir. Il précise qu’il y a des hommes et des femmes qui savent ce qu’il faut faire, mais nous Africains à travers nos masses critiques, nous n’entendons pas leur voix.

Quatrième et dernière question. Parlons maintenant du concept de parti politique en Afrique. Que pensez-vous des partis qui existent? Contribuent-ils à l’essor de ce que nous appelons démocratie? Réponse de PLO Lumumba. D’abord, avons-nous seulement des partis politiques en Afrique? Il y a très peu de formations qui constituent ce qu’on appelle partis politiques. Chama Cha Mapinduzi en Tanzanie est un parti politique. L’ANC en Afrique du Sud est un mouvement de libération converti en parti politique. Il en est de même du FRELIMO au Mozambique et du MPLA en Angola. « Mais », il fallait s’y attendre, PLO Lumumba poursuit son envolée avec un « mais ». Dans plusieurs pays, dit-il, nous avons des formations appartenant à des individus et s’affirmant avec force comme des partis politiques mais sans idées et qui s’engagent dans des processus électoraux tous les cinq ans. Notons au passage que j’ai toujours qualifié ces formations de « coquilles vides » ou « ligablo ». L’orateur talentueux enseigne alors que les partis politiques sont sous-tendus par des idéologies claires donnant une indication claire sur la qualité de vie de la population dans ses différentes facettes. A cet égard, PLO Lumumba souligne que nous devons nous demander si les partis politiques africains méritent cette dénomination dans le sens classique du terme. Puis, il donne sa réponse: très peu de partis le méritent.

En matière de gouvernance démocratique, l’Afrique avec ses « grands » hommes politiques vit encore dans les ténèbres, près de six décennies après les indépendances. Mais une lueur d’espoir pointe progressivement à l’horizon. Si à la fin des années 60 le Recteur de l’Université Lovanium (l’actuelle Université de Kinshasa), Mgr Tshibangu Tshishiku, qui deviendra plus tard le Recteur (magnifique) de l’Université Nationale du Zaïre (UNAZA), se demandait « où étaient nos penseurs […] qui portent leur regard sur les différents aspects de notre vie […] et en tirent une lumière, répondent à nos investigations et nous indiquent les voies pour nous réaliser authentiquement »; s’il priait pour que « de tels représentants de la société se produisent pour que nous ne soyons pas perpétuellement des suiveurs et que d’autres continuent à penser et à assurer notre société pour nous », force est de constater aujourd’hui que les dignes fils et filles de l’Afrique sont déjà nés.

 

Par Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo

15 thoughts on “Lueur d’espoir pour l’Afrique

  1. Cher Mayoyo,
    « …que pendant que nos masses continuent à se ranger derrière des marchands d’illusions en matière de démocratie ou de bonne gouvernance, des intellectuels africains éclairés remettent en cause le modèle politique occidental dans le but de transformer tôt ou tard le visage de l’histoire tourmentée du continent…. »
    Je crois vous avoir dit et répété que vous aviez tort de vous croire le seul à réfléchir à un système plus adapté à notre société loin du mime du modèle occidental. Aussi de croire que certaines de nos élites ne l’aient verbalisé ouvertement signifierait qu’is
    n’y aient jamais réfléchi. C’est souvent parce là où ils se trouvent la réflexion intellectuelle n’était pas toujours la priorité qui est laissée à l’engrenage quotidien ou à des programmes immédiats. Et cela j’en suis sûr même au sein des partis politiques et même dans les cabinets ministériels. Sans compter qu’un programme radical qui promeut des changements substantiels n’est pas toujours vendeur politiquement ou plutôt électoralement…

