Réconcilier les Congolais avec leur Histoire!

Read Time:5 Minute

Vendredi 9 septembre 2022, voilà une date à retenir. Les Congolais de l’intérieur autant que ceux de la diaspora ont vécu, ce jour, un réel événement. Il s’agit de la toute première interview accordée à un média – en l’occurrence Top Congo – par Mama Bobi Ladawa, la veuve du maréchal Mobutu Sese Seko. L’homme a dirigé le Congo-Zaïre durant 25 ans (1965-1990) en chef autocrate avant de mettre un peu d’eau dans son vin durant sept ans (1990-1997) en dirigeant le pays en « chef semi-démocrate ». C’était durant les sept premières années de « transition démocratique ». Homme à poigne, Mobutu ne manquait pas d’empathie.

Au total, le « Grand Léopard » – qui n’était qu’un être humain avec ses qualités et défauts – à marquer l’Histoire de ce grand pays au centre du continent africain. Et ce pendant 32 ans. Le « PF » (Président-fondateur), comme on l’appelait affectueusement, a laissé des réalisations qui parlent pour lui. Il serait fastidieux de les égrener.

A l’instar d’autres chefs autocrates entourés de zélateurs, « Papa Sese » n’a pas manqué de commettre des erreurs. Sa plus grosse erreur est et reste les mesures de nationalisations dites « zaïrianisations » intervenues en 1973. Destructurée, l’économie nationale n’a connu aucune embellie.

Au-delà du discours humaniste, les Occidentaux sont prêts à fermer les yeux face aux violations des droits de l’Homme. Malheur à quiconque oserait toucher à l’économie. Le cas de la Chine populaire est patent. Les Chinois ont reformé l’économie en laissant le système communiste en l’état. Tout le monde trouve son compte.

En 1985, Mikhaïl Gorbatchev, le nouveau maître de l’URSS lance la Perestroïka (restructuration) et la Glasnost (ouverture ou transparence). Fin 1989, on assiste à la chute du Mur de Berlin annonciatrice de la fin de la Guerre froide. Les régimes communistes du « Bloc soviétique » se sont écroulés les uns après les autres. Une aubaine pour l’Occident d’exiger des « réformes » aux potentats africains, devenus les « orphelins de la Guerre froide », dixit Jean Nguz a Karl I Bond, devenu opposant politique.

Au Zaïre, les élections générales étaient prévues en décembre 1991. Coût: 200 millions de dollars soit 10$ par électeur dont le nombre s’élevait à 20 millions. A l’époque, le budget de l’Etat zaïrois atteignait à peine 350 millions de dollars. Les gouvernants de l’époque escomptaient, comme à l’accoutumée, une aide exceptionnelle de la part des « partenaires traditionnels ». Entendez: les Occidentaux. Des Occidentaux qui n’avaient plus envie de soutenir des régimes autoritaires qui ont servi jadis de rempart à l’expansion du communisme.

La main qui donne étant toujours au-dessus de celle qui reçoit, les Occidentaux – les « Amis américains et belges » en tête – ont posé un préalable. A savoir que le Maréchal ne devait pas se représenter à l’élection présidentielle. Des émissaires américains – dont James Baker, alors secrétaire d’Etat US – ont été dépêchés à Kinshasa dans ce but.

L’ambassadeur Bill Richardson, un proche à Bill Clinton, sera le dernier porteur de ce message formulé plus ou moins comme suit: « Monsieur le Président, le monde occidental en général et les Etats-Unis en particulier vous sont reconnaissants pour les services rendus. Nous n’avons nullement l’intention de vous humilier. Nous vous demandons de faire une annonce solennelle disant que vous ne serez pas candidat à la prochaine élection présidentielle. Et qu’après l’élection de votre successeur, vous allez vous occuper de votre santé ». Mobutu n’a pas hésité à répondre par un « Non! » retentissant. La suite est connue.

Depuis la « révélation » de l’affaire dite du « massacre des étudiants de l’université de Lubumbashi » mi-mai 1990, le Zaïre, réputé pour sa diplomatie de la dépendance, était devenu exsangue. Le pays avait besoin des « soins intensifs »: la coopération est suspendue en cascade. Inutile de parler du social et de ce qui reste de l’économie. Mêmement pour l’armée et la diplomatie. Le fruit était mûr, comme avait dit le président Mobutu aux Nations Unies que « devant l’ouragan de l’Histoire, un fruit mûr ou pas mûr tombe quand-même ». Une phrase prémonitoire.

