6 thoughts on “« RDC-Horizon 2023 » / MONUSCO, M23, Etat de droit: comprendre les enjeux

  1. AU PASSAGE, UN MOT, UNE DIGRESSION SUR LA MONUSCO ?!
    Dans l’équation de la grogne meurtrière de la population contre la Monusco, il y’a une variable essentielle à interpeller, la stratégie propre de l’Onu qui sous-tend ses forces de maintien ! C’est elle qui l’a poussée à prendre trop de temps pour reconnaître explicitement les incursions rwandaises et ougandaises y compris derrière le M23 au Congo alors qu’elle en avait connaissance depuis longtemps. Sur le plan pratique c’est un comportement stérile et condamnable sur le plan éthique. Mais nous sommes-là à un mode de fonctionnement qui est le sien depuis presque ses débuts qui malgré tout ne pousse pas les Casques bleus à s’investir jusqu’au bout dans les pays où ils sont campés. Est-il réformable ?
    Je m’explique ! Aujourd’hui l’Onu a publié son rapport reconnaissant la présence nocive rwandaise et ougandaise au Congo mais le retard et le silence qu’elle a pris ont renforcé dans la compréhension des Congolais leur reproche de complicité. Leurs violences contre la Monusco s’expliquent par ce ressentiment. On peut dès lors interpeller la finalité utile de l’Onu qui a sur place une force de maintien de la paix mais qui refuse de pointer et de communiquer à l’État qu’il assiste des informations aussi utiles, sa neutralité ne peut que ressembler une retenue excessive et inopérante pour la Monusco, elle confine ici à un parti pris sectaire en n’informant pas le pays hôte des faits aussi capitaux. Selon moi cela explique la relative inefficacité de l’Onu dans ses missions à travers le monde partout où elles ont eu à œuvrer. Ailleurs c’est la composition même de ses forces : en confiant le travail aux troupes tierces des pays faibles qui trouvent volontiers là des opportunités de rente au lieu des forces aguerries même ponctuelles qui pourraient être siennes, on aboutit à des Casques bleus incapables de mouiller leurs armes jusqu’au sacrifice. Que peut-on en effet attendre d’efficace des casques bleus indo-pakistanais ou autres nombreux au Congo ?
    Qu’à cela ne tienne même la Monusco est une force étrangère ; la première force à défendre et à sécuriser le pays et ses habitants c’est d’abord l’État Congolais, ses forces de sécurité et toutes ses institutions. Nous aurions tort de sous-traiter à des institutions et forces étrangères notre sécurité et notre souveraineté . S’attaquer légitimement à une Monusco fautive ne doit nous dédouaner de nos responsabilités souveraines. Aux Congolais d’abord de s’occuper de leur pays, voilà ce qu’il faut inculquer à nos dirigeants…

  2. Dans le tour d’horizon en vue de 2023, il serait intéressant de signaler un nouveau sondage qui plébiscite de loin pour 2023 Tshisekedi devant ses concurrents.
    1.Tshisekedi 30,9%,
    2. Fayulu 17,1%,
    3. Katumbi 15,1%,
    4. Kamerhe 6,7%,
    5. ‘JK’ 5,3%,
    6. Bemba 4,7%,
    7. Matata 4,4%,
    8. Muzito 2,3%
    C’est un sondage BERCI en collaboration avec le GEC qui a l’air de satisfaire tout le monde.