    1. Cher Nono,
      Vous devez faire de gros efforts pour apprendre à vous exprimer dans un forum bien nommé « Opinion & débat ». Tenez ! Pourquoi me dire et me répéter que j’ai « tort de croire être le seul à réfléchir à un système plus adapté à notre société, loin du modèle occidental » ? Pouvez-vous me citez un seul de mes textes qui illustre une telle prétention ? Mes textes ne contiennent-ils pas des citations de plusieurs auteurs qui abondent dans le même sens que moi ? Si telle était ma prétention, pouvez-vous expliquer pourquoi je me suis empressé de traduire l’interview de PLO Lumumba de l’anglais au français et de la mettre sur la place publique ? Pourquoi aimez-vous débattre en racontant des mensonges ? Vous poursuivez votre élan mensonger en affirmant que si certaines de nos élites ne se sont pas prononcé ouvertement sur la question, cela ne signifie pas qu’elles n’y aient jamais réfléchi. Vous leur trouvez une excuse : « C’est souvent parce là où ils se trouvent la réflexion intellectuelle n’était pas toujours la priorité qui est laissée à l’engrenage quotidien ou à des programmes immédiats ». Joseph Kasa-Vubu et son Abako vivaient dans le même environnement que Patrice Lumumba et son MNC. Kasa-Vubu et l’Abako avaient amorcé une réflexion sur comment construire la démocratie dans un pays comme le nôtre. Cependant, Lumumba et le MNC n’avaient jamais réfléchi là-dessus. Ils vouaient un culte béat à la démocratie de type occidental qui échoue lamentablement pour la deuxième fois au cours de notre histoire. Votre excuse tient-elle la route ? Par ailleurs, dans tous nos partis politiques d’hier et d’aujourd’hui, il y a des cellules de réflexion dites parfois stratégiques. Quelle est leur finalité sinon de produire de la réflexion pour bien orienter l’action politique ? Des hommes et des femmes se mettent debout criant haut et fort qu’ils veulent construire un Etat démocratique et pour vous, ils se trouvent dans un contexte où la réflexion n’est pas une priorité ? Quelle est la priorité alors ? Crier pour crier ? On est où là ? Prenons le cas de ce forum de Congo Indépendant. Vous le fréquentez depuis longtemps. Des partis politiques y venaient même publier leurs communications. Au chapitre de la réflexion sur la démocratie, en connaissez-vous un seul qui se soit fait remarquer tant soit peu ? Parmi nous qui intervenons en tant qu’individus, combien avez-vous identifié qui font de la réflexion sur la démocratie leur préoccupation alors que face au deuxième échec du processus de démocratisation, cela devrait être la préoccupation majeure de tous ? Prenons maintenant votre cas à vous. Au cours de votre existence depuis le 24 avril 1990, combien de réflexions avez-vous produit sur la démocratie et où peut-on en prendre connaissance ? Cher Nono, notre paresse intellectuelle n’est pas excusable. Nous ne réfléchissons pas à la démocratie et nous nous étonnons que cela ne marche pas. Sommes-nous des êtres humains à part entière ou des zombies ?

      1. @MBTT,
        Parfois je me demande pourquoi vous perdez votre temps en répondre à certaines interventions comme celle de ce Nono. Je lis vos articles toujours bien argumentés depuis très longtemps mais jamais vous n’avez dit ce que ce Nono prétend vous accuser, sauf erreur de ma part mais je ne pense pas me tromper. Alors, je pense, cher compatriote, qu’il faut ignorer certains individus mal intentionnés qui viennent se faire voir pour rien. J’ai dit et je vous remercie.

      2. Cher Mayoyo,
        Je vous répondrais que pour moi vous y allez là dans une polémique qui n’à pas lieu d’être.
        Une preuve ? A bien les regarder, beaucoup des arguments que vous utilisez pour réfuter mes affirmations se contredisent entre elles : venez-vous pas de découvrir qu’il y’a des élites Congolaises que la réflexion sur un meilleur système démocratique préoccupe ou pas ?
        Elles temperent par la même occasion l’essentiel de vos impressions antérieures : combien de fois vous êtes-vous plaint du silence de nos élites sur ce sujet et vous êtes-vous retrouvé tout seul à crier dans le désert ?