L’ouragan dont question s’appelait l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL). Une trouvaille du duo Museveni-Kagame, financée par certains milieux affairistes anglo-saxons. Le duo est coaché par des barbouzes américaines. Il ne manquait qu’une « caution zaïroise ». Sur une suggestion du président ougandais, le rôle fut confié à un opposant anti-mobutiste que l’on croyait en retraite. Nom: Laurent-Désiré Kabila. Après la mort mystérieuse de ce dernier, le duo, tel un prestidigitateur, a sorti de son chapeau un nouveau larbin. Il s’agit du « commandant Hippolyte », alias « Joseph Kabila ». L’homme s’appelait également Kanambe et Mtwale. Bonjour l’imposture!

Durant ses dix-huit années de pouvoir, cet imposteur a donné l’impression d’être « en mission ». Une mission qui consiste à maintenir le Congo-Zaïre à genoux tant sur le plan militaire qu’économique. L’homme s’est, par ailleurs, efforcé d’entretenir une instabilité permanente dans l’Est du pays. Et ce pour empêcher l’ex-Zaïre de représenter une menace pour la sécurité nationale de ses voisins dont l’Ouganda et le Rwanda.

Durant ces dix-huit années (2001-2019), « Joseph Kabila » qui n’avait aucune attache psychologique avec ce pays – qu’il a découvert à l’âge de 25 ans – a tenté, sans succès, de « gommer » le nom de Mobutu dans les allocutions officielles. Il lui arrivait de citer ses prédécesseurs en « oubliant » ce valeureux fils du pays.

Le vendredi 9 septembre, la radio Top Congo a donné à Mama Bobi Ladawa l’occasion de dire sa part de vérité. Sa part de vérité sur les derniers moments du régime de son regretté mari dont le nom reste et restera gravé dans le marbre de l’Histoire du Congo-Zaïre.

Conspué au moment où son cortège se rapprochait de l’aéroport de N’djili ce 16 mai 1997, le maréchal Mobutu mérite bien un acte de réhabilitation. L’heure a sonné pour réconcilier les Congolaises et Congolais avec leur Histoire.


Baudouin Amba Wetshi

Happy
Happy
100 %
Sad
Sad
0 %
Excited
Excited
0 %
Sleepy
Sleepy
0 %
Angry
Angry
0 %
Surprise
Surprise
0 %

23 thoughts on “Réconcilier les Congolais avec leur Histoire!

  1. LA FAMILLE MOBUTU VEUT BIEN QUE LE CORPS DU FEU MOBUTU SESE SEKO SOIT RAPATRIE EN RDC, MAIS IL FAUT QU’IL Y EST DES GARANTIES ABSOLUES…

  2. Pas Vladimir mais Mikhaïl…Personne ne peut jamais arracher une page de l’histoire. Chaque personne marque son pèlerinage sur terre et au pouvoir d’un sceau indélébile. Actualité oblige le cas de la Reine Elizabeth. Le jugement de l’histoire est aussi implacable. Après son départ, personne ne peut la modifier puisque par essence l’exercice du pouvoir isole ou rend solitaire. Ce temps fut marqué par l’unité du territoire et la fierté d’être congolais puis zaïrois. La leçon : toujours bien exercer le pouvoir et y laisser de bonnes traces pour la postérité .

  3. Pardon, c’est ce que j’ai retenu de vraiment important dans les propos de Mme Bobi Ladawa. Mobutu était par moment l’incarnation du mal absolu pour notre pays, si bien qu’il état légitime de se poser la question de savoir s’il avait vraiment l’amour de cette nation qui l’a vu naître !!. Qu’à cela ne tienne, aujourd’hui nous continuons à payer le lourd passif laissé par l’homme à la toque de léopard et son entourage vorace. Comme l’auteur de cet article, je suis d’accord sur le fait que la zairianisation a été l’une des grandes erreurs commises par Mobutu, mais de mon point de vue, c’est surtout le fait de ne pas avoir compris que le temps a fait don œuvre et qu’il fallait partir et laisser les autres prendre la relève. Je n’oublie pas les assassinats politiques, la gabegie etc…Sans toute cette dérive, il n y aurait pas de AFDL de Laurent Desiré Kabila, ni Joseph Kabila, encore moins des RCD Goma et toutes ses variantes qui continuent à la désolation a l’Est du pays. Donc, pour la majorité de congolais, le pardon de Mobutu rapporté tardivement par sa femme est sans importance. A chacun de juger.