  3. APRÈS LES PREUVES DE L’ONU DE LA PRÉSENCE RWANDAISE AU CONGO DERRIÈRE LE M23, L’ONU, LA CI ET TOUS LES EXPERTS DE BONNE FOI ONT LE DEVOIR DE NOUS LIVRER LES PREUVES DES FDLR COMBATTANT OU PAS A COTE DES FARDC CONTRE LE RWANDA, ENSUITE LE CIRCUIT, LE SCHÉMA ET L’AMPLEUR DOCUMENTES DES RÉSEAUX MAFIEUX QUI TRANSFÈRENT NOS MINES ET NOTRE FAUNE AU RWANDA ET EN OUGANDA !
    1° L’Onu vient de nous livrer les preuves de la présence de l’armée rwandaise au Congo derrière les rebelles du M23, elles sont crédibles malgré les dénégations entêtées du Rwanda et les doutes opportunistes de Blinken, elle nous doit maintenant une preuve fondamentale dans le conflit entre Congolais et Rwandais, on croit qu’avec ses drones, d’autres dispositifs de surveillance ainsi que les témoignages, elle a les moyens de nous démontrer si les FDLR combattent significativement ou pas à côté des FARDC dans leurs combats à l’Est du pays ? En effet la dernière défense du Rwanda c’est M23 contre FDLR.
    Ce qu’on sait jusque-là c’est que les FDLR issus des Interahamwe et d’autres structures génocidaires venus du Rwanda ont été très affaiblis avec le temps 25 ans après le génocide rwandais, par les différentes traques dont elles été l’objet dont des opérations expresses de l’armée rwandaise. Les héritiers qui en subsistent représentent un très faible nombre et sont pour la plupart des jeunes qui n’ont pas connu le génocide et sont aujourd’hui peu motivés pour une guerre contre le Rwanda, aujourd’hui ils sèment plutôt des troubles et tuent au Congo pour survivre plutôt qu’ils nuisent au Rwanda pou lequel ils ne sont plus une menace incontestable. Les Congolais mais surtout la CI et tous les experts de bonne foi ont le devoir de lever ce dernier prétexte auquel s’accroche Kagame dans sa stratégie déstabilisatrice et expansionniste à nos frontières orientales.
    2° Après la levée de l’hypothèque FDLR, il restera à produire un rapport exhaustif sur les réseaux mafieux par lesquels passent nos minerais et notre faune de notre sol au Rwanda et en Ouganda pour retrouver leur terminus dans les maillons occidentaux des nombreuses multinationales. Le Rwanda et l’Ouganda sont aujourd’hui notoirement devenus des pourvoyeurs de l’or, du coltan, du café, du bois, etc, etc dont leur sol et sous sol ne regorgent guère ou si peu, combien d’argent en tirent-ils, quels circuits mafieux utilisent-ils avec la complicité d’artisanaux locaux, de groupes armés nationaux ainsi qu’étrangers ? Les Congolais ont le droit souverain et légal de réclamer ce butin d’une marchandise pillée dans leur pays.

    1. PS
      Un Congolais qui se dit Cadre de l’UDPS demande lui, au Rwanda qui seul affirme des relations entre la RDC et les FDLR de brandir un rapport indépendant qui prouve ses allégations ! Kagame n’a, à ne point douter ni envie ni intérêt parce qu’il sait l’inanité ou l’approximation de ses affirmations.
      Il suggère aussi que la RDC puisse développer son propre rapport pour se donner des arguments de défendre sa non-participation aux côtés des FDLR ; mais au delà de son statut de partie prenante directe qui peut affaiblir sa démonstration, on peut se demander si elle en a les moyens : elle ne dispose ni des drones performants et d’autres dispositifs de surveillance et ses témoignages risquent d’être pris à partie.
      Voilà pourquoi personnellement j’ai privilégié de confier ce rôle à l’Onu, à la CI et aux experts internationaux qui disposent de moyens techniques et sont indépendants dans le procès !

  4. Bravo aux Sénégalais et aux Kenyans qui rassurent sur un espoir de réelle démocratie en Afrique encore truffée de démocratures. Certes au Sénégal et au Kenya leur gouvernance n’est pas exempte de reproches mais que leurs commissions électorales nous sortent un résultat serré bien plus proche de la vérité des urnes est un motif de fierté pour notre continent. En effet au Sénégal la coalition au pouvoir est sortie sans majorité significative, 82 sièges contre l’opposition qui en a obtenu 80. Pour avoir un résultat définitif Il faudra attendre la suite si après l’indépendant qui a donné la majorité au pouvoir ce que vont faire les deux indépendants restants, ne vont-ils choisir l’un de deux camps ? On n’en est pas encore à des paris politiques avec des idéologies et des convictions définies mais les joutes politiques y seront sans doute plus dignes d’intérêts. Au Kenya à voir l’attente qu’on met à proclamer des vainqueurs on devine que les résultats sont serrés, on refuse de proclamer tout de suite le parti au pouvoir vainqueur. Même si la carte ethnique n’y est pas négligeable au moins on se rapproche d’un État de droit qui respecte le choix du souverain primaire. Qu’en sera-t-il demain chez-nous ?

  5. PS
    Au Kenya, la rigueur ‘anglaise’ a fait en plus que Kenyatta respecte scrupuleusement la Constitution qui l’interdit de briguer un troisième mandat successif ; dans les pays ‘francophones’ souvent munis d’un système semi-présidentiel à la française, on bricole impunément la Constitution pour s’offrir un troisième mandat.

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