    2. Il faut être sérieux mon frère Nono. Comment un homme peut-il montrer aux gens qu’il y a des personnalités qui pensent comme lui et prétendre en même temps qu’il est le seul à penser comme cela ?

      1. @JC
        Veuillez relire à tête reposée ma dernière intervention et je ne doute pas que vous y trouverez réponse à vos interrogations.
        Sinon, rassurez-vous, il n’y a aucune polémique ici dans ma bouche, je pratique Mayoyo depuis un moment et suis plutot bien dans mon assiette de le voir aujourd’hui satisfait de decouvrir des gens qui pensent comme lui et cela devrait vous mettre la puce à l’oreille…

      2. Cher JC,
        Il faut laisser Nono croire à ses mensonges si cela lui fait plaisir. Car, contrairement à ce qu’il affirme, ce n’est pas aujourd’hui que je suis satisfait de découvrir des gens qui pensent comme moi. Des intellectuels qui pensent comme moi, je les ai découverts en faisant mes recherches en qualité de free-lance sur les processus de démocratisation en Afrique. Je leur ai même rendu hommage en les citant dans mon ouvrage publié en 1999 et dans plusieurs articles. Ce que je continue de faire depuis lors, c’est d’allonger leur liste chaque fois que j’en découvre d’autres, question de vulgariser davantage ma vision de la démocratie. Et depuis lors, je cherche également des intellectuels qui auraient dessiné concrètement, comme moi, des contours d’une alternative possible à la démocratie partisane et conflictuelle. Mais jusqu’ici, je n’ai trouvé personne. Mais que des intellectuels surtout africains pensent que nous devons nous écarter de la voie actuelle de la démocratie, qui aboutit presque partout à l’autocratie, cela ne peut que me réjouir. Plus nombreux nous seront, grande sera la chance que l’Afrique entende enfin nos voix dispersées à travers le monde.

  2. Comme il est pratiquement impossible de lutter contre la corruption sous le règne de Tshiiombo-Pétain Président protocolaire nommé électoralement par l’imposteur Rwandais alias Kabila alors que le système cleptomane Mobutiste-Tshisekediste-Kabiliste-Kanambiste est toujours en place, il est aussi
    actuellement utopique d’implémenter une nouvelle forme de « Démocratie » au KONGO ! Il faut d’abord chasser les Nomades Occupants qui tiennent les rennes du pouvoir (imperium ou effectivité du pouvoir) au Kongo nommant électoralement Tshilombo-Pétain président protocolaire car la Parole Divine Authentique dit expressément ceci «Personne ne coud une pièce de drap neuf à un vieil habit; autrement, la pièce de drap neuf emporterait une partie du vieux, et la déchirure serait pire. Et personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres; autrement, le vin fait rompre les outres, et le vin et les outres sont perdus; mais il faut mettre le vin nouveau dans des outres neuves» Marc 2 : 21-22.
    Le système de « démocratie des fosses communes » dont les médiamensonges imperialistes font l’apologie en RDC (Rép à démocratiser) depuis 2001 est arrivé à la fin du cycle, les «élites dirigeantes Kongolaises» en place se battent actuellement dans une démocrature-dictocratie pour préserver leurs privilèges après chaque scrutin vicié, biaisé. Les «intellectuels Kongolais» qui soutiennent Tshilombo-Pétain égalent, singent BHL «Bernard Henri Lévy» qui a conseillé à Nicolas Sarkozy la guerre en Libye pour liquider Mouammar Kadhafi qui provoqua la crise d’immigration économique et à François Hollande d’enflammer la Syrie avec comme conséquence la proclamation du Califat par l’EI…
    L’argent étant la racine de tous les maux ! Tout politicien qui veut s’enrichir au pouvoir ne sera jamais un homme d’État. James Freeman Clarke le dit «Un politicien pense à la prochaine élection. L’homme d’Etat, à la prochaine génération»…
    Les Kongolais ont toujours expérimenté de leur classe politique le slogan «Se servir non Servir» utilisé depuis 1965 par les politiciens Kongolais toutes tendances confondues qui sont sortis de la cuisse de Jupiter. Ils ont l’air d’être des enfants sans harmonie de l’union entre Sémélé (Thyoné), une des maîtresses de Zeus dans la mythologie grecque. A propos de la gestion de cité Kongo, non seulement ils sont nuls, incompétents conscients, fautifs, ils sont aussi illégitimes, incorrigibles, dépourvus de morale et d’intégrité, baignent dans le mensonge, la fraude, la tricherie et la corruption…
    Personnellement, humblement nous (Combattant Résistant de l’Ombre Lumumbistes Mulelistes Panafricanistes Croyants au Christ Noir anti JC Blanc Aryen Indo-européen aux yeux bleus longs cheveux autrement dit JC de Nicée) connaissions PLO Lumumba à travers des sites panafricains, nous nous attelerons à l’occasion à lire quelques unes de ses tribunes de presse, à suivre ses conférences de presse et publications car son approche sur le changement en Afrique est louable, progressiste, humaniste… No comment…
    Vivement un second 04 Janvier 1959 (Harmaguédon
    ou Eschatologie du Grand Soir) inéluctable qui fera une Tabula Rasa pour chasser tous les politichiens de Pavlov afin que le Kongo entre dans une nouvelle ère politique… Ainsi soit-il. Ingeta