  4. GOD BLESS MAMA BOBI LADAWA
    Voilà le moment propice pour que les Congolais sortent de leur torpeur et de leur égocentrisme devenus légendaires, pour penser sérieusement à l’avenir de leur mère-patrie.

  5. Il était une fois le Zaïre. J’étais zaïrois. Certes, il y avait des problèmes mais j’étais fier de l’être. Aujourd’hui, je suis devenu un Wewa en béton. Mawa !

  6. LE KONGO-ZAÏRE LIBÉRÉ TOTALEMENT A L’OBLIGATION DE RÉHABILITER LE PRÉSIDENT FONDATEUR ! Il n’y a que les adeptes fanatiques aveugles inconscients congénitaux de l’Udps Familiale (Tshilombo-Pétain président protocolaire JOUISSEUR TRAÎTRE) et les Envahisseurs Occupants Banyarwanda de l’Empire Hima (Occupation RWANDO-OUGANDAISE) qui peuvent critiquer et haïr le Maréchal Mobutu qui est l’instigateur de l’Unité Nationale des Kongolo-Zaïrois. Le bilan final de l’Aigle de Kawele dépasse totalement celui de ceux qui l’ont chassé injustement du Pouvoir. Un vrai Kongolais Conscient, Patriote et Nationaliste sait que 25 ans après (1997-2022), ses nombreuses réalisations parlent pour lui, il serait fastidieux de les égrener comme l’indique l’article.(PAROLES d’un Lumumbiste Muleleliste). VIVE LE SOULÈVEMENT POPULAIRE. INGETA

  7. Le Maréchal Mobutu demeurera une figure marquante de la jeune histoire indépendante de notre pays le Congo/Zaïre. Il n’a pas tout fait bien mais Il nous a laissé un fort héritage d’unité du pays et de fierté nationale qu’il nous faut sauvegarder, raffermir en ces temps de menaces étrangères et de leadership mou et défaillant. Sa veuve garde de lui le douloureux souvenir d’un mari attentionné, quoi de plus normal mais je reste convaincu qu’au fil de temps son image s’estompera sans doute mais beaucoup regretteront encore longtemps que le pays ne soit pas tenu par des hommes qui aient autant le souci de la grandeur de notre pays au coeur de l’Afrique comme l’y predisposent ses riches potentialités.

  8. Je suis bien curieux de savoir comment se déroulerait cette réhabilitation. Pour nous dire que le président Mobutu fut un grand chef d’état ? S’il était si grand, pourquoi a-t-il fini si piteusement ? Moi, je n’oublie pas que c’est sa gestion chaotique qui a enfanté l’afdl de triste mémoire et son corollaire. Au delà de l’expropriation des biens privés qu’on appelle pudiquement zaïrianisation, il ne faut pas facilement oublier qu’il a laissé son armée piller le reste de l’économie qui existait encore en 1991 et en 1993; les conséquences s’en ressentent encore aujourd’hui. Sans parler des divers crimes perpétrés. Sentant sa mort venir, il aurait demandé pardon d’après sa veuve. A sa famille ? Au peuple zaïro-congolais qu’il a laissé clochardiser ? Attention ! La réhabilitation va ouvrir des pans entiers de son règne. Laissons aux historiens en faire le bilan. Ne soyons pas nostalgiques.
    Néanmoins, je reconnais qu’il fut le père de l’unité nationale et cela, personne ne pourra le lui dénier. Il aurait fait œuvre utile en cédant le bâton de pèlerin à une autre génération pour une vision nouvelle du vivre ensemble. Hélas ! Quel gâchis !
    Je me suis amusé de voir que l’intervention de la veuve sur Topcongo a remobilisé les mobutistes, leurs alliés et leurs enfants, s’agitant dans tous les sens. Parlons froidement, les pratiques mobutistes n’ont elles pas fait un retour en force dans notre société actuellement ?

