Faut-il sauver le soldat Tshilombo?

Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo
Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo

En concluant avec Joseph Kabila une alliance foulant aux pieds non seulement la volonté du peuple telle qu’exprimée dans les urnes mais aussi et surtout la loi électorale du pays, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo était obnubilé par le pouvoir et ce qu’il entraîne dans le cadre de la politique du ventre chère à l’Afrique subsaharienne: honneurs, puissance, gloire et richesse. Certes, l’homme ne manque pas d’afficher sa volonté de faire entrer son pays dans une ère de bonne gouvernance et de prospérité. Mais pas un seul instant il ne s’était aperçu du piège à con que lui tendait Kabila dans l’espoir de garder l’effectivité du pouvoir et de vite revenir aux affaires.

Le piège a bien fonctionné. Du haut de son statut de despote, Joseph Kabila a raflé tous les pouvoirs que le peuple ne voulait plus lui confier: assemblée nationale, sénat et gouvernements provinciaux, sans compter l’Administration mise en place tout au long de ses 18 années de règne qui demeure intacte une année après son départ de la présidence. Pour peser sur la formation du gouvernement central et contrecarrer toute volonté de Félix Tshisekedi de s’affranchir du marché de dupes conclu, Joseph Kabila a fait défiler les bonzes du FCC chez lui. Comme du bétail qu’on conduit à l’abattoir, ces derniers se sont engagés par écrit à rester loyaux non pas à la république mais à un individu médiocre. Du coup, alors que la Constitution laissait grandement ouverte l’option de nommer un informateur, puisqu’aucun parti politique n’avait la majorité à l’assemblée nationale, Félix Tshisekedi n’avait d’autre choix que de nommer un Premier ministre étiqueté FCC.

Aujourd’hui, le fils du Sphinx de Limete se rend enfin compte du piège dans lequel son obsession pour le pouvoir l’a précipité. Tout ce qu’il entreprend et dont les résultats peuvent contraster tant soit peu avec les actions ou l’inaction de son encombrant allié dans le même domaine insupporte celui-ci qui lui pose aussitôt des peaux de banane afin qu’il trébuche et renonce à s’engager dans la bonne direction. Joseph Kabila était fou de rage de voir Félix Tshisekedi ouvrir un chantier dans l’amélioration des conditions de vie des soldats. Pour Kabila qui piaffe d’impatience de revenir au pouvoir, il s’agit-là d’un danger qui peut rendre Tshisekedi populaire au sein de l’armée. Prévue par la Constitution mais non appliquée par l’administration Kabila, la mise en œuvre de la gratuité de l’enseignement fondamental encore brouillonne insupporte ce dernier au point que ses thuriféraires vont parfois jusqu’à lui en attribuer la paternité lors de leurs sorties médiatiques. Il en est de même des ordonnances nommant de nouveaux hauts commis de l’Etat, bloquées par la seule volonté de Kabila, et des travaux de construction des saute-moutons dans certains sites ciblés de Kinshasa ou encore des succès engrangés soudainement par les mêmes FARDC à l’Est du pays, pour ne citer que ces cas.

Parmi les peaux de banane que Kabila jette sur le chemin de Tshisekedi figure ce que l’on appelle l’indiscipline des ministres et autres hauts commis de l’Etat issus du FCC. Pour s’assurer que ces derniers ne soient pas tentés de désobéir aux ordres de leur chef de bande, celui-ci a pris soin de placer une épée de Damoclès au-dessus de la tête de chacun d’eux. Avant de devenir ministres, il leur a fait signer des lettres de démission sur lesquelles il ne reste qu’à apposer la date et les envoyer au premier ministre à la moindre velléité d’indépendance menaçant ses intérêts personnels. Concernant par exemple les factures relatives au programme d’urgence de 100 jours du président Félix Tshisekedi qui se chiffreraient aux alentours de 500 millions de dollars, Kabila a intimé l’ordre au ministre des Finances de ne pas les honorer contrairement aux appels pressants de Tshisekedi. Certes, dans un rapport publié mercredi 8 janvier dernier, l’Observatoire de la dépense publique (ODEP) indique que [ce programme] a été géré en violation de la loi cadre régissant les finances publiques. L’Observatoire, qui sort ainsi de sa léthargie tout au long de la dictature de Joseph Kabila, « cite notamment des cas de surfacturation ou encore d’opacité dans le processus de passation de marché ». Cela est vrai. Mais la raison de la guerre de Kabila, qui ne s’offusquait pas de telles pratiques, se situe ailleurs. Avec des tels marchés, grande est la possibilité que plus ou moins 200 millions de dollars du montant total reviennent aux décideurs (Tshisekedi et Kamerhe); ce qui leur permettrait de se constituer un trésor de guerre en prévision non seulement de prochaines élections générales mais aussi de l’achat des consciences des uns et des autres; ce qui était et reste la marque de fabrique de la « Kabilie ».

