La Sucrerie de Kiliba compte produire 2.000 tonnes dès janvier 2020

M. Sanjeev Misnra, directeur des finances de la Sucrière du Sud-Kivu basée à Kiliba, a fait savoir que leur entreprise compte produire 2.000 tonnes de sucres d’ici janvier 2020, après 26 années d’arrêt de production. Il a fait cette annonce, vendredi 22 novembre, à l’issue d’une audience lui accordée par le Premier ministre, Sylvestre Ilunga Ilunkamba.

M. Misnra a profité de l’occasion pour solliciter l’accompagnement du gouvernement dans la relance des activités de la sucrerie, précisant qu’après la tentative de relance intervenue en 2011, la société fonctionne actuellement grâce au partenariat conclu entre le gouvernement de la RDC et la Société Super GROUP.

Il a laissé entendre que pour l’instant, la direction de l’entreprise s’est assignée comme objectif de produire la canne à sucre dans 6.400 hectares de terres que possède la société.

« L’usine est en pleine réhabilitation. À ce jour, 1.250 hectares sont déjà cultivés. Et d’ici le mois de janvier 2020, la première production de sucre sera de 2.000 tonnes », a-t-il déclaré en substance, ajoutant que dans la concrétisation de cette ambition, le projet est capable d’offrir de l’emploi à plus de 3.000 Congolais et créera d’autres activités connexes dans cette province.

Jadis, a dit le directeur Misnra, la sucrerie de Kiliba avait contribué à l’économie de la RDC pour sa qualité. Sa production était si importante que l’usine employait jusqu’à plus de 4.000 personnes.

Les villageois vivaient bien jusqu’au jour où la sucrerie a été pillée et démantelée pendant la guerre de 1996, et où les champs de canne à sucre ont été dévastés.

ACP/

4 thoughts on “La Sucrerie de Kiliba compte produire 2.000 tonnes dès janvier 2020

  1. « Les villageois vivaient bien jusqu’au jour où la sucrerie a été pillée et démantelée pendant la guerre de 1996… ». Pillée par qui ? Pourquoi ne mentionne-t-on pas les agresseurs rwandais? Jusqu’a quand les dirigeants congolais seront-ils complaisants dans le dossier de cette agression ?

    1. # « Jusqu’à quand les dirigeants congolais seront-ils complaisants dans le dossier de cette agression ? », dites-vous, cher Mayoyo.
      Souvenons-nous que lorsqu’à la veille des élections de 2006 qui ouvraient la voix à ce qu’on appelle IIIème République au sortir de la transition post-conflit certains Congolais ont commencé à verbaliser ouvertement leurs doutes sur l’identité de ‘JK’, ils ont subi des menaces internationales (Louis Michel en était le principal agitateur) pour crime de « congolité » (qui renvoyait à l’époque à « l’ivoirité » coupable selon eux des ‘progroms’ en CI).
      Constatons aussi ce que vous rapportez est la pratique de presque tous nos grands leaders politiques : tout en étant convaincus de l’origine rwandaise ou tout au moins de son passé obscur (via le Rwanda et la Tanzanie) de ‘JK’, ils n’ont jamais le courage (l’audace ou la témérité ?) de poser publiquement la question. C’est par exemple le cas d’Étienne Tshisekedi qui disait plus que confidentiellement « zongisa ye na Rwanda » mais n’avait jamais mis la problématique sur le devant de la scène.
      # Comment l’expliquer ? La peur de subir l’embargo de la Ci et/ou les foudres d’un Rwanda pris pour une puissante tutelle de notre pays ? Un relent d’élégance à considérer que tant qu’à battre ‘JK’ il le fallait sur des sujets autrement nobles qui emportaient son audience sur l’électorat Congolais ?
      D’autres évoquent des ‘âmes’ de « collabos » incapables de courage pour défendre la souveraineté, juste faits pour se servir en recevant leurs primes de complicités ; etc, etc…
      # Bien sûr, je me hasarde à rechercher des explications et non à trouver des justifications mais un fait demeure : le peuple Congolais dans sa majorité sauf dans sa diaspora, semble avoir été, est conditionné je ne sais par quel obscur sortilège à cette passivité coupable, une curieuse démission à ne pas voir et ne jamais poser ouvertement le problème de cette agression.
      Tenez, là ou ailleurs on en ferait une arme pour imposer un voisinage conditionnel, notre nouveau PR en a fait une faiblesse pour ‘mendier’ la paix chez ces voisins agresseurs, le Rwanda, l’Ouganda… Hier c’est ‘JK’ qui aux premiers lendemains de son pouvoir en 2001 (lui on le comprend) a retiré de la CIJ la plainte déposée par son prédécesseur contre le meurtrier et pillard agresseur rwandais, aujourd’hui c’est Tshisekedi qui se permet de négliger les 10 milliards de dollars que l’Ouganda nous doit en négociant de façon opaque des arrangements à l’amiable, de plus aujourd’hui il décide même de réintégrer les rebelles du M23 dont tout le monde sait qu’ils sont presque tous des Rwandais comme Nkundabatware, Ntaganda et d’autres. Quel peuple, quelle classe politique ?
      # Jusqu’à quand ? Je ne sais et n’ai donc de réponses à apporter ici mais mon vœu est bien sûr qu’un jour il nous faut sortir de ce défaitisme combien coupable et combien préjudiciable pour notre pays. Et surtout des politiques plus convaincus et audacieux à défendre notre pays, l’agression subie n’est point une fable…

      1. PS
        Alors qu’il s’était engagé publiquement lors d’une interview à la presse française ne ne pas vouloir « fouiner dans le passé » à une question sur l’impunité des crimes commis sous le régime précédent, notre Tshilombo National a évoqué vaguement lors de son adresse à la diaspora à Paris « la possibilité de créer un jour un tribunal local pour juger les crimes commis au Congo ». Qu’il déclare ne pas s’en occuper personnellement en tant que PR et laisser « les spécialistes » le mettre en place, on peine à trouver la logique entre ces deux déclarations et surtout s’il y’aura là place à des crimes d’agressions des voisins…
        Une regrettable impression de ne pas prendre conscience de a ‘gravité’ des crimes eux-mêmes, des suites judiciaires indispensables dans un État de droit et des droits des victimes, y compris le pays…

  2. @Mpangi Mayoyo,
    Le Préso no. 2 a dit qu’il ne fallait pas fouiner dans le passé. Ce qui explique cette forme de complaisance. Il ne faut surtout pas enquiquiner nos frères bien-aimés rwandais qui ne nous veulent que du bien. Pour vous en rendre compte, il suffit de compter nos dirigeants qui ont pour épouse ou 1èr bureau… une hirondelle…

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