    1. @LIDJO : totalement d’accord avec vous! Si Maman Bobiladawa et sa famille attendent une réhabilitation de Mobutu, cela veut dire qu’ils sont toujours déconnecté de la réalité. Piller, assassiner, laisser la nation dans une indescriptible misère, …, puis vouloir une réhabilitation d’un dictateur mégalomane 25ans après. Croient-ils que l’on a déjà oublié? Elle aurait dû plutôt demander encore et encore PARDON pour la complicité directe ou inderecte.

      1. @Kulutu,
        Ah oui! Mobutu était-il plus destructeur que les régimes d’imposture qui s’en sont suivis jusqu’aujourd’hui?
        Soyons sérieux!

  9. Le Maréchal Mobutu a été victime d’une diabolisation à outrance de la part des médias occidentaux. Une diabolisation soutenue par ses opposants radicaux assoiffés de pouvoir. La presse a cette capacité fantastique de faire de quelqu’un un diable ou un ange. Du Maréchal du Zaïre, l’opinion publique zaïroise n’a retenu que ses frasques.
    Jeune officier, à moins 35 ans, le colonel JD Mobutu se battait contre la sécession sud-kasaienne dont les meneurs étaient Mulopwe Kalonji et un certain Etienne Tshisekedi. Et puis c’était la rébellion muleliste. Dont les leaders étaient Christophe Gbenye, Antoine Kizenga, Pierre Mulele et un certain LD Kabila. Le bilans de ces atrocités: pas moins d’un petit demi million des victimes congolaises et certains expatriés. Ces sinistres personnages sont célébrés comme des héros nationaux. Mobutu, lui, est voués aux gémonies. L’histoire est ainsi falsifiée.
    Quand il prend le pouvoir en 1965, Mobutu met l’accent sur la sécurité et la paix. Un félin ne connaît pas de compromis ou de compromission dans un duel. Ou bien il perd, ou bien il gagne. Sous son règne, Mobutu n’avait jamais signé un accord avec ses rebelles.
    En 1965, le Congo manquait cruellement des cadres nationaux dans tous les domaines. Le Congo manquait des magistrats, des médecins, d’ingénieurs, d’officiers Tem-Bem-Bam, des pilotes, des professeurs d’université…Même pour l’enseignement secondaire, notre pays faisait appel aux expatriés. Ainsi on avait des professeurs américains, belges, français, canadiens; même dans les collèges des milieux ruraux. Et cela était possible grâce à la paix retrouvée. Peut-on trouver actuellement un jeune belge comme enseignant dans un village à Rutshuru ou Mambasa? Un jeune chinois qui pille l’or, oui!
    Pour résoudre le problème des cadre, Mobutu maintient la gratuité de l’enseignement; du primaire à l’université. Tous les jeunes zaïrois étaient les pupilles de la nation. Les étudiants percevaient une bourse de l’Etat zaïrois. Les autres poursuivaient leurs études dans des pays occidentaux. Jusqu’au milieux des années 80,des étudiants zaïrois à l’étranger ne cherchaient pas à s’installer en Europe. Ils rentraient au pays. De tout ceci, personne ne parle; C’est pas politiquement correct. Même les bénéficiaires et leurs descendants se taisent.
    Les colonisateurs belges et Mobutu sont les seuls à avoir travaillé pour le Congo. Le Congo d’avant et d’après Mobutu est un fleuve intarissable de sang et des larmes. 1960-1965:un demi million des morts. 1997- 15millions des morts. Les tueries quasi quotidiennes par dizaines. Le Congo à la triste et honteuse réputation d’être la capitale mondiale du viol.
    Les dirigeants les plus sanguinaires du monde sont:
    1. Mao Tse Dong (Chine): 80 millons des morts ;
    2. Josephe Staline (URSS): 38 millions.
    3.Adolphe Hitler Allemagne : 16 millions.
    Mobutu, combien des millions?
    Réduire Mobutu en un simple dictateur sanguinaire, corrompu, qui n’a rien fait pour son peuple; c’est intellectuellement malhonnête et moralement injuste. Comment expliquer le fait que Mobutu, dictateur sanguinaire ait été accueilli par les têtes couronnées du monde. Il en avait reçu certaines au Zaïre!