  3. LIBEREZ LA PAROLE ET LA REFLEXION..
    > Pourquoi la démocratie dite « occidentale » serait-elle mauvaise en Afrique et pour les africains ?
    Quand on réside en Europe, on constate qu´il existe plusieures « démocraties » en Occident. La Suisse est sans doute la première des exceptions où cet État féderal possede la forme la plus avancée en matière de démocratie. Dans ce pays, la population se prononce sur toutes les questions liées á la gestion de l´État.
    Pendant ce weekend, il ya eu un « coup de semonce » á l´Assemblée nationale á Kin quand les parlementaires ont remis en question les ordonances de Felix.. Ces ordonances qui violent la constitution et ne respectent même pas la procedure admnistrative.
    Les congolais ont pu apprendre comment la constitution de la RDC inspirée de celle de la France fait du président un « ROI » qui ne peut ni être contrôlé ni surtout dont les actes ne peuvent pas être sujet d´un débat au Parlement national.. pouvoir législatif qui doit veiller au respect des lois.
    >Ainsi, ce n´est pas la « démocratie » occidentale qui serait si mauvaise mais des choix inspirées de ces « démocraties » occidentales dont certaines ne sont pas si avancées en réalité.
    > PARESSE INTELLECTUELLE
    GHOST qui fait des recherches dans le domaine de la Défense est entrain de lire l´ouvrage du fondateur d´EXECTIVES OUTCOMES. « Composite Warfare: The Conduct of Successful Ground Force Operation in Africa. Eeben Barlow.
    Pendant notre lecture, nous avons consultés une recension de l´ouvrage publiée par Sciencia Militaria, South African Journal of Military Studies, Vol 45, No 2, 2017, pp 145-149
    L´auteur de la recension Abel Esterhuyse pose une question capitale: « How many African miltary retirees, for example, make an effort to record their experiences of and perspectives on African armed conflict?
    Combien des généraux congolais ont publiés des ouvrages ou des articles scientifiques sur la Défense de la RDC ?
    Cette quête de la réflexion, de la recherche, de la comprehension individuel des faits et de l´histoire du Congo est une activité vitale si nous souhaitons progresser en apportant des innovations dans le devenir du Congo.
    Chaque fois que nous lisons les interventions de Nono@ nous sommes surpris de le voir « individualiser » les échanges.
    Liberez la parole.. Liberez la réflexion.
    Oui, notre paresse intellectuelle est le premier obstacle á franchir avant de liberer la parole..
    Le spectacle au Palais du Peuple a fait voir combien cette paresse intellectuelle peut faire reculer l´État de droit… kie kie Quand les juristes du président sont si limités malgré toutes les conditions qu´ils possedent.. Alors il est question de la paresse..