Comme on l’aura constaté, la coalition FCC-CACH n’a de coalition gouvernementale que le nom. Il s’agit en réalité d’un piège permettant à un individu, Joseph Kabila, sa fratrie et sa clientèle de continuer à prendre en otage le destin de tout un peuple. Si la guerre de tranchées actuelle se poursuit, on peut affirmer que Tshisekedi a déjà échoué. Dès lors, une question s’impose: faut-il sauver le soldat Tshilombo? Avant de répondre à cette interrogation, il convient de souligner une supercherie née du régime Kabila. Quand l’homme politique congolais veut se prostituer en matérialisant le diktat de ce dernier au détriment de l’intérêt général, la justification reste toujours la même: éviter la guerre. Kamerhe a trahi l’Accord de la Saint Sylvestre en inoculant cette peur au peuple. En acceptant l’inacceptable, c’est-à-dire le deal lui proposé par Kabila, Tshisekedi a également joué sur cette peur. Quand les ténors de la « Kabilie » vantent la nécessité du tandem FCC-CACH, ils agitent également l’épouvantail de la guerre. Mais personne n’explique qui ferait la guerre et surtout pourquoi. Tout se passe comme si quand on ne fait pas la volonté de Kabila, il faut que la guerre éclate. On va jusqu’à oublier que compte tenu de la nature imprévisible de l’issue de toute guerre, Joseph Kabila pourrait bien laisser sa peau dans un feu qu’il allumerait.

Au sein du FCC, Tshisekedi n’a donc que des alliés aux faux sourires. Dans CACH se cache un caméléon plus proche du FCC, se chuchote-t-on dans certaines allées de la présidence. Faut-il sauver le soldat Tshilombo ou attendre qu’il soit rattrapé par sa trahison? Une chose est certaine. La volonté de Tshilombo de réduire tant soit peu la misère de l’homme congolais ne fait l’ombre d’aucun doute. Rien que pour cela, il faut absolument le sauver. Le sauver, en sabordant la coalition FCC-CACH. Il est vrai que la présidente de l’Assemblée nationale Jeanine Mabunda a déjà brandi la menace de destituer Félix Tshisekedi pour haute trahison si jamais il dissolvait ladite assemblée sans qu’il n’y ait une crise persistante entre l’exécutif et le législatif. La même Jeanine Mabunda qui ne trouvait rien à dire en tant que cadre du PPRD quand Kabila violait systématiquement la même Constitution. Face à l’éventualité d’une destitution, il serait tentant de s’inspirer de l’administration Kabila qui a appris aux Congolais jusqu’où pouvait aller le banditisme d’Etat. Qu’on se souvienne des militants du PALU qui pour sauver le pouvoir de leur champion, le Premier ministre Adolphe Muzito, avaient tout bonnement perturbé les travaux de l’Assemblée nationale. Un tel exploit, les militants de l’UDPS désormais surnommés « Talibans » le réussiraient aisément. Mais on peut faire mieux et de manière plus civilisée que la « Kabilie ».

En Afrique, la formation du gouvernement ne repose pas sur un accord sur un programme à exécuter ensemble. Les partis ayant des idéologies suspendues en l’air et la politique du ventre aidant, le président de république, qu’il soit bien ou mal élu, invite des présidents des partis au festin du pouvoir et le tour est joué. Cela signifie que dans le contexte de l’immobilisme actuel au Congo-Kinshasa, la dissolution de l’Assemblée nationale n’est pas la seule alternative possible. La recherche d’une nouvelle majorité au sein de celle-ci, suivie de la démission du gouvernement et de la nomination d’un autre premier ministre, reste une option envisageable. Mais il y a des préalables à cela. Félix Tshisekedi devrait d’abord s’employer à panser les plaies au sein de Lamuka afin de travailler demain avec ses anciens alliés. Dans l’intérêt de la nation, ces derniers devraient transcender leurs rancœurs et saisir la main tendue du président de la république. Au sein du FCC sommeillent des déçus des oukases de Kabila dans la distribution du pouvoir et donc de la richesse. Tshisekedi devrait les identifier, les approcher et les persuader du bien-fondé de la sortie de l’immobilisme. Pour atteindre ces deux objectifs, il devrait soigner son langage qui n’est pas encore à la hauteur d’un homme d’Etat ainsi que la communication de la présidence laissée à l’UNC lors des négociations avec l’UDPS.

Le pays est à la croisée des chemins. On doit choisir entre l’immobilisme actuel et l’action, c’est-à-dire l’éradication de la grande capacité de nuisance de Joseph Kabila. L’immobilisme semble encore avoir de beaux jours. Aujourd’hui, par exemple, l’idée d’un troc a déjà vu le jour au sein du FCC. Ce conglomérat d’aventuriers serait prêt à exécuter les ordonnances querellées du chef de l’Etat tout en honorant les factures relatives aux travaux du programme de 100 jours. En contrepartie, CACH laisserait libre de tout mouvement Albert Yuma Mulimbi, l’influent patron de la Gécamines frappé d’une injonction judiciaire de ne pas quitter le territoire national depuis le 20 décembre 2019, sur fond d’un scandale de 200 millions de dollars. Il convient de noter ici que la communauté internationale considère ce dernier comme le pivot du système mafieux mis en place par Joseph Kabila.