    1. À Kolomabele,
      BRAVISSIMO. Vous avez tout dit. Ex-élève de l’École Primaire Camp Mobutu, EP I LEMBA, nous avions connu l’âge d’or de la gratuité de l’enseignement sous le Maréchal Mobutu. Même si nous sommes Lumumbiste Muleleliste, la rassurante et rare interview de la Grande Dame Maman Bobi Ladawa [Na elobeli ya pamba elakisi que la Maman Zaïro-Kongolaise est une Bénédiction Divine], une Véritable Vraie Première Dame est une mine d’informations pour la postérité. Vouloir ou pas Joseph-Désiré Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu Wazabanga doit figurer dans le Panthéon du Grand Observatoire du KONGO-ZAÏRE libéré totalement, son nom sera inscrit sur les frontaux de la République en Paix er Concordes Nationales retrouvées, son histoire sera sans condition aucune étudiée par nos Descendants dans les écoles et universités. Quand aux autres tintins actuels (l’imposteur Kanambe alias Joseph Kabila et son esclave FATSHI BIDON), ça sera la honte et la désillusion, leur parenthè historique inutile sera effacée sans concession. Hannah Arendt dit « Quand tout le monde vous ment en permanence, le résultat n’est pas que vous croyez ces mensonges mais que plus personne ne croit plus rien (…). Un peuple qui ne peut plus rien croire ne peut se faire une opinion. Il est privé non seulement de sa capacité d’agir mais aussi de sa capacité de penser et de juger. Et avec un tel peuple, vous pouvez faire ce que vous voulez ». Les OCCUPANTS Banyarwanda font du PEUPLE RDCIEN contemporain de l’Udps Familiale qui trahi notre Grand et Beau Pays tout ce qu’ils veulent, jusqu’à se permettre de nommer Tshilombo-Pétain président protocolaire JOUISSEUR TRAÎTRE sans que le PEUPLE BOUGE d’un pouce mais continue de prier, danser, chanter, pinailler, faire la politique bêtement dans un pays occupé. La classe politique Collaborationniste (1997-2022) ne travaille pas pour le KONGO-ZAÏRE, c’est amplement prouvé après 25 ans de Déluge. « On peut tromper une partie du peuple tout le temps et tout le peuple une partie du temps, mais on ne peut pas tromper tout le peuple tout le temps » Citation de Abraham Lincoln. VIVE LE SOULÈVEMENT POPULAIRE. ATANDELE, ATANKALE KONGO EKOLONGA. INGETA, IBOBO

    2. Jeune officier? Où avait-il fait l’école militaire? Mobutu était sorti de l’école de Luluabourg avec le grade de sergent-comptable. En principe un officier est un universitaire. N’eût été l’indépendance en septembre, en septembre 1960 devait s’ouvrir toujours à Luluabourg l’école des adjudants. Source: Emile Janssens « J’étais le général Janssens ». Les « meneurs » comme vous dites de la sécession étaient Albert Kalonji et Joseph Ngalula.

    3. Mobutu était sorti de l’école militaire avec le grade de sergent-comptable. Il n’était donc pas officier. Un officier en principe est un universitaire. A la fin de ses études il est sous-lieutenant. Les Belges envisageaient d’ouvrir l’école des adjudants en septembre 1960. projet avorté à cause de l’indépendance. Les leaders de la sécession du Sud-Kasaï étaient Albert Kalonji et Joseph Ngalula. Il faut dire pourquoi il y a eu la « rébellion muleliste »: bien que élu démocratiquement Lumumba avait été écarté du pouvoir et certains de ses partisans avaient pris les armes. Ce que je condamne évidemment. Mobutu n’a pas ramené la paix. En 1965 Tshombe avait déjà fait le travail. Un sergent n’est pas qualifié pour diriger une armée. Une opération militaire suppose la capacité de coordonner différentes unités. Ca ne s’improvise pas. Un sergent commande un peloton voire une section. Deux unités microscopiques… Je rappelle que l’occupation de l’Est du pays a commencé alors que Mobutu était au pouvoir. Il y a des images où on voit L-D Kabila installé dans un hôtel à Goma en 1996. De grâce l’histoire requiert un minimum de rigueur. Patriotiquement vôtre. Nous combattons dans le même camp.