    1. Cher GHOST
      Oui, quand nous décidons d’importer la démocratie occidentale, nous devons au moins nous assurer que nous la construisons exactement comme les Occidentaux. En Occident, la démocratie est basée sur les partis politiques. Or, en Afrique, ceux-ci n’ont de partis que le nom. Rien qu’à ce niveau, il faut être fou pour espérer obtenir le même résultat. Par ailleurs, ce que le livre que vous avez lu souligne est aussi valable pour la « crasse » politique congolaise ou africaine. Combien de dirigeants africains ont rédigé leurs mémoires ? Prenons maintenant le cas du « grand » nom de la politique congolaise qui m’a envoyé l’interview du professeur PLO Lumumba. Dans nos échanges, je lui ai demandé si ce type de document circulait au sein de son parti et s’il pouvait emmener son parti et lui-même à se remettre en cause au point de revoir leur « lutte » pour l’émergence de l’Etat de droit. La question était posée le 6 juin. Nous sommes aujourd’hui le 10. Je n’ai toujours pas reçu de réponse. Un compatriote qui travaille dans la même bourgade que moi et qui me lit souvent m’a un jour informé qu’il avait milité au sein du leadership du RCD avant d’embrasser une carrière internationale. Il m’a avoué que jamais les questions de gouvernance n’avaient été débattues une seule fois au sein de son groupe qui prétendait pourtant construire une « véritable » démocratie au Congo. Notre paresse intellectuelle est bien réelle. Pour des problèmes aussi importants que ceux de la gouvernance, il y a trop peu d’Africains qui y réfléchissent. Cela n’est pas normal.

    2. @Ghost
      # Personnaliser les débats ?!?
      Svp, merci de ne pas pousser une certaine démagogie à confondre une réponse ou un commentaire à une intervention de quelqu’un qui ne peuvent d’abord s’adresser à lui avec je ne sais quelle personnalisation du débat. MBTT est un personnage connu de ce site avec son message particulier, quoi de plus normal que je mise sur ses prises de position et que je m’adresse à lui quand je lui réponds sans pour autant que mes commentaires ne concernent que lui mais au-delà le sujet en discussion.
      Je refuse donc votre reproche et ne veux ramener le débat à une simple polémique…
      # Paresse intellectuelle des élites Congolaises ?!?
      Bien sûr qu’elle existe sinon nous n’en parlerions pas à ce point. Mais en même temps on n’a presque rien dit si on ne se pose pas la question de son pourquoi et de son comment, les conditions qui président à cet état de chose. A moins de condamner pour toujours des millions d’Africains à un crétinisme atavique incurable… Déjà MBTT fait l’heureuse découverte qu’il en existe qui dans leurs coins ont déjà réfléchi à un modèle endogène adapté à nos sociétés, peut-être pas au niveau d’avoir commis un livre mais il y’en a quand même qui sans toujours l’avoir verbalisé y pensent…
      Alors si plus que notre seule paresse intellectuelle ou à côté nous souffrions d’un défaut de priorités : toutes ces élites intellectuelles et surtout politiques sont toujours sur le guidon des préoccupations immédiates qui leur laissent moins d’occasion de produire des réflexions plus élaborées sur notre meilleure architecture institutionnelle.
      Nous avons raison de regretter que nos politiques ne produisent pas de programmes bien élaborés s’agissant de notre système politique mais qui sait si notre niveau socio-économique et politique s’améliore en prime, viendra le temps de davantage des réflexions et espérons, des meilleures pratiques de gouvernance…
      # Et comme je l’ai souvent dit, un projet complet sur cette problématique doit aussi comprendre une dimension pédagogique, une forme de conditionnement qui s’adresse aux hommes et aux femmes qui doivent s’emparer de cet impératif de changement en en faisant aussi leur programme et ainsi être mieux à même à appliquer le fruit de la réflexion ; voilà peut-être pourquoi depuis qu’on en parle peu y pensent…