Les animaux politiques congolais et les diverses associations œuvrant pour l’émergence de la bonne gouvernance devraient comprendre qu’en cas de duel frontal entre Tshisekedi et Kabila, aucune puissance mondiale ne se rangerait derrière ce dernier dont la médiocrité et le haut niveau de prédation ne sont plus à démontrer. Ils devraient également comprendre que si Tshisekedi gagnait seul le combat qui l’oppose à son encombrant prédécesseur, grande serait la probabilité de l’instauration d’une nouvelle hégémonie ethnique. Contraint de mieux assurer sa sécurité dans le contexte difficile ci-dessus, Tshisekedi est déjà en train de mettre en œuvre sa garde républicaine à lui. En dehors de tout contrôle des représentants du peuple. Comme ce fut le cas sous Mobutu et les Kabila. N’est-ce pas ainsi que se fabrique les tyrans en Afrique sub-saharienne? A moins de disposer d’un autre plan plus opérationnel et bénéfique pour le peuple, sauver le soldat Tshilombo va de l’intérêt et du devoir de la nation entière. Rester à l’écart comme spectateur dans l’espoir de se réjouir de la chute de Tshisekedi parce qu’il aura accepté que le despote Kabila vole pour lui la victoire électorale d’un autre équivaudrait à apporter de l’eau au moulin du despote.

 

Par Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo

23 thoughts on “Faut-il sauver le soldat Tshilombo?

  1. @Mpangi Mayoyo,
    On ne peut pas sauver un soldat qui ne veut pas être sauvé.
    Quand on bloque toute une rue parce que Maman déjeune dans un restaurant du coin, on est plus un soldat. On est juste un ……
    Beeh, beeh, beeh…..

  2. Cher MBTT,
    Votre analyse pertinente rejoint celle de Hubert LeClercq dans Libre. Lire en cliquant ci-dessous:
    https://afrique.lalibre.be/46186/rdc-les-deux-travaux-de-tshisekedi-dissoudre-lassemblee-nationale-et-neutraliser-yuma/
    En effet, Felix Antoine Tshilombo doit assume le (moindre) courage de s’emanciper en se debarrasant de l’ombre de la bande FCC et sa « petite autorite tres immorale » de Kingakati que finance le mafiosi Israelien Dan Gertler par le biais du planton Kabiliste Albert Yuma.
    Mais ce serait sans compter aussi avec l’ombre du mole Kamerheon, un margoulin detourneur de deniers qui controle la communication presidentielle et medias (et le Budget) a travers ses ministres-UNC.
    Pauvre FaTshi, lui qui croit avoir un (semblant de) pouvoir.

    1. Cher Norbert,
      Merci de m’avoir recommandé la lecture de cet article dont la conclusion abonde dans le même sens que ma lecture de la situation politique congolaise issue d’un deal entre deux traitres, Joseph Kabila et Félix Tshisekedi : « La République démocratique du Congo est plongée dans une zone de turbulence inévitable qui inquiète ses voisins et tout le continent africain. Une instabilité née d’un scrutin honteux et d’une alliance intenable entre deux clans qui ont pensé qu’ils pouvaient imposer leur choix inique au monde entier ». S’il ne prend garde, Félix Tshisekedi risque de finir comme son père, plus d’une fois éphémère Premier Ministre tout au long de la démocratisation sous le dictateur Mobutu.

  3. Talibans et Mpangi même combat. Mr Mayoyo, la haine que nous éprouvez envers Tshisekedi Felix devient pathologique, je ne sais pas si ça se soigne !!, mais ça devient préoccupant. Votre côté donneur de leçon est tout simplement agaçant. Vous êtes imbu de vous même, suffisant, immodeste. Vous n’êtes passionné que par la politique politicienne. Redresseur de torts, il n y a que Fayulu et Muzitu qui trouvent grâce à vos yeux pour des raisons qu’on peut deviner aisément.

    1. @ OEUIL DU CYCLONE (OU DE L’ENFER),
      MBTT NE FAIT QU’ETALER DES EVIDENCES. LA VERITE TE BLESSE!!
      TU VOIS LA HAINE ANTI-FATSHI DANS TOUTES REACTIONS SUR CE SITE QUI N’ENCENSENT PAS TON IDOLE. LUI QUI AVEC SON DIR-CAB VIENENENT D’ENGLOUTIR $180 MILLION DE DOLLARS, SOIT PLUS DE 200% DE DEPASSEMENT DE BUDGET DE LA PRESIDENCE EN 2019, SELON LES DONNEES EMMANANT DU MINISTRE(-UNC) DU BUDGET.
      AS-TU DIT « PEUPLE D’ABORD »? OU PLUTOT VOYAGES, LUXE, ET JOUISSANCE D’ABORD POUR TON IDOLE PRETENDU-PRESIDENT.
      ACCUSERAS-TU L’UNC JB MBAYO DE HAINE ANTI FATSHI-KAMERHE?

    2. L’œil du cyclone,
      Je pense que vous savez utiliser le moteur de recherche de ce journal. Pour ne citer qu’un exemple, rentrez-y le titre suivant : Fayulu, taisez-vous SVP ! Vous allez vite vous rendre compte de vos inepties. Pour le reste, force est de noter que dans votre sortie, vous ne vous attaquez à aucune affirmation et à aucun argument de mon texte. Cela signifie que c’est du béton pour vous. Du béton, pas à la Fatshi-Béton qui, confronté à son pacte avec le Diable, souffle le chaud chaque fois qu’il est à l’extérieur des frontières nationales et le froid, chaque fois qu’il revient au pays ; ce qui constitue une preuve manifeste d’indécision. Alors, continuez à ouvrir votre « œil de cyclone » en étalant vos faiblesses intellectuelles au grand jour dans un espace bien nommé « Opinion & débat ». Et tout le monde saura qu’en fait de cyclone, vous n’avez même pas la force d’une petite tempête tropicale.