  10. Kolomanele, votre cynisme n’a d’égal que vitre ignorance. Si vous voulez réhabiliter Mobutu, c’est votre droit, mais travestir l’histoire est inaccessible. Allez donc raconter vos inepties à la familles de Anani, Kimba, les pendus de la pentecôte, sans oublier les Panubule, Kalume et consorts.

    1. UNE LAPALISSADE SANS DOUTE MAIS IL EN FAUT PARFOIS !
      N’oublions pas en effet par exemple ici qu’un certain Tshisekedi ministre de la Justicce d’alors justifia et defendit la pendaison de Kimba, Anani, Bamba, Mahamba. Juste pour relever que Mobutu a certes commis des crimes mais il ne les a pas toujours accomplis seul, il eut des collaborateurs et tout un peuple qui l’accompagnerent qu’il faudra aussi interpeller si on veut un jour en finir avec notre gouvernance défaillante en 62 ans de souveraineté. Prendre la mesure d’un Mobutu qui nous a laissé un héritage d’unité et de fierte n’est surtout pas le laver tout blanc. Il y’a des moments où il nous faut reconnaître que nous avons collectivement failli pour qu’après 62 ans le pays en soit encore au niveau où il se trouve, reconnaissons- le et unissons-nous pour sauver le pays au lieu de nous diviser pour des profits personnels, corporatistes ou régionalistes immédiats…

  11. *** Entendons-nous bien : je ne serai jamais celui qui oublie ou défend les crimes de Mobutu, dictateur à ses pires moments…

  12. A vrai dire, le Congo des belges et le Zaïre de Mobutu était un pays respectable et respecté. Le Congo-Léopoldville et la RDC, c’est un foutoir. Un trou noir en Afrique subsaharienne, un paillasson sur lequel n’importe qui peut venir s’essuyer les pieds. Il faut avoir une case de vide dans la tête pour ne pas le reconnaître.

    1. @kolomabele
      Je pense comme vous. Aujourd’hui, même des rwandais se moquent de nous. Même le Sud Soudan se dit venir à notre secours. Pour dire à quel point ce pays est devenu une honte. Ka-mboka moko boye na ba ka-autorités ya kwanga na makayabu !

  13. Mama Bobiladawa et Mr Nzanga : UN PEU DE DÉCENCE : RÉHABILITER Mobutu? De 1960 à 1997 son nom est rattaché à l’assassinat de Lumumba, à la pendaison en 1966 sans justice de Mahamba, Kimba, Bamba, Anany et 1977 aussi, etc. Pillage pendant que le pays croupissait dans la misère (biens mal acquis : des villas, appartements et châteaux un peu partout en occident, des comptes, …)

  14. Je reconnais que je ne suis pas loin de venir vous dire des bêtises question ‘nous réconcilier avec l’Histoire’ mais lisez-moi quand même jusqu’à la fin !
    Je viens en effet vous parler presqu’en bien de l’un des hommes politiques Congolais qui m’a le plus déçu parce que malgré son intelligence politique, il ne s’est jamais departi de son obsession de lucre, de roubladise et d’opportunisme, Kamerhe !:Sans m’y attendre ses propos a Kiwanja en pleine tournée dans l’Est « invitant les M23 â liberer Bunagana s’ils sont reellement nos frères » m’ont renvoyé à l’épisode où il dut quitter son ancienne alliance avec ‘JK’ pour contester son introduction de l’armée rwandaise sur notre sol sans discussion préalable même avec le Parlement qu’il representait alors à la tête de l’Assemblée. Signe de patriotisme ou calcul personnel sur fond d’un choix en rapport avec son propre parcours au haut niveau en politique malgré une double origine – sa famille est à mi-chemin entre le Congo et le Burundi/Rwanda – ? Tout est possible avec cet animal politique retors qu’ est Kamerhe. Cela ne m’empêche pas de continuer à me méfier de la proximité de Kamerhe avec les notables rwandais et de son manque de condamnation d’un Rwanda coupable d’ngérence malfaisante bien flagrante. Libérer Bunagana si vous ètes réellement nos frères veut demander en fait aux M23 de quitter leur double loyauté s’ils sont Congolais comme ils le prétendent en choisissant une fois pour toutes le Congo comme leur Patrie contre le Rwanda.
    Tout en s’affichant derrière Tshisekedi, Kamerhe semble vouloir apporter une touche personnelle dans la recherche d’une paix durable dans cet Est dont il est originaire et où il confirme sa bonne empreinte personnelle. N’est-ce pas là sa manière de se reconcilier avec l’Histoire, kiekiekieeee …
    Attendons voir ce que cela va donner…