      1. Cher Nono,
        Contrairement à ce que vous affirmez, je n’ai pas « fait l’heureuse découverte qu’il existe [ des Africains] qui dans leurs coins ont déjà réfléchi à un modèle endogène adapté à nos sociétés ». Cette découverte-là, je ne l’ai pas encore faite depuis que je réfléchis sur la démocratie. Ce que j’ai découvert non pas aujourd’hui mais depuis que je réfléchis sur la démocratie, ce sont des Africains et bien d’autres penseurs qui appellent à la remise en cause du modèle de démocratie occidentale et à la conception des modèles démocratiques alternatifs. Votre excuse sur la paresse intellectuelle ne se justifie pas quand vous soutenez que le « élites intellectuelles et surtout politiques sont toujours sur le guidon des préoccupations immédiates qui leur laissent moins d’occasion de produire des réflexions plus élaborées sur notre meilleure architecture institutionnelle ». A titre d’exemple, le combat de l’UDPS pour la démocratie dure depuis trois décennies. Quelle est cette préoccupation immédiate qui mobilisaient toutes les intelligences de ce parti au point de ne pas penser à l’essentiel ? Et la division du travail au sein d’un groupe ? Allez-vous me dire que nos partis l’ignorent ? Pourquoi alors sont-ils dotés de cellules de réflexion dites stratégiques. Dans l’UDPS, par exemple, le Dr. François Mpuila fut membre de la cellule stratégique. Pour quelle production et pour quel impact sur les militants de base à part chanter la démocratie sans expliquer comment la construire dans un pays comme le nôtre ? Et si l’on doit attendre l’amélioration des conditions socio-économiques avant de réfléchir sur la démocratie, ce que vous semblez insinuer, pourquoi en parler maintenant au lieu de se focaliser sur ces conditions ?

  4. @GHOST
    « How many African miltary retirees, for example, make an effort to record their experiences of and perspectives on African armed conflict?
    List all the congolese generals of today. Honestly, how many are able to write, to publish a book tomorrow ? The problem lies there.