      1. MAYOYO et son arrogance !
        « … [Félix] qui confronté à son pacte avec le Diable, souffle le chaud chaque fois qu’il est à l’extérieur des frontières nationales et le froid, chaque fois qu’il revient au pays ; ce qui constitue une preuve manifeste d’indécision », écrit Mayoyo le 3 février. ———– TROIS JOURS APRÈS le même Mayoyo s´est transformé en porte-parole de Félix qui a désarmé GLM… Comme pour donner raison à L´oeil du cyclone qui lui disait exactement : « Vous êtes imbu de vous même, suffisant, immodeste. »

    3. @l’oeil du cyclone(ravageur du Congo).
      Si vous y idolâtrez,FATSHI, vous exercez votre droit. Reconnaissez aux autres Congolais le droit de critiquez Félix, en sa qualité de politicien et de PR de fait du Congo.
      Dans cet article, MBTT est de mon de vue, gentil avec Félix. Comme la plupart des Congolais, Mayoyo a fait le deuil des élections chaotiques de 2018. Il a accepté l’inacceptable. Il demande aux Congolais de sauver celui qu’il appelle le soldat Tshilombo. Il ferme les yeux sur la roublardise de Félix. Il ne fait pas cas de la situation socio-économique du peuple congolais toujours préoccupante. Quand il parle des victoires soudaines des FARDC à Beni,cela peut paraître comme une insulte à nos compatriotes de là-bas.L’armée a déployé des grands moyens à l’Est. Elle crie: »victoire »!. On a jamais vu les cadavres des ennemis, ni leurs prisonniers de guerre, sauf quelques vieilles armes individuelles rouillées, exhibées devant les caméras.Et pourtant,depuis novembre,les ADF ont massacré avec l’arme blanche près de 300 Congolais.Les armes blanches tuant plus que les armes à feu.La semaine passé,Beni pleurait ses morts,Félix recevait les voeux du Corps diplomatiques à Kinshasa. Vraiment! . Un esprit aussi exercé comme Mayoyo sait cela,mais il soutient que Félix a engrangé des victoires à l’Est.
      La main tendue de Félix à Lamuka,ne va pas au de là du du verbe. Il sait le mal qu’il a fait à Lamuka. Il clame qu’il doit son pouvoir, non à un individu, mais au peuple et à Dieu. Il est le seul patron. Même si dans la réalité ,c’est pas vrai.
      Cette garde républicaine tribalo-ethnico-régionalise en gestation, rappelant la DSP et GR de triste mémoire,est-ce une bonne chose? Et ce népotisme, tribalisme, régionalisme et clientélisme à la présidence de la République sous Félix,est-ce un signe de la bonne gouvernance? Et cet enrichissement sans cause, ces détournements, des marchés publics de gré à gré confiés à des proches. Ces délégations pléthoriques de Félix à chacun de ses déplacements à l’étranger avec des factures non payées des hôtels. Tout ça est en contradiction avec la fameuse bonne volonté de Félix de changer les choses au Congo.
      L’allié encombrant est rendu responsable de nos misères. Mais Félix est-ils toujours saint?

      1. Cher kolomabele,
        Comme vous l’écrivez si bien, je suis gentil avec Félix Tshisekedi. En peu de temps, il a commis d’énormes fautes dont celles que vous soulignez à juste titre et qui sont en contradiction flagrante avec ses slogans : « Le peuple d’abord » et « construire l’Etat de droit ». A cet égard, on peut dire qu’il ressemble à son père qui fut un véritable « Gaston Lagaffe » tout au long de la démocratisation sous Mobutu. Mais j’ai bien écrit ce qui suit : « A moins de disposer d’un autre plan plus opérationnel et bénéfique pour le peuple, sauver le soldat Tshilombo va de l’intérêt et du devoir de la nation entière ». Et je l’ai déjà écrit, la meilleure des solutions serait un coup d’Etat qui viendrait neutraliser les deux traitres que sont Félix Tshisekedi et Joseph Kabila.

      2. kolomabele
        Vous écrivez : « Si vous y idolâtrez, FATSHI, vous exercez votre droit. Reconnaissez aux autres Congolais le droit de critiquez Félix, en sa qualité de politicien et de PR de fait du Congo. »
        1. En aucun endroit, l´oeil du cyclone montre qu´il idolâtre.
        2. Votre division entre ceux qui idolâtrent et ceux qui critiquent montre déjà combien votre avis est trop subjectif.
        3. Félix est Président de droit. Il n´y a pas de honte à l´admettre.
        4. Vous n´avez pas l´exclusivité des infos sur BENI.
        5. « Il [Félix] sait le mal qu’il a fait à Lamuka. » : Vous racontez votre histoire falsifiée. C´est un tel bavardage que vous appelé critique ? Muzito de Lamuka a été on ne peut plus clair : « Félix était le grand favori, notre candidat… C´est un garçon honnête… Il a été correct avec nous… ». Par contre, Fayulu n´a pas pu répondre à la question sur ce qu´il avait dit à Félix à l´hôtel avant le vote à Genève.
        6. « Cette garde républicaine tribalo-ethnico-régionalise en gestation » : C´est ça que vous appelez critique (cf. Point 1) ?

      3. MAYOYO le véritable GASTON LAGAFFE !
        « La MEILLEURE des solutions serait un coup d’Etat qui viendrait neutraliser les deux traitres que sont Félix Tshisekedi et Joseph Kabila. » Ki MEILLEUR ebeba na ngo eee! Légèreté ya MGL (Mayoyo Gaston Lagaffe) n´étonne plus.

  4. # Le refrain de « la haine et la jalousie envers Tshisekedi un mystère insondable pour moi !
    # Kambila du FCC ex–dircaba de ‘JK’ traite le président Tshisekedi « d’ncompétent »; Sele Yalaguli ministre des Finances trouve les chiffres de réalisation de travaux de 100 jours fournis par le Dircab Kamerhe inexacts sinon mensongers (moins de 50 % au liieu de plus de 65% brandis). Ici je vois régulièrement revenir des curieux reproches e « ;haine et jalousie&
     » dans la bouche de gens pourtant sensés qui mélangent allégrement le privé et le public à l’encre de leurs contradicteurs . J’aii beau chercher la raison de ce facile mélange de genres que je me rabats à interroger ces deux cas.. Comment en effet un citoyen va fuliminer de la haine et se consumer en jalousir envers son PR avec qui il ne partage pas les memes rôles , la même vie privée et sociale (professionnelle).
    # Nous condamnons à raison notre classe politique tant elle est médiocre mais à voir les deux genres d’arguments, je me dis qu’ici ce sont les politiques qui ont été conséquents à utiliser une approche objective et adaptée et nos concitoyens intellectuels y vont par une voie sentimentale voire passionnelle. Les jugements d’incompetence et d’inexactitude des comptes  peuvent etre démontrés objectivement mais comment fait-on pour caractériser haine et jalousie dans la gestion de l’État sinon en les recouvrant d’une ferveur militante inconditionnelle qui à cours d’arguments pour défendre une réalité qui contredit les sympathisants et les renvoie à la sphère du privé qui n’;a pas sa pllce ici.
    Et voilà nos militants faire preuve de bien pire que la haine et la jalousie qu’ils voient chez ceux qui à la limite rendent si facilement Tshisekedi responsable de tout ce qui ne va pas bien loin si à la place on leur oppose aussi gratuitementl u en aveuglement de la haine et de la jalousie. Celebrer leur Moise en le louant en un DIeu infaillible : Une erreur de doctrine et de pratique qui ne vaut pas davantage.; Et voilà des miltants à qui l’on pardonnerait volontiers leur ferveur devenus à leur tour des simples sectateurs fanatiques, tout ce q’;ils reprochent en face , la haine et la jalousie participant de la banale chronique familiale plutôt que dwun jugement crédible de la gestion publique…

    1. NONO,
      x peut être un « mystère insondable » pour quelqu´un qui est lui-même victime d´un subjectivisme aveuglant, de la puissance de la passion.
      1. Déjà le fait de faire croire qu´il n´y a pas de posts qui illustrent la haine et la jalousie n´est pas sérieux. Vous pouvez tout au moins dire que x-post ne la/les reflète pas.
      2. Il y a manque de sérieux aussi dans la mesure où vous pratiquez vous-même la logique dudit reproche (de la haine et de la jalousie) que vous prétendez rejeter. Tenez : Quiconque n´approuve pas une ‘critique’ faite à Félix est plus d´une fois qualifié de fanatique ici. Sans que Nono ne s´offusque et ne parle de « mélange facile ». Quelques jours avant la rencontre de Genève, j´émettais des doutes sur Matungulu et Katumbi dont Nono citait les propos avec allégresse. Ce dernier (NONO) n´avait pas hésité de me balancer tout de go: « Je comprends, vous êtes luba ». Une affirmation gratuite, sans lien logique, sans fondement rationnel. Que venait faire une appartenance ethnique dans notre débat ? « Mélange facile » ! C´est exactement la MÊME ÉNORMITÉ QUE MAYOYO balança à l´égard de Mwamba (Mwamba mentirait parce qu´il a un nom luba). Ce n´est pas parce que Nono ne voit pas et donc ne s´inquiète pas de ce que cette bêtise de Mayoyo peut signifier que celle-ci devient critique rationnelle. Le même Nono, dans son long commentaire sur le passage de Félix à Paris, a été silencieux sur les actes de violence des soi-disants résistants contre d autres Congolais. À l´évocation de cette barbarie, Nono affirma en guise de réponse : Celui qui a été victime n´a qu´à aller en Justice. C´était dit sans la moindre indignation d´un intellectuel supposé honnête. L´indignation, Nono l´exprima, par contre, avec fougue quand les policiers stoppèrent les partisans de Fayulu qui voulaient marcher le 17 janvier. Sans doute, l´indigné et le révolté Nono n´avait plus à l´esprit sa réponse au sujet des victimes congolaises de Paris. Nono eut même à décrire ces partisans de Fayulu comme d´ »HONNÊTES citoyens » qui voulaient seulement marcher. Mais lorsque ces « honnêtes » citoyens avaient chanté lors d´un meeting à Sainte Thérèse « boma muluba, tika nyoka », on n´avait pas entendu Nono. Encore un mystère insondable ?

  5. Cher Maypyo,
    # Il y’a maintenant quelques mois que dans un commentaire j’avais plaidé moi aussi de « sauver le soldat Tshilombo ». Je me disais alors qu’à tenter de faire quelque chose dans ce contexte de blocage et d’immobilisme qui ne dit pas son nom c’était là un chemin possible, agir sur Tshisekedi l’une des parties prenantes. Sauver le soldat Tshilombo cest dabord l’aider à se débarrasser du sinistre  ‘JK’ son diabolique partenaire, ‘l’homme venu d’ailleurs’ qui est encore et toujours là pour enterrer ce pays à son profit et celui de ses commanditaires. Mais Tshisekedi vient encore de proclamer son voeu de continuer l »aventure et le moins qu’on puisse deviner est que sa parole ne dit pas exactement sa pensee; de la tactique mais jusu’où ?
    # A l’l’époque j’avais indiqué quil passerait mieux par une alliance avec ses anciens compagnons de l’oppodition, Lamuka, Fayulu….
    Je renouvelle ma proposition maintenant qu il est aussi question d’electiions anticipées après une éventuelle dissolution.
    Tshisekedi se laissera-t-il « sauvé » en acceptant cette voire ? Dans tous les cas dans le contexte qui est le sien, ligoté et rendu inefficace par un entourage pas toujours très avisé et un partenariat assassin, je ne vois pas comment il s’en sortirait autrement.
    La suite…

    1. Cher Nono,
      L’immobilisme est une réalité. En sortir est une impérieuse nécessité pour la nation. Il n’y a que deux moyens d’en sortir. Félix Tshisekedi doit tuer son père Joseph Kabila ou disparaitre politiquement avec lui à la suite de l’émergence d’un troisième homme. En soufflant le chaud chaque fois qu’il se trouve en face des Talibans à l’extérieur du pays et le froid quand il se retrouve au pays si proche de son père, Félix Tshisekedi cherche sans doute le meilleur moment de tuer ce dernier avant que lui-même ne soit tué ou emporté par un tel parricide. Une chose est certaine, la longévité du mariage FCC-CACH signerait la mort politique de Tshisekedi et de l’UDPS. Il le sait, les puissances occidentales qui lui déroulent le tapis rouge ne mettront pas la main à la poche tant qu’il ne se sera pas débarrassé de la si forte et nauséabonde odeur de son père Joseph Kabila.

      1. @Mpangi Mayoyo,
        On ne tue pas un père, celui qui vous a nommé président de la république, qui vous nourrit, vous permet de voyager en jet privé, loger dans des hôtels de luxe…qui a fait de vous et des vos proches des riches… en seulement quelques mois. Un tel père mérite obéissance et soumission. A moins d’être fou.
        Autre chose, les puissances occidentales ne sont pas contre Joseph Kabila. Tout au contraire. Sinon, elles auraient laissé le consortium de journalistes qui avait hacké le serveur de la CENI tout balancer sur les réseaux sociaux…Les puissances occidentales sont les premières alliées de cette nouvelle imposture appelée avec grandiloquence alternance. Business is business.

  6. # SI « sauver le soldat Tshilombo » n’était pas tant une option plutôt qu’une nécessité patriotique dans ce Congo de 2020 dont le peuple attend tant ?
    Je viens de lire une tribune de Beltshika qui dit que « le Congo n’est pas une salle fe boxe et le peuple Congolais un putching ball.Je le paraphraserais a ma façon : après 60 ans de souveraineté le Congo n’est plus aux temps d’essais et erreurs iteratifs mais à l’action à impact durable…
    # Un an après son arrivée, notre Président se convaint et veut nous convaincre qu »l fait tout bien ou presque, qu’il a placé le pays sur les bons rails et dans la population beaucoup de ceux qu lui sont fidèles ont tendance à louer inconditionnellement sa gestion souvent jusqu’à prendre ceux qui lui sont critiques pour des ennemis qui s »acharnentqqq injustement contre lui. Il y’a certes parmi nous des extrêmes sur tous les bords, des inconditionnels  voués à Tshisekedi quoi qu’il fasse mais ayssi eb face ceux qui lui sont irrémédiablement opposés,. Des raisons sentimentales à la limite des coterie ou oppositions tribales, idéologiques ou autres peuvent expliquer telle attitude mais quel pourcentage représente dans la population ces citoyens avec cette position aussi tranchée ? Je n’ai aucun outil pour le mesurer et surtout je veux croire que bien de nos compatriotes veulent juger le président et son équipe à l’aune de leurs réalisations tant pout tous l’ntérêt commun du pays seul présidé a leurs appréciations.
    # Alors quels sont les résultats de Tshisekedi après un an de pouvoir ? Mitigé, dirons-nous, ;pour ne fâcher parsonne, dans tous les cas, personnellement je ne voterai pas pour un bilan globalement positif. Les points positifs sont connus, plutôt que les nommer, je préfère dire qu’il y’ a encore beaucoup d’annonces et de promesses en cours de réalisation laborieuse ou dont on ne voit pas pour le moment le potentiel de réalisation. Les secteurs prioritaires à cibler pour un changement indispensable sont aussi connus, :.la lutte contre la corruption, l’impunité, le clientélisme , le népotisme et autres, la réforme urgente du secteur judiciaire, de la Ceni et de la CC, la moralisation et l’optimisation du secteur économique notamment minier et les moyens et la volonté pour la sécurité qui manque tant d »abord à l’Est, etc, etc…
    # Enfin Il y’a une lourde hypothèse politique qui dépend des hommes et au sommet d’une coalition au pouvoir handicapante.
    Au vu de tous ces.attendus pouvons-nous dire qu’aujourd’hui tout va pour le mieux dans le monde de Tshisekedi ? Je ne le crois pas fût-ce au vu du spectacle que nous offre la coalition CACH-FCC qui le jour se chamaille et la nuit.Se raboboche. Et que dire du panier.de la ménagère qui se ratatine jour après jour ? Il faut sauver le soldat Tshilombo pour tenter d’arrêter le cycle înfernal.et.comment.d »autre sinon en nous.constituant en soutien derrière lui en peuple majoritaire pas seulement en Talibans paetisans. Lui conseiller de trouverd’urgence l’intelligence, le courage et tous les moyens de se séparer de son encombrant partenaire. La dissolution.du Parlement ; pourquoi pas
    Etc, etc….
    La suite….

    1. Cher Nono,
      Tshisekedi est arrivé au pouvoir dans les conditions honteuses que tout le monde connait à commencer par lui-même. Contrairement à ce qu’affirme Jo Bongo, « On ne tue pas un père, celui qui vous a nommé président de la république », le premier combat que mène Tshisekedi est celui du devoir d’ingratitude envers son père Joseph Kabila. Thsisekedi se bat contre l’influence néfaste de ce dernier dans la conduite des affaires de l’Etat. Tshisekedi a déjà tapé avec succès sur un grand client de Kabila, son dauphin ou, mieux, sa carpe Ramazani Shadary. Aujourd’hui, les bonzes du FCC qui s’amusaient à conserver et à voyager avec leurs passeports diplomatiques ont commencé à les rendre d’eux-mêmes. Ils sentent le vent tourner et ils proposent même Janine Mabunda comme victime expiatoire pour que se maintienne le mariage FCC-CACH. Le 4 février dernier, le pouvoir de Tshisekedi a récupéré le matériel militaire que Joseph Kabila gardait comme un patrimoine privé dans le domaine GLM à Kinshasa. Il s’agissait de plusieurs hélicoptères et chars de combat, des missiles et autres arsenaux de guerre. L’intérêt de la nation est d’accompagner Tshisekedi, nonobstant sa traitrise lors des élections, à aller de l’avant de manière à gagner ce combat afin de mettre son père hors d’état de nuire. Se conduire comme le MLC de Jean Pierre Bemba qui cherche aujourd’hui un rapprochement avec le Front commun des corrompus (FCC) en vue d’un partage du gâteau au cas où Tshisekedi était éliminé par le FCC, c’est hypothéquer davantage l’avenir de notre nation. Aujourd’hui, par exemple, la hausse des prix des denrées de première nécessité à Kinshasa est le résultat de la spéculation des sociétés d’Olive Lembe Kabila. Il va sans dire qu’entre Tshisekedi et Kabila, le choix de tout Congolais soucieux du devenir de son pays devrait être clair.

      1. Cher Mayoyo,
        Un petit détail : ces hélicoptères et chars de combat, ces missiles et autres arsenaux de guerre qui étaient à la GLM sont pour la plupart obsolètes. Ils ne peuvent plus servir à grand chose. Toyebi.
        Qu’il commence par faire l’inventaire des armes et des militaires qui sont à Kingakati.
        Vous parlez de  » pouvoir de Tshisekedi  ». Savez-vous, au moins, qu’il y a un pouvoir bicéphale au Congo actuellement, par la force d’une coalition CASH-FCC ? Comment pouvez invoquer un pouvoir de  » Tshisekedi  » ? Qui contrôle réellement l’armée, la police, les services de renseignement et l’Assemblée nationale, le Sénat, les exécutifs provinciaux, etc…? C’est le pouvoir de Tshisekedi ? Etes-vous sérieux ?
        Avez-vous déjà vu un président de la république, avec un pouvoir, qui nomme des mandataires de – probablement – la plus grande entreprise publique mais dont la décision est contestée par un ministre ? Avez-vous déjà vu un président de la république, avec un pouvoir, incapable de changer la chaine de commandement de l’armée mise en place par le président sortant et dont on sait – le président entrant le premier -qu’elle est contrôlée par des officiers rwandais ?
        Au fait, pourquoi ce président, avec son pouvoir, ne prend pas des mesures immédiates pour neutraliser -d’après votre affirmation, les spéculations des sociétés d’Olive Lembe Kabila ? Quand on sait que c’est le  » Peuple d’abord  ». Hein Mpangi, il est où ce pouvoir ?
        Tous les congolais rêvent de voir Kabila très loin des affaires du Congo. Bien évidemment, le choix est clair. Mais il y a un congolais qui se ferait harakiri pour que cela n’arrive pas. C’est F.A Tshilombo. Kabila est son allié. C’est lui-même qui le répète à chaque occasion. Ngai ya batu te.
        Alors ? Comment va pas quoi ?
        Tala ku nseki, tala ku mamba !

    2. NONO
      « … pas seulement en Talibans paetisans » :
      Si vous usez de votre liberté pour qualifier les autres ainsi, pourquoi vous irritez-vous quand eux aussi usent de leur liberté pour parler de « haineux et jaloux » ? Aveuglément ?

      1. Compatriote Procongo,
        Désolé, je ne crois pas qu’un seul de vos arguments mérite une réponse : tout celui qui a un peu de jugeote et la cale sur quelques valeurs aura compris qui d’entre nous deux passe un réel message et qui s’exerce pathetiquement à parler pour parler.
        Par exemple, vous n’êtes pas sans savoir que l’appellation ‘Talibans’ existe sur la scène sans moi, pas besoin de mon imprimatur pour la décoder tandis que ‘haineux et jaloux’ sortent de la bouche de quelques uns pour qualifier les autres d’un mal qu’on a du mal à voir, imaginaire.
        Voilà cette différence de traitement de la situation entre nous deux peut-être trop subtile et trop droite à comprendre pour un homme qui n’a que des djalelos à nous livrer. Moi ça ne m’intéresse guère….

  7. MAYOYO et sa logique « FUFU MUNENE, MUSUNI MUKE » (beaucoup de paroles, faible fondement rationnel).
    1. Le titre est pathétique ! Ce Mayoyo que nous n´avons pas encore totalement sauvé de la dépression depuis janvier 2019 azui déjà mukusa ya kozala sauveur des autres !
    2. L´introduction du texte est catastrophique ! Mayoyo tient pour évident ce qu´il doit démontrer. N´ayant rien démontré, la conclusion « Félix était obnubilé par le pouvoir » est dénuée de fondement rationnel. Félix était le grand favori de ces élections selon les sondages et l´opinion générale, voire le meilleur candidat selon les propos de Muzito lui-même. Et l´attitude du peuple l´a confirmé après les élections. Malgré l´organisation problématique des élections, la ‘logique’ aux présidentielles a été respectée. Mayoyo qui prétend se soucieux de la volonté du peuple reste silencieux ici et ailleurs dans son texte sur l´engagement de Genève à organiser les élections après 2 ans (pour Bemba et Katumbi ? Pas d´obnubilation ici ? Et Fayulu qui trahissait Félix en lui tenant un discours mensonger à l´hôtel – ce qu´il appela audacieusement stratégie -, ce n´était pas être obnubilé par le pouvoir?).
    2. Kabila a organisé les élections, a raflé selon son plan des sièges à l´Assemblée. Le peuple qui ne voulait pas lui laisser les pouvoirs a aussi péché dans ses choix. Ce n´est pas la faute de Félix.
    3. « Aujourd’hui, le fils du Sphinx de Limete se rend enfin compte du piège…  » : Aujourd´hui ? Faire croire que Félix est si bête qu´il ne savait pas ce qu´est le Fcc est une illusion qu´on entretient pour rendre ses récits un peu intéressants. Mais c´est le même Félix qui, à la différence d´’éminents’ professeurs qui ne savaient quelle consigne donner à leurs électeurs, a eu la lucidité d´exiger les élections avec ou sans la MAV. Et l´article de BAW sur Henri Magie montre que les conséquences de cette formule sont catastrophiques pour Kabila.
    4. « Quand l’homme politique congolais veut se prostituer … au détriment de l’intérêt général, la justification reste toujours la même: éviter la guerre. » Ou la balkanisation. Pour des raisons qu´on peut deviner, Mayoyo a bien omis de citer ceux qui « inoculent la peur » de la balkanisation sur fond de calculs politiciens.
    5. « Tout se passe comme si quand on ne fait pas la volonté de Kabila, il faut que la guerre éclate » : En même temps quand on est en face de quelqu´un présenté comme psychopathe et qui a de main de fer dirigé pendant 18 ans en s´appuyant sur un grand arsenal militaire, on n´a pas tort de prendre en compte ce risque.
    6. « ls devraient également comprendre que si Tshisekedi gagnait seul le combat…, grande serait la probabilité de l’instauration d’une nouvelle hégémonie ethnique » »: Voilà MAYOYO qui, comme les politiciens (cf. le point 4) qu´il vient de critiquer, INOCULE LA PEUR. Nous n´avons pas vu des exactions contre les autres ethnies dans les Kasai après la victoire de Félix, le tshiluba n´a pas remplacé le swahili dans beaucoup de postes de service… Et ce n´est pas Mwamba qui a menacé Mayoyo dans un débat ici, mais plutôt Mayoyo – et ce piteusement ! – en arguant que Mwamba mentait parce qu´il avait un nom luba.
    7. « … il aura accepté que le despote Kabila vole pour lui la victoire électorale » : Le texte finit tel qu´il avait commencé. En prenant pour évident ce qu´il faut rationnellement démontrer. Le concerné Fayulu – l´homme qui avait pour mission commando de faire boycotter la MAV pour obtenir la transition avec Kabila – a été sur les chaînes internationales revendiquer la victoire sur base, euh, de la MAV. À la question sur les preuves de sa prétendue victoire : il vacille: Il avait des milliers des témoins (Ah bon!) ; puis cela devient : il a les preuves de la Cenco, il y avait des fuites… Bon, heureusement que lui-même ne croit pas à ce qu´il dit. Pour le reste, Félix a d´énormes défis, des adversaires dangereux et dans la coalition Cach-Fcc, et dans Lamuka. À lui de bien ‘jouer le jeu’ selon les renseignements à sa portée et sa connaissance des acteurs… pour le bien du Congo et de tous les Congolais.

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