    1. Kamerhe n’inspire pas du tout confiance. Pauvres congolais manipulés par un « politicards ». Roublard, chapelet autour de son cou, il instrumentalise les religions chrétiennes.

  15. A partir du milieu des années 60, le coup d’Etat militaire était moyen d’accès au pouvoir tout à fait normal en Afrique. Ces coups de force était instigués par les puissances extérieures. Quand le poutchiste réussissait sa périlleuse opération, il était vite reconnu par la communauté internationale. Les médias l’appelaient le « nouvel homme fort de son pays. les auteurs de ces coups d’Etat étaient souvent les militaires. Ils se présentaient comme des hommes providentiels,des sauveurs de leurs peuple, victime de l’incompétence de la racaille politique. Les officiers-présidents savaient quand ils prenaient le pouvoir, mais pas le jour de leur départ. Et cela ne choquait personne. Jusqu’au jour où ils vont être délogés du pouvoir par d’autres.
    Le premier coup d’Etat en Afrique était celui du Général Josephe-Désiré Mobutu en RDC. Il sera suivi par bien d’autres partout en Afrique. Je cite pêle-mêle sans les détails: JB Bokassa en RCA(1966), Yakubu Gowon au Nigéria(1966), Etienne Eyadema,au Togo(1967), Kwame Krumah,Ghana ,tombe en 1966,. Le Général Acheampong prend le pouvoir en 1972 par un coup d’Etat. Il sera renversé à sont tour en 1978, le Capitaine Jerry Rawlings le renverse et prend le pouvoir en 1992. Au Congo-Brazzaville, Marien Gouabi fait tomber Massamba-Débat. Au Mali Moussa Traoré renverse Modibo Keita. Des hommes en kaki prennent le pouvoir partout en Afrique. Ou presque. Benin,Burkina, Niger, Mauritanie, Libye avec Kadafi (1969,Tunisie, Ben Ali (1986),Somalie, Soudan, Ethiopie, Ouganda, Rwanda, Burundi, Guinée Equatoriale…Le coup d’Etat le plus sanglant était celui du sergent libérien Samuel Doe. Il avait fait fusiller son prédécesseur Tolbert et ses ministres en plein air. Les images atroces ont fait le tour du monde. Cela n’a pas empêché le Sergent Doe de diriger son pays pendant plus d’une décennie, avant d’être tué lui-même par Charles Taylor.
    Un coup d’Etat est un grand risque. C’est toujours ou bien on gagne, ou bien on perd.
    Faisons la politique fiction. Si tous ceux qui voulaient renverser Mobutu y arrivaient, l’auraient-ils laissé en vie? Je me pose la question. C’est pas une excuse que j’accorde à Mobutu pour les exécutions barbares des conjurés. J’ai horreur de la violence. Je suis incapable de tuer une mouche.
    Je connais l’antienne répétée à gorge déployée part tous, ou presque: tous les coups d’Etat montés et manqués contre Mobutu étaient imaginaires. C’était inventé par Mobutu pour assouvir sa soif de sang. Lui,le diable incarné, n’avait aucun ennemi. Tout le monde l’adulait. Personne ne pouvait avoir l’idée de lui faire du mal.
    Beaucoup des congolais aiment faire une lecture politicienne de notre histoire. En déformant les faits historiques. La neutralité, c’est pas leur truc. Je fais partie, ni de famille biologique de Mobutu, ni de son bord politique. Je demande à personne de me croire.

Comments are closed.

Previous post Signature de l’accord portant statut de la force régionale de la CAE pour la paix dans l’est de la RDC
Next post RDC: L’inspection générale des finances exerce une patrouille financière