    1. @Cher Compatriote Ndeko Jo Bongos,
      Vous vous fatiguez pour rien, @Ghost est anti Ngbandi, un anii Ngbanda, anti Combattant Kongolais de la pire espèce qui prétend que les autres Kongolais personnalisent le débat sans avoir honte, il dit faire des analyses militaires chez Desc Wondo mais fût simple soldat à la Garde Civile, actuellement il est employé de la SAMU locale (ambulancier) en Suède, il a une dent contre Monsieur Honoré Ngbanda et l’Apareco pour avoir posé au cours d’une conférence de presse tenue là-bas une question désobligeante à José Yango W’Etshiko (actuel Vice-président National et porte parole de l’Apareco). Depuis il déverse sa bile contre tous les Combattants Résistants avec une incohérence sournoise, il se prend pour un connaisseur dans des domaines multiples en donneur des leçons sans les maîtriser, alors qu’il est lui-même selon ses propres dires cousin apparenté à Kalev Mutond, le tortionnaire des Kongolais. Rien que cette appartenance familiale prouve qu’il ne mérite pas qu’on s’attarde sur ses élucubrations pour améliorer soi-disant les conditions de vie des Kongolais occupés. En réalité, c’est un soutien inconditionnel de Moses Soriano alias Moïse Katumbi Chapwe l’homme aux mille passeports et nationalités, il brouille les pistes en se comportant contre nature, chacune de nos répliques sont bloquées par le Webmaster, nous comprenons humblement que le CIC ne veut pas « personnaliser » le débat, mais c’est notre devoir de vous le dire, de prévenir tout l’auditoire car l’impersonnalité et l’anonymat du net jouent des tours à plusieurs compatriotes sur le problème grave que traverse le KONGO depuis 23 ans…
      Voilà pourquoi il (Ghost) dit avec malhonnêteté et condescendance que @Nono personnalise le débat or tout intervenant sur ce forum « Opinion et Débat » connaît parfaitement les discussions passionnées et passionnantes et les positions certes divergentes de Mayoyo et ses contradicteurs (Nono et les autres qui se reconnaîtront) qui n’ont jamais tourné à une quelconque personnalisation… Du choc des idées jaillit la lumière… Nous craignons que tous les pseudos qui attaquent @Nono sont des trolls (Bismarck, JC, Vrai-Vrai…), c’est la marque de fabrique @Ghist (mauvais esprit errant), c’est sa technique diabolico-occulto-satanique pour avoir raison et déstabiliser ses cibles choisies dans le tas s’il n’arrive pas à éluder leurs arguments en béton…
      C’est un peu un miracle pas une surprise pour nous (Combattant Résistant de l’Ombre) de le voir encenser les articles intéressants du Compatriote Mayoyo Bitumba Tipo Tipo que nous apprécions à sa juste valeur malgré tout pour contrer @Nono, c’est à dessein car la politique du Kongo est satano-occulto-stratosphérique, si le Véritable Dieu Tout-Puissant qui vit inexplicablement hors du continuum temps-espace nous prête vie, nous verrons l’évolution du débat sur ce site, nous piaffons d’impatience car le personnage @Ghost ambigu, fourbe, double jeu, sournois, de mauvaise foi, incohérent, confusionniste que nous (Combattant Résistant de l’Ombre) connaissions pour avoir débattu avec lui des heures et des heures ne peut jamais changer du jour au lendemain à son âge en restant sur ses positions alambiquées de chaman, occultiste, Sorianiste Katumbiste, Kongophobe…
      Bref il (@Ghost) sait très bien que les généraux d’opérette Kongolais devenus millionnaires en $ n’ecriront jamais un seul livre, là où il intervient chez Desc Wondo, ce dernier écrit des livres, son compère Boniface Musavuli en fait autant car leur expertise est progressiste pour améliorer les conditions de vie médiévales, archaïques, désuètes de notre Armée Républicaine infiltrée par les Occupants Nomades Tutsi mais qui fût autrefois la fierté de toute l’Afrique..
      Tatu Tshisekedi himself n’a aucune bibliographie, cela n’empêche pas les Kongolais de le considérer comme leur modèle. Pour écrire un ouvrage, un manuscrit, un livre, il faut aussi avoir un savoir à partager, une connaissance à transmettre, les officiers Kongolais sortis des grandes Académies militaires ont opté pour la médiocrité et ne pourront jamais partager leur penchant pour la mort avec leurs victimes par écrit…
      Voilà c’est dit pas Inbox mais en public (Molangi ya Mpembe) sans complaisance aucune, nous (Combattant Résistant de l’Ombre) prenons à témoins nos compatriotes @Kolomabele et @GERMAIN qui confirmeront nos dires car la Véritable Parole Divine Authentique dit « Il est écrit dans votre loi que le témoignage de deux hommes est vrai; je rends témoignage de moi-même, et le Père qui m’a envoyé rend témoignage de moi » Jean 8 : 17-18 et surtout ceci « Ceux qui pèchent, reprends-les devant tous (en public), afin que les autres aussi éprouvent de la crainte » 1 Timothée 5 : 20… Ainsi soit-il… Bonne continuation… INGETA

    2. Dear Jo Bongos,
      I once worked in the third largest city of the Central African Republic. I met a Congolese Colonel named Bitangalo. We were serving in the same organization and liaising almost on a daily basis while performing our duties. I can testify that he was able to write. The issue is not being able to write. It is our intellectual laziness. Yes, Colonel Bitangalo was not yet a General. But once a person can write, he or she can publish a book.

Comments